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Manoir de Traou Miquel (Minihy-Tréguier)

Dossier IA22133388 inclus dans Bourg de Minihy-Tréguier réalisé en 2018

Fiche

L’actuel propriétaire du manoir de Traou Miquel a entrepris des recherches historiques afin de retracer la dévolution de la seigneurie à partir des fonds conservés aux Archives départementales des Côtes-d’Armor (voir l’annexe intitulée "Histoire du manoir de Traou Miquel. 1624 à 2018"). Les familles Le Goff, Le Bonniec et Morinière de Villefort se sont succédées à Traou Miquel du début du 17e siècle jusqu'au début du 19e siècle.

Pendant la Révolution, c’est Jean Baptiste Morinière de Villefort qui demeure à Traou Miquel. Il est mentionné comme maire de Minihy-Tréguier en 1794 et 1795. Le manoir et ses terres, déclassées en exploitation agricole au 19e siècle (à partir de 1814, date du décès de Jean Baptiste Morinière de Villefort ?), appartiennent successivement aux familles Le Moullec (via Marie Augustine Le Moullec issue du mariage de Marie-Antoinette Morinière et de Isaac Louis Le Moullec) puis Le Goaster (Marie Augustine Le Moullec a épousé Alain Le Goaster).

Marie Augustine Le Goaster (arrière-petite-fille de Jean Baptiste Morinière de Villefort, née en 1828) vend finalement Traou Miquel à Auguste Le Goaster en 1887 (il s’agit d’une branche différente de la famille). La famille Le Goaster conservera Traou Miquel dans son giron jusqu’en 1968. C’est Olivier Potin, dont la famille exploitait les terres depuis plusieurs générations qui achète Traou Miquel.

Suite à son achat par la famille Lapize de Salle en 1992, l’ancien manoir - déclassé en exploitation agricole - devient une maison d’habitation.

C’est en 2004 que la famille Boussu a acheté Traou Miquel, le projet consistait en la restauration/réhabilitation du manoir et la création d’un jardin. Traou Miquel a accueilli l’opération "jardins secrets" en octobre 2015 (chaque année, cette exposition-vente est l'occasion de découvrir un manoir privé remarquable qui ouvre exceptionnellement son domaine).

Le manoir de Traou Miquel a été peint par Louis-Marie Faudacq à la fin du 19e siècle.

Parties constituantes non étudiéesdépendance, toit à porcs, étable
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonSchéma de cohérence territoriale du Trégor - Tréguier
AdresseCommune : Minihy-Tréguier
Adresse : 3 bis Rue Traou Miquel

Volume du logis, portes en arc plein cintre, cheminées et distribution verticale par un escalier en vis en bois plaident pour une mise en œuvre au début du 17e siècle ce que vient confirmer le millésime "1639" déchiffré au-dessus de la porte d’entrée. Selon toute vraisemblance, la reconstruction du manoir en 1639 est due à Jacques Le Goff (1584-1664). Alors âgé de 55 ans, c’est un notable de la ville de Tréguier qui a déjà une longue carrière. En 1624, il avait été élu "procureur syndic miseur" par le conseil des bourgeois de la ville. Il a épousé Marguerite Trogoff (décédée en 1647) puis Marie Le Bleiz.

Période(s)Principale : 2e quart 17e siècle, 2e moitié 17e siècle, 18e siècle
Secondaire : 19e siècle, 4e quart 20e siècle, 1er quart 21e siècle
Dates1639, porte la date

Cet ensemble bâti ancien, à la fois résidence seigneuriale et exploitation agricole est situé à 400 mètres au nord-ouest du bourg de Minihy-Tréguier. Le manoir est implanté au sud du chemin de Saint-Michel, non loin de la route de Tréguier à La Roche-Derrien. Une croix, qualifiée de "neuve", est figurée au carrefour situé entre le manoir et le bourg sur le cadastre de 1835. Aucun cours d’eau ou point d’eau n’est figuré à proximité du manoir qui dispose d'un puits.

Le toponyme "Traou Miquel" est mentionné sur le cadastre de 1835. L’institut géographique national (IGN) a également retenu ce même toponyme. Les archives de la seigneurie mentionnent "Traumiquel"(Jacques le Goff, seigneur en 1624), "Tromiquel" (1758), "Tromicaël" (1768), "Tromikel", ou encore "Tro Miquel". La seigneurie doit soit son nom – littéralement le "vallon de Michel" à sa position géographique, au sud-ouest de la chapelle Saint-Michel, qui se trouvait autrefois sur le territoire de Minihy-Tréguier.

Selon les états de section du cadastre de 1835, les parcelles avoisinantes de la ferme sont désignées comme "parc Liberté, vague [barré] lande" (n° 469), "parc bian, labour" (n° 471), "l’enclos, labour" (n° 472), "maison" (n° 473), "maison, bâtiment et cour" (n° 474), "ar jardin, jardin" (n° 476), "c’hlos bian, labour" (n° 477), "ar vezer, jardin [barré] labour" (n° 478), "parc an groas, labour" (n° 479), "parc ar pors [?], labour" (n° 480)… Située immédiatement au nord de Traou Miquel, la parcelle n° 470 nommée "parc puns [littéralement, le parc du puits], labour" appartient à Hyacinthe Quelen (propriétaire de la métairie de Kermartin) tout comme la parcelle n° 475.

Construit principalement en moellon de schiste de dimensions variables, le corps de logis - en équerre vers l’ouest - est flanqué au nord d’une tour d’escalier de plan carré. Sa façade principale mesure près de 28 mètres de longueur. Il comporte dans son état actuel cinq pièces au rez-de-chaussée dont quatre pièces à feu. Linteaux de fenêtres et piédroits en granite semblent témoigner de remplois d’éléments architectoniques plus anciens.

S’il est aujourd’hui difficile de retracer avec précision la construction du manoir, nous pouvons identifier différentes étapes :

- logis ouest à un étage comprenant une tour d’escalier de plan carré : il comporte deux portes en arc plein cintre, dont celle principale – située dans la façade est – portant le millésime "1639". La salle basse a conservé sa cheminée monumentale engagée dans le pignon sud et sa poutraison. La tour, desservie depuis la salle basse par une porte en arc plein cintre, abrite un escalier en vis en bois. Il est éclairé par deux petites baies rectangulaires percées à l’ouest. Les ouvertures du logis sont organisées en travées régulières tant sur la façade principale – tournée vers l’est - que sur la façade postérieure tournée vers l’ouest. Le cadastre de 1835 figure la "cour arrière", accessible directement depuis la porte ouest du logis. Les ouvertures du rez-de-chaussée du pignon sud ont été modifiées après 2005 : une terrasse a été créée au sud.

- tour sur trois niveaux abritant une pièce par niveau. Si le rez-de-chaussée pouvait être à usage de fosse de latrines, les pièces situées au premier ou au deuxième étage étaient à usage probable de garde-robe ou de latrines et disposent d’une fenêtre orientée vers l’ouest. Accolée à la tour d’escalier, cette tour lui est forcément postérieure. La tour d’escalier et la tour « complémentaire » ont été réunies sous une même couverture en pavillon couronnée de deux épis de faîtage.

- retour en équerre vers l’ouest. L’usage de la pièce situé au rez-de-chaussée n’est pas connu : elle était originellement éclairée par deux fenêtres percées dans le mur sud. Les ouvertures du rez-de-chaussée ont été modifiées après 2005. La pièce située au premier étage sert de chambre : elle est dotée d’une cheminée aménagée dans le pignon ouest, d’une fenêtre au sud et d’une autre petite fenêtre vers l’ouest.

- logis est en rez-de-chaussée, il est surnommé la "longère". La cheminée n’est malheureusement pas datable. La datation de la charpente par dendrochronologie permettrait de donner une date d’abattage des arbres. L’aménagement de l’étage de comble est récent à l’échelle de l’histoire du manoir. Il pourrait s’agir de l’ancienne métairie du manoir.

- une dépendance en appentis sur le pignon sud, à usage probable d’étable (présente sur le cadastre de 1835, arasée après 1973).

Le puits à margelle circulaire, comporte comme dernier élément une margelle monolithe en granite.

Mursgranite moellon
schiste moellon
maçonnerie
Toitardoise
Étages1 étage carré, étage de comble
Couverturestoit à longs pans
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier en vis avec jour en charpente
Jardinsparterre, pièce de gazon, groupe d'arbres
États conservationsbon état, restauré
Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
Éléments remarquablesmanoir

Annexes

  • Histoire du manoir de Traou Miquel. 1624 à 2018 par Michel Boussu, décembre 2018

    "Nous avons acheté le Manoir de Traou Miquel en 2004. Après plusieurs années de restauration des bâtiments et la création du jardin, nous avons engagé des recherches sur l'historique du manoir qui s'est appelé au fil des siècles et des documents : Tromicquel, Tromikel, Tromickael et sur le cadastre napoléonien de 1835 Traou Miquel. L'origine de Tromikel ou Traou Miquel serait le bas de Saint Michel en référence à la tour Saint Michel qui domine Minihy et Tréguier.

    L'histoire du manoir a débuté fin 16e début 17e siècle sous les règnes de Henri IV 1589-1610 et de Louis XIII 1610-1643.

    Trois familles s'y sont succédées sur plus de deux siècles, du début 17e jusqu'au 19 siècle : les familles Le Goff, Le Bonniec et Morinière.

    1. Famille LE GOFF

    Au regard de nos documents actuels le premier sieur1 de Tromikel serait Jacques Le Goff (1584 -16642). Ce dernier est né à Guingamp le 6/12/1584. La date de son arrivée à Minihy n'est pas connue actuellement. Le premier document mentionnant Jacques Le Goff Sieur de Tromikel à Minihy date de 1624, il a alors 40 ans (voir ci-après).

    Nous ne savons pas actuellement si Tromikel est un manoir familial construit par la famille Le Goff3 ou s'il est en relation avec son mariage avec Marguerite Trogoff, famille importante de la région de Tréguier. Ces différents points restent à préciser.

    Jacques Le Goff est mentionné dans divers documents de "noble homme Sieur de Tromikel" mais ne devait pas être un noble car aucun document ne fait mention du titre "d'écuyer"4. Des documents sur l'Armorial et le Nobiliaire de Bretagne font référence à la famille Le Goff et à Tromikel mais il s'agirait d'une branche différente de celle de Jacques Le Goff5.

    Jacques Le Goff qui vécut à Minihy au 17e siècle fut un notable important de la ville de Tréguier. Il fut en relation directe avec trois comtes-évêques :

    - Guy Champion de Cicé (1620-1635)

    - Noël Deslandes (1635-1645)

    - Balthazar Grangier (1646-1666)

    Divers documents font mention de sa vie à Tromikel et de son rôle important dans la gestion de la ville de Tréguier dont il fut6 :

    "Procureur syndic miseur" correspondant au magistrat de la ville (maire de l'époque) élu par le conseil des bourgeois de la ville7

    "Procureur fiscal"

    Le 1/06/1624, Jacques Le Goff âgé de 40 ans, Procureur syndic miseur sieur de Tromiquel8 a établi un document relatif au financement des travaux de réfection de l'alimentation en eau de la pompe de la place du Martray (alimentation en eau du centre ville de Tréguier à partir de la source de Creven à Plouguiel.

    Le 17/01/1625, des Ursulines quittent Dinan sous la conduite de messieurs de Rumelin chanoine et Jacques Le Goff sieur de Tromikel Syndic de la ville et arrivent à Tréguier le 20 Janvier. Elles créeront dans cette ville une congrégation de l'ordre des Ursulines9.

    Août 1626, Jacques Le Goff procureur syndic participe à la réunion de nomination du nouveau principal du collège10.

    Le 3/05/1631, Jacques Le Goff procureur syndic informe les bourgeois de Tréguier des problèmes et besoins suite à l'épidémie de choléra11.

    Le 6/09/1632, Jacques Le Goff visite la cathédrale après l'incendie de la sacristie12.

    Le 14/11/1653, Jacques Le Goff procureur fiscal est signataire du document de fondation de l'hôtel Dieu premier hôpital de la ville de Tréguier13.

    En 1657, Jacques Le Goff est l'un des signataires du document "Alexander Episcopus Servus Servorum Dei"14.

    Le 23/04/1664, Jacques Le Goff sieur de Tromikel décède à l'age de 80 ans et fut enterré dans la nef de l'église Saint François de Tréguier15.

    Jacques Le Goff fut marié 2 fois :

    Une première fois à Marguerite Trogoff (?-1647) dont il eut 4 enfants :

    - Aliette

    - Anne (1622-1679) laquelle s'est mariée à Jacques Guillou sieur de Boisguyomar

    - Louise (?-?) qui s'est mariée à Yves Kerbouric (1607-1645 ) sieur de Penvem

    - Jean (?-?) marié à Marguerite Pierres

    Une seconde fois à Marie Le Bleiz (?-?) qui n'eut pas d'enfant.

    Jean Le Goff, sieur de Pratmen eut un fils Jacques (1647-?).

    Après le décès de Jacques Le Goff en 1664 les héritiers étaient :

    - sa femme et veuve Marie Le Bleiz vivante en 1664 selon l'acte de décès de Jacques Le Goff

    - son fils jean,

    - ses filles Anne et Louise,

    Le manoir de Tromikel a probablement été vendu à une date non connue à ce jour, mais peut-être entre 1703 et 172916.

    Nous avons actuellement un trou de 40 à 50 ans dans notre historique de Tromikel.

    2. Famille LE BONNIEC

    Les familles Le Goff et Le Bonniec vivaient à Minihy au 17e siècle. Ils étaient des notables de Minihy et de Tréguier et devaient se côtoyer (pièce A). La famille Le Bonniec fréquentait également la famille Morinière de Villefort avec laquelle il y eut 3 mariages (voir ci-après).

    Pierre Le Bonniec (?-?), sieur de Crec'hriou s'est marié 3 fois avec :

    Renée Fanoys (1636-?) en 1656,

    Louise Even (1642-?) le 7/10/1662 à Pommerit Jaudy17,

    Françoise Perrot (1654-1694) décédée à Minihy le 7/10/169418

    Cette dernière épouse a eu 2 enfants :

    - Louise (1671-1675)

    - Gilles Yves (1672-1729)

    Gilles Yves Le Bonniec, sieur de Keroudaut et de Crec'hriou né à Minihy le 7/8/167219 s'est marié 2 fois :

    Une première fois avec Marie Joseph Parantheon (1672-1700) qui eut un fils Louis Joseph (1699-1736) , lequel s'est marié avec Anne Louise Partenay. Leur fils Michel Ange (1743-1776) a épousé Marie Joseph Morinière.

    Une seconde fois, le 6/02/1703 à Plouvara20 avec Marie Le Can (1669-1749) qui eut 5 enfants dont :

    - Marie Jacquette (1705-?) mariée à Louis Morinière qui eurent une fille, Sébastienne Morinière.

    - Guillaume (1706-1739).

    - Marie Yvonne (1708-1769) mariée à Sébastien Morinière.

    Tromikel est devenu propriété de la famille Le Bonniec et est entrée dans la succession de Marie Le Can (voir paragraphe 3.1). De fait l'achat de Tromikel par Gilles Yvon Le Bonniec et Marie Le Can s'est conclu dans la période de leur mariage entre 1703 et 1729. La date est à préciser (document à trouver).

    Gilles Yves Le Bonniec sieur de Keroudaut est décédé à 57 ans le 16/11/1729 à Minihy21 et a été enterré dans le cœur de l'église Saint Yves dans le tombeau de la famille de Kermartin.

    Guillaume Le Bonniec né à Minihy le 8/11/170622 est devenu sieur de Tromikel, mais décède précocément à Minihy le 14/9/1739 à l'age de 33 ans. Il est enterré dans l'église Saint Yves23.

    Sa sœur Marie-Yvonne Le Bonniec est devenue Dame de Tromikel.

    3. Famille MORINIERE

    3.1 Sébastien Morinière de Villefort (pièces A et B)

    Sébastien Morinière de Villefort (1707-1776), baptisé le 6/04/1707 à Saint-Brieuc (paroisse Saint-Michel) et Marie Yvonne Le Bonniec (1708-1769), née à Minihy le 14/4/1708), Dame de Tromikel, se sont mariés le 23/05/1740 à Minihy chapelle Saint-Yves24. Sébastien Morinière est alors devenu Sieur de Tromikel. Ils vécurent au manoir de Tromikel comme en témoignent divers documents (voir ci-après).

    Ils eurent 4 enfants :

    Louise Anne Morinière (1745-1748)

    Marie Joseph Morinière (1749-?) qui s'est mariée à Minihy le 16/04/177625 avec Michel Ange Le Bonniec, sieur de Kerdaniel. En raison de la consanguinité au second degré il y eut dispense accordée par le Pape Pie VI.

    Marie-Jeanne Morinière (1750-?) qui s'est mariée à Mininy le 13/12/177326 avec Marie Constantin Richard.

    Jean Baptiste Morinière (1743-?) a épousé le 25/05/1771 à Lannion27 Augustine Le Bourva (1748-1785) (voir paragraphe 3.2).

    Le 22/11/1749, Marie Le Can mère de Marie Yvonne Le Bonniec est décédée à Minihy à l'age de 80 ans28.

    Les 17-20/03/1750, il y eut partage des biens après le décès de Marie Le Can épouse de Gilles Yves Le Bonniec. La succession était de 878 livres, 11 sols et 7 deniers et séparément du "noble lieu de Tromikel" estimé à 210 livres. Le partage a été fait en 2 lots égaux des biens sur les paroisses de Plouezal et de Minihy entre d'une part Sébastienne Morinière demeurant à Saint-Brieuc petite fille de Marie Le Can et d'autre part Marie-Yvonne Le Bonniec épouse Morinière sa fille29.

    Le 23/08/175630, un document est établi par un avocat au parlement et procureur fiscal concernant le paiement de droits et taxes. Ce document concerne d'une part Sébastien Morinière de Villefort et Marie Le Bonniec et, d'autre part, Charles Guy Le Borgne de Kernorman, comte évêque de Tréguier. Il s'agit du paiement des "droits de cens" sur les terres "Parc Prat Amour" héritées par Marie-Yvonne Le Bonniec après le décès de sa mère Marie Le Can. Il est avancé que ces terres ne relèvent pas du "proche fief de Kermartin" mais de la seigneurie du régaire du comte évêque de Tréguier.

    Le 11/04/1760 Sébastien Morinière de Villefort demeurant à Tromiquel est intervenu en qualité de Procureur général et spécial sur demande de la famille du Botderu dans la succession "du feu seigneur Jacques René du Botderu décédé le 23/02/1758 au manoir noble de Kerriec dépendant de la paroisse de Minihy"31.

    Le 20/09/1768, un acte de fermage mentionne "à l'issue de Tromikel devant les hautes terres du sieur de Villefort Morinière"32.

    Le 29/05/1769, décès à 61 ans de Marie-Yvonne Le Bonniec épouse Morinière.

    L'acte de décès mentionne au "manoir de Tromikel"33.

    Le 13/12/1773, mariage à Minihy de Marie Jeanne Morinière (voir ci-dessus).

    Le 16/04/1776, mariage à Minihy de Marie Josèphe Morinière (voir ci-dessus).

    Le 17/06/1776, décès à 71 ans de Sébastien Morinière de Villefort à Tromikel. L'acte de décès mentionne "inhumation dans le portail Saint Yves de Kermartin"34.

    La succession de Sébastien Morinière et de son épouse Marie-Yvonne Le Bonniec a conduit au partage des biens entre les enfants héritiers.

    Le document et les informations relatives à ce partage ne sont pas connus actuellement (document à trouver).

    3.2 Jean Baptiste MORINIERE

    Jean Baptiste Morinièrede Villefort s'est marié le 27/05/1771 à Lannion35 avec Augustine Josèphe Le Bourva (1748-1785). Cette dernière était la fille de François Marie Le Bourva (1711-1756), sieur de Keriou, avocat au parlement, juge dans plusieurs juridictions et de Dame Anne Pierre (1709-?).

    Augustine-Josèphe et Jean baptiste installés à Lannion ont eu une fille : Marie Antoinette Morinière née le 1/06/177336.

    Après le décès de son père en 1776, Jean Baptiste Morinière s'est installé à Tromikel et est devenu l'un des premiers Maires de Minihy en 1794 et 1795 (voir ci-après).

    Jean Baptiste Morinière eut une vie surprenante de notable aristocratique à révolutionnaire très engagé :

    Il est d'abord mentionné comme "avocat",

    Le 18/07/1777, dans un acte d'inventaire et de partage, il est mentionné "procureur du sieur baptiste Le Chevalier directeur général des fermes lequel donne pouvoir à Jean Baptiste Morinière de Villefort"37.

    Le 21/09/1778, un inventaire de communication mentionne Jean-Baptiste Morinière Procureur, ainsi que Jean Baptiste Chevalier et Dame Sébastienne Morinière Deffand (voir paragraphe 2). Le document indique le partage judiciel entre Madame Yves Le Bonniec Sieur de Creyou dans la succession de Gilles Yves Le Bonniec conclue le 16/05/1730 et le partage entre demoiselle Marie Sébastienne Morinière et autre conclu le 17/03/1750 (voir paragraphe 3.1).

    En 1787, dans un document de dénombrement des hommes de la paroisse de Minihy, il est mentionné : Jean Baptiste Morinière de Villefort capitaine du guet38.

    Le 15/08/1794, l'acte de saisie de biens nationaux d'émigrés dans l'héritage Duportal mentionne "Jean Baptiste Morinière, Maire de Minihy"39.

    Le 28/05/1795, l'acte de vente du bien national la Chapellenie de Minihy est signé Morinière Maire de Minihy40.

    Le 08/07/1796, des ventes de biens nationaux mentionnent Jean Baptiste Morinière "commissaire du Pouvoir Exécutif"41.

    En 1796-1799, dans la période révolutionnaire sur Tréguier, Morinière de Villefort est cité à différentes reprises en qualité de "Commissaire du Directoire Exécutif du Département"42.

    Le 05/07/1804, dans une estimation à Plougrescant, Jean-Baptiste Morinière de Villefort est mentionné "Expert nommé de la République par le Préfet des Cotes du Nord"43.

    Le 06/07/1804, une estimation à Plougrescant est signée "Morinière de Villefort Expert"44.

    Le 17/01/1805, lors d'une vente de biens nationaux à Plougrescant, il est indiqué "par le Citoyen Morinière de Villefort Expert"45.

    Le 13/03/1785, décès à Tromiquel de Augustine Josèphe Le Bourva épouse Morinière46.

    Le 21/05/1803, mariage à Minihy de Marie Antoinette Morinière et Isaac Louis Le Moullec47 (voir paragraphe 4).

    Le 24/04/1814, décès à l'age de 70 ans à Tréguier de Jean Baptiste Morinière de Villefort48 peut-être chez sa fille Marie Antoinette épouse Le Moullec demeurant à Tréguier.

    Après ce décès, il est très probable que la famille Morinière n'a plus vécu à Tromiquel qui a probablement été loué en fermage. Le premier bail de fermage que nous avons trouvé date de 1857 (voir paragraphe 5).

    Nous manquons actuellement d'information sur la période 1814-1857.

    Tromiquel a été vendu par Marie Augustine Le Goaster en 1887 (voir paragraphe 5).

    4. Familles MORINIERE, LE MOULLEC, LE GOASTER

    Après leur mariage en 1803, Marie-Antoinette Morinière et Isaac Louis Le Moullec se sont installés à Tréguier.

    Leur fille Marie Augustine Le Moullec est née à Tréguier en 1803. Cette dernière a épousé à Tréguier, le 7/05/1827, Alain Le Goaster.

    Leur fille Marie Augustine Le Goaster est née à Tréguier en 1828 (voir pièce A).

    5. TRAOU MIQUEL : de manoir à métairie

    Le manoir de TROMIQUEL a été habité par les familles (pièces A et B).

    LE GOFF au 17e siècle

    LE BONNIEC et MORINIERE au 18e siècle et jusqu'au début 19e siècle, soit sur plus de deux siècles.

    Le manoir n'a probablement plus été habité par la famille MORINIERE après la mort de Jean Baptiste MORINIERE de VILLEFORT en 1814.

    TRAOU MIQUEL fut ensuite successivement propriété de (pièces A et B).

    - sa fille Marie Antoinette MORINIERE épouse LE MOULLEC de sa petite fille Augustine Marie Jeanne LE MOULLEC épouse LE GOASTER de son arrière petite fille Marie Augustine LE GOASTER.

    TRAOU MIQUEL a été mis en fermage et exploité par différents métayers puis vendu en 1887.

    Les documents connus indiquent :

    - 1857 : fermage de TRAOU MIQUEL confié à Yves BERTRAN49.

    - 1866 : fermage attribué à Jean François POTIN50.

    1887 : vente de TRAOU MIQUEL par Marie LE GOASTER51à Auguste LE GOASTER propriétaire terrien non exploitant (branche différente de celle de Marie Le GOASTER).

    TRAOU MIQUEL fut propriété de la famille LE GOASTER de 1887 à 1968.

    - Auguste LE GOASTER de 1887 à 1902,

    - son fils Jules LE GOASTER a hérité en 190252 : il est décédé en 1959,

    - un neveu Pol LE GOASTER en a hérité en 196253,

    - ce dernier a vendu en 1968 à Olivier POTIN54.

    TRAOU MIQUEL fut en fermage avec différents membres de la famille POTIN de 1866 à1968, soit sur plus d'un siècle.

    Successivement (selon documents de la mairie de Minihy) :

    - Jean François POTIN, puis Olivier Marie, puis François, puis Yves Marie et enfin Olivier POTIN.

    Ce dernier, exploitant depuis plusieurs années, a racheté en 1968 à Pol LE GOASTER55.

    Les ventes suivantes ont été :

    - 1992 à LAPIZE de SALLE56

    - 2004 à BOUSSU propriétaire actuel57

    A partir de 1992 TRAOU MIQUEL n'est plus une ferme mais une maison d'habitation.

    6. BÂTIMENTS et TERRES

    6.1 Période 17e et 18e siècles

    Sur la période 17e et 18e siècles, nous n'avons actuellement aucune information sur la construction et l'évolution des bâtiments. Sur les terres nous n'avons qu'une information limitée datant de 1756.

    Le 17-20/03/1750, après le décès de Marie LE CAN épouse LE BONNIEC en Novembre 1749, il y eut partage des biens. Marie-Yvonne LE BONNIEC épouse MORINIERE a hérité de TROMIQUEL et des terres appartenant au manoir en particulier les terres de "Parc Prat Amour".

    Le 24/08/1756, le document relatif aux "droits de Cens", réclamés par le comte évêque de TREGUIER sur ces dernières terres au sieur MORINIERE de VILLEFORT, donne des informations sur les limites des terres "Parc Prat Amour" (voir paragraphe 3.158 et pièce M).

    Ces terres sont délimitées comme suit :

    - "côté Midi 249 cordes, joignant vers le Nord du chemin menant de la chapelle Saint-Michel au grand chemin de TREGUIER à LANNION,

    - "vers l'Orient à un autre chemin conduisant de la même chapelle au lieu Kerjolu",

    - "vers l'Occident à des terres dépendantes du lieu de Park an Bran".

    Ces différents lieux dits existent toujours actuellement et figurent clairement sur le cadastre Napoléonien de 1835 (pièce M). Si on se réfère à ces informations sur le cadastre de 1835 la surface des terres indiquées ci dessus serait de l'ordre de 15 hectares (à comparer aux surfaces de 13,5 hectares de la pièce G) et ne devait représenter qu'une partie des terres de TROMIQUEL au 17e et 18e siècles.

    Pour les bâtiments nous possédons quelques informations limitées.

    Des spécialistes en bâtiments anciens, venus sur site dans la période 2005-2010, datent TRAOU MIQUEL de la fin du 16e siècle, selon l'architecture des ouvertures et certaines tailles de pierres.

    Au regard de documentations sur les manoirs bretons59 TRAOU MIQUEL est caractérisé par :

    - un plan en L du bâtiment qui est le plus répandu pour les manoirs du Trégor,

    - une tour carré dans le coin intérieur du bâtiment en L. La tour carré peu fréquente serait surtout de la période du 16e siècle,

    Cette tour carré contient sur une moitié un escalier à vis en bois qui est d'origine.

    Le service de l'Inventaire du patrimoine de la Région Bretagne a engagé une étude en 2018 sur le territoire de la commune de Minihy-Tréguier. Venus sur site en octobre 2018 pour un examen du manoir, ils avancent pour Traou Miquel une construction datant du début du 17e siècle.

    6.2 Période 19e et 20e siècle

    A partir du 19e siècle, nous avons quelques informations sur les bâtiments et les terres :

    - Sur le cadastre Napoléonien datant de 1835 les bâtiments de TRAOU MIQUEL sont nettement apparents (pièces C et D).

    - La structure du bâtiment principal qui correspond au manoir est composée de : une longère à un étage, accolée à un bâtiment de deux étages en L et une tour carré dans le coin intérieur imbriquée dans les trois bâtiments (pièces C et F). Cette structure du manoir est toujours la même actuellement (pièces E et J).

    - Sur les bâtiments annexes, quelques modifications ont été apportées : un petit bâtiment, dit "la crèche", n'existe pas sur le cadastre de 1835 (pièce C) et serait donc postérieur à cette date. De même un autre bâtiment qui existait à cette dernière date n'existe plus aujourd'hui.

    Le peintre FAUDACQ (1840-1916), qui était douanier, a été affecté à Tréguier en 1883 et jusqu'à sa retraite en 1900. C'est probablement pendant cette période de 1883 à 1900 que FAUDACQ a peint une aquarelle de TRAOU MIQUEL, côté tour (pièce I). La structure du bâtiment est identique à celle figurant sur le cadastre Napoléonien de 1835 et encore visible actuellement (pièces C et J).

    Divers informations existent sur les terres dépendantes du manoir de TRAOU MIQUEL aux 19e et 20e siècles au regard des actes notariés.

    Les terres cultivées autour du manoir ont été :

    - 1887 : 13,3 hectares en 18 pièces60 (pièce G).

    - 1962 : 12,6 hectares en 16 pièces61.

    - 1968 : 6,9 hectares en 13 pièces62 (pièce H).

    - 1985 : après le remembrement création de la ZD 17 de 6,4 hectares63.

    - 1991 : après différentes reventes, création de la ZD 166 de 1,2 hectare (pièce F).

    Vers 1985-1990 des terres périphériques de TRAOU MIQUEL ont été rachetées par la Municipalité de MINIHY TREGUIER pour créer les zones pavillonnaires et les voies de circulation.

    6.3 Restauration 2005-2013

    Après le rachat en 2004 nous avons réalisé des travaux sur les bâtiments, avec l'accord des Bâtiments de France. La structure des bâtiments anciens n'a pas été modifiée. Les modifications ont porté en particulier sur des améliorations pour augmenter la clarté intérieure et rendre la vie au quotidien plus agréable.

    Ces travaux de 2005 à 2013 ont porté sur :

    - la réfection des toitures et l'installation de velux,

    - longère : côté EST, agrandissement des fenêtres et pose d'encadrements en pierres ; côté OUEST, création de trois fenêtres avec encadrement en pierres. Pour les différents encadrements des pierres anciennes de récupération ont été utilisées.

    - bâtiment à deux étages coté SUD : agrandissement d'une fenêtre et création d'une porte donnant sur une terrasse. Les encadrements ont été réalisés en pierres anciennes de récupération. Côté SUD : une terrasse a été créée. Côté OUEST : la cour a été redessinée autour de l'ancien puits avec création de murets de soutènement en pierres. Côté rue : les murs en pierres de l'ancien portail ont été remis en état.

    - bâtiment annexe : la crèche a été restaurée et la toiture refaite.

    Divers travaux intérieurs ont également été réalisés dans le manoir.

    Ces travaux ont été menés par tranches sur 8 ans de 2005 à 2013.

    7. 2015, JARDINS SECRETS

    Outre les travaux de restauration des bâtiments indiqués ci-dessus, à partir de 2005 nous avons engagé la création d'un jardin sur la base d'un plan directeur établi par le paysagiste ERWAN TYMEN .

    De 2005 à 2015 nous avons planté prés de 300 arbres et plus de 1000 arbustes et plantes.

    Le 11 octobre 2015, TRAOU MIQUEL a accueilli les "jardins secrets", manifestation organisée chaque année par l'Office du tourisme, affluence importante avec plus de 3000 visiteurs (pièces K et L).

    (Michel Boussu, décembre 2018).

    1Sieur : ce terme désignait un personnage de haut rang notable ou bourgeois. Sieur de : indiquait que la personne était seigneur et propriétaire d'un lieu.2Yvon Le Goff et Marie Cadier ont eu 6 enfants dont Jacques Le Goff (1584-1664), sieur de Tromikel et François Le Goff (1590-1654), sieur de Kereven3Certains documents font état de dates plus anciennes. Une généalogie mentionne que Yvon Le Goff (-/1588-1607) père de Jacques Le Goff était déjà sieur de Tromikel. Ce fait n'est pas établi.4Tous les nobles non titrés avaient et utilisaient le titres "d'écuyer" considéré comme le premier titre de noblesse et donnant droit de porter des armoiries.5Dans plusieurs documents sur l'Armorial et la Nobiliaire de Bretagne, il est fait mention de la famille Le Goff et à Tromikel. Sur ces documents, il est mentionné : Jean ou Yvon Le Goff anobli en 1479 pour service un blason "porte d'argent au château de sable maçonné d'argent", une devise "Fidèle et Sincère", de 6 à 12 fiefs dont Tromikel et Kereven ainsi que Lanconnery, Kernavarec, Quellenec, Kerillo, etc... La relation avec la branche de Jacques le Goff n'est pas établie. Une relation avec une autre branche, celle de Pierre Le Goff / Marie Cuisine est plus probable selon un document de la réformation du 21/05/1670 (Nobiliaire de Bretagne 1668-70, tome II GL 29/12/1887). Les membres de cette branche avaient le titre "d'écuyer" et ont le même blason et la même devise comme indiqué ci-dessus. Aucune relation n'a été trouvée à ce jour entre cette dernière branche Le Goff et la branche Jacques le Goff / Marguerite Trogoff. Les documents sur l'Armorial et la Nobiliaire de Bretagne établis vers 1844 et 1890 font semble-t-il un amalgame de la famille Le Goff sans différencier les différentes branches de la famille Le Goff, les documents consultés sont en particulier : Briand de Courcelles Armorial Général 1844 et Dictionnaire de la Noblesse de France Potier de Courcy Nobiliaire et Armorial 1844, Nobiliaire de Bretagne, Nobiliaire et Aristocratie de Bretagne.6LE GOFF. Histoire de Tréguier par Pierre de La Haye (voir pages 199, 213, 226)7LE GOFF. Essai historique sur Tréguier par Adolphe Guillou (page 75)801/06/1624 AVT – 170 DD3 (archives de la ville de Tréguier)917/01/1625 Chronique de l'ordre des Ursulines p. 239-40 et Etudes de villes de Bretagne p. 461101626 Histoire de Tréguier par Pierre de la Haye p. 2071103/05/1631 Histoire de Tréguier par Pierre de la Haye p. 1991206/09/1632 AD - 2G4571314/11/1653 document 1 page 226141657 AD 2G281523/4/1664 2Mi 84R516Les familles Le Goff, Le Bonniec et Morinière n'étant pas des nobles, les successions s'effectuaient en partages égaux entre les héritiers.177/10/1662 AD 1629-1668 image 149 1817/10/1694 AD 1691-1700 image 431907/08/1672 AD 1664-1690 image 1332006/2/1703 AD 1669-1717 image 5352116/11/1729 AD 1711-1730 image v5472208/11/1706 AD 1701-1711 image 1052314/09/1739 AD 1731-1750, image 1972423/05/1740 AD 1731-1750 image 2202516/04/1776 AD 1766-1780 image 3142613/12/1773 AD 1766-1780 image 2362725/05/1771 AD 1769-1778 image 88 2822/11/1749 AD 1731-1750 image 5322917-20/03/1750 AD contrôle des actes de Tréguier Fév-Juin 1750 image 223023/08/1756 AD 2G1993111/04/1760 AD 2G2443220/09/1768 AD 2G1993329/05/1769 AD 1766-1780 image 107 3417/06/1776 AD 5Mi 343 image 3323525/05/1771 AD 1768-1778 image 883601/06/1773 AD 1769-1778 image 1533718/07/1777 AD 2G 250381787 Livre de Pierre de la Haye, p 1373915/08/1794 AD 1Q824028/05/1795 AD 1Q824108/07/1796 AD 1Q82421796-99 Livre de Pierre de la Haye, p. 399-4004305/07/1804 AD 1Q2 824406/07/1804 AD 1Q2 824517/01/01805 AD 1Q2 824613/03/1785 AD 1781-1792 image 1714721/05/1803 AD 1793-1815 image 1064824/04/1814 acte décès Tréguier acte 30 image 2084921/03/1857 acte notarié Paul EVEN5011/04/1887 acte notarié LE BESCOND5111/04/1887 acte notarié LE BESCOND528/06/1902 acte notarié LANDOUAR5324/11/1962 acte notarié CHEMINANT5418/09/1968 acte notarié CHEMINANT5518/09/1968 acte notarié CHEMINANT568/10/1992 acte notarié GUILLOU5713/03/2004 acte notarié LE MONNIER5823/08/1756 AD 2G19959Livre "Le manoir en Bretagne", éditions Patrimoine, 19996011/04/1887 acte notarié LE BESCOND6108/06/1902 acte notarié LANDOUAR6218/09/1968 acte notarié CHEMINANT6328/08/1985 Procès verbal de remembrement

Références documentaires

Documents d'archives
  • Canton de Tréguier (22). Pré-inventaire de la commune de Minihy-Trégier par Nicole Chouteau et Viviane Maillen assistées de Didier Richard pour les photographies, 1973.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel) : 152

Liens web