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Maison des retraites dite Maison Saint-Joseph (Tréguier)

Dossier IA22133310 inclus dans Couvent des Filles de la Croix puis des Soeurs du Christ, rue Saint-André (Tréguier) réalisé en 2017

Fiche

  • Façade nord
    Façade nord
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • porche
    • remise agricole

Pour accueillir des groupes toujours plus importants aux époques des retraites, les Filles de la Croix entreprennent la construction de la Maison Saint-Joseph voisine de la chapelle "extérieure", dite aussi chapelle des fidèles. Son plan en Tau évoque celui des futures écoles de la République qui seront construites sur le territoire nationale une génération plus tard.

Parties constituantes non étudiées porche, remise agricole
Dénominations maison de retraite
Aire d'étude et canton Schéma de cohérence territoriale du Trégor - Tréguier
Adresse Commune : Tréguier
Adresse : impasse Kerpoisson

La maison Saint-Joseph n'apparaît pas sur le cadastre de 1834. Sur le plan de la ville de 1862, c'est un autre bâtiment, aujourd'hui disparu, qui est figuré à quelques mètres de son emplacement.

Pour recevoir les nombreuses personnes qui viennent faire des retraites au couvent des Filles de la Croix, la maison Saint-Joseph est construite entre 1864 et 1865, à l'extérieur de la clôture du couvent, dans la petite cour dite de Rome. Monsieur Le Goff, aumônier de la communauté, réalise les plans de l'édifice et préside à son exécution. Les matériaux proviennent d'une carrière de moellons située à deux kilomètres (Langazou), propriété des demoiselles Trogoff, mise à la disposition du couvent. Réalisée avec de petites pierres et du mortier d'argile, la maçonnerie est très vite défectueuse et dès les premières années, des fissures apparaissent dans les murs nécessitant en 1875 de grosses réparations (démolition en partie du pignon sud qui menace de s'effondrer). Très vite, les réfectoires ne servant que dans les deux à trois semaines de retraites annuelles, deux d'entre eux sont convertis en chambres pour les dames pensionnaires ainsi que les dortoirs des étages.

Depuis sa construction, l'édifice a subi des modifications en partie haute qui changent sa physionomie d'origine : suppression des corniches, des chéneaux et des sept souches de cheminées, modification des lucarnes.

La maison des retraites devient une maison d'école primaire (l'école Notre-Dame) vers le milieu du 20e siècle. L'intérieur est modifié en conséquence avec la création de salles de classe et d'une nouvelle cage d'escalier au centre du bâtiment.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Secondaire : milieu 20e siècle
Dates 1865, daté par source
Auteur(s) Auteur : Le Goff

La maison Saint-Joseph est construite en petit moellon de schiste local, elle présente un plan en T formé par deux corps de logis à deux étages chacun. Les trois façades de l'édifice ouvrent : l'une sur la cour du couvent dite de Paris, au nord ; la seconde sur la petite cour dite de Rome, à l'ouest ; la troisième sur le jardin et l'enclos, à l'est. Initialement, le corps principal abritait trois grandes salles au rez-de-chaussée qui servaient de réfectoires pouvant contenir jusqu'à 400 personnes. Un corridor desservait les trois réfectoires pour le service de table effectué par les religieuses.

Les étages étaient occupés par des dortoirs, à part ceux de la partie transversale du tau où sont disposées des chambres (toujours en place) de dimensions inégales pouvant contenir deux à quatre lits. Un escalier en bois à retours placé latéralement dessert les étages. Le deuxième escalier situé au centre du bâtiment est une création plus récente destinée à répondre aux besoins de sa nouvelle destination, celle d'école.

Au sud, deux dépendances sont construites dans le prolongement. Le corps de passage placé entre la maison et la chapelle pour clôturer le couvent, fait partie de la même campagne de construction et forme un ensemble concerté avec la maison Saint-Joseph et ses dépendances.

Murs schiste moellon
granite moellon
Toit ardoise
Étages 2 étages carrés
Couvertures toit à longs pans croupe
noue
Escaliers escalier intérieur : escalier tournant à retours avec jour, en charpente
Statut de la propriété propriété publique

Références documentaires

Documents d'archives
  • Soeur Tugdual Salaün. "Les Filles de la Croix. Une congrégation religieuse à Tréguier". Document dactylographié d'après un travail manuscrit rédigé par Soeur Marie de Chantal Le Guillou, 1905.

    Archives diocésaines de Saint-Brieuc
Documents figurés
  • Série S sup 137. Plan de tréguier, 1862

    Archives départementales des Côtes-d'Armor : série S sup 137
  • Tableau d'assemblage et plans parcellaires de la commune de Tréguier, 1834.

    Archives départementales des Côtes-d'Armor : 3P 362/1-4
(c) Région Bretagne (c) Région Bretagne - Tanguy-Schröer Judith
Judith Tanguy-Schröer , né(e) Tanguy
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