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Malouinière dite la Touche Baude, puis de la Touche Ferron, de la Touche Dutertre (Lanvallay)

Dossier IA22132204 réalisé en 2013

Fiche

Dossiers de synthèse

Cette noble demeure qui s’apparente par sa composition et son style aux hôtels malouins et « malouinières » du Clos Poulet prendra successivement les noms de ses différents propriétaires, la Touche Baude au 18e siècle, la Touche Ferron au début du 19e siècle et la Touche Dutertre au milieu du 19e siècle.

La famille Baude fait partie de ces illustres familles d’armateurs de Saint-Malo. Henry Baude, propriétaire des manoirs et métairie du Bois Harouard, du Colombier et de la ville es Olliviers sur Lanvallay sera l’un des directeurs de la Compagnie des Indes Orientales. Son frère François-Joseph Baude anoblit en 1713 par sa charge de secrétaire du roi construira en 1724 avec sa belle sœur Pélagie Céleste Picot, un an après la mort de son frère, l’hôtel Baude situé au 1 rue d’Asfeld à Saint-Malo.

Michel Marion (1696-1761?), architecte de l'hôtel malouin pourrait être celui du manoir de la Touche Baude. Cependant François Joseph Baude fait édifié dès 1713 la chapelle, date précoce rendant l'attribution difficile. Les fenêtres à linteaux droits, la toiture à longs pans brisés corroborent une datation du début du 18e siècle qui masque cependant une partie plus ancienne du 17e siècle.

Parties constituantes non étudiées parc, communs, chapelle
Dénominations manoir
Aire d'étude et canton Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
Adresse Commune : Lanvallay
Lieu-dit : Touche du Tertre (la)

Un premier logis du 17e siècle, orienté au sud, a été englobé dans un nouveau programme au début du 18e siècle. Ce premier logis qui forme actuellement une aile arrière abrite en rez-de-chaussée la cuisine dont les dispositions d’origine, cheminée, et potager monumental, du 17e siècle sont conservées.

Le nouveau logis est reconstruit pour François-Joseph Baude qui est anoblit en 1713. Cette date était portée sur le pignon de la chapelle, nouvellement édifiée.

L'architecte du manoir est dans la mouvance de l'hôtel particulier,1 rue dAsfeld à Saint-Malo, se retrouve notamment dans les deux logis la haute toiture à comble brisé moins fréquente dans les « malouinières » de la deuxième génération.

Période(s) Principale : 17e siècle
Principale : 1er quart 18e siècle
Dates 1713, porte la date
Auteur(s) Auteur : Marion Michel, architecte, attribution par analyse stylistique

Le cadastre de 1844 présente l’environnement du manoir qui a très peu évolué hormis l’accès principal et la disparition de la chapelle qui se situait dans un angle, à l’est de l’entrée. L’avenue de la Touche ou des « Petites Folies » mène à un parc qui forme un écrin de verdure à la demeure. L’entrée se signalait par un portail à grilles et un saut de loup qui a disparu suivi d’un parterre de gazon dessiné selon les canons esthétiques du jardin classique du 18e siècle.

Les communs et dépendances sans être éloignés du logis sont agencés de façon indépendante. Perpendiculairement au manoir se situent un bel ensemble de communs organisé à partir d’un corps central à trois grandes arches. Ce dernier construit à la même époque que le logis principal ne fait toutefois pas partie de la composition architecturale car il se situe en dehors de l’enclos du logis du maître. Cette répartition des espaces de travail et d’agrément se retrouve également à l’arrière du manoir. L’ancien pavillon du 17e siècle qui forme une aile arrière est prolongé par un enclos qui divise un espace de service et un jardin.

Les communs ainsi que la façade arrière du manoir conservent leur aspect d’origine. Un crépi blanc recouvre une maçonnerie en moellons de granite. Des bandeaux peints soulignaient l’architecture et donnaient l’illusion d’un appareil en pierre de taille. Les combles brisés avec leurs épis de faitage saillants rappellent ceux des hôtels urbains de la rue d’Asfeld à Saint-Malo.

Les travées non symétriques à l’arrière et l’intervalle différent des deux premières travées de la façade antérieure indiquent la reprise à partir d’un logis plus ancien.

L’agencement intérieur, cheminées en marbre, lambris et parquets réalisés avec des grandes lattes de pin sont d’une grande simplicité comme le petit escalier en pierre rejeté en façade arrière dans un espace central restreint.

Le couloir central divise un espace double en profondeur : à gauche, la salle à manger qui communique avec la cuisine arrière aménagée dans le pavillon du 17e siècle, à droite, le grand et petit salon. Le grand salon s’ouvre sur la salle de billard agencée à l’est dans une aile plus basse.

Murs granite moellon enduit
Toit ardoise
Étages 1 étage carré, étage de comble
Couvrements
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures
Escaliers escalier dans-oeuvre : en maçonnerie

Annexes

  • la touche du Tertre : matrices cadastrales de 1844

    Appartient à Yves Dutertre à Dinan

    C 466, la vallée de Gramon

    C 467, la vallée de Gramon

    C 468, 469, 470, le pré de Gileau

    C 471, le bois des basses patures

    C 472, le bois des petites folies

    C 473, le bois des petites folies

    C 475, la noë Cholet

    C 476, le bois des grandes folies

    C 477, les petites folies, terre labourable

    C 478, le doué des petites folies, pièce d'eau

    C 479, les pignorettes

    C 480, les hautes pâtures

    C 481, l'avenue des petites folies

    C 482, les basses pâtures

    C 483, le parc

    C 484, la chapelle

    C 485, les douves

    C 486, le parterre

    B 487, le château de la Touche, maison, cour et bâtiments

    B 488, la touche, maison cour et bâtiments

    B 489, le doux auvêque

    B 490, le jardin de devant

    B 491, les portes, maison, cour et bâtiments

    B 492, le jardin de derrière

    B 493, la pépinière

    B 494 à 496, le pré neuf

    B 497, le clos de bouvienne

    B 498, le clos de bouvienne

    B 500, la fontaine du domaine

    B 501, les buttes du domaine

    B 502, les linberges

    B 503, le vivier d'en haut

    B 504, le bas jardin

    B 505, le jardin de la chapelle

    B 506, la basse pâture

    B 507, le vivier d'enbas

    B 508, les buttes des linberges

    B 509, es buttes des linberges

    B 510, les linberges

    B 511, languenos

    B 512, Languenos

    C 654, le clos de la grange

    C 653, Gileau.

Références documentaires

Bibliographie
  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic Editions, 2000. (Collection Le Patrimoine des communes de France).

Multimedia

Liens web