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Manoir de Traou Martin (Minihy-Tréguier)

Dossier IA22133390 inclus dans Bourg de Minihy-Tréguier réalisé en 2018

La seigneurie de Tromartin (puis métairie) a notamment appartenu à :

- François Le Chevoir, seigneur de Tromartin marié à Marie Guyomar ;

*François Michel (né vers 1630), seigneur de Saint-Drénou alias Saint-Renaud, et seigneur de la Ville Basse demeurant en la ville de La Roche-Derrien règle la succession de "damoiselle Guyonne Le Chevoir, fille du seigneur de Traou Martin, de damoiselle Jeanne-Marie du Trévou et de damoiselle Louise du Trévou.

- François Le Chevoir (mort avant 1664), "écuyer", seigneur de Tromartin marié à Isabeau de Coëtloury,

- Jean-Baptiste de Kermoysan (vers 1640, vers 1675), "chevalier", seigneur du Rumeur, de Kerjean et du Plessix, marié à Elisabeth Le Chevoir, dame de Tromartin ;

- Claude Vincent de Kermoisan (vers 1675, décédé avant 1720) ;

- Joseph François de Kermoysan (1704-1750), chevalier, seigneur du Rumeur, de Keroser et de Tromartin ;

- Louis Jean-Baptiste de Kermoysan (1727-1787), seigneur du Rumeur à Pommerit-le-Vicomte, de Keroser à Saint-Avé sa demeure, de Tromartin à Minihy-Tréguier et de La Haye-Paryan, chevalier de Saint-Louis, lieutenant des vaisseaux du roi. Marié avec Renée-Guillemette de Kerguélen de Kerbiquet mais n’ayant pas d’enfant, la seigneurie échoue au fils ainé de Rolland-René de Kermoysan (1731-1779), son frère puîné, également chevalier de Saint-Louis, avocat au présidial de Vannes puis conseiller au parlement de Bretagne ;

Avant 1768, le manoir et les terres sont tenues "à titre de ferme" par François Philippe et Marie Philippe, sa fille.

10 juin 1768, le "lieu et le manoir de Tromartin" sont baillés pour 9 ans à titre de convenant et domaine congéable à Pierre Loyer et Anne Le Caër sa femme moyennant 300 livres en argent, 12 livres de lin prêt à filer, 9 parpagnés d’huîtres fraiches de Tréguier pour une valeur de 30 livres à Louis Jean-Baptiste de Kermoysan et également 300 livres en argent (payable en 4 fois), 12 livres de lin prêt à filer, 9 parpagnés d’huîtres fraiches de Tréguier livrables en 3 fois à tous les carêmes au Rumeur à Pommerit-le-Vicomte à sa mère douairière de Kermoysan. En sus, pour "commission et deniers d’entrée du présent bail à convenant", la somme de 750 livres payable comptant ainsi que 50 livres de lin "prêt à filer de belle filasse à la Saint-Michel". Pierre Loyer et Anne Le Caër se sont fiancés à Minihy-Tréguier le 24 avril 1763. Il s’est marié en seconde noce avec Marie Yvonne Le Bian en 1785.

- Jean-René de Kermoysan (propriétaire avant le 2 juin 1821), chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis demeurant à Ploërmel ;

- Pierre Caro, veuf, donataire de Elisabeth Le Lay et Jeanne-Marie Caro, sa fille, épouse de monsieur Aimé Jean-Marie Le Guen, employé de contributions indirectes en retraite deviennent propriétaire du manoir devenu "métairie de Tromartin" le 2 juin 1821 pour la somme de 25 000 francs. Ils sont "marchands ciriers" à Tréguier.

- Jeanne-Marie Caro (décédée en 1852) et Aimé Jean-Marie Le Guen (décédé il y a plus de 70 ans en 1920) ;

- Aimé Le Guen (seul héritier, décédée en 1867) et Jeanne-Marie Robert ;

- Alfred Le Guen, "receveur de l’enregistrement" demeurant à Cherbourg est devenu propriétaire lors d’un partage survenu le 28 janvier 1906 suite au décès de Aimé Le Guen à Tréguier en 1867 et de sa femme Jeanne-Marie Robert restée sa veuve décédée à Kerbellec à Mellionnec jusqu’en 1905. Veuf de Rosaria Tajan, il a également été receveur de l’enregistrement demeurant à Saint-Brieuc en 1920.

Alfred Le Guen, "receveur de l’enregistrement" demeurant à Cherbourg loue avec un "bail à ferme" aux époux Alain Le Glas et Françoise Le Yéodet, cultivateurs à Minihy-Tréguier le 15 septembre 1910 pour la somme annuelle de 1300 francs payable en deux fois. La maison à buée, le douët et les routoirs peuvent être sous loués au risque et péril des locataires mais doivent autoriser au fermier de la métairie de Kermartin la possibilité d’utiliser gratuitement l’un des routoirs. Les preneurs n’ont le droit qu’aux émondes de chênes et ormes : le "droit d’émonder les châtaigniers, frênes, hêtres, sycomores, acacias et autres arbres de décoration est exclusivement réservé au propriétaire". Il est mentionné l’existence d’une carrière dans la lande dite de Traou Martin qui peut être exploitée moyennant le paiement de 10 centimes par mètres cubes.

Alain Le Glas et Françoise Le Yéodet sont locataires pour 9 ans à partir du 29 septembre 1912.

En 1902, une partie des terres de la ferme de Traou Martin – sur une longueur de près de 350 mètres - est traversée par les chemins de fer départementaux pour l’établissement de la ligne Plouëc à Tréguier. Les parcelles concernées sont deux landes : Lautrur Martin (A 765) et Liors Bian (A 687), et une pâture nommée Traou Martin (A 688).

- Dominique et Pauline Broudic, cultivateurs à Plougrescant ont acheté la métairie à Alfred Le Guen le 21 juin 1920 pour la somme de 90 000 francs. La superficie des terres de la ferme est évaluée à 9,32 hectares.

- Louis Broudic (décédé en 2001).

Destinationsferme, maison
Parties constituantes non étudiéesdépendance
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonSchéma de cohérence territoriale du Trégor - Tréguier
AdresseCommune : Minihy-Tréguier
Lieu-dit : Traou Martin
Période(s)Principale : 15e siècle, 16e siècle
Secondaire : 20e siècle

Cet ensemble bâti ancien, à la fois résidence seigneuriale et exploitation agricole est situé à seulement 200 mètres au sud-sud-ouest de l’église Saint-Yves. Le toponyme "Traou Martin", littéralement le "vallon de Martin", est mentionné sur le cadastre de 1835. On le trouve également écrit dans les archives : "Tromartin. L’institut national de l’information géographique et forestière (IGN) a retenu "Traou Martin". A signaler dans le bourg, deux toponymes très proches nommés "Kermartin" et "Crech Martin".

Selon les états de section du cadastre de 1835, les parcelles avoisinantes sont désignées comme "Liors Bian, labour" (n° 687), "Traou Martin, pâture" (n° 688), "Traou Martin, maison, bâtiment et cour" (n° 689), "Traou Martin, jardin" (n° 690, n° 692, n° 693), "Traou Martin, verger [barré] jardin" (n° 691), "Traou Martin, bâtiment" (n° 694), "venelle [barré] pâture" (n° 695), "parc an feutun [parc de la fontaine] [respectivement] labour et taillis" (n° 696, 697 et 698), "lossen ar haransquet", lande appartenant anciennement à la commune puis à Le Guen (n° 699), "an ty coué, buanderie" (n° 704) et "an ty coué, pâture" (n° 705).

En 1778, le manoir de Traou Martin est décrit ainsi : "maison principale à deux étages [rez-de-chaussée et premier étage], salle au bout du couchant d’icelle [à l’ouest, actuelle cuisine] ; au midi [au sud] de la maison principale, une tourelle de maçonne [maçonnerie] finissant en pavillon avec ses degrés [ses marches] pour la fréquentation ; au bout du couchant de la salle, une ancienne maison aussi à deux étages, le tout dans le même alignement ; au nord de ladite ancienne maison et couchant de la cour [à l’ouest], une écurie et une étable aussi sur le même alignement, avec ses murs de clôture et pignons, grenier au-dessus, le tout sous couverture d’ardoises.

La cour au nord et levant des dits édifices avec ses mur et clôtures au cerne [autour ?] soit en l’endroit desdits édifices, grande et petite porte cochère ; au nord, vers le chemin, au coin du couchant et nord de ladite cour, une soue à cochons sous couverture de paille, une autre étable et soue à cochons sous couverture de glui et pailles appuyés au mur de clôture au levant de ladite cour, tout ce qui contient son fond ; huit cordes et demies."

Une description datée de 1768 évoque également : "les vieux murs de ladite cour, les vestiges de murs d’une ancienne grange dans leur longueur".

Dans l’acte de vente de 1920 sont énumérés : "maison d’habitation ayant rez-de-chaussée, étage et grenier ; au couchant, maison de décharge et cave ; cour au nord ; écurie au couchant de la cour ; au nord-ouest, soue à porcs ; au levant de la cour, étables ; aire au paille au midi de la maison".

Du logis primitif décrit en 1778 subsiste aujourd’hui le corps de logis principal et le logis secondaire à l’ouest. Le corps de logis principal semble avoir été construit en deux fois ou partiellement reconstruit comme le montre les maçonneries de la façade nord. A l’est, le logis est flanqué d’une dépendance.

La porte en arc brisé nord et la souche de cheminée de plan circulaire semblent indiquer la partie la plus ancienne du logis correspondant à la partie occidentale du corps de logis principal datable du 15e siècle. La partie orientale du logis a été reconstruite au 16e siècle comme le montre la mise en œuvre (moellons schisteux et moellons en schiste tuffacé gris-verdâtre marqués par des traces d’outils de façonnement pour le gros-œuvre) et le style des ouvertures (linteau en accolade et appui saillant).

L’élévation principale au nord conserve deux portes en arc brisé et une travée – à l’est - composée de deux fenêtres à linteau en accolade et appui ayant conservé leur traverse. L’entourage des ouvertures fait appel à des granites gris ou rose. A signaler, l’arc de décharge en pierre de taille de schiste tuffacé situé au-dessus du linteau de la fenêtre du rez-de-chaussée. Les fenêtres ont probablement été murées lorsque le logis a été renversé vers le sud. Vers le nord, se dressait, la porte monumentale du manoir composé d’une porte piétonne et d’une porte cochère (remployé dans une maison proche).

L’élévation sud, côté jardin a été modifiée et a notamment perdu sa tour d’escalier (une porte en arc plein cintre murée demeure cependant visible au niveau du rez-de-chaussée). La façade de la partie occidentale du corps de logis principal se distingue par une alternance de moellons de granite et de pierre schisteuse. De ce côté, une fenêtre seulement a conservé son linteau en accolade. Le logis secondaire situé à l’ouest conserve au premier étage une fenêtre dont le linteau semble porter un calice (?).

Le corps de logis principal comprenait vraisemblablement deux pièces au-rez-de-chaussée : à l’est, une grande salle basse dotée d’une cheminée monumentale (à deux blasons mués) ; à l’ouest, une salle à usage probable de cuisine (la cheminée n’est pas visible). Le logis ouest a conservé une cheminée à manteau en bois et ses poutres au rez-de-chaussée et une porte en arc plein cintre donnant sur le corps de logis principal au niveau du premier étage. Selon la propriétaire actuelle, les marches de l’escalier en vis étaient en bois (certaines seraient conservées dans la grange).

Au sud-ouest du manoir, grange datable de la seconde moitié du 19e siècle.

Mursgranite moellon
schiste moellon
maçonnerie
Toitardoise
Étages1 étage carré, étage de comble
Couverturestoit à longs pans
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour en charpente
États conservationsbon état, remanié
Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
Éléments remarquablesmanoir

Annexes

  • 10 juin 1768, bail à titre de convenant et domaine congéable du manoir de Tromartin à Minihy-Tréguier en faveur de Pierre Loyer et sa femme née Anne Le Caër par Louis Jean-Baptiste de Kermoisan - seigneur et propriétaire du fonds - demeurant à Kerozer, paroisse de Saint-Avé de Vannes

    "L’an 1768, ce jour dixième juin, après-midi devant nous notaires de la sénéchaussée de Guingamp, fut présent Louis Jean Baptiste de Kermoisan [Kermoysan] demeurant à Kerozet [Kerozer], paroisse de Saint-Avé de Vannes, lequel avec promesse de garantie a, par le présent donné et baillé à titre de convenant et domaine congéable suivant l’usement de Tréguier et du Gouëllo [Goëlo], qui est tel que lorsqu’il plaît au foncier congédier son vassal, il le peut faire à sa volonté, le remboursement de ses droits superficiels et réparatoires à dire d’experts à Pierre Loyer et Anne Le Caër sa femme, ménagère ; demeurant en la paroisse de Minihy-Tréguier aussi présents et au dit titre de bail à convenant acceptant et la dite Le Caër, de son mari, elle le requérant et dument autorisé savoir le lieu et le manoir de Tromartin situé sur ladite paroisse au Minihy-Tréguier, présentement tenu à titre de ferme par François Philippe et Marie Philippe sa fille, consistant dans un principal corps de logis et pavillon au-dessus, couvert de pierres vertes, un autre corps de logis attenant et joignant le principal corps de logis aussi couvert de pierres vertes et composé d’un enbas et grenier [illisible], trois crèches à vaches et une soue à cochons sur la cour couvertes de glui [paille de seigle ou autres céréales] et genêt, l’emplacement de ladite cour où il y a les ruines d’une porte cochère et d’une autre porte à côté avec les vieux murs de ladite cour, les vestiges de murs d’une ancienne grange dans leur longueur, une maison à four, avec son four au bout, la maison à buée et douët en dépendant lesdits derniers bâtiments aussi couverts de genêt et généralement toutes les terres tant chaudes que froides, prés, prairies, ifnier [?] et franchise dudit manoir de Tromartin de tout quoi le dit Loyer et femme ont déclaré avoir une bonne connaissance, pour pouvoir jouir de toutes les dits choses aux fins du présents à titre de convenant et domaine congéable pour le dit bailleur et commencer ladite jouissance à la Saint-Michel 1772, le dit bailleur leur promettant assurance pour jouir pendant neuf ans à compter dudit jour de la Saint-Michel 1772.

    Le présent bail à convenant fait aux conditions qui suivent ;

    Premièrement, que les preneurs payeront par chacun an [sic] de rente foncière et convenancière, la somme de trois-cents-trente livres en argent, douze livres de lin prêt à filer, neuf parpagnés d’huîtres fraiches de Tréguier savoir trente livres de ladite somme de trois cent trente livres en argent et les douze livres de lin prêt à filer audit de Kermoisan ou au porteur de ses ordres à chaque jour et terme de Saint-Michel en septembre et le premier paiement commencera à la Saint-Michel 1773 et ainsi continue au même terme, chaque année ; et les trois cents livres à la douairière de Kermoisan du Rumeur, mère dudit bailleur [habitant dans la paroisse de Pommerit Le Vicomte] pendant sa vie durant quitte de tous frais et réparations en quatre paiements égaux de soixante-quinze livre chacun.

    Le premier paiement de ladite somme de soixante-quinze livres sera fait le premier janvier 1773, trois mois après l’entrée du dit Loyer et femme en jouissance et chacun des autres paiements de pareille somme de soixante-quinze livres se fera de trois mois en trois mois, après le dit premier paiement parce que à ce moyen de paiement d’avance de ladite somme de trois cent francs [sic], pour partie de dite rente foncière et convenancière, les preneurs se trouveront quittes d’une année de la dite somme de trois cents livres soit à la fin du présent bail, ou au cas qu’ils seraient congédiés, il leur en sera fait raison au-delà de la valeur de leurs droits, bien entendu néanmoins qu’après le décès de la même dame du Rumeur, la totalité de la dite rente foncière et convenancière de trois cent trente francs [sic] et des douze livres de lin se fera en un seul et même paiement, au jour Saint-Michel qui suivra immédiatement son décès, pour continuer de même à la suite, sauf les prorats des quartiers [illisible] qui n’auraient pas été payés à la dite dame du Rumeur, vant le dit temps de la Saint-Michel, desquels les dits preneurs feront légalement raison au dit bailleur sauf légalement leur reprise comme on l’a ci-dessus dit [sic] pour les paiements d’avance qu’ils auraient pu faire avant le même décès.

    Et à l’égard des neufs parpagnés d’huitres de Tréguier, les mêmes preneurs s’obligent aussi de les porter et rendre quitte de tous frais et même à leurs frais personnels, à ladite dame douairière de Kermoisan du Rumeur, au Rumeur, paroisse de Pommerit-le-Vicomte, à tous les carêmes de chaque année pendant qu’ils seront convenanciers et qu’elle sera vivante, à trois différentes fois, par intervalle de dix jours, entre chaque fois, et par chacune trois parpagnés et passé son décès de rendre et fournir les dits huitres cessera, à moins que le dit de Kermoisan ou les siens ne viennent eux même habiter et séjourner au Rumeur, pendant le dit temps du carême, auquel cas, l’obligation subsistera toujours, et au surplus, les mêmes preneurs jouiront dudit lieu de Tromartin et de toutes ses dépendances au dit tire de convenant et aux autres charges et devoirs de l’usement convenancier.

    Secondement, pour commission et deniers d’entrée du présent bail à convenant, les mêmes preneurs ont en l’endroit et aux vues de nous notaires, compté et énuméré audit de Kermoisan la somme de sept cent cinquante livres qu’il a pris et emporté et de laquelle somme il déclarer les quitter la touchant.

    Troisièmement, au moyen et faveur du présent bail, l’aile de ferme que le même de Kermoisan avait déjà consentie dudit manoir de Tromartin et de ses dépendances, au dit Loyer et femme, le 27 juin 1766 au rapport de Brunot, l’un des soussignants dûment contrôlé à Guingamp le deux juillet dit an demeure résilié et sans effet entre les parties, si ce n’est néanmoins qu’au cas d’inexécution du présent bail et éviction par retrait ou autrement, il est entendu que la même ferme reprendra toute sa force pour jouir du dit lieu par les dits preneurs aux charges et conditions ci portées.

    Quatrièmement, il est arrêté que les mêmes preneurs ne pourront exhausser aucun des logements au-delà de ce qu’ils sont actuellement et tel qu’on les a détaillés, qu’ils ne pourront pas non plus couvrir en pierres vertes les autres logements qui sont couverts en glui et genêt, ni faire aucun nouveau bâtiment de leur chef [c’est-à-dire sans autorisation du seigneur], non plus que d’excéder en aucune façon les anciens fondements, pour les nouvelles constructions qu’ils pourraient faire ni exhausser pareillement et aucun mur au-delà de leur hauteur.

    Le bailleur consent et les preneurs s’obligent de détruire à leur frais et comme ils verront le pavillon qui en fut la maison principale, les matériaux demeureront à leur profit, mais ils ne pourront plus le relever, ni le rebâtir, le même de Kermoisan déclare aussi par le présent déléguer et attourner [?] le dit Loyer et femme à payer à la dame, sa mère, la dite somme de trois cents livres ci devant expliqué à son égard et dans les termes y portés et c’est à quoi ils se font fermiers envers elle par la voie de solidité que de remplir toutes leurs obligations par les dites voies de solidité envers le dit Kermoisan.

    C’est tout ce que lesdites parties ont voulu, promettant, s’obligeant, renommant, partant nous dit notaires nous les avons [illisible] et requête et du pouvoir de nos offices, jugés et condamnés sous le seing du dit de Kermoisan et celui du dit Loyer, chacun pour soi et pour la dite Le Caër qui a déclaré ne savoir signer ; elle a requis de faire pour elle maître Jean Le Bouder avec les votres notaires le dit jour et an que devant.

    Et avant la signature, le même Loyer et femme se sont obligés solidairement de faire rendre audit de Kermoisan à Guingamp cinquante livres de lin prêt à filer de belle filasse à la Saint-Michel prochaine [illisible] comme devant signer à la minute. De Kermoisan, Pierre Loyer, Le Bouder, Le Bouetté et Brunot, notaires.

    Contrôlé à Guingamp le 11 juin 1768.

    […]".

    (transcription : Guillaume Lécuillier, février 2019).

  • 3 avril 1778, bail à titre de convenant et domaine congéable du manoir de Tromartin à Minihy-Tréguier en faveur de Rolland René de Kermoisan de Traoumartin (son frère puiné) par Louis Jean-Baptiste de Kermoisan – seigneur et propriétaire du fonds - demeurant à Kerozer, paroisse de Saint-Avé de Vannes représenté par Pierre-Marie Cozic demeurant en la ville de Guingamp

    Le lieu de Tromartin et terres en dépendant sont décrits ainsi :

    "maison principale à deux étages, salle au bout du couchant d’icelle [à l’ouest] ; au midi de la maison principale, une tourelle de maçonne [maçonnerie] finissant en pavillon avec ses degrés [ses marches] pour la fréquentation ; au bout du couchant de la salle, une ancienne maison aussi à deux étages, le tout dans le même alignement ; au nord de ladite ancienne maison et couchant de la cour, une écurie et une étable aussi sur le même alignement, avec ses murs de clôture et pignons, grenier au-dessus, le tout sous couverture d’ardoises.

    La cour au nord et levant des dits édifices avec ses mur et clôtures au cerne [autour ?] soit en l’endroit desdits édifices, grande et petite porte cochère ; au nord, vers le chemin, au coin du couchant et nord de ladite cour, une soue à cochons sous couverture de paille, une autre étable et soue à cochons sous couverture de glui et pailles appuyés au mur de clôture au levant de ladite cour, tout ce qui contient son fond ; huit cordes et demies.

    Au midi de la maison principale, l’aire garnie de ses murs et clôtures vers le midi et couchant, défenses au levant, la maison à four et le four y étant avec sa longère et deux pignons sous couverture de paille et chaume, contenant aussi son fond, compris celui sous l’aire, murs et talus, vingt-sept cordes.

    Au levant du pignon de la maison principale et clôture de la cour, un petit jardin contenant en fond compris celui de ses fossés et défenses vers le nord et levant contenant deux cordes et deux tiers.

    Au levant dudit jardin, autre petit jardin […] trois cordes.

    Le petit verger en courtil au levant et midi de l’aire et jardin […] quinze cordes.

    Parc an Fantan au midi dudit courtil et aire […] soixante-douze cordes un quart.

    Hors et jouxte [proche] les défenses au levant de ladite pièce de terre, une fontaine, au midi de laquelle est un douët à rouir prenant sa source de ladite fontaine garnie de talus et cailloux, ayant de long vingt-six pieds, de laize dix-neuf pieds, et tout compensé, les dits douëts à rouir et fontaine contenant en fond une corde et tiers.

    Joignant lesdites défenses, au levant de parc an fantan vers la côte, une maison à buée en appentis sous couverture d’ardoises, au nord de ladite maison, un petit douët à laver garnie de grosse taille et cailloux ; au midi de ladite maison et levant de parc an fantan, trois autres douëts à rouir s’entrejoignant, garnis du côté de la côte vers le levant d’une chaussée en talus, lesdits trois douëts prenant leurs source et courant d’eau dudit douët à laver, séparée par deux masses aussi en talus, la dite maison à buée, douët à laver et les dits trois douëts à rouir, contenant sous fond dix cordes trois quarts.

    Au levant de parc an mesplen, ci-après vers la même côte, une issue, terre inculte nommé Loguen Mesplen sans fossé contenant sous fond trois cordes et demie.

    Ledit parc mesplen au midi de parc an fantan avec ses fossés au cerne que de l’endroit dudit parc an fantan contenant sous-sol de terre graveleuse et une partie de terre chaude, cent cinquante et une cordes et demie.

    Parc an march, terre chaude au couchant de parc mesplen ayant ses fossés au cerne que de l’endroit dudit parc mesplen contenant sous fond quatre-vingts quatre cordes et demie.

    La pièce de terre nommée coat mesplen au midi dudit parc an march ayant fossés du côté du midi, bout au couchant et partie au côté du nord, vers le bois de Kermartin, contenant sous vallon [?] froide, soixante-six cordes.

    Autre coat mesplen au levant du précédent et au midi de parc mesplen, avec ses fossés des deux bouts et côté du midi, contenant aussi sous fond dix-neuf cordes deux tiers.

    Au nord de parc an march et de parc mesplen, une pièce de terre appelée le prat terre chaude, fossés au cerne que du côté de par an march, contenant sous fond, cent soixante-deux cordes et demie.

    Au nord de ladite pièce de terre, le prat au couchant de l’aire et édifices, une pièce appelée le luors terre chaude ayant ses fossés au bout du couchant et côté du nord vers le chemin, contenant en fond, quatre-vingt-six cordes.

    Tous lesdits logements, jardin, courtil, aire, cour, terres, maison à buée, fontaine et douëts s’entretenant et joignant ; donnant du levant et nord sur le chemin menant de Kermartin à la côte sous saint Yves au-devant de Kerscarbot, du midi sur Prat an binen dépendant du convenant de même nom appartenant à Yves Dagorn et du couchant sur terres dépendant du lieu de Kermartin ; sur le taillis du même lieu et sur la pièce nommée le Stancou appartenante [sic] à la rivière.

    Autre pièce de terre nommée le lannec de traou martin contenante sous fond, y compris sa défense vers la côte conduisant de Tréguier au passage de Kerscarbot, du côté du levant, deux cent quarante-huit cordes, donnant du midi sur terres appartenantes au Pelletier de Rosambo nommée parc an vac, du couchant sur la pièce de terre nommée mesplen à l’avouant.

    La parcelle du levant vers le nord dans parc an courtis terre chaude contenant en fonds quatre-vingt-treize cordes, y compris ses fossés des deux bouts, séparée par lisière verte vers le couchant de l’autre parcelle appartenante [sic] à Yves Dagorn, du midi donnant sur la côte menant de Kercardot à La Roche-Derrien ; du levant à Loguel an not audit Yves Dagorn et du nord sur le chemin menant dudit lieu du binen, audit passage de Kerscarbot.

    Il dépend [illisible], dudit lieu de traou martin les terres qui suivent et qui sont situées sur la frairie de Langazou, en la même paroisse.

    Parc an pourpris ayant ses fossés au cerne du bout du nord dont le fossé appartient en l’endroit à un autre Parc an pourpris possédé par Pierre Le Bonniec et à parc an muric possédé par Julien Le Moal, contenant sous fond de terre chaude cent cinquante-deux cordes, trois quarts, donnant du levant à terre de Louis Le Timoret [?], du midi à la parcelle de terre ci-après et à terres dudit Julien Le Moal et du couchant à terres du même Le Moal.

    Ledit Parc an pourpris ayant sa servitude et son droit de fréquentation par ledit parc an pourpris bian, au nord de ladite pièce de terre appartenante au dit Pierre Le Bonniec, à la charge de lui payer trente-deux sous pas an, pour ledit droit de servitude.

    Une parcelle de terre au milieu d’une pièce de terre nommé parc never [nivet ?] au midi de la précédente pièce parc an pourpris, ladite parcelle séparée des autres pareilles par deux lisières vertes, contenante en fond, y compris celui sous son fossé du bout au midi le petit recoin vers le couchant trente et une cordes un quart de terre chaude donnant du levant sur quatre parcelles audit Louise Le Timoret [?], du bout du midi à terres dépendantes de mezou an milin mor du couchant à autre parcelle en même pièce appartenante [sic] audit Julien Le Moal et a aussi son droit de servitude et la fréquentation gratis et de toute ancienneté par mezou an milin mor, étant au midi de ladite parcelle.

    Et finalement parc an Guernéveh [Guernévez ?] ayant ses fossés du nord vers le chemin menant de Keriec à Langazou, et partie au bout du nord, en l’endroit de parc an quernec appartenant aux enfants de Rolland Rouzaut possédé par Françoise Caoulet, contenant son fonds compris les dits fossés comme dans les précédentes pièces, cent dix-sept cordes et un huitième, donnant du levant à terres dépendantes du lieu de Kerséhan, du midi à terres possédées par Jacques Cathou le même parc guernévez chargé.

    Lequel dit lieu de Traoumartin et terres en dépendantes est avoué audit avouant de la succession de Joseph Vincent de Kermoisan, son père, lequel l’avait recueilli de la succession de Claude Vincent de Kermoisan aussi son père décédé les uns et les autres il y a plus de quarante ans.

    Pour et à cause de tout quoi le dit Cozic au nom et qualité qu’il agit reconnait que le dit Louis Jean Baptiste de Kermoisan son constituant et homme ; le même Cozic déclarant de plus que le dit lieu de Traoumartin et terres en dépendantes [sic] sont présentement tenues à titre de convenant et domaine congéable pour l’avouant par Rolland René de Kermoisan de Traoumartin, son frère puiné aux fins de bail à convenant qui en avait été consenti par l’avouant à Pierre Loyer et femme le 10 juin 1768 contrôlé à Guingamp le 12 du même mois et an à la charge de trois cent-trente livres en argent, douze livres de lin pour filer et 9 parpagnés de huître fraiche [sic], par chacun an de rente foncière et convenancière, du continu auquel bail à convenant le dit de Traoumartin à la demoiselle de Kermoisan sa sœur ont exercé le retrait sur ledit Loyer d’autorité de la justice de Tréguier.

    […]".

    (transcription : Guillaume Lécuillier, février 2019).

  • 2 juin 1821 : contrat de vente de la métairie de Tromartin (extraits)

    La métairie de Tromartin est vendue à Pierre Caro, veuf, donataire de dame Elisabeth Le Lay et à dame Jeanne-Marie Caro, leur fille, épouse de monsieur ainé Jean-Marie Le Guen, employé de contributions indirectes en retraite. Pierre Caro et la Jeanne-Marie Le Guen sont "marchands ciriers". Dans cette vente, Jean-René Louis de Kermoïsan est représenté par Charles de Saint-Prix demeurant à Tréguier, qualifié de "propriétaire" et "agent d’affaires" demeurant à Tréguier.

    La métairie comprend : "maisons, étables, écuries, retraites à porcs, grange, loge à charrette et maison à four, couverts en ardoises et chaume ; cour close au nord, aire au midi et jardins, petit enclos au couchant des logements avec fossés au cerne, dans lequel une haie vive d’épines ; la pièce au midi de l’aire appelée parc-an-fantan ayant fossé au cerne qu’en l’endroit des jardins ; au levant dudit champ, une issue ou servitude pour la fréquentation de la fontaine et des douëts, laquelle est plantée de quelques chênes, châtaigniers et ormes ; un bois taillis en escarpement au bas dudit parc-an-fantan ; la pièce de terre dit le Prat ayant les fossés au cerne, qu’en l’endroit du petit enclos ci-devant ; Parc an March ayant des fossés au cerne que vers le Prat : le Maëz-Plen ayant fossés et défense vers le bois et vers la grève ; le bois planté d’environ trois cents chênes ayant fossés des deux bouts et du côté du midi ; Tachen-Parc-an-Courtès, ayant fossés et défenses des deux bouts et haie d’épine du côté du midi ; Tachen Parc an Poulpry au milieu du Parc-an-Poulpry, ayant fossés au bout levant seulement ; Parc-an-Poulpry, ayant fossés au cerne que du bout du couchant ; Parc-an-Kernevez, près de Kerséhan, ayant fossé en l’endroit du chemin seulement ; le Lannec au-dessus du passage de Kerscarbot ayant défense vers la grève ; maison à buée couverte en ardoises, douët à laver, fontaine et quatre routoirs, ayant pour leur usage plusieurs cailloux et pierres d’affaissement, autres appartenances, circonstances et dépendances, sans restriction ni réservation, tel qu’en jouit ou doit jouir présentement Yves Le Laouénan en vertu du bail à ferme passé devant Le Gall, notaire à Pontrieux, le 25 mars 1817 […].

    Pourront ces derniers, leurs héritiers ou ayant-cause, jouir et disposer en toute propriété et de la manière la plus absolue du contenu au présent transport, dès aujourd’hui à perpétuité, à la charge d’entretenir ; suivant leur forme et teneur le bail à ferme susrelaté [sic] ; et l’acte de renabl, au rapport de F. Cathou notaire, en date du 22 novembre 1808 enregistré à Pontrieux le 3 décembre suivant […].

    Le prix de fermage exigible à la Saint-Jean ou grande foire de Tréguier prochaine, sera perçu en totalité par le vendeur, passe de quoi, les acquéreurs toucheront les levées suivantes à leur échéance, même celle exigible à la sortie du fermier de jouissance, sans être tenu à aucun rapport vers le vendeur.

    Cette vente a été convenue aux conditions ci-devant et moyennant la somme de 25 000 francs de principal de laquelle somme celle de 12 000 francs a été payée comptant, présentement et devant nous […] ; et le surplus faisant 13 000 francs, est stipulé payable au domicile de monsieur de Kermoisan, quitte de tous frais, en deux termes différents savoir : 4 000 francs à la Saint-Michel 29 septembre prochain et 9 000 francs à pareille époque de l’année 1822 […].

    (transcription : Guillaume Lécuillier, février 2019).

  • 14 novembre 1823, transaction concernant le droit de rouissage dans les douets de Tromartin à Minihy-Tréguier (extraits)

    Une transaction devant notaire est conclue entre Pierre Caro et sa fille, Jeanne-Marie Caron, marchands de Tréguier et nouveaux propriétaires de la métairie de Tromartin et monseigneur l’archevêque de Paris, propriétaire de la métairie de Kermartin, pour : "mettre fin aux discussions et prétentions élevées depuis longtemps entre les anciens propriétaires de ladite métairie de Tromartin et ceux de la métairie de Kermartin en la même commune de Minihy-Tréguier sur les droits de rouissage de lin que ceux de la métairie de Kermartin réclamaient dans les routoirs dits de saint Yves dépendant de la susdite métairie de Tromartin sont convenus de ce qui suit, savoir : que le sieur Caro et la dame sa fille autorisée […], autorisent dès aujourd’hui à l’avenir les propriétaires de la dite métairie de Kermartin ou leurs représentants à faire rouir gratuitement et tous les ans dans l’un des quatre rouitoirs [sic] existants actuellement près de la fontaine de saint Yves, dépendant de ladite métairie de Tromartin, la quantité de lin provenant de ladite métairie de Kermartin jusqu’à la concurrence de 146 ares deux cinquième en semence de lin lequel rouissage aura lieu indistinctement dans les dits quatre routoirs et annuellement dans celui ou ceux qui se trouveront vacants à l’époque que le fermier de Kermartin exigera ce rouissage". Les nouveaux propriétaires de la métairie de Tromartin s’engagent à l’avenir à ne rien réclamer en raison du droit de rouissage.

    (transcription : Guillaume Lécuillier, février 2019).

Références documentaires

Documents d'archives
  • Seigneurie de Tromartin - titres : aveux. Paroisse du Minihy-Tréguier, familles de Chevoir, de Kermoisan et Le Long.

    Séquentiel : 253.

    Cote : 2 G 270.

    Dates : 1602-1778.

    Nombre éléments : 3 pièces.

    Métrage conservé : 0,01.

    Ancienne cote 1 : G art. 227.

    Archives départementales des Côtes-d'Armor : 2 G 270
  • 10 juin 1768, bail à titre de convenant et domaine congéable du manoir de Tromartin à Minihy-Tréguier en faveur de Pierre Loyer et sa femme née Anne Le Caër par Louis Jean-Baptiste de Kermoisan - seigneur et propriétaire du fonds - demeurant à Kerozer, paroisse de Saint-Avé de Vannes. Collection particulière de madame Caroff à Minihy-Tréguier.

    Collection particulière
  • 3 avril 1778, bail à titre de convenant et domaine congéable du manoir de Tromartin à Minihy-Tréguier en faveur de Rolland René de Kermoisan de Traoumartin (son frère puiné) par Louis Jean-Baptiste de Kermoisan – seigneur et propriétaire du fonds - demeurant à Kerozer, paroisse de Saint-Avé de Vannes représenté par Pierre-Marie Cozic demeurant en la ville de Guingamp. Collection particulière de madame Caroff à Minihy-Tréguier.

    Collection particulière
  • 2 juin 1821 : contrat de vente de la métairie de Tromartin à Pierre Caro, veuf, donataire de Elisabeth Le Lay et Jeanne-Marie Caro, sa fille. Collection particulière de madame Caroff à Minihy-Tréguier.

    Collection particulière
  • 14 novembre 1823, transaction concernant le droit de rouissage dans les douets de Tromartin à Minihy-Tréguier. Collection particulière de madame Caroff à Minihy-Tréguier.

    Collection particulière
  • 15 septembre 1910 : bail à ferme aux époux Alain Le Glas et Françoise Le Yéodet, cultivateurs à Minihy-Tréguier. Collection particulière de madame Caroff à Minihy-Tréguier.

    Collection particulière
  • 21 juin 1920 : contrat de vente de la métairie de Traou Martin à Dominique et Pauline Broudic, cultivateurs à Plougrescant. Collection particulière de madame Caroff à Minihy-Tréguier.

    Collection particulière
  • Canton de Tréguier (22). Pré-inventaire de la commune de Minihy-Trégier par Nicole Chouteau et Viviane Maillen assistées de Didier Richard pour les photographies, 1973.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel) : 152

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