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Maisons et fermes sur la commune de Ploemel

Dossier IA56005814 réalisé en 2006

Dénombrement, conditions de l´enquête.

L´enquête sur la commune de Ploemel qui s´est déroulée en 2006 a permis de recenser 141 maisons ou fermes (89 fermes et 46 maisons, dont 22 agglomérées), certaines ayant une double dénomination, comme la maison de prêtre de Kervarquer plus tard associée à une ferme, sur un total de 1155 immeubles au dernier recensement INSEE. Le nombre d´édifices repérés correspond environ à l´évaluation INSEE pour la construction jusqu´à 1950, et à 12% du total du bâti, ce qui est peu et s´explique par l´abondance des constructions nouvelles liées à la proximité de la ville d´Auray et du littoral maritime : depuis 30 ans, le parc immobilier a été augmenté des deux tiers (700), dont près de 300 résidences secondaires.

Le recensement a été systématique, avec prospection de chacun des lieux-dits : les critères de repérage ont été la lisibilité de la structure du logis, ainsi que le maintien des dépendances souvent aujourd´hui obsolètes. C´est-à-dire que les remaniements tels agrandissement d´ouvertures ou changements de couverture n´ont pas été suffisants pour empêcher le repérage : la disparition du chaume et le relèvement fréquent des murs gouttereaux lors du changement de toiture aurait limité le repérage aux maisons ou logis de fermes postérieurs à 1850. Cependant, plus la date de construction est récente, plus les remaniements opérés ont constitué un obstacle au repérage. La limite chronologique du repérage a été fixée aux années 1940, sachant que le deuxième quart du 20e siècle est une période très peu représentée dans la construction rurale, phénomène général aux départements bretons : trois fermes et treize maisons, dont huit au bourg ont été repérées pour cette période.

Sur les 141 maisons ou fermes repérées, douze fermes et quatre maisons, dont deux ou peut-être trois maisons de prêtre, ont été étudiées (soit environ 11 % du corpus), pour leur représentativité, ou leur caractère exceptionnel.

Le territoire de Ploemel possède un paysage relativement plat : de vastes landes occupent le nord de la commune (landes de Rennes), traversées par des routes anciennes rectilignes menant vers Belz et Etel et Locoal-Mendon vers le nord. Ce secteur très peu habité au 19e siècle (et encore aujourd´hui autour de Coët Quintin) contraste avec le sud de la commune où quelques ruisseaux déterminent un léger relief de vallées accentué par quelques hauteurs (‘mané´) (Mane er Bleï au sud de Locmaria, Locmiquel, le bourg). L´hydrographie ne montre aucune rivière importante, les ruisseaux qui parfois forment la frontière communale (ruisseau de Calavret au nord et ouest, de Gouyandeur, de Pont-Le Rui, ruisseau qui descend des landes de Rennes) n´ayant provoqué la construction d´aucun moulin à eau. Le paysage, non remembré a conservé haies et talus, champs enclos, proche de l'état du 19e siècle (fig. 36).

La carte géologique montre la prédominance du granite qui constitue la pierre à bâtir du secteur.

Caractères historiques et datation

Historiquement, sur une superficie totale de 2479 hectares en 1842 (Ogée-Marteville), la commune comptait au 19e siècle 830 ha de terres labourables, 129 ha de prés et pâtures, 51 ha de bois et 1393 ha de landes et terres incultes, soit plus de la moitié de la commune. Cette proportion changera peu jusqu´à la fin du 19e siècle : en 1872, Ploemel compte 719 ha de terres de labour, 203 de prairies, contre 1353 de landes, ainsi que 132 de bois et taillis. En 1874, sur les 720 hectares de terres labourables, seules 156 sont ensemencées en froment contre 340 en seigle. Egalement cultivée, la pomme de terre couvre autant de surface que le froment. L´élevage de vaches laitières, avec production de lait et de beurre, est cependant la principale activité de la commune et explique la présence d´une étable dans chaque ferme : en 1875, on compte 1400 vaches pour seulement 220 cochons, réservé à la consommation locale. On trouve aussi des pommiers à cidre, les prairies avec pommiers (fig. 37) se louant plus cher que les autres, même si la production est destinée à une consommation locale. Cette activité explique le nombre de ‘caves´. Les fermes ont des superficies modestes de 4 à 20 hectares. En 1862, pour une population de 1311 personnes, on compte 258 maisons pour 279 ménages : autant dire que les maisons partagées sont très rares, fait corroboré par l´enquête.

Parmi les 141 maisons ou fermes repérées sur la commune, plus du tiers est antérieur à 1800 en milieu rural (contre à peine plus de 10% au bourg, qui s´est fortement agrandi entre 1850 et 1950 et dont l´habitat s´est entièrement renouvelé au cours du 19e siècle). Ce chiffre est révélateur d´un territoire relativement prospère sous l´Ancien Régime, puisqu´on ne compte pas moins 26 fermes construites entre la deuxième moitié du 16e siècle et la 1ère moitié du 17e siècle soit près du quart du corpus de l´habitat en écart ; cet habitat a cependant été presque systématiquement repris au cours du 19e siècle (changement de toiture, rehaussement des murs, agrandissement des ouvertures). C´est parmi ces fermes ou maisons les plus anciennes qu´ont été établi la majorité des dossiers de sélection. On citera les fermes de Kergonvo et de Kervarquer entre autres.

La construction ralentit dans la seconde moitié du 17e siècle et surtout dans la 1ère moitié du 18e siècle, période de déclin économique dans l´ensemble de la Bretagne : seulement six fermes subsistent de cette époque. Elle reprend dans la 2e moitié du 18e siècle (10 édifices repérés dont deux au bourg, soit 5% du repérage), mais surtout dans la 1ère moitié du 19e siècle avec 22 maisons ou fermes dont 5 au bourg (13 % du corpus). Cependant, ce sont souvent des édifices plus modestes que pendant les périodes anciennes.

La seconde moitié du 19e siècle et la première partie du 20e siècle sont les périodes les plus prolifiques : on recense 66 fermes ou (plus souvent) maisons repérées (38 % du corpus). Les raisons de cet accroissement sont multiples : citons la croissance et sans doute un certain enrichissement de la population, un souci d´hygiène faisant concevoir de nouveaux logis plus aérés. Plus proches de nous, ces bâtiments se sont aussi mieux conservés, quoique leur qualité de construction soit moindre que dans les périodes les plus anciennes, dont seules les meilleurs spécimens sont parvenus jusqu'à nous.

Les dates portées sur les bâtiments sont peu nombreuses, mais pourtant plus fréquentes que les noms de commanditaires ; aussi la mention de "Le Guennec forgeron" portée en 1831 sur un puits dans une ferme de Keroulin (fig. 38) apparaît-elle comme particulièrement intéressante, révélant une activité artisanale en milieu rural, activités dont il est aujourd´hui difficile de déceler les traces.

Il faut aussi mentionner les maisons de prêtre, souvent signalées par un calice sculpté, au 16e siècle, à Keristès et à Kervarquer ; liée à cette dernière, un calvaire tout proche porte l´effigie de l´ecclésiastique. Une pierre sculptée d´un calice avec la date de 1560 est insérée dans une maison de Kerbrézel, aujourd´hui dénaturée (fig. 39). L'abbé Le Tallec signale un nombre important de prêtres habitant le territoire rural ; leurs revenus leur permettaient la construction de logis de qualité, souvent encore identifiables : ainsi Georges Le Port à Kergonvo en 1660, auteur probable du logis double, mais aussi Laurent Kerzerho à Kerévin, Pierre Kerzerho à Poul Bleï, Sébastien Le Baron à Kerimel. Egalement signalées la maison de chapelain de la chapelle de Trélusson qui portait la date de 1658 accompagné d'un calice, une maison à Kerbredeva portant la date de 1642 et un calice.

Implantation et composition d´ensemble

Les maisons sont plutôt agglomérées au bourg : 25 maisons repérées contre 5 fermes, alors que l´on ne compte que 21 maisons repérées en écart (17,5 % du corpus en milieu rural). Rares en milieu rural pendant les périodes anciennes, les maisons investissent les landes dans la seconde moitié du 19e siècle, soit sous forme de villages, entièrement renouvelés par rapport à leur figuration sur le cadastre ancien (Lande de Rennes, Ty château) soit isolées en bord de route (Kerjego, Er Varquez, fig. 13, Pont Len, Toul er Vran). Le village de Kerplat, (dont une seule maison a pu être repérée en raison des remaniements du bâti) est de fondation plus ancienne, puisqu´il s´agissait au Moyen-Age d'un des village de lépreux, faisant profession de cordiers : leur habitat devait être très précaire, puisque aucun vestige n´y semble antérieur au 18e siècle. On remarque cependant quelques maisons anciennes en écart (Locmiquel maison repérée 17e siècle), ou encore la persistance d'alignements de petits logis, vestiges d´organisation ancienne communautaire d´exploitation des terres, à Kermelgan, fig. 40, Kervarquer.

Ici dénommés ‘villages´, les écarts importants, constitués de cinq à six fermes au minimum sont nombreux ; certains écarts sont d´ailleurs plus importants que le bourg au 19e siècle : on pense à Saint-Laurent, Kerbarh, Locmiquel, Locmaria, trois d´entre eux regroupés autour d´une chapelle, existante ou disparue. D´autres sont éclatés en plusieurs noyaux : Saint-Laurent et Saint Cado, Kervernic. L´absence de relief ne permet pas une implantation à l´abri des vents dominants. Tout au plus constate-t-on qu´à Locmiquel, établi sur un lieu haut comme tout les sanctuaires dédiés à Saint-Michel, les fermes occupent l´est et le sud du hameau, en léger contrebas de la butte. A Keristès, dans le sud de la commune, un léger relief permet également une implantation sur le versant sud de la pente. Les fermes isolées sont rares et souvent d´implanation tardive (Ty Boquel) ou révélatrices d´un ancien lieu de manoir (Kerverrec, Saint-Méen, fig. 2). La présence de landes importantes crée des portions de territoire très peu occupées dans le nord de la commune.

Les fermes étant majoritairement orientées au sud, les hameaux se présentent souvent sous la forme d´une succession de barres parallèles (Locmiquel, Trélusson, Kergo, Kergal). Quelques exploitations sont cependant composées en équerre (Kerimel, composition peut-être due à une propriété commune à l´origine, Keraudran), parfois non jointif (Kervarquer). Certaines fermes obéissent pourtant à la contrainte de l´orientation de la route (Keraudran, Palivarch).

Si l´alignement des fonctions sous un même toit prédomine, ce n´est pas la règle générale, car une partie des dépendances sont isolées, en particulier les granges (caves), ainsi que les fournils et fours à pains. On constate par rapport au plan cadastral ancien la disparition de nombreuses petites dépendances. L´alignement qui ne comporte qu´une exploitation (à l´exception notable de l´alignement de Kermelgan, qui regroupe plusieurs petits logis), est rarement homogène : les ajouts se faisant au fur et à mesure des besoins, il peut atteindre des dimensions importantes. La cour est toujours devant le logis. Aujourd'hui d'accès libre, certaines ont pu être en partie closes à l'origine, d'après les traces de fixation de clôture retrouvée à Kergannec (fig. 6), où une pierre percée incluse dans le mur de l'étable recevait une barrière de bois.

Dépendances

Les dépendances n´ont été prises en compte que dans la mesure où la ferme ou la maison dont elles dépendent a été recensée. Elles sont rarement contemporaines du logis.

En dehors des granges, aujourd´hui dénommées ‘caves´ car elles abritent le pressoir, des remises, fournils et des puits, les dépendances ont peu de caractères particuliers. On remarque surtout que la fonction n´est pas systématiquement associée à une forme, et aussi qu´un même bâtiment peut abriter plusieurs fonctions. On nommera ainsi la grange-cave pressoir remise, la cave ou remise avec ty-stahl, le fournil avec logement, la grange (plus vraisemblablement une cave) avec four, l´étable et remise.

Les abris nécessaires pour abriter les animaux sont peu identifiables. Jusqu´au début du 19e siècle, les animaux sont en effet logés sous le même toit que les humains, parfois sans séparation ; chacune des fermes repérées comporte une étable, toujours contiguë du logis, montrant l´importance de l´élevage bovin dans l´économie agricole ancienne. Ses dimensions varient en fonction de l´importance de l´élevage qui reflète la vraie richesse de la ferme.

Pour des raisons probables d´hygiène et de sécurité, le cochon est toujours logé hors du bâtiment principal ; les soues sont adossées en retour sur l´élévation antérieure de la ferme et couvertes en appentis (Toulhouet, ferme repérée, fig. 41, Keraudran, ferme 4) : on en identifie de nombreuses sur les plans cadastraux du 19e siècle, à l´usage d´un ou deux cochons, mais elles ont presque partout disparu. Une soue intégrée au massif de l´escalier extérieur a été repéré à Keroulin, ferme sélectionnée.

Souvent mentionné, le ty er stal (prononcé ici techtal), c´est-à-dire maison ou pièce à feu, est une pièce réservée à la préparation de la nourriture pour les animaux ; elle n´offre pas de formes particulières qui permettrait de l´identifier. Souvent associé à une autre dépendance, quelquefois l´étable, elle en est séparée par un mur de refend. A Kerivilaine, ferme repérée, c´est un bâtiment ajouté à l´extrémité de l´alignement après l´étable. En raison de sa fonction, il comprend toujours une cheminée.

Remarquée dans l´étable de Kergonvo, une série de niches à poules contre le pignon est (voir plan de la ferme), mais aussi dans une ferme tardive, à Ty Boquet, deux niches servant plutôt aux poules qu'aux pigeons, dont l´élevage est cependant attesté à Ploemel au 19e siècle. L´absence d´investigation systématique des étables, leur transformation fait que d´autres cas identiques ont pu nous échapper.

Autre abri à animaux, la niche à chien, intégrée dans le massif de l'escalier extérieur, à Trélusson (fig, 42) à Keristès et à Locmaria où l´ouverture est ornée d´une accolade. La suppression de la plupart des escaliers extérieurs ne permet de connaître si cet emplacement était systématique.

Les granges

Avec une dizaine de granges, dites caves car elles abritent aujourd´hui le pressoir, Ploemel n'est pas la commune du canton qui a conservé le plus de ces dépendances emblématiques du Morbihan, reflet de l´importante production céréalière ; elles sont caractérisées par leur large ouverture en plein cintre en pignon, et par leurs rampants de toiture, découverts et soigneusement appareillés en grosses pierres de taille de granite taillées en sifflet. Plusieurs sont dotées d'un four à pain sur le pignon opposé, association difficilement compatible avec la fonction initiale de grange (Saint-Cado, Saint-Méen). La plus ancienne à Trélusson porte la date de 1778 (fig. 43) ; sa clef d'arc est ornée d'une tête sculptée comme celle de la ‘cave´ de Keraudran. Ces caves avec pressoir confirment l'assertion de l'intendant des Gallois de la Tour qui en 1733 fait état d'une production de pommes à usage cidricole destiné à la population locale.

La large ouverture en plein cintre les désignent également comme remise à charrettes, mais d´autres remises coexistent souvent, à porte à linteau de bois (Trélusson, Kergal, où le linteau est protégé par un larmier, fig. 44, Kerbarh). Nommées ‘auvents´, ‘porches´ ou ‘hangars´ dans les aveux du 18e siècle, elles étaient très présentes dans les fermes. Mais ces constructions moins solides que les granges ont rarement été conservées : on ne recense plus aujourd´hui que 7 remises dans les fermes recensées. Rarement, certaines sont ajoutées à l´extrémité de l´alignement de la ferme : la base de l´arc de la porte en plein cintre s´insère alors dans la construction précédente (à Trélusson, ferme sélectionnée, Poulguénan, fig. 27).

Ont été également repérés des bâtiments à usage mixte regroupant une ‘cave´ à ouverture en gouttereau et un local à porte sans fenêtre, peut-être un cellier ou le ty-stahl (voir plus haut : Kergonvo, ferme sélectionnée, Locmiquel, ferme sélectionnée, Kerganec)

Les puits

Une dizaine de puits seulement a été repérée sur la commune, alors que chaque ferme devait en posséder un : le repérage n´en est pas exhaustif, puisque seuls ont été pris en compte ceux dépendant d´une ferme repérée. Les formes en sont variées. Le puits dit morbihannais est peu fréquent : en pierre de taille, circulaire avec large margelle monolithe et superstructure à traverse et montants monolithes, sa traverse est parfois ornée de boules (Kerivilaine, Palivarc´h). Ils remontent au 19e siècle. Le plus ancien, à Keroulin, est daté 1831 et arbore des vases de fleurs, ostensoirs et coeur fleuri sur ses montants, un motif récurrent dans d´autres secteurs du Morbihan, mais rare à Ploemel (fig. 38). On note également quelques puits ‘guérites´, dont une variante spectaculaire et inhabituelle se retrouve dans deux puits de plan carré couverts d´un haut toit pyramidal bombé en pierre de taille (au bourg, fig. 45) ; celui de Locmiquel est daté 1835. Enfin, quelques puits circulaires, simples, sont en moellon au contraire des précédents. Les auges monolithes placées à côté des puits pour abreuver les bestiaux sont parfois encore en place.

Les fournils

Les fours à pain qui figurent systématiquement sur le cadastre ancien, sont, à Ploemel, toujours intégrés à un fournil. Sur la dizaine de fours repérés dépendant de fermes recensées, un seul cas de four isolé à Kerimel, aujourd´hui en ruines, a été repéré. On en compte souvent plusieurs par village, généralement à l´écart des habitations en raison des risques d´incendie ; cependant, ce n´est pas toujours le cas : à Locmaria, un logis du 18e siècle est doté d´un four sur le pignon nord. S´ils sont liés à la grange, ils donnent parfois sur l´aire à battre (Kervarquer, Kerran, fig. 46). Un des plus anciens, de très petites dimensions, en gros moellons irréguliers, semble celui de Locmiquel (fig. 47)

Les aires à battre, liorhs et enclos

Partout des murets en pierres sèches venaient clôre les champs, les cours, les liorhs ou border les chemins qui reliaient les fermes. A proximité de la grange, se trouvait souvent l'aire à battre, séparée de la cour ou du chemin par un mur pour éviter le passage des animaux : le cadastre ancien montre de nombreuses parcelles carrées qui évoquent l´aire à battre. A Kerran, (fig. 46) et Kervarquer, ce dispositif, rarement conservé, est encore en place.

Matériaux et mise en oeuvre

Gros-oeuvre

Élément constitutif du sous-sol, le granite est majoritairement employé en moellon dans la construction rurale, la présence d'un enduit sur le gros-oeuvre ne se manifestant qu'à partir de la seconde moitié du 19e siècle. L'enduit est surtout utilisé au bourg où les constructions augmentent ou sont fortement modifiées dans la 2e moitié du 19e siècle : sur 26 éléments repérés, 18 sont ou étaient enduits. La tendance de la fin du 20e siècle a vu la disparition fréquente de cet enduit, la 'pierre' étant privilégiée, malgré la perte de la perception du contraste voulu à l'origine entre le mur blanchi et les encadrement des baies, corniche et éventuellement soubassement en granite ocre.

Dans les hameaux, la proportion s'inverse, avec 77 maison en granite pour 26 enduites (dont deux désenduites). Dans les périodes les plus anciennes, le moellon est souvent soigneusement taillé et appareillé (Kercret Ihuel, fin 16e début 17e siècle, Palivarc´h, fig. 48), s'apparentant presque à la pierre de taille. La part de cette dernière est réduite, avec 1 seul cas, la maison de prêtre de Keristès en grand appareil, 1635, (fig. 49).

Les ouvertures sont toujours cernées de granite, à l'exception de quelques maisons au bourg du début du 20e siècle dont les encadrements sont en brique, provenant sans doute par chemin de fer de briquetteries lorientaises ou vannetaises.

Toitures

Le chaume, autrefois largement majoritaire en milieu rural a presque totalement disparu, sauf dans deux cas, à Poul Bleï, fig. 50, et à Kervarquer, petit logis du 18e siècle, où il s'agit de réfection. Il a été remplacé soit par du fibro-ciment (Kerallan, fig. 10) ou de la tôle (Ty Boquet, fig. 19, Kerplat, Kerbarh, Toul er Vran, Kerran, Keristès), soit par de l'ardoise ; matériau initialement provisoire, la tôle offre un grand intérêt, celui de ne pas modifier la charpente et la pente de toiture. Pour l´ardoise au contraire, le changement se signale la plupart du temps par une modification de la pente de toiture entraînant le relèvement des murs gouttereaux (Kercret Ihuel). La présence de pignons découverts est également significative d´une ancienne couverture en chaume (Kerallan, fig. 10) ; cependant certaines toitures dès l´origine en ardoise arborent également des pignons découverts (Saint-Méen, fig.2). A contrario, le relèvement des murs gouttereaux consécutifs au passage du chaume à l´ardoise peut parfois provoquer la suppression des anciens pignons découverts (Kerganec, fig. 6). Les modifications ou plutôt restauration les plus récentes, plus respectueuses des volumes gardent parfois la pente initiale, mais aussi (hélas ?), l'encadrement courbe de la porte haute ou de la lucarne (effet d'ardoise molle : Kervarquer, logis repéré à pièce unique, 18e siècle, Keristès, ferme sélectionnée, fig. 49).

La ferme-modèle de Kervernic, également fromagerie, construite en 1898 conserve sur l´ensemble de ses bâtiments, le seul cas d´origine de couverture en tuile mécanique de la commune (fig. 51), le second dans une maison au bourg (rue du Groez Ven, maison sélectionnée), résultant d´un remplacement du chaume originel.

Structure : plans, coupes et typologie

L'habitat rural se partage en deux catégories :

- l'habitat mixte caractérisé par la cohabitation des fonctions d´habitat et de travail sous le même toit.

- l'habitat à seul usage d'habitation défini par l´absence de cohabitation entre hommes et animaux.

Si la première catégorie domine pour les périodes anciennes (17e, 18e et début 19e siècles), la seconde est mieux représentée aujourd´hui en raison d´une meilleure conservation de l´habitat de la seconde moitié du 19e siècle et du 20e siècle, plus proche de nous.

Les plans recoupent la typologie. Les maisons et fermes sont toutes simples en profondeur. Cependant, un certain nombre de logis de fermes ont un appentis postérieur, à usage de dépendance, parfois une étable, non contemporaine (Toulhouet) créant une surface au sol identique à celle des maisons à plan double.

I. L´habitat mixte

L´habitat mixte désigne les bâtiments dits à fonctions multiples regroupant dans un même volume les fonctions d´habitation et d´exploitation (logis, étable, stockage). Majoritaire aux 17e et 18e siècles, elle perdure jusqu´à la fin du 19e siècle. Cette pratique répandue dans toute l´Europe de l´ouest, là où domine la polyculture-élevage, permet une surveillance rapprochée des bêtes, la richesse de la ferme, et un surcroît de chaleur. Le type le plus simple est dit logis-étable, mais il connaît des variantes selon les dates de construction, les fonctions et la structure du bâtiment. Les modifications intervenues au cours des siècles ont parfois rendu difficile l´attribution à un type, celui-ci évoluant au cours du temps, le logis étant reconstruit et l´étable conservée et adaptée.

Le logis-étable (49 repérés/ 9 sélections)

Largement dominant durant l'Ancien Régime, le type dit logis-étable avec ses nombreuses variantes est très représenté avec un nombre important de sélections : près de la moitié (quatre) des neuf exemples sélectionnés datent de la fin du 16e siècle ou de la première moitié du 17e siècle. Cette structure subsiste cependant avec variante jusqu´à la fin du 19e siècle (Kermodeste).

Ce type est défini par l´association sous un même toit de la salle et de l´étable surmontées d´un grenier. L´accès se fait par une porte unique en façade, souvent décalée selon l´importance donnée à l´étable, reflet de la richesse de la ferme (Trélusson, fig. 52) ; l´accès à la salle se fait d´ailleurs parfois par cette dernière (Kerimel, ferme sélectionnée), la séparation entre les deux espaces étant ici assurée par un refends sur lequel s´appuie la cheminée de la salle. Cette séparation n´est pas toujours présente ou peut consister en une simple cloison. La partie dépendance n´est toutefois pas toujours une étable, un fournil (Keroulin), un cellier, une remise (au bourg) pouvant s´y substituer. Dans les fermes plus importantes, le volume initial s´accompagne d´un cellier (Kercret Ihuel), parfois à haut surcroît accessible par porte haute et escalier extérieur (Trélusson).

L´apparition d´un accès différencié pour l´étable, bien que pouvant être considérée comme une réelle amélioration, apparaît très tôt, sans doute dès la fin du 16e siècle : construite à cette époque, la maison de prêtre de Keristès, bien que de très petites dimensions possède deux portes desservant deux espaces séparés par une cloison en planches, la salle et une dépendance à usage indéterminé (fig. 53). A Kergonvo, ferme sélectionnée, c´est un refends percé d´une porte de communication qui sépare le logis de l´étable, beaucoup plus longue (fig. 54). En façade, la différenciation entre les espaces se voit à la taille de la fenêtre, souvent un jour pour aérer plutôt qu´éclairer l´étable, mais cette disparité s´atténue avec l´apparition de la notion de symétrie au cours du 18e siècle : au 19e siècle, il est parfois difficile de distinguer un logis double d´un logis étable à deux portes (Ty Boquet, fig.19), si ce n´est par l´absence de la souche de cheminée côté étable ; encore rencontre-t-on quelquefois au 19e siècle de fausses souches de cheminée.

Le grenier, situé dans le comble à surcroît, est souvent accessible par une porte haute et un escalier extérieur qui a souvent disparu : en témoignent les nombreuses représentations sur le plan cadastral de 1845. Quelques combles à surcroît sont desservis par des portes hautes jumelées (Kerivin, ferme sélectionnée, fig 55). L´escalier extérieur disparaît au 19e siècle.

A partir de la fin du 17 siècle, l´espace privé s´agrandit avec l´adjonction d´une chambre en prolongement de la salle (Keristès, 17e siècle, Kerimel, chambre non chauffée ajoutée au 19e siècle, séparée de l´étable à chevaux contemporaine par une cloison en planches) : quatre fermes de ce type ont été repérées. Il s´agit en fait de l´apparition du logis à deux pièces symétriques accompagné d´une étable, dont un cas a été repéré au début du 19e siècle et sept dans la 2e moitié du 19e siècle (Locmiquel, ferme sélectionnée, 1844).

II.L'habitat à seul usage d´habitation

Logis et parties agricoles s´individualisent les uns par rapport aux autres. Cette organisation de l´espace entraîne la séparation des fonctions d´habitation et d´exploitation qui ne sont plus réunies sous le même toit.

Les logis en rez-de-chaussée

Le logis à pièce unique (19 repérés)

Il s´agit d´un logis au volume minimal, à pièce unique surmontée ou non d'un petit comble à surcroît à usage de grenier. Le plan est plus ou moins allongé (Locmaria). Présent dès le 17e siècle, le type perdure jusqu'aux 19e et 20e siècles. Il abrite une population modeste de journaliers, petits artisans, ouvriers agricoles, cordiers descendants des cacous (lépreux) (Kerplat, fig. 56). Au cours du 19e siècle, ils s´implantent le long des routes nouvellement ouvertes en particulier dans les secteurs de lande récemment défrichés. (Kerjego, maisons sélectionnées). Parfois associés par deux ou trois (Kervarquer), ces logis à pièces uniques forment à Kermelgan où ils sont au nombre de 7, un véritable alignement (fig. 40), et évoquent un type plus présent dans l´est du Morbihan, subsistance d´une structure médiévale d´exploitation des terres en commun.

Le logis à deux pièces (27 repérés/1 sélection)

A élévation symétrique ou non selon leur ancienneté, le logis à deux pièces qui apparaît à Ploemel au cours du 18e siècle correspond à une différenciation des fonctions d´habitation : salle d´un côté, chambre de l´autre, séparées par un couloir à partir du milieu du 19e siècle. Pourtant, ce concept importé de l´habitat urbain est rarement respecté dans la réalité, la salle continuant à abriter des lits, tandis que la chambre sert de débarras. A Ploemel, l´exemple le plus ancien remonte au 17e siècle, même s´il a été complété d´une travée au 19e siècle : il s´agit d´un unicum car contrairement aux exemples postérieurs, il est doté d´un haut surcroît accessible par une porte haute (Kerran, logis repéré, fig. 57). La plupart datent cependant du 19e siècle, le type perdurant jusqu´au 20e siècle (Pont Len). Le comble à surcroît, lorsqu'il n'est pas aveugle, est percé d´une gerbière au centre (Kercret Izel) et parfois de jours latéraux formant la plupart du temps des travées avec les baies du.rez-de-chaussée (Saint-Cado, Trélusson fermes repérées, 18e et milieu 19e siècles). La gerbière est parfois remplacée par une porte haute en pignon (ferme sélectionnée au bourg, 1838, fig. 58). Ce type n´étant pas particulier au canton, ni même à la région n´a fait l´objet que d´une sélection en raison de sa grande diffusion régionale.

Le logis double (3 repérés, 2 sélections)

Seuls trois exemples ont été repérés, se répartissant entre le 17e siècle (Kergonvo, 1645) et le début du 19e siècle (bourg) : deux pièces en rez-de-chaussée toutes deux chauffées sont desservies par deux portes en façade.

A Kergonvo, la maison sur laquelle est porté un calice est datée 1645 (fig. 59) : la question reste posée quant à la présence de deux pièces avec entrée individuelle de savoir à qui était destinée la seconde pièce (au nord), sachant que la pièce sud avec cheminée monumentale et fenêtre à coussiège sur le pignon sud étant sans doute celle de l´ecclésiastique. Au bourg au 19e siècle, il s´agit sans équivoque d´un logis partagé. Quant au logis en ruines de Saint-Laurent sud, c´est un unicum dont il est cependant difficile de déterminer la partition originelle au rez-de-chaussée ; les deux escaliers extérieurs desservant chacun une porte haute de grenier, seul exemple conservé sur la commune, indiquent un usage partagé de cet espace ; seul l´état de dégradation avancé a empêché la sélection de cette maison (fig. 60).

Les logis à étage

Le logis de plan massé à une pièce par niveau (2 repérés, 1 sélection)

Parmi ces trois maisons se distingue le logis ouest de la ferme sélectionnée de Kervarquer : de plan massé, la maison possède une large tour d´escalier carrée postérieure, presque aussi importante que le volume du logis. Sans certitude, il pourrait s´agir d´une maison de prêtre, comme sa voisine au nord. Dans le 2e cas, à Saint-Laurent, ce logis est ajouté dans le prolongement d'un logis plus ancien.

Le logis de plan allongé à plusieurs pièces par niveau

Sur Ploemel, il se définit essentiellement par le type ternaire dont 32 exemples ont été recensés. Il consiste en un édifice à étage carré, à trois travées et entrée axiale. Cette symétrie de façade se répercute dans le plan : au rez-de-chaussée, deux pièces sont distribuées par le couloir axial qui aboutit à l´escalier desservant l´étage formé de deux à trois pièces. Les premiers exemples de type ternaire datent du 18e siècle, mais la régularité n´est alors pas toujours au rendez-vous (Bourg, maison parcelle 933 4 rue Joseph Le Pévédic, fig. 61 : les trois travées sont encore irrégulières, la structure intérieure n´est pas moderne mais la répartition des baies en façade annonce le type ternaire. Le développement tardif du bourg a créé une grande homogénéité dans les façades en privilégiant cette architecture normalisée et banalisée : sur les 32 maisons repérées appartenant au type ternaire, 17 se trouvent situées au bourg.

Comme le logis à deux pièces symétriques, le type ternaire à grande diffusion régionale et n´offrant pas ici de variantes spécifiques en comparaison avec le type de base n´a pas fait l´objet de sélections.

Trois autres exemples de plan allongé à étage de la 2e moitié du 19e siècle font figure d´unicum sur la commune. Le premier à Kerlivio, maison repérée, consiste en type ternaire à faux étage, un modèle que l´on retrouve fréquemment dans les maisons rurales de la vallée du Scorff : singeant les modes urbaines de l´extérieur, l´étage est en fait un grenier haut non partitionné qui accueille les récoltes. A Kergo, la façade à quatre travées comportent deux portes axiales : s´agit-il d´un logis partagé ? ou d´un logis à fonctions multiples caché derrière une apparaence de logis seul ? La restauration actuelle en résidence secondaire empêche toute réponse à la question. Enfin à Kergonvo, fig. 62, comme à Kerizan l´étage est divisé en une chambre à l´ouest et un espace de stockage à l´est, créant une façade irrégulière.

Enfin, faut-il encore considérer le logis à étage associé à une étable à haut surcroît comme un logis à fonctions multiples, cette fois juxtaposées et superposés ? On notera avec intérêt l´apparition précoce du type à Kerizan (ferme sélectionnée, 17e siècle). Mais la plupart du temps, il s´agit d´un logis du 19e siècle auquel est associé une étable souvent antérieure au logis et rehaussée au niveau de celui-ci (Kervarquer, ferme sélectionnée, fig. 63) ; cette formule est très particulière au canton de Belz (Erdeven, en particulier, Locoal-Mendon), et neuf cas ont été repérés à Ploemel.

Les ouvertures sur élévations antérieures sont placées irrégulièrement dans les maisons les plus anciennes, l´adoption de la régularité n´étant systématique qu´au 19e siècle. La travée est cependant adoptée dès le milieu du 17e siècle à Kerran, mais c'est une exception. Les pignons sont aveugles, ainsi que les façades postérieures, à l'exception de quelques portes hautes en pignon (ferme sélectionnée au bourg, 1838, à Keristès, début 17e siècle, ainsi que l´exception notable de la fenêtre au pignon sud de la maison de prêtre de Kergonvo.

Les escaliers

Dans une architecture ancienne où le comble non habitable prédomine, les escaliers extérieurs droits en pierre étaient le système de distribution privilégié. Ils apparaissent encore aujourd´hui encore comme un élément archétypique de l´architecture rurale morbihannaise, bien que beaucoup de ceux qui sont signalés, nombreux, sur le plan cadastral ancien de 1844, aient aujourd´hui disparu. A Saint-Laurent, la maison p. 329 en ruines montre même deux escaliers divergents desservant deux portes hautes, sans doute un ancien logis double difficilement identifiable.

Un seul escalier en hors-oeuvre a été repéré, dans la maison de prêtre du 17e siècle à Kervarquer.

Aucun escalier n´a été vu dans les maisons à étage du 19e siècle. Comme ceux des autres communes, ils sont sans doute majoritairement en bois, tournants et axiaux.

Aménagements intérieurs.

Les aménagements intérieurs consistent essentiellement en une cheminée, toujours placée en pignon. Pour les périodes anciennes, seul le logis de prêtre de Kervarquer montre deux cheminées superposées. Sa tour d'escalier postérieure montre aussi l´arrachement du conduit des latrines qui saillait sur le mur latéral.

Les placards muraux ne sont pas rares, souvent de simples niches rectangulaires, mais on voit aussi quelques placards à étagères, comme à la ferme sélectionnée de Kerimel, fig. 64. Cette dernière comporte également dans l'étable un placard au ras du sol, peut-être un ancien abreuvoir.

Le décor

Le décor sculpté porté sur les maisons et fermes de Ploemel est presque inexistant. Aussi signalera-t-on avec intérêt les deux crossettes de pignon constituées de dogues assis d´une ferme de Coët Quintin, provenant sans doute de l´ancien manoir proche (fig. 65). A Kerivin, le sommet de la lucarne double s´orne d´une tête humaine, que l´on retrouve plutôt sur les clefs d´arc de grange ou ‘caves´ (Keraudran, Kerbernès, Trélusson). C´est en effet sur les granges que se trouve placé le décor historié : outre les têtes humaines citées, une croix à Kergal au sommet du pignon, un ostensoir à Kermelgan, peut-être à usage propitiatoire. On citera encore une croix de Malte surmontée d´un coeur sur la porte de la ferme sud de Trélusson.

Indice d´une maison de prêtre, le calice apparaît trois fois, à Kervarquer sur la cheminée, à Keristès sur la fenêtre extérieure, ainsi que sur un blason daté 1560 remployé dans une ferme de Kerbrézel.

CONCLUSION

Comme sur la commune voisine de Locoal-Mendon, l´habitat rural démarre véritablement à la fin du 16e siècle et au 17e siècle avec de beaux exemples d´architecture, reflet d´une économie assez prospère pour la province, ce que confirme la construction religieuse sur la commune, avec quatre édifices du 16e siècle, dont la construction est en partie due à la contribution paysanne. Cependant, les fermes restent de taille moyenne. La conservation de ces bâtiments anciens semble en partie liée au régime de la propriété agricole qui n´a pas incité les paysans à reconstruire leur habitat avant la révolution agricole du milieu du 19e siècle. A partir de cette période, on assiste au renouveau de l´architecture rurale, au développement des villages à partir d´un noyau ancien préexistant.

Aires d'étudesRia d'Etel
Dénominationsmaison, ferme
AdresseCommune : Ploemel

Chronogrammes portés : 1560, 1627, 1635, 1645, 1660, 1771, 1773, 1781, 1788, 1789, 1797, 1805, 1814, 1819, 1822, 1824, 1828 (deux fois), 1831, 1832, 1833, 1836 (deux fois), 1838, 1844, 1846, 1849, 1853, 1884, 1886, 1900, 1913, 1936. Soit une date pour le milieu du 16e siècle, trois dates pour la 1ère moitié du 17e siècle, 1 pour la 2e moitié, 6 pour la fin du 18e siècle, 16 pour la 1ère moitié du 19e siècle et 3 pour la 2de moitié du 19e siècle. Les dates du 20e siècle n'ont pas été repérées exhaustivement.

Période(s)Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Toitsardoise
Mursgranite
moellon
Décompte des œuvres bâti INSEE 1155
repérées 140
étudiées 15

Annexes

  • LISTE DES MAISONS ET FERMES REPEREES

    BOURG, section H5.

    7 rue de la Grotte, parcelle 942. Maison enduite de type ternaire, ouvertures en granite gris, vers 1930.

    3 rue de la Grotte, parcelle 949. Maison enduite à deux pièces en rez-de-chaussée surélevé sur cave, vers 1930.

    1 rue de la Grotte, parcelle 950. Ferme désenduite avec soubassement en appareil polygonal. Type ternaire sur cave, étable en retour au sud-est, vers 1910, remplaçant un édifice construit entre 1811 et 1845.

    11 rue Joseph Le Pévédic, parcelle 1150. Maison construite entre 1811 et 1845, moellon, à pièce unique allongée en rez-de-chaussée, remise en alignement à toiture modifiée, début 19e siècle.

    7 rue Joseph Le Pévédic et 2 rue de l´Eglise, parcelle 886. Maison enduite à étage avec boutique au rez-de-chaussée ouverte en pignon, étage accessible par escalier extérieur sur la façade postérieure sur la rue de l´Eglise. 18e siècle.

    5 rue Joseph Le Pévédic, parcelle 929. Ferme en moellon avec logis de type ternaire, sans doute désenduit et étable en alignement à comble à surcroît, fin 19e siècle.

    4 rue Joseph Le Pévédic, parcelle 933. Maison établie à l'emplacement d'une mare sur les plans de 1811 et 1845, où elle ne figure pas. Construite en moellon, à double orientation, deux portes en rez-de-chaussée, vers 1850, augmentée d´une travée vers 1870. Le niveau de la rue a été rehaussé car le rez-de-chaussée est à demi enterré.

    2 rue Joseph Le Pévédic, parcelle 932. Ferme établie à l'emplacement d'une mare sur les plans de 1811 et 1845, où elle ne figure pas. Logis d'angle en moellon désenduit, entrée en pignon, façade ouest augmentée d'une travée, étable-dépendance en retrait, fin 19e siècle.

    1 rue de Kerivalen, parcelle 970. Ferme en moellon désenduit, de type ternaire, étable et remise en alignement, fin 19e début 20e siècle. Construite en remplacement d'un fournil mentionné sur le plan cadastral de 1845.

    Parcelle 1829. maison non repérée datée 1828.

    Parcelle 1261. maison non repérée datée 1627.

    Rue de Kerivalen, parcelle 975. Maison en moellon désenduit, de type ternaire, vers 1930.

    2 rue de Kerivalen, parcelle 1396, 1397, 1398. Ensemble de trois maisons figurant sur le plan cadastral de 1845, reconstruites entre 1930 et 1950.

    Rue de Kerivalen, parcelle 933. Maison enduite formée d'une pièce unique et d'un cellier, figurée sur le plan cadastral de 1809, début 19e siècle, remaniée fin 19e siècle.

    Rue de Kerivalen et rue de la gare, parcelle 933. Maison d'angle enduite à cinq travées, (type ternaire et deux travées ajoutées), couverte à croupe, fin 19e siècle.

    7 et 9 rue de la gare, parcelle 990. Maison enduite de type ternaire auquel est ajouté un corps à 1 travée et une porte, fin 19e siècle.

    11 rue de la gare, parcelle 1123. Villa 'les liserons'. Maison enduite, soubassement en appareil polygonal, en rez-de-chaussée et comble habitable sur cave, vers 1930.

    13 rue de la gare, parcelle 998. Maison en moellon, ouvertures en brique, à deux pièces en rez-de-chaussée, vers 1930..

    Rue du Presbytère, parcelle 1443. Maison reconstruite sur l'emplacement d'une maison à tour d'escalier postérieure figurée sur le plan cadastral de 1845. Maison en moellon à trois travées irrégulières, complétée par un corps à deux travées, jours de comble, vers 1850. Dépendance isolée.

    Rue des potiers, parcelles 900 et 1731. Maison figurée sur le plan cadastral de 1845 regroupant sous le même toit une salle et dépendance. Grenier accessible par porte haute en pignon. Maison enduite (sans doute en moellon à l'origine). Grange isolée en moellon aujourd'hui couverte en tôle. Fin 18e ou début 19e siècle, remanié vers 1930.

    Rue des potiers, parcelle 894. Ferme figurée sur les plans cadastraux de 1809 et 1845 regroupant logis en moellon à pièce unique et remise en alignement. Le logis remploie une porte du 16e siècle. Limite 18e 19e siècle, remanié fin 19e siècle

    Rue de l'Eglise, parcelle 895. Maison en moellon à étage figurée sur les plans cadastraux de 1809 et 1845, remontant peut-être au 17e siècle, remaniée au 19e siècle.

    Rue de l'Eglise, parcelle 890. Maison enduite avec soubassement en moellon, type ternaire, variante à travée avec remise à porte charretière, vers 1910.

    Rue de l'Eglise, parcelle 905. Maison enduite en rez-de-chaussée surélevé à deux pièces, ouvertures en brique, vers 1930.

    Rue Abbé Collet, p. 1414. Maison enduite de type ternaire, début 20e siècle, complétée d´une travée dans la 2e moitié du 20e siècle.

    Rue de la gare, p. 920. Maison enduite de type ternaire, début 20e siècle

    Rue de la gare, p. 921. Maison à plan en L, avancée à pignon sur rue à étage, sur cave, vers 1930.

    Rue de la gare. Maison enduite de type ternaire, double en profondeur, deux travées d´ouverture en pignon, vers 1930.

    Rue Er Plijadur, p. 1007. Maison enduite de type ternaire, variante à quatre portes en rez-de-chaussée, dépendance isolée en retour, vers 1930.

    COËT QUINTIN

    Ferme, section B1, parcelle 6. Ferme de type logis étable, 2e moitié 19e siècle, et logis en retour à deux pièces, début 20e siècle (photos : cf. dossier village).

    Maison, section B1, parcelle 693. Maison à deux pièces, début 20e siècle.

    SAINT-MÉEN

    Ferme, section B1, parcelle 900, 901, 902, 903. Ferme, logis de type ternaire, remise étable à porte charretière en alignement, grange-fournil isolée. Reconstruite en 1906 (information orale). (fig.1)

    TRÉLUSSON (photos : cf. dossier village)

    Ferme, section B4, parcelle 366. Ferme, logis à deux pièces symétriques, étable en alignement, appentis postérieur daté 1822 (date probable de la ferme). Puits-guérite indépendant milieu 19e siècle, redaté 1900. Crèche et soue à porcs.

    Ferme, section B4, parcelle 788. Ferme, logis de type ternaire, dépendances en alignement, 1er quart 20e siècle. Cellier isolé, 17e siècle ?

    Ferme, section B4, parcelle 356. Ferme, logis à deux pièces symétriques, remise avec porte en bois en alignement, 18e siècle. A l'ouest de la cour, grange-cellier à porte charretière en pignon datée 1778.

    Ferme, section B4, parcelle 355. Ferme sélectionnée, voir dossier.

    PONT-FOL.

    Maison section B4, parcelle 671. Maison d'habitation dépendant d'une scierie. Enduite, type ternaire, toiture à croupes. Vers 1940. (fig. 2).

    TOULHOUET

    Ferme section B3, parcelle 238. Ferme en moellon enduit, alignement comprenant chambre salle et étable, 1er quart 19e siècle. Soue en appentis contre le mur sud de l'étable. Étable accolée au nord, fin 19e siècle. (fig., cf. dossier village).

    KERGANEC

    Ferme, section A1, parcelle 911. Ferme isolée figurant sur les plans cadastraux de 1811et 1845 sous la forme actuelle accompagnée en 1845 d'un fournil. Logis à deux pièces de la fin du 19e siècle, avec étable en alignement dans laquelle se situait sans doute l'ancien logis, 17e siècle. Au sud, étable-grange avec four à pain en pignon (détruit), fin 19e siècle. (fig. 5, 6, 7).

    KERALLAN

    Ferme, section A1, parcelle 1008, 1009, 1005.Ferme isolée figurant sur les plans cadastraux de 1811et 1845 sous la forme actuelle d'un alignement avec deux soues (?) en avancée en 1811. En 1845, elle forme deux propriétés et ne compte plus qu'une soue. Ferme en moellon à deux logis, à l'ouest logis à étage à deux travées et laiterie en alignement à haut surcroît, daté 1814. Second logis à l'ouest : vestiges de logis étable remanié. (fig. 8, 9)

    KERMODESTE

    Ferme, section A1, parcelle 1071. Logis de type ternaire, 2e quart 20e siècle, étable en alignement, fin 19e siècle. (pas de fig.).

    Ferme, section A1, parcelle 1053. Logis à pièce unique et étable, 2e moitié 19e siècle. (pas de fig.).

    KERCRET IZEL

    Ferme, section A2, parcelle 218, 219. Cadastre 1845 : A2 347, 346, 345. Ferme au sud du village figurant sur le plan cadastral de 1845 sous la forme actuelle, mais en trois parcelles (trois logis ?), accompagnée d'un fournil dans le champ au nord. Logis à deux pièces reconstruit dans la 2e moitié du 19e siècle, avec étable à haut surcroît en alignement remployant une porte du 17e siècle, provenant de l'un des anciens logis. (fig. 10, 11)

    KERCRET IHUEL

    Ferme, section A2, parcelle 902. Ferme avec logis à deux pièces symétriques en moellon, couverte d'un toit à pignon découvert en ardoise, appentis latéral, 1ère moitié 19e siècle. (pas de fig.).

    KERVERNIC

    Ferme 1. Voir dossier.

    Ferme 2, section A2, parcelle 270. Ferme en moellon de granite regroupant logis étable, laiterie et fromagerie autour d'une cour. Les bâtiments d'exploitation sont en partie en ruines. Vers 1900. Étude interdite.

    KERGONVO

    Ferme 1, section A3, parcelle 550. Ferme à l'est de l'alignement. Ferme construite au 19e siècle en moellon regroupant logis et étable, étage à l'ouest, créée au début du 20e siècle et haut surcroît au-dessus de l'étable ; rallongée d'une étable début 20e siècle. Dépendance en moellon isolée au sud.

    Ferme 2, section A3, parcelle 551, 554, 553, 921, 930, 931. Sélection : voir dossier. Alignement en moellon de type logis-étable. 17e siècle et 19e siècle. Grenier accessible par escalier extérieur. A l'ouest de la cour, logis double daté 1645.

    Ferme 3, section A3, parcelle 564. Logis en moellon régulier de granite, logis à fonctions juxtaposées à une pièce habitable surmontée d'un étage associé à une pièce dépendance surmontée d'un grenier à l'est,

    SAINT-CADO

    Ferme 1. Section G3 parcelle 423, 1516, 1515. Ferme au nord de la chapelle, intégrée dans un alignement. Ferme construite au milieu du 19e siècle, fenêtres agrandies début 20e Siècle. Logis à deux pièces en moellon. Étable plus ancienne en léger retrait. Évier mural.

    Ferme 2. Section G3, parcelle 421. Ferme en moellon de type logis-étable à deux portes, début 19e siècle remanié fin 19e siècle.

    SAINT-LAURENT

    Partie médiane

    Ferme 1. Section F2, parcelle 886. Maison en moellon à pièce unique à haut surcroît, milieu 19e siècle (pas de fig.) Fournil intégré aux murs d'enclos servant également de talus au chemin.

    Ferme 2. Section F2, parcelle 889. Ferme fortement remaniée se composant d'un logis à deux pièces de la fin du 19e siècle (lucarnes externes récentes) et d'une étable en alignement à haut surcroît du milieu du 19e siècle.

    Partie sud.

    Ferme 3. Section F2, parcelle 329. Ferme atypique en moellon régulier à une pièce (logis-étable ?). Deux escaliers extérieurs mènent au grenier par deux portes hautes. Niche à chien dans l'un des escaliers. Étable en retrait à l'ouest.

    Partie ouest.

    Ferme 4. Section F2, parcelle 1264, 1265. Ferme en alignement regroupant un logis de type ternaire associé à une étable à haut surcroît. Début 19e remanié fin 19e siècle. Grange datée 1828.

    Ferme 5. Section F2, parcelle 270. Ferme du 17e siècle, sans étage, remaniée au 19e siècle en logis à fonctions multiples juxtaposées et superposées. Moellon de granite. Elle est liée à un logis de plan massé à étage début 20e siècle. Puits en granite à superstructure.

    Ferme 6. Section F2, parcelle 1465. Logis en moellon à deux pièces symétriques de la fin du 18e ou du début du 19e siècle. Étable en alignement du logis, remontée. Puits circulaire, cellier, et soue.

    ER VARQUEZ.

    Maison, section F5, parcelle 805. Maison de lande isolée en bordure de la route d'Erdeven, à la frontière de la commune, à deux pièces en rez-de-chaussée, 2e moitié 19e siècle (fig.12).

    KERISCOARN

    Ferme 1, section F1, parcelle 810. Logis étable en moellon régulier de granite couvert en tôle, à comble à surcroît, milieu 17e siècle. Nouveau logis en moellon enduit couvert en tôle, à une pièce habitable et débarras, 2e moitié du 19e siècle. Appentis en moellon au pignon est.

    Ferme 2, section F1, parcelle 841. Logis étable en moellon régulier de granite couvert en tôle, à haut comble à surcroît, milieu 17e siècle. Nouveau logis reconstruit sur la partie est de l'ancien logis, en moellon couvert en ardoise, à haut surcroît partiellement transformé en étage carré pour y créer une chambre, milieu 19e siècle. Remise et fournil en moellon.

    PALIVARC'H

    Ferme 1. Section F3, parcelle 1166, 1167. Logis étable à deux portes orienté à l'est en moellon régulier de granite à haut comble à surcroît, début 19e siècle. Nouveau logis en retour d'équerre en moellon à deux pièces symétriques, début 20e siècle ; puits guérite et fournil au sud de la cour.

    Ferme 2. Section F3, parcelle 383. Logis étable à deux portes en moellon régulier de granite, milieu 17e siècle remanié dans la 2e moitié du 19e siècle sous forme de logis double.

    Ferme 3. Section F3, parcelle 1238. Ferme du 17e siècle remanié au 19e siècle sous forme de logis à deux pièces complété d'une étable, remployant une porte du 17e siècle. Un nouveau logis de type ternaire en équerre est construit dans le 2e quart du 20e siècle. Puits à boules en pierre de taille et fournil au sud de la cour, sans doute du 18e siècle.

    PONT LEN

    Maison 1, section F5, parcelle 706. Maison de bord de route, ancien café, construite en moellon, de type ternaire, 2e quart 20e siècle.

    Maison 2, section F5, parcelle 808. . Maison de bord de route, construite en moellon, à deux pièces symétriques, 2e quart 20e siècle (fig.13).

    POUL BLEÏ

    Ferme 1, section F4, parcelle 488. Située à l'est du village, la ferme se développe autour d'une cour dont le logis occupe le nord et un cellier le sud, un puits en pierre de taille au centre de la cour. Le logis construit dans la 2e moitié du 17e siècle (date de 1660 en remploi) a été reconstruit en partie ou totalement en remployant de nombreux éléments anciens en 1849, date portée. En moellon de granite couvert en chaume, il se compose d'un logis étable et d'une troisième pièce en prolongement du logis à usage indéterminé.

    Au sud de la cour cellier reconstruit dans la 2e moitié du 19e siècle.

    Ferme 2, section F4, parcelle 1476. Logis étable à deux portes à haut comble à surcroît et fenêtre haute, porte du 17e siècle en remploi, façade orientée au nord. 1ère moitié 19e siècle.

    LOCMIQUEL

    Maison 1, section G5, parcelle 1596, 1061. Maison à pièce unique en moellon, 17e siècle, remaniée au 19e siècle, fenêtre haute éclairant un escalier ? Fournil au sud de la cour en moellon de granite, couvert en tôle.

    Ferme 1, section G5, parcelle 1592. Ferme composée d'un logis daté 1836 très remanié et transformé en étable lors de la construction du nouveau logis à deux pièces symétriques au début du 20e siècle.

    Ferme 2, section G5, parcelle 793, 1347. Voir dossier.

    Maison 2, section G5, parcelle 1079. Maison à deux pièces, enduit moucheté, 2e quart 20e siècle.

    Ferme 3, section G5, parcelle 1576, 1577. Logis-étable en moellon à haut comble à surcroît desservi par une porte haute et escalier extérieur disparu, 18e siècle.

    KERIMEL

    Ferme 1, section F4, parcelle 555. Ferme de type logis-étable construite au 17e siècle, remaniée dans sa partie logis au 19e siècle. Le cellier au nord qui date du 17e siècle est rehaussé au 20e siècle. La grange-remise et le four sont antérieurs à 1811, sans doute du 18e siècle.

    Ferme 2, section F4, parcelle 555. Voir dossier.

    TOUL BELANN

    Section E1, parcelle 290. Maison de lande isolée en bordure de la route d'Erdeven, de type ternaire à travée incomplète en moellon, milieu 19e siècle. Ecurie sans étage en alignement.

    KERVARQUER

    Section E1, parcelle 24, 25, 26. Alignement composé de plusieurs petits logis du 18e siècle, en moellon, sans étage à pièce unique, aujourd'hui très remaniés à l'exception du dernier au sud.

    Ferme section E1, parcelle 30, de type logis étable avec comble accessible par escalier extérieur, moellon, couverte en chaume, 18e siècle.

    ER GRAH

    Ferme, section E1, parcelle 7. Maison de lande isolée en bordure de la route d'Erdeven, à deux pièces symétriques avec haut surcroît, probablement surélevée, dépendance en appentis postérieur 2e moitié 19e siècle (fig.14).

    POUL HOH

    Ferme, section G5 parcelle 1565. Maison de lande isolée en bordure de l´ancienne route d'Erdeven, avant la création de la route au 19e siècle. Elle est mentionnée sur le cadastre de 1845, mais a été remaniée ou reconstruite au début du 20e siècle. Alignement avec logis à deux pièces symétriques avec surcroît, et étable à haut surcroît. Dépendance en retour d´équerre sur la façade postérieure (fig.15-17).

    KERGOUNIO

    Maison, section H4, parcelle 1197, 689. Maison enduite à deux pièces symétriques, vers 1930.

    KERIVILAINE

    Ferme section H1, parcelle 92. Alignement composé d´un logis étable au centre du début du 17e siècle, rehaussé et en partie remanié au 19e siècle. Allongé d´un logis vers l´est au 19e siècle, puis d´un logis à deux pièces vers 1932.

    KERAUDRAN

    Ferme 1, section H1, parcelle 122. Ne figurant pas sur le plan cadastral 1845. Construite en moellon de granite, elle se compose d'un logis-étable du milieu du 19e siècle complété en 1945 d'un logis à deux pièces. Cellier à porte charretière à linteau de bois avec tête sculptée. Puits en pierre de taille.

    Ferme 2, section H1, parcelle 2025. Figure sur les plans cadastraux de 1811 et 1845. Construite en moellon composé d'un logis à deux pièces à haut surcroît et d'une étable sous le même toit. Au niveau de l'étable, l'escalier extérieur a disparu et la porte haute a été bouchée. 1ère moitié du 19e siècle. Crèche en retour dont les ouvertures du rez-de-chaussée sont bouchées.

    Ferme 3, section H1, parcelle 135. Ne figurant pas sur le plan cadastral 1845, elle remplace une autre ferme construite à un emplacement différent. Construite en moellon est composée d'un logis de type ternaire et d'une étable en alignement terminée par une pièce habitable. Milieu 19e siècle, logis modifié vers 1900. La grange-fournil au sud-est à ouverture charretière en pignon s'accompagne d'une autre grange au sud dans l'enclos (aire à battre ?). Puits circulaire en moellon.

    Ferme 4, section H1, parcelle 1573. Logis ne figurant pas sur le plan cadastral 1845 aspecté à l'est. La ferme se compose d'un logis à étage et comble enduit à deux travées et d'une étable à haut surcroît en alignement ouverte en pignon d'une porte et d'une porte haute en pignon nord. Milieu 19e siècle. Sa façade est masquée par un nouveau bâtiment sans étage en retour de la fin du 19e siècle, remanié.

    KERBERNES

    Ferme1, section H1, parcelle 12. Ferme peut-être située sur le site de l'ancien manoir. Dans un enclos de hauts murs, le logis reconstruit en 1930 occupe le nord de la cour. Il est de type ternaire, en moellon. En alignement, étable à haut surcroît construite dans la 2e moitié du 19e siècle. De part et d'autre de la cour, dépendances remplaçant et remployant les pierres de deux bâtiments figurant sur le cadastre ancien. Puits daté 1884 en pierre de taille à superstructure en granite.

    KERIZAN

    Ferme, section A1, parcelle 118, 968. Grand logis-étable à étage à fonctions multiples juxtaposées et superposées aujourd´hui divisé en deux propriétés. Construit en moellon de granite, il se compose d'une partie logis à l'est avec cheminées superposées au pignon est et d'une partie étable surmontée d'une chambre avec cheminée et (ou ?) d'un grenier à l'ouest. L'absence de visite intérieure ne permet pas d'approfondir l'étude de cette structure inhabituelle, en particulier la position de l'escalier et la présence d'une cheminée dans la chambre (?) surmontant l'étable. Les ouvertures du logis sont modifiées au 20e siècle. Les rampants des pignons, légèrement brisés, indique la fin du 16e ou le début du 17e siècle ; leurs crossettes sont moulurées.

    Ferme 2, section A1, parcelle 986, 985, 983. Alignement regroupant un logis à étage désenduit reconstruit ou profondément remanié en 1930 et une dépendance à porte charretière en moellon, à haut surcroît du 19e siècle remployant une porte de la fin du 16e ou du début du 17e siècle. Grange au sud de la cour, 19e siècle.

    KERPLAT

    Maison, section H3, parcelle 334. Maison en moellon constituée d'une pièce unique, avec porte au nord sur le chemin et fenêtre au sud. La cheminée à consoles bois est positionnée sur le pignon ouest. La toiture en tôle a remplacé le chaume d'origine.

    TY BOQUET

    Ferme, section C1, parcelle 18, 19. Ferme isolée ne figurant pas sur le plan cadastral de 1845. Elle se compose d'un logis étable à deux portes enduit couvert en tôle (remplaçant le chaume), de la 2e moitié du 19e siècle, prolongé fin 19e d'une nouvelle étable enduite couverte en ardoise. La cheminée du logis est en pierre. Dépendance en retour côté ouest remployant un linteau daté 1771 (fig.18-19).

    KERGAL

    Ferme, section C1, parcelle 596. Ferme avec logis en moellon, logis à deux pièces symétriques. Remise-fournil en moellon avec ouverture en pignon à porte charretière à linteau de bois. Le sommet du pignon est orné d'une croix. Un puits circulaire est adossé au mur d'enclos. 19e siècle.

    KERBARH

    Maison 1, section C2, parcelle 574. Moellon désenduit, couverture en fibrociment ayant remplacé le chaume, toit à pignon découvert, à deux pièces symétriques, 2e moitié 19e siècle, remaniée vers 1900.

    Maison 2, section C2, parcelles 184, 185. Moellon enduit, couverture en ardoise à pignon découvert, à pièce unique, fin 19e siècle.

    Ferme 1, section C2, parcelle 190. Moellon enduit, couverture en ardoise à pignon découvert, logis-étable à deux portes : logis à porte à linteau sur corbelets et porte haute, fenêtre agrandie vers 1950. Etable et cellier en prolongement. Début 17e siècle, remanié au 19e et 20e siècles.

    Ferme 2, section C2, parcelle 195. Moellon enduit, couverture en ardoise à pignon découvert, logis à pièce unique et étable en retour postérieur, fin 19e siècle.

    Ferme 3, section C2, parcelle 606. Moellon désenduit, couverture en ardoise à pignon découvert, logis à deux pièces symétriques et étable en alignement, vers 1930.

    PEN ER PONT

    Maison, section C1, parcelle 846. Maison de lande en bordure de route aspectée à l'est, en moellon de granite à deux pièces et élévation irrégulière : la pièce principale éclairée par une porte et deux fenêtres, la chambre par une fenêtre. Gerbière axiale. Appentis latéral nord. Fin 19e siècle (fig. 20).

    TOUL ER VRAN

    Ferme, section C1, parcelle 79. Ferme de lande en bordure de route, en moellon de granite, couverte en ciment amiante ayant remplacé le chaume. Structure indéfinissable en raison de la transformation en habitation au milieu 20e siècle, peut-être un logis-étable à deux portes. 2e moitié 19e siècle (fig.21).

    LOCMARIA

    Ferme, section D1, parcelle 122. Ferme ne figurant pas sur le plan de 1845, construite en moellon, composée d´un grand logis à pièce unique et d´une dépendance en alignement surmontés d´un haut surcroît, accessible par un escalier extérieur. La façade principale est au nord. Remise à porte charretière en pignon à linteau de bois. Milieu 19e siècle.

    Maison, section D1, parcelle 114, figurant sur les plans de 1809 et 1845, construite en moellon, formée d´un logis avec cellier, portant la date de 1781 sur la fenêtre haute. La porte du logis est remployée. 2e moitié 18e siècle. Puits guérite, 19e siècle.

    Ferme, section D1, parcelle 890, 891. Ferme figurant sur les plans de 1809 et 1845, construite en moellon, regroupant en alignement, un logis, un cellier à porte charretière en plein cintre et une étable à chevaux dont le comble est accessible par un escalier extérieur avec niche à chien dans le massif de l´escalier. La porte haute porte l´inscription : "Faite en 1805". La maison porte la date de 1789. Puits guérite au sud du cellier.

    Ferme, section D1, parcelle 133. Ferme figurant sur les plans de 1809 et 1845, reconstruite ou entièrement remaniée dans le 2e quart du 20e siècle. Logis de type ternaire avec l´étable en alignement, façade orientée au nord. Puits guérite daté 1886.

    POULGUENAN

    Sur les plans cadastraux de 1809 et 1845, le village comporte comme aujourd´hui deux fermes (fig. 22-23).

    Ferme 1, section C3, parcelle 338, 339. Ferme figurant sur les plans de 1809 et 1845 ainsi que sa dépendance au sud, entièrement reconstruite en 1946 (logis) et 1957 et 1959 (dépendance). Logis en moellon de type ternaire, dépendances en alignement et au sud, à comble à surcroît (fig. 24).

    Ferme 2, section C3, parcelle 344. Ferme figurant sur les plans de 1809 et 1845, construite en moellon et regroupant en alignement d´ouest en est, une grande étable et la salle du 17e siècle, une chambre et un cellier à porte charretière en plein cintre du 18e siècle, le tout en rez-de-chaussée à comble à surcroît. La ferme est augmentée d´un logis de type ternaire en 1947, date portée au-dessus de la porte (fig. 25-28).

    KERLIVIO

    Sur le plan cadastral de 1845, le village est constitué d´une grande ferme qui subsiste, d´une plus petite détruite et de deux maisons peut-être de journaliers au sud, dont l´une a disparu (fig. 29)

    Ferme, section C3, parcelle 456. Alignement comprenant les vestiges d´un bâtiment du 17e siècle et en alignement un logis de type ternaire avec étage sans cheminées et un cellier à haut comble à surcroît et porte haute, le tout désenduit, milieu 19e siècle (fig. 30).

    Maison, section C3, parcelle 457. Dépendait peut-être à l´origine de la ferme. Maison enduite de type ternaire couverte d´un toit à croupes, vers 1920 (fig. 31).

    KERBREZEL

    Ferme 1, section H3, parcelle 396. Ferme en moellon constituée d´un logis à deux pièces et d´une dépendance en alignement. 2e quart 20e siècle.

    Ferme 2, section H3, parcelle 378, 384. Ferme en moellon constituée d´un logis-étable daté 1773, complété par un logis de type ternaire en 1933 (information orale). Dépendance isolée au sud (étable) datant du 18e siècle, avec escalier extérieur au nord.

    Ferme 3, section H3, parcelle 378, cf. dossier

    Maison 1, section H3, parcelle 387, 386, cf. dossier.

    TY NEVE

    Maison, section H3, moellon, logis surélevé, 2e quart 20e siècle.

    Ancienne ferme figurant sur le plan cadastral de 1845, remaniée non repérée.

    KERVERREC

    Ferme section H3, parcelle 494. Ferme figurant sur le plan cadastral de 1845, en moellon, constituée d´un alignement non homogène avec un ancien logis à haut surcroît à l´ouest remontant au 17e siècle, très remanié au 19e siècle en étable, un logis du début 19e siècle également très remanié et un 3e logis du 19e siècle également remanié (fig.32-33).

    LA VILLENEUVE

    Ferme, section E1, parcelle 900, construite en moellon enduit, composée d´un logis de type ternaire et d´une dépendance en alignement, 2e quart 20e siècle.

    KERRAN

    Maison, section D1, parcelle 932. Maison en moellon partiellement enduit, composé de deux pièces surmontées d'un haut surcroît, 17e siècle, allongé et modifié dans la 2e moitié du 19e siècle. Cellier avec escalier en pignon avec niche à chien.

    Ferme 1, section D1, parcelle 885. Construite en pierre de taille et couverte en tôle ayant remplacé le chaume, la ferme est de type logis-étable à deux portes. 17e siècle, fenêtre du logis agrandie au 19e siècle.

    Ferme 2, section D1, parcelle 883. Ferme en moellon avec logis de type ternaire, variante à travée incomplète, et étable à haut surcroît en alignement, 2e quart 20e siècle.

    Ferme 3, section D1, parcelle 884. Ferme en moellon en ruines composée d'un logis du 17e siècle très remanié, complété par un logis à pièce unique au milieu du 19e siècle ; l'escalier en bois droit est placé face à la porte d'entrée. Etable indépendante en alignement.

    KERGO

    Ferme, section D3, parcelle 669. Ferme en moellon désenduit avec logis de type ternaire, variante à quatre travées, la dernière correspondant peut-être à l'étable, 4e quart 19e siècle. Fournil au sud.

    KERBREDEVA

    Ferme, section D3, parcelle 804, 625. Ferme construite en moellon de granite, composée d´un logis de type ternaire et de dépendances en alignement, 2e quart 20e siècle. (pas de photo).

    KERISTES

    Maison de prêtre, ferme 2. Cf. dossiers individuels.

    Ferme 1, section D2, parcelle 556 (1845 section D2 p. 482). Ferme construite en moellon régulier couverte en tôle ayant remplacé le chaume, de type logis-étable à porte unique complété d´une chambre non chauffée avec accès indépendant. Dépendance en retour en moellon régulier couverte en tôle (étable) datée 1635. Début 17e siècle.

    Ferme 2, section D2, parcelle 647. La ferme remplaçant l´ancien manoir, construite en moellon enduit, est un logis de type ternaire avec appentis cellier postérieur et étable en alignement en appentis.

    KEREVIN

    Maison, section E2, parcelle 392 située à l´extrémité ouest d´un long alignement remanié de plusieurs unités d´habitation. Elle se compose d´un logis à pièce unique en moellon dont la façade recomposée au 19e siècle remploie une porte du début du 17e siècle placée entre deux fenêtres. Les ouvertures du comble ont été coupées lors de la mais en place du toit en fibrociment remplaçant le chaume. C´est alors que l´escalier extérieur mentionné sur le cadastre de 1845 a disparu. Puits circulaire du 19e siècle en pierre de taille.

    KEROULIN

    Maison, section E1 parcelle 165 regroupant une partie logis avec une partie fournil séparées par une cloison. Le logis a une cheminée à linteau de bois, des plafonds à barasseaux et les fenêtres sont fermées par des volets en bois. Vers 1840.

    Ferme 1, section E1 parcelle 162 construite en moellon, orientée au nord, formée d´un logis étable à deux portes du 17e siècle et d´une grange en alignement à l´est ajoutée au 19e siècle. Cheminée à colonnettes peut-être remployée, façade très remaniée. Porte haute en plein cintre placée sur le mur de refends et desservant les deux parties du grenier. 17e siècle, remanié aux 18e et 19e siècles. Puits couvert du 19e siècle.

    Ferme 2, p. 170. Voir dossier.

    Sud du BOURG

    Maison nommée PAX, section E1 parcelle 114. Maison enduite avec soubassement en moellon, à pignon sur rue, étage carré sur rez-de-chaussée surélevé, plan double en profondeur, vers 1930 (fig. 34).

  • 20065606139NUCA : Mairie de Ploemel

    20065606140NUCA : Mairie de Ploemel

    20065606146NUCA : Mairie de Ploemel

    20065606243NUCA : Mairie de Ploemel

    20065606260NUCA : Mairie de Ploemel

    20065606327NUCA : Mairie de Ploemel

    20065606328NUCA : Mairie de Ploemel

    20065606329NUCA : Mairie de Ploemel

    20065606339NUCA : Mairie de Ploemel