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Maison de notable dit "Hôtel de La Tour", 18 rue des Perdreries (Perderies) (Tréguier)

Dossier IA22133201 réalisé en 2017
AppellationsHôtel de La Tour
Destinationsimmeuble à logements
Dénominationsdemeure, maison, cour, écurie, remise
Aire d'étude et cantonSchéma de cohérence territoriale du Trégor - Tréguier
AdresseCommune : Tréguier
Adresse : 18 rue des Perdreries (Perderies)

Ce bâtiment a été élevé sur les dépendances de l'ancien palais épiscopal de Tréguier dit "Vieil évêché". L'ancien palais épiscopal et l'emplacement de cet hôtel ont été vendus le 19 juin 1795 à un dénommé Le Bouder, moyennant 6.000 fr.

L'Hôtel de La Tour - pour sa partie centrale de type ternaire au plan double en profondeur - est vraisemblablement datable de la première moitié du 19e siècle ; il a été accosté de deux extensions - sur ses pignons est et ouest - dans la seconde moitié du 19e siècle (datation selon l'analyse stylistique des ouvertures).

L'hôtel a été la propriété du comte Gustave Le Borgne de La Tour (1814-1893), militaire, député sous le second Empire (de 1852-1870) puis maire de Tréguier (1888-1892) et de sa femme Léocadie Le Borgne de La Tour (alias Léocadie de Roquefeuil de son nom de jeune fille).

La propriété passa ensuite successivement dans les mains de Marie-Léocadie Le Borgne de La Tour demeurant à Saint-Servan-sur-Mer - Villa Stella-Maris, veuve du vicomte Charles de Kermel puis dans les mains de Alain-Constant-Marie-Joseph, comte Le Borgne de La Tour (1878-1967) et de Louise-Monique-Marie-Gabrielle de Palys, comtesse de La Tour (1878-1965) à partir de 1927.

La vente "La Tour" à la ville de Tréguier est conclue les 13 et 21 avril 1961 pour la somme de 50 000 nouveaux francs : elle comprend deux immeubles à logements situés respectivement au 18 et 20 rue des Perderies à savoir le "Vieil évêché" (ancien palais épiscopal) et l'"Hôtel de La Tour" ainsi que plusieurs parcelles de terrain. Le tout cadastré section A représentant 1 ha 20 a 5 ca (environ 12 000 m2), sous le n° 52 et la dénomination "Burlingrin", sous le n° 91 et la dénomination le "grand jardin", sous le n° 92 et la dénomination le "petit jardin", sous les n° 98 et 99 et la dénomination le "bas jardin", sous le n° 100 et la dénomination le "petit champ", sous le n° 53 et la dénomination le "jardin anglais", sous les n° 90, 92, 94, 95, 96, 97 et la dénomination "rue des Perderies". La proposition d’achat avait été préalablement examinée par la Commission des finances le 28 septembre 1960 puis validée lors du conseil municipal du 19 octobre 1960.

La plus grande partie des parcelles a été mis en réserve par la ville de Tréguier "partie en vue de l’agrandissement des écoles" (car situées à proximité du Collège des garçons selon le memorandum du maire du 3 janvier 1961), "partie pour la construction de 15 logements" (le futur lotissement de la rue Saint-Tugdual) et "partie éventuellement pour l’aménagement d'un terrain de camping situé en bordure du Guindy".

Le professeur Charles-Yves Le Polles (résidant et enseignant à la faculté de médecine et de pharmacie de Nantes) propriétaire de l'hôtel voisin dit "Hôtel de Coëtivy" (il l'a hérité de son père) s'inquiète du maintien des servitudes relatives à son bien nécessitant un libre accès par la cour nord du Vieil évêché et de l'Hôtel de La Tour. Son courrier est l'occasion d'apprendre que le Vieil évêché, l'Hôtel de La Tour et l'Hôtel de Coëtivy appartenaient avant le 17 avril 1919 à un seul et même propriétaire à savoir monsieur de La Tour.

La dépendance occidentale à usage de remise-écurie a été réhabilitée en buanderie par l'architecte François Rousseau de Lannion en 1970.

Le 16 octobre 1979, l'Hôtel de La Tour a été cédé par la ville de Tréguier à l'office départemental des Habitations à loyer modéré (HLM). L'architecte Jean-Louis Bideau de Lannion a été choisi afin d'aménager 9 appartements sur 3 niveaux dont 3 dans les combles (plan pour le dépôt du permis de construire daté du 22 octobre 1979). Ces travaux de réhabilitation ont fait disparaître l'escalier ancien ainsi que l'enduit extérieur.

Période(s)Principale : 1ère moitié 19e siècle
Secondaire : 2e moitié 19e siècle
Auteur(s)Personnalité : Le Borgne de La Tour Gustave
Gustave Le Borgne de La Tour (1814 - 1893

Militaire, député sous le second Empire (de 1852-1870) puis maire de Tréguier (1888-1892).


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habitant célèbre attribution par source, attribution par travaux historiques

Hôtel particulier surnommé "Hôtel de La Tour" (du nom de ses anciens propriétaires) situé au n° 18 de la rue des Perdreries (Perderies) transformé en immeuble à logements. Construction de type ternaire, double en profondeur, accostée de deux extensions - sur ses pignons est et ouest - élevée en maçonnerie de moellon de grès et de granite. La façade sud, sur rue, est précédée d'une cour flanquée à l'ouest d'un petit pavillon à usage de remise-écurie. L'entrée de la cour est encadrée par deux piliers en pierre de taille de granite. Côté nord, la façade conserve un double perron permettant l'accès au rez-de-chaussée du bâtiment. Si le bâtiment est toujours doté d'une couverture en pavillon en ardoise, il a malheureusement perdu son enduit protecteur. Deux tirants ont été installés au niveau des pignons du logis primitif.

Mursgranite moellon
grès moellon
Toitardoise
Étages1 étage carré, étage de comble
Couverturestoit à longs pans croupe
États conservationsbon état

Annexes

  • Essai historique sur Tréguier par un Trécorrois de Adolphe Guillou, 1913, (réédition de 1993, extrait p. 99)

    "Faisant suite à l'ancien évêché se trouve l'hôtel de la Tour (1), de construction moderne, élevé sur les dépendances de l'ancien palais épiscopal. L'emplacement de cet hôtel et l'ancien évêché avec leurs dépendances ne formaient lors de la Révolution qu'une seule propriété dite la Théologale, d'une contenance de 22 ares 54, laquelle fut vendue le 19 juin 1795 à un sieur Le Bouder, moyennant 6.000 fr.

    (1) Cet hôtel était habité par le comte Gustave de la Tour, député sous le second Empire et depuis maire de Tréguier, homme de grande valeur et écrivain distingué. Il appartient aujourd'hui à madame de la Ruée."

  • Les location de la propriété La Tour en 1960

    Plusieurs appartements et parcelles étaient loués en 1960 pour un total de 1356 nouveaux francs par an :

    - le Vieil évêché à René Guillaumin, marin d'état (250 nouveaux francs par an) ;

    - la maison dit "Hôtel de la Tour" à Auguste Le Gonidec, menuisier (3 pièces et une parcelle de jardin pour 300 nouveaux francs), à Jean Le Quellec, mécanicien (2 pièces pour 150 nouveaux francs), à François Robic, peintre (1 jardin et une parcelle de terrain pour 150 nouveaux francs), à Jean Bastard, manœuvre (2 pièces et une parcelle de jardin pour 200 nouveaux francs), à Guy Le Bervet, couvreur (2 pièces pour 250 nouveaux francs) ;

    - une parcelle de jardin à Maria Dalvad, sans profession veuve de François Briand (20 nouveaux francs) ;

    - une parcelle de jardin à Yves Montjarret, serrurier demeurant sur les Quais (5 nouveaux francs) ;

    - une parcelle de jardin à Joseph Flochlay, menuisier (5 nouveaux francs) ;

    - une parcelle de jardin à Louis Rannou, employé d'Inscription maritime demeurant Place de la République à Tréguier (6 nouveaux francs) ;

    - une parcelle de jardin à Yves Bolloc'h, manoeuvre (10 nouveaux francs) ;

    - une parcelle de jardin à Albert Carboulec, ouvrier agricole (10 nouveaux francs) ;

    - trois parcelles de jardin sont louées "verbalement et à titre précaire" à Marie Hervé, sans profession, veuve de Joseph Le Bervet.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Immeuble La Tour, Vieil évêché ; acquisition : dossier d'acquisition des bâtiments, plans, actes notariés (1960-1961). Travaux de grosses réparations : délibérations du conseil municipal, rapport de l'architecte, dossier de demande de subvention, permis de construire, dossier de consultation des entreprises, plans, marchés, décompte définitif des travaux, 5 photographies (1968-1971) 1960-1971.

    Archives communales de Tréguier : 6M5
  • Immeuble La Tour, aménagement de logements : correspondance, avant-projet sommaire, plan. 1979.

    Archives communales de Tréguier : 6M6
Bibliographie
  • GUILLOU, Adolphe (préface d'Anatole Le Braz). Essai historique sur Tréguier par un Trécorrois. F. Guyon, Saint-Brieuc, 1913 (réédition collection Monographies des villes et villages de France. Paris, 1993, 204 p.)

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel) : 7382