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Maison de marchand, 22 rue Ernest Renan (Tréguier)

Dossier IA22132861 réalisé en 2017

Fiche

Cette maison de marchand fait partie des plus anciennes habitations de Tréguier. Malgré ses nombreux remaniements, sa structure est conservée. La visibilité et la cohérence entre l'extérieur et l'intérieur permet de comprendre l'évolution de cet édifice dans le temps.

Protégé au titre des monuments historiques, cet édifice dispose d'une notice sur le portail Mérimée du Ministère de la culture, notice accessible par le lien en bas de page.

Parties constituantes non étudiées cour jardin
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Tréguier - Tréguier
Adresse Commune : Tréguier
Adresse : 22 rue Ernest Renan

Maison de marchand, peut-être d'aubergiste, construite à la fin du 15e siècle à l'angle des rues Renan (ancienne rue grande) et Stanco.

Au début du 17e siècle, peut-être pour des raisons de prestige, l'escalier en vis dans oeuvre est supprimé (seule la descente de cave est conservée), il est alors "externalisé" dans une tourelle surmontée d'une pièce haute (aujourd'hui disparue). A cette occasion, le mur gouttereau Sud est en partie remonté pour ajouter des cheminées au rez-de-chaussée et à l'étage en complément de celles qui existent déjà sur le pignon Est. Plusieurs indices plaident en faveur de ce remaniement important : la reprise du mur Sud (décalage d'une quinzaine de centimètres visible au niveau de la descente de cave) ; la ferme de charpente avec ancrage de pannes indiquant un report du toit significatif ; la modénature des cheminées du mur gouttereau Sud différente de celle des cheminées du pignon Est.

Au 19e siècle, les façades à pan de bois sont recouvertes d'un enduit caractéristique, les baies sont modifiées (rez-de-chaussée des façades Nord et Ouest) d'autres sont créées (étage du pignon Ouest). C'est peut-être à cette époque que la cloison du rez-de-chaussée, formant séparation entre l'espace commercial et l'espace privé, a été supprimée ainsi que d'autres cloisons dont on devine l'existence grâce aux traces de mortaises laissées dans les poteaux et le coyer d'angle : elles délimitaient peut-être des espaces avec échoppes en façade.

Un corps de bâtiment latéral à usage de dépendance est ajouté dans la cour avant 1834 (cf. cadastre ancien).

Dans la seconde moitié du 20e siècle, l'enduit est ôté et les façades sont fortement restaurées : potelets, croix de Saint-André en allège et baies sont modernes, restituées partiellement d'après des éléments subsistants. Sur le pignon Ouest, au rez-de-chaussée, la partition des ouvertures est remaniée : la croisée tripartite actuelle était traitée à l'origine en baie jumelée avec poteau d'huisserie central. Les baies du rez-de-chaussée de la façade Nord sont en place avec les traces de chanfrein et de coussinets similaires à ceux de la porte aujourd'hui bouchée.

Période(s) Principale : 4e quart 15e siècle, 1er quart 17e siècle
Secondaire : 2e moitié 20e siècle

Cette maison d'angle est construite sur une petite parcelle avec cour. Elle présente deux façades sur rue à pan de bois dont l'étage est en encorbellement sur poutres soulagées par des aisseliers. L'ensemble est porté par des poteaux de bois et des murs bahuts. Le coyer, élément de structure horizontal de la poutraison, placé au niveau de l'angle, assure le retournement de l'angle de l'encorbellement au même niveau des deux façades. Le système d'allège en croix de Saint-André à l'étage de la façade nord ne se retrouve pas sur le pignon qui reçoit un éclairage horizontal par une série de baies.

L'édifice de plan allongé abrite deux pièces par niveau avec une cheminée en pignon et une cheminée sur gouttereau. A l'origine, le rez-de-chaussée était partitionné en deux pièces par une cloison en bois, comme en témoignent les traces de mortaises sur un des poteaux de la porte. Cette partition explique l'existence des deux accès, l'un au nord (aujourd'hui bouché) pour la partie privative, l'autre dans le pignon ouest pour la partie commerciale à usage de boutique ou d'auberge.

Les accès à la cave et à l'étage sont dissociés : une tour d'escalier latérale dessert l'étage et le comble tandis qu'un escalier en vis dans oeuvre assure la descente à la cave. Celle-ci devait être isolée par des cloisons de bois formant sas, éclairée par la petite baie avec glacis située en contre-haut. Le sous-sol est également accessible depuis la cour, par la large porte ouverte dans le mur sud.

Le départ d'une vis secondaire est visible sur le palier du comble. Elle desservait une pièce haute de plan carré couverte d'un toit en pavillon, située au sommet de la tour d'escalier.

Murs bois pan de bois
Toit ardoise
Étages 1 étage carré
Couvrements
Couvertures toit à longs pans pignon couvert
noue
Escaliers escalier hors-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie, en charpente
Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Protections inscrit MH, 1964/03/10

Références documentaires

Documents figurés
  • Tableau d'assemblage et plans parcellaires de la commune de Tréguier, 1834.

    Archives départementales des Côtes-d'Armor : 3P 362/1-4

Liens web

(c) Monuments historiques ; (c) Région Bretagne (c) Région Bretagne - Tanguy-Schröer Judith
Judith Tanguy-Schröer , né(e) Tanguy
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