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Maison de villégiature, pavillon de la Ménardais (Taden)

Dossier IA22133276 réalisé en 2017

Fiche

Dossiers de synthèse

La petite taille du premier logis, un pavillon au décor sculpté raffiné, la situation très hauteur dominant la vallée de la Rance ainsi que les vastes jardins clos aménagés en terrasses caractérisent un site de villégiature ancien. Cette maison des champs, du milieu du 17e siècle, peut -être qualifiée de vide-bouteille comme le suggère le dessin gravé sur le linteau de la porte du rez-de-chaussée, deux bouteilles à panse piriforme avec couvercle en anneau. Cette villégiature champêtre se poursuivra au 19e siècle avec la construction d’un nouveau logis en 1821 plus sobre et dépourvu de décors sculptés.

Précision dénomination vide-bouteille
Parties constituantes non étudiées jardin d'agrément, terrasse en terre-plein, dépendance, logis
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Projet de Parc Vallée de la Rance-Côte d'Emeraude
Adresse Commune : Taden
Lieu-dit : Ménardais (la)

La terre de la Ménardais appartient à la famille Hallouais vers 1630, avant de passer, au milieu du siècle, à la famille Durand. Marie Durand qui se marie en 1679 à Dinard avec Toussaint de Lorgeril est dite dame de la Manardaie. Son frère Thomas-Baptiste Durand, recteur de saint-Sauveur de Dinan, est devenu par acquêt seigneur du Challonges, en Trébédan. Il fait de sa sœur sa légataire universelle. Il est probable que c’est à l’un des descendants du couple Lorgeril-Durand que Julien Lefeuvre, orfèvre à Dinan achète en 1765 la Ménardais. Il y installe son atelier de joaillerie. Membre influent de la paroisse, Julien Lefeuvre est trésorier de la fabrique en 1770, il est également le gardien de la chapelle de la Courbure dont il remet les clefs au Directoire du district de Dinan.

En 1843, la propriété est passée aux Fossey qui ont probablement fait construire en 1821 (date portée) la Grande maison de la Ménardais.

Des dessins réalisés en 1925 et vers 1940 indiquent entre ces deux dates, quelques nouvelles transformations du premier pavillon. Les murs sont mis à nu et une aile basse est construite contre sa façade ouest.

Période(s) Principale : milieu 17e siècle
Principale : 1er quart 19e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle
Dates 1821, porte la date

Le pavillon était composé de trois pièces bien éclairées et superposées. La salle en rez-de-chaussée chauffée par une cheminée en pierre de taille de granite était surmontée de deux chambres. Pour accéder à la chambre du premier étage, il fallait sortir par la porte arrière qui donnait sur un escalier extérieur. De celui-ci on accédait à une terrasse communiquant avec la chambre du 1er étage et avec un escalier secondaire en vis permettant de se rendre à une autre chambre logée sous les toits.

Le décor du pavillon est très travaillé, corniche à modillons, lucarnes à frontons courbes ornés de sculptures, hautes souches de cheminées moulurées en pierre de taille des Faluns.

La porte d’entrée se signale par un décor représentant deux bouteilles à vin, appelées aussi Glockenkanne, avec panse piriforme à déversoir et couvercle sommé d’un anneau. Ces bouteilles en étain portaient des marques et poinçons, d’où les cœurs entourés de grains de remède.

La grande maison se distingue par son volume simple rectangulaire à un seul étage. les pignons sont découverts et les souches de cheminées épaulées. Les ouvertures possèdent toutes des linteaux en arc segmentaire. Linteau de la porte avec date de 1821. Intérieur non vu.

Murs granite moellon
granite pierre de taille
falun pierre de taille
Toit ardoise
Étages 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit en pavillon
toit en carène
toit à longs pans
Escaliers escalier de distribution extérieur : escalier droit
escalier hors-oeuvre : escalier en vis
États conservations bon état
Techniques sculpture
Représentations bouteille