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Les maisons et fermes sur la commune de Mordelles

Dossier IA00007846 réalisé en 1986

Fiche

Les maison de bourg : un ensemble architectural varié

Les différentes maisons recensées dans le bourg de Mordelles forment un ensemble hétéroclite qui participe entièrement à l'identité architecturale de la commune. Au-delà du seul critère de la datation, cette diversité se retrouve à la fois dans les typologies et donc dans les formes architecturales, mais également dans le choix des matériaux employés. Si les édifices construits jusqu'au milieu du 19e siècle utilisent majoritairement la technique de la bauge, l'apparition progressive de matériaux produits industriellement (brique, pierre de taille, béton de ciment) transforme radicalement les manières de construire et les goûts des commanditaires.

Aussi, cette diversité architecturale traduit un renouvellement des métiers liés aux activités artisanales et commerciales qui s'opère durant la première moitié du 20e siècle, ainsi qu'une nouvelle manière de penser la manière d'habiter. Cet ensemble varié d'architecture domestique s'exprime notamment, dès la seconde moitié du 19e siècle, le long de l'actuelle avenue du Maréchal Leclerc. Sur cet axe important de communication, se côtoient de modestes maisons d'habitation et des maisons bourgeoises qui affirment leur singularité par une absence de mitoyenneté et un retrait de la façade en front de rue.

Aux côtés des traditionnelles maisons de bourg, de nomnreuses maisons à boutique furent construites aux angles des rues et le long des principaux axes de communications. D'une volumétrie généralement importante, les maisons à boutique disposent d'un rez-de-chaussée commercial, d'un étage carré destiné à l'habitat et de plusieurs espaces dédiés au stockage (cave, comble accessible par des gerbières, cellier).

Une architecture rurale qui témoigne de l'évolution et de la prospérité des activités agricoles

Avec 156 éléments bâtis recensés, l'architecture agricole est relativement bien représentée et largement dispersée sur le territoire mordelais. Cette dispersion est favorisée par le contexte topographique avec de grands plateaux qui permettent l'installation et le développement de grandes terres agricoles.

De nombreux exemples d'architecture rurale illustrent l'évolution des pratiques agricoles et notamment leur prospérité sur le territoire mordelais. Cette diversité typologique illustre un constat : celui d'une société rurale traditionnelle plurielle, allant d'une paysannerie vivant modestement, voire pauvrement, à une élite agricole qui manifeste sa réussite au travers de l'architecture.

Le logis à pièce unique constitue l'habitat rural le plus minimal. Avec sa pièce à feu unique n'excédant guère 30 à 45 m², cet habitat est destiné à accueillir une population modeste de tâcherons, journaliers ou ouvriers agricoles. Le grenier est ici essentiel dans la mesure où il permet de stocker les denrées alimentaires.

Les fermes à logis mixte constituent l'exemple type de l'architecture rurale recensée. Les hommes et les animaux sont abrités sous un même toit mais sans cohabitation directe. Cette architecture répond à trois fonctions essentielles du monde rural : abriter les hommes, loger les bêtes, entreposer les récoltes et les outils. C'est une organisation vernaculaire de l'habitat paysan qui répond au besoin de protection et de surveillance des possessions de la ferme. Cela a conduit à créer des cloisons ou des murs de refend qui dégagent des pièces aux usages différenciés. L'importance progressive donnée au cellier est typique des constructions rurales du pays de Rennes.

Les longères des 18e et 19e siècles constituent l'évolution directe de l'habitat mixte. C'est une forme évolutive d'habitat rural qui convient particulièrement à la construction en terre. Les longères sont le fruit d'étapes successives de construction où plusieurs pièces sont bâties de façon contigüe selon un plan linéaire. On assiste ici à une dissociation des fonctions avec un développement en longueur. Au fil du temps, le logis primitif est généralement déclassé en espace de stockage ou en abri pour les bêtes. La disposition en longère supplante tout au long du 19e siècle un autre modèle, celui de la disposition autour d'une cour.

Aires d'études Mordelles
Dénominations maison, ferme
Adresse Commune : Mordelles

Période(s) Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 1ère moitié 20e siècle
Toits ardoise
Murs schiste
bauge
brique
calcaire
bois
pan de bois
Décompte des œuvres bâti INSEE 1118
repérés 23
étudiés 8

Références documentaires

Documents d'archives
  • Dossier de pré-inventaire, Service de l'inventaire du Patrimoine de Bretagne, 1973

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel) : 196 - Mordelles
Documents figurés
  • Archives départementales d'Ille-et-Vilaine : 3 P 5424
  • Archives départementales d'Ille-et-Vilaine : 3 P 5817