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Les moulins disparus (Vildé-Guingalan)

Dossier IA22133326 réalisé en 2017

Fiche

Les moulins à vent de Vildé-Guingalan étaient bâtis sur la butte de Vaucouleurs, située à l’est de Vildé-Guingalan. Il s’agit du point culminant de la commune avec une altitude d’environ 76 mètres au-dessus du niveau de la mer. Il ne reste aujourd’hui aucune trace apparente de ces constructions. Cependant, le souvenir des moulins est encore très présent chez les habitants de Vildé-Guingalan. Malgré cette absence de trace matérielle, il est possible de localiser l’emplacement des constructions à partir du cadastre de 1835 et de cartes anciennes. La carte de Cassini nous montre que les moulins de Vaucouleurs existaient déjà au XVIIIe siècle. On constate également qu’un moulin est figuré sur l'orthophotographie des années 1950-1960 (vue aérienne). Il ne devait plus être en fonction à cette époque mais sa présence sur la carte témoigne peut-être de restes encore existants.

Aires d'étudesProjet de Parc Vallée de la Rance-Côte d'Emeraude
Dénominationsmoulin
AdresseCommune : Vildé-Guingalan

Un procès-verbal de délibération du Conseil Municipal de Trélivan datant du 5 janvier 1882 permet d’affirmer la présence de trois moulins sur la butte de Vaucouleurs. De plus, les dessins présents sur la première page des bulletins paroissiaux de Vildé-Guingalan et de Trélivan figurent trois moulins dont l’un est similaire au moulin que l’on connaît grâce à une photographie de 1910.

Il n’existe aucune source permettant de connaître l’époque de construction des moulins. Cependant, les moulins sont déjà figurés sur la carte de Cassini, datant de la seconde moitié du XVIIIe siècle. De plus, étant donné l’appartenance du territoire de Vaucouleurs à la seigneurie de Vaucouleurs durant l’Ancien Régime, il est possible que l’un d’entre eux ait été un moulin banal. Ceci est confirmé par le registre de vente des biens nationaux de l'arrondissement de Dinan qui fait mention, le 23 décembre 1799, de la vente du moulin de Vaucouleurs, appartenant à Guéhéneuc –Boishue, membre de la noblesse, émigré, à Jean-Marie Vésuty. Dans le système féodal français, les banalités étaient des installations techniques que le seigneur était dans l'obligation d'entretenir et de mettre à disposition de tout habitant de la seigneurie. En contrepartie, les habitants de la seigneurie ne pouvaient utiliser que ces installations seigneuriales qui étaient payantes.

Les derniers propriétaires du moulin étaient des membres de la famille Motreuil : il s’agissait d’Ange Motreuil, et de son fils Marie-Ange. De ce fait, l’édifice était aussi connu sous le nom de « moulin de Motreuil », dénomination utilisée par les dernières générations à avoir connu le moulin. L’édifice cessa de fonctionner à partir des années 1920. Il fut probablement détruit à la suite de cette perte d'usage.

Période(s)Principale : (?), , (détruit)

A partir d’une photographie datant de 1910, il est possible de déterminer que le dernier moulin de Vaucouleurs, qui était probablement un moulin banal, appartenait à la typologie des moulins à petit pied. Cette forme est constituée d’une tour de base cylindrique, souvent en granite, surmontée d’une tour de plus grand diamètre. Cette typologie, propre à la région bretonne, apparaît vraisemblablement dès le XVe siècle. Quand la tour est peu élevée, comme cela est le cas pour le moulin de Vaucouleurs, il existe deux portes diamétralement opposées. Leur présence permettait d'avoir toujours accès au moulin, en utilisant la porte qui n'était pas dans le plan de rotation des ailes. Sur la photographie, on observe que l’appareillage du moulin est en pierre de taille. Cela vient appuyer la théorie selon laquelle il s’agissait d’un moulin banal. Les deux autres moulins semblaient être des moulins de type classique d’après les dessins des bulletins paroissiaux.