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Maison dite "Hôtel de Kermorvan", 1 rue Saint-François ; rue des Perdreries (Perderies) (Tréguier)

Dossier IA22133218 inclus dans Rue Saint-François (Tréguier) réalisé en 2017

Fiche

Á rapprocher de

Destinationsimmeuble à logements
Dénominationsdemeure, hôtel, cour, boutique
Aire d'étude et cantonSchéma de cohérence territoriale du Trégor - Tréguier
AdresseCommune : Tréguier
Adresse : 1 rue, Saint-François, rue des Perdreries (Perderies)

Cette demeure appelée localement "Hôtel de Kermorvan" est vraisemblablement datable de la seconde moitié du 18e siècle selon l’analyse stylistique et la mise en œuvre (présence de linteaux en plate-bande en arc surbaissée). Selon Adolphe Guillou, cette maison était surnommée la "Vieille mission" : avant la désaffectation du Séminaire en 1791, elle aurait ainsi appartenu aux prêtres Lazaristes (congrégation de la Mission) qui dirigeaient cet établissement et qui la tenaient (ou plutôt, la bâtisse la précédent) de monseigneur Balthazar Grangier de Liverdis, l'évêque de Tréguier.

L'origine de son nom actuel n'est pas connue : il pourrait faire référence à une construction/reconstruction durant l’épiscopat de Charles-Gui Le Borgne de Kermorvan (1746-1761).

Selon les états de section du cadastre, la demeure appartient en 1835 à "Le Goaster, la veuve" demeurant à Tréguier. Cet ensemble bâti (parcelle n° 78), identifié comme "maison, bâtiment et cour", compte 50 portes et fenêtres.

La maison et l'ensemble bâti voisin ont été vendus par la famille Le Goaster en 1887 par adjudication à Françoise Le Bonniec, commerçante demeurant à Tréguier pour le compte de sa mère et de René Mordelles, serrurier demeurant également à Tréguier. Ces biens provenaient de la succession de Ange Le Goaster, prêtre, décédé à Pontrieux. En voici une description : "une propriété dite la Vieille Mission, située rue Saint-François et rue des Perdrix [sic], comprenant une maison principale ayant façade en taille sur les deux rues, cour derrière ; maison dans cette cour ; lieux d’aisance adossés à la longère nord de la maison de la rue des Perdrix, autres édifices dans cette cour ; autre cour au couchant de cette cour. Autre maison ayant rez-de-chaussée, étage et grenier au couchant de la maison rue des Perdrix et de la première cour, cour au couchant ayant mur sur la rue et mur mitoyen au nord la séparant du jardin, hangars servant de maison à forge au couchant de la cour adossée au pignon d’une maison appartenant à la famille Hublé [sic]". Madame Le Bonniec se réserve la maison principale construite en pierre de taille et "le droit de passage pour voitures, chevaux et piétons par la cour" de monsieur Mordelles.

Période(s)Principale : milieu 18e siècle, 2e moitié 18e siècle
Auteur(s)Personnalité : Grangier de Liverdis Balthasar
Balthasar Grangier de Liverdis (1606 - 1679

Monseigneur Balthazar Grangier de Liverdis est évêque de Tréguier de 1646 à 1679. Il a fondé le de Tréguier en 1649 avec le chanoine Michel Thépaul.


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propriétaire attribution par travaux historiques
Personnalité : Le Borgne de Kermorvan Charles-Gui commanditaire attribution par tradition orale

Cette demeure située au numéro 1 rue Saint-François, est implantée au carrefour des rues Saint-François et des Perdreries (Perderies). Elle est dotée d’un rez-de-chaussée anciennement à usage à commercial - deux boutiques avec leur étal en pierre et une porte charretière desservant une petite cour intérieure - et à usage d’habitat, d’un étage carré et d’un étage de comble habitable (éclairé par onze lucarnes à fronton triangulaire). Cette demeure s’apparente à un hôtel particulier.

La façade principale est soigneusement appareillée en pierre de taille de granite gris et rose. A l’angle des deux rues, le bâtiment présente un pan coupé permettant aux charrois de tourner au plus court. Les ouvertures du rez-de-chaussée présentent une feuillure pour les volets extérieurs. Le premier étage est souligné par la présence d’un bandeau en haut et en bas (celui du haut faisant cordon) et par une corniche également en granite. Les huit corbeaux moulurés en granite, fichés dans la façade, soutenaient probablement un balcon correspondant aux trois portes fenêtres de l’étage.

Les lucarnes ont conservé leurs dispositions originelles.

L’intérieur a été en partie rénové : il abrite notamment un escalier tournant en bois.

Mursgranite pierre de taille
Toitardoise
Étages1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans croupe
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en charpente
États conservationsbon état, restauré, remanié
Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà étudier
Éléments remarquablesdemeure

Références documentaires

Bibliographie
  • GUILLOU, Adolphe (préface d'Anatole Le Braz). Essai historique sur Tréguier par un Trécorrois. F. Guyon, Saint-Brieuc, 1913 (réédition collection Monographies des villes et villages de France. Paris, 1993, 204 p.)

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel) : 7382
  • CHOUTEAU, Nicole. Les rues de Tréguier du 18e siècle à nos jours. Éditions Art, Culture et Patrimoine, Tréguier. 1995, 76 p.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)

Liens web