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Maison de retenue de la Clôture puis maison du directeur de la mine, la Clôture (Pont-Péan)

Dossier IA35047806 inclus dans Mine de plomb argentifère de Pont-Péan, la Mine (Pont-Péan) réalisé en 2008

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées parc, orangerie
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Ille-et-Vilaine - Bruz
Adresse Commune : Pont-Péan
Lieu-dit : la Clôture
Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Dates 1865, daté par travaux historiques
1883, daté par travaux historiques

Environnement en partie conservé. La propriété a été divisée en deux fonds distincts : la maison du directeur et l'orangerie. Logis de type ternaire à étage en façade. Le rez de chaussée est surélevé et souligné par un bandeau de schiste. La maison aujourd'hui couverte d'un enduit est construite en schiste et les encadrements des fenêtres sont en briques. Deux souches de cheminées imposantes de par et d'autres du bâtiment accentuent la symétrie stricte de l'ensemble, même si un bow window, construit au début du 20e siècle rompt cette rigueur. L'Orangerie a un gros œuvre en brique sur un épais solin de schiste, ce qui est typique de sa période de construction a la fin du 19e siècle. De style italianisant, tout comme le bâtiment des bureaux de la mine, le bâtiment possède une tour carrée au sommet de laquelle quatre fenêtres rondes sont disposées sur chaque face. A noter, les trois niches en briques sur la façade nord du bâtiment, qui semble t-il servaient de niche aux chiens du propriétaire des lieux.

Murs schiste
brique
enduit
Toit ardoise
États conservations bon état, restauré
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Extrait du site de Jean-Pierre Cudennec : Pont-Péan au fil du temps.

    L'ancien logis de la Clôture

    La vente de la Clôture en 1819

    À la suite du décès de Mme Richebracque, quatre de ses enfants, Zoé, Hippolyte, Adèle et Gillette, héritent en 1805 de la Métairie de la Clôture. Ils continuent à l'affermer durant près de quinze ans avant de la mettre en vente, en 1819. Le domaine est composé "de bâtiments à divers usages, maison dite Le Pavillon, autrefois de retenue, cour, jardins, terres labourables, prairies et pâtures". La Métairie, qui est alors exploitée par Jean Marie Guesdon, est acquise, pour la somme de dix-sept mille cinq cent francs par un couple rennais, M. et Mme Cadieu.

    Les nouveaux propriétaires

    Originaire de Domagné, Joseph Jean François Cadieu commence sa carrière comme avocat. En 1811, il est substitut du procureur général à Rennes puis, en 1814, procureur impérial criminel à Saint-Brieuc. En 1816, il est nommé conseiller à la cour royale de Rennes et se marie avec Marie Louise Scholastique Legraverend. Il a trente-six ans, elle en a trente. Elle est la sœur de Jean Marie Emmanuel, chef de division des affaires criminelles au ministère de la justice, qui vient tout juste de terminer la rédaction du premier volume d'un "Traité de législation criminelle en France". Président de la cour royale de Rennes en 1834, Joseph Cadieu sollicite sa mise à la retraite en décembre 1850.

    Un domaine de quarante-cinq hectares

    Jusqu'au décès de son épouse, en 1854, Joseph Cadieu agrandit d'année en année la propriété de Pont-Péan. En trente ans, il achète ainsi une quinzaine de terrains qu'il réunit à la terre de la Clôture. Quand il meurt, en 1858, le domaine de la Clôture, avec sa maison de retenue, sa métairie et la ferme de la Rivaudière couvre près de quarante-cinq hectares, répartis sur les communes de Saint-Erblon et Bruz.

    Les grands travaux

    Joseph Cadieu entreprend de grands travaux à la Clôture. Le Pavillon retrouve sa fonction de maison de retenue et se nomme désormais le Logis. Une extension est construite à l'ouest du bâtiment d'origine. L'ancien chemin d'accès à la Clôture est supprimé et remplacé par une allée rectiligne, l'Avenue. Devant le Logis, un jardin est organisé de manière géométrique et, en 1824, la bergerie est démolie. Une remise est bâtie près de l'emplacement du puits de la Molette. La butte du puits de l'Orme est aplanie et aménagée en terrasse. Plantée d'arbres fruitiers, la pâture de la Clôture devient un verger. Un vivier est creusé en son centre. Une charmille encadre le verger et, à l'Est, un bois de sapins ferme l'ensemble.

    Les occupants de la Clôture

    Tour à tour maison de campagne puis résidence principale, le Logis est toujours occupé. En l'absence des propriétaires, une "servante à la campagne" y demeure. C'est Julie Beucher en 1841, Anne Morel en 1851... Durant leurs séjours à Pont-Péan, M. et Mme Cadieu sont accompagnés de deux ou trois domestiques, comme Julie Marosse, qui restera à leur service jusqu'en 1858.

  • 20083507212NUCA : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

    20083507213NUCA : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

Références documentaires

Documents figurés
  • 41. BRUZ- Les mines de Pont Péant (vue d'ensemble) (sic) , Reproduction de carte postale, Rennes : J. Sorel, édit., [s.d.]. (Coll.part., Jean-Pierre Cudennec, Pont-Péan).

Bibliographie
  • CUDENNEC, Jean-Pierre. Pont-Péan au fil du temps. (http://envor2004.free.fr/cariboost1).