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Lycée Victor Hugo, 26 avenue François Mitterrand (Hennebont)

Dossier IA56131882 réalisé en 2018

Fiche

Œuvres contenues

Le lycée Victor Hugo d'Hennebont est un des deux derniers établissements construits par l’État en Bretagne, juste avant la décentralisation. Il ouvre en 1986 après vingt ans de luttes du comité d'action laïque et des élus locaux pour obtenir un lycée. Son architecte, Patrick Pincemaille, lui donne un plan en étoile. Il soigne particulièrement l'insertion paysagère. Son architecture, pleinement ancrée dans les années 1980, intègre quelques références régionalistes.

Dénominations lycée
Aire d'étude et canton Bretagne
Adresse Commune : Hennebont
Adresse : 26 avenue François Mitterrand

Le dernier lycée général construit pat l’État en Bretagne

C'est l'un des derniers lycées construit par l’État en Bretagne (avec le lycée professionnel Roz Glaz à Quimperlé), à une date où le modèle des lycées campus des trente glorieuses a été abandonné. Selon l'historien de l'architecture Jean-Yves Andrieux, cet établissement fait parti d'un "type proliférant" dans les années 1980. Dans le cas du lycée Victor Hugo, l'insertion soignée dans l'environnement boisé est notable, tout comme l'utilisation par l'architecte d'un certain vocabulaire "régionaliste" (vastes toits couverts d'ardoise...) associé à celui, très contemporain, de la transparence des volumes, qui permet à la nature de pénétrer à l'intérieur du lycée.

"Vieux de 20 ans" avant d'être sortit de terre

A son ouverture, c'est déjà "un lycée de 20 ans", pour reprendre le titre de l'ouvrage de Roger Macé. Son livre retrace les années de luttes du comité d'action laïque et des élus locaux pour obtenir un lycée à Hennebont, entre la première manifestation, dès octobre 1963, et l'ouverture, à la rentrée de 1986. Dans ce territoire, marqué par les luttes ouvrières contre la fermeture des forges, et historiquement ancré à gauche, l'existence d'un seul lycée privé était mal acceptée. Cette histoire est un témoignage d'une concurrence scolaire très âpre en Bretagne, mais aussi de l'accroissement du nombre d'élèves. Le projet de conduire 80% d'une génération au bac (1985) devait s'accompagner, dans l'agglomération de Lorient, de l'ouverture de nouveaux lycées (Hennebont, Lanester).

Ouvert en 1986, agrandi en 1989 et 2008.

L’État avait délégué la maîtrise d'ouvrage de la construction du lycée à la commune, qui l'a elle-même confiée à un syndicat intercommunal à vocation unique (SIVU), afin d'associer les élus de l'ensemble des communes concernées par le lycée. Le secrétariat du SIVU était assuré par le directeur général des services d'Hennebont. Le choix de l'architecte a fait l'objet d'un vif débat entre les différentes sensibilités politiques représentées au conseil d'administration du SIVU et au conseil municipal d'Hennebont. Les archives du SIVU, d'abord conservées par la commune, ont été versées aux archives du Conseil régional. Elles permettent en outre de retracer l'histoire de la construction du lycée (programme de l'opération, choix de l'architecte...). Certaines pièces témoignent du refus, par les élus locaux, de différer la construction du lycée, souhaitée par Raymond Marcelin, alors président du Conseil général du Morbihan, et du Conseil régional de Bretagne (sous sa forme d'établissement public régional), sous "prétexte" de régionalisation.

Le lycée a ainsi été construit en un an, le maire d'Hennebont, Jean Le Borgne, conviant même ses concitoyens, par voie de presse, à participer au défrichage de la parcelle.

Très vite trop petit, il a été agrandi entre 1989 (date des plans) et 1992 (réception définitive des travaux), par extension des ailes existantes. Une salle polyvalente doté d'un amphithéâtre a été construite, sous maîtrise d'ouvrage régionale, en 2008.

Période(s) Principale : 4e quart 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Pincemaille Patrick,
Patrick Pincemaille

Architecte DPLG, 3 rue Pasteur, Lorient, puis Larmor-Plage


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architecte, attribution par source
Auteur : Lohé Yann, architecte, attribution par source

Contexte urbain et paysager

Le lycée est construit le long d'un axe périphérique, entre la ville et un centre commercial. Une station de bus a été installée face à l'entrée.

Le bocage (talus et arbres vernaculaires) antérieur à l'urbanisation a été conservé aux abords du lycée. Des traces de bocage et des arbres de haute tige sont conservés dans le jardin intérieur. Le bâti se fond dans l'environnement paysager. La faible hauteur des bâtiments, associée à l'utilisation de l'ardoise pour les toitures et de la brique en parement, renforce la douce insertion paysagère.

Parties constituantes :

Le bâtiment principal accueille les externats, les bureaux, le réfectoire, le CDI, le forum... Une salle polyvalente abrite entre autres un amphithéâtre modulable en salle d'examen. Deux maisons d'habitation (logements de fonction) bordent l'établissement à l'ouest. Un parking, un abri pour les deux roues, un abri pour des voitures et les poubelles ainsi qu'un gymnase municipal complètent le programme du lycée (voir opération d’Inventaire du patrimoine des sports).

Organisation :

Le plan en étoile à 4 branches s'organise autour du forum et du CDI qui forment le cœur du lycée. Chaque branche accueille des fonctions spécifiques (externats, administration...). L'une des ailes abrite une conciergerie, un self et une cuisine. Le nombre d'élèves ayant été sous-évalué, des extensions sont rapidement nécessaires (1989-1992). La principale d'entre elles, entre l'aile sud et l'aile ouest, abrite les classes de sciences. Elle crée un jardin intérieur traversé par une galerie couverte transparente.

Patrick Pincemaille est l'architecte de cet ensemble, gymnase municipal compris (voir opération "patrimoine des sports"), ainsi que des agrandissements de 1989-1992.

Évolution du bâti :

Un édicule a été démoli. Le permis de démolition indique qu'il s'agissait d'un abri-bus. Bien que n'apparaissant pas sur les plans d'origine, il était une composante de l'entrée de l'établissement.

En 2010 a été ajoutée une salle polyvalente comprenant un amphithéâtre modulable en salle d’examen. Yann Lohé en est l'architecte (agence L'Hyver Bréchet, devenue LBL et associés ; permis de construire : 2008).

Œuvre du 1% artistique

Groupe sculpté de Michel Politzer en "granit beige de Gourin". Trois "totems" de taille très différente sont positionnés sur un socle imposant (14X27m) situé devant l'entrée principale des bâtiments. L'artiste assume "un vocabulaire pictural résolument abstrait" (plaquette "Michel Politzer", imprimé, sans lieu, 1985 présentant une sélection de ses œuvres, dont celle du lycée Victor Hugo d'Hennebont). Cette création a été approuvée par arrêté préfectoral (06/03/1987) suite à l'avis favorable de la commission nationale des travaux de décoration au titre du 1% des édifices publics. Elle a coûté 183 734 francs.

Collections pédagogiques

Collection de cartes de géographie (source : gestionnaire adjoint du lycée).

Murs béton
brique
pavé de verre
Toit ardoise
États conservations bon état
Statut de la propriété propriété de la région

Annexes

  • Plan topographique, 2018

Références documentaires

Bibliographie
  • BRANCHEREAU, Jean-Pierre, CROIX, Alain, GUYVAR'H, Didier, PANFILI, Didier. Dictionnaire des lycées publics de Bretagne. Geriadur liseoù publik Breizh. Histoire, culture, patrimoine. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2012. 656 p.

  • Macé [Roger], Un lycée de vingt ans, Hennebont, imprimerie de Basse-Bretagne, 1996, 101 p.

Liens web