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Maison d'armateur, actuellement musée Renan, 20 rue Ernest Renan (Tréguier)

Dossier IA22132867 réalisé en 2017

Fiche

  • Façade nord
    Façade nord
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • cour
    • jardin

Cette maison d'armateur restaurée par les Monuments Historiques a conservé sa distribution intérieure d'origine. Maison natale d'Ernest Renan, elle fait partie de la Fédération nationale des maisons d'écrivains et possède également le label Maison des Illustres. A ce titre, elle conserve des collections en rapport avec Ernest Renan et bénéficie de la mise en valeur des demeures remarquables par leur histoire.

Protégé au titre des Monuments Historiques, cet édifice dispose d'une notice sur le portail Mérimée du Ministère de la culture, notice accessible par le lien en bas de page.

Destinations musée
Parties constituantes non étudiées cour, jardin
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Tréguier - Tréguier
Adresse Commune : Tréguier
Adresse : 20 rue Ernest Renan

Cette maison bourgeoise à pan de bois est édifiée au début du 17e siècle à l'angle des rues Renan (ancienne rue grande) et Stanco. La date 1623 est avancée dans les textes ainsi que l'identité du commanditaire, un armateur, sans que les sources soient citées. Au début des 18e et 19e siècles, les cheminées de certaines pièces ont été boisées et les murs ont reçu un lambris d'appui. La dépendance en retour d'équerre au sud, visible sur le cadastre napoléonien et sur des photographies anciennes, a disparu.

Maison natale de l'écrivain et historien Ernest Renan, elle est acquise par ses grands-parents en 1780. Classée au titre des Monuments Historiques le 20 avril 1944, elle est gérée par le Centre des Monuments Nationaux. Depuis 1947, cette demeure abrite un musée consacré à la vie et à l'oeuvre d'Ernest Renan (1823-1892).

Au 19e siècle, la façade est percée de nouvelles ouvertures et les pans de bois sont bûchés avant d'être recouverts d'un enduit. En 1946, la première campagne de restauration vise à supprimer ce revêtement de façade et à retrouver l'emplacement des baies initiales. Elle est suivie d'une deuxième campagne de restauration en 1992 qui restitue le décor sculpté de moulurations, de colonnettes et de pilastres à partir des indices laissés sur la façade. Les ocres rouge et jaune sont inspirés des couleurs utilisées dans la marine. Ce travail de restauration est suivie de travaux d'aménagements pour les salles d'exposition du 1er étage. En 1999, le grenier est restauré et en 2010 un jardin est créé.

Période(s) Principale : 1er quart 17e siècle
Dates 1623, daté par travaux historiques

Cette riche maison à étage carré et comble à surcroit présente une façade à pan de bois sur piliers de pierre. L'étage à pan de bois est en encorbellement sur poutres. Les fenêtres sont regroupées au centre de la façade : deux croisées assorties de demi-croisées. Le décor est porté sur les potelets sculptés en forme de colonnettes renflées et de balustres ainsi que sur les entretoises, sablières et bandeaux d'appuis des fenêtres, soulignés par des denticules. Au rez-de-chaussée, trois piliers et deux demi piliers en pierre supportent l'encorbellement d'étage. Ils reposent sur un mur bahut constituant l'étal de la boutique. Le rez-de-chaussée largement ouvert sur la rue plaide, en effet, pour un usage commercial.

Le plan double en profondeur est traversé par un couloir qui mène à la cour arrière et au jardin. Il comprend huit pièces à feu et un escalier rampe sur rampe couronné d'une pièce haute. Desservie par un escalier en vis secondaire, cette pièce en vigie reprend la tradition des pièces hautes des manoirs, signe de noblesse des armateurs. Véritable cage de bois, elle possède cependant un mur en maçonnerie pour la cheminée. Ce lieu confidentiel sert à ranger les actes, les contrats et le coffre-fort, il offre de surcroît une vue sur la zone portuaire du Jaudy afin d'avoir un oeil sur le mouillage et l'armement.

La porte d'entrée très large et modulable, avec ses deux parties dormantes et son vantail, semble adaptée au besoin de la maison, celui de faire rentrer des encombrants dans la boutique située à gauche. A droite, une pièce étroite est réservée à l'armateur pour l'accueil de ses clients, directement accessible par l'extérieur. Derrière la boutique, la cuisine possède un accès à la cave sous la première volée de l'escalier. Quatre pièces à feu se partagent l'étage : deux petites chambres sur jardin et deux grandes salles sur rue séparées par une cloison en bois d'origine. L'une d'elle reçoit un éclairage supplémentaire à l'est par une fenêtre en pignon (comme au rez-de-chaussée). Une partie du grenier a probablement servi de chambre de domestique comme en témoignent le sol couvert de tommettes et l'éclairage apporté par la fenêtre du pignon.

Murs bois pan de bois
schiste moellon
granite pierre de taille
Toit ardoise
Étages 1 étage carré, comble à surcroît, sous-sol
Couvertures toit à longs pans pignon couvert
noue
toit en pavillon
Escaliers escalier intérieur : escalier tournant à retours sans jour, en maçonnerie
Statut de la propriété propriété de l'Etat
Protections classé MH, 1944/04/20

Références documentaires

Documents figurés
  • Tableau d'assemblage et plans parcellaires de la commune de Tréguier, 1834.

    Archives départementales des Côtes-d'Armor : 3P 362/1-4

Liens web

(c) Monuments historiques - Tanguy-Schröer Judith
Judith Tanguy-Schröer , né(e) Tanguy
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