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Manoir urbain dit "Théologal" ou "maison prébendale Rolland", anciennement dit "Vieil évêché", 20 rue des Perdreries (Tréguier)

Dossier IA22132855 réalisé en 2017

A la fin du Moyen-Age, ce manoir était situé à l’entrée occidentale de la ville de Tréguier : il marquait le début de la rue des Perdreries (Perderies) qui se poursuit jusqu’à la cathédrale Saint-Tugdual via la rue Colvestre. Identifié à tort comme l’ancien palais épiscopal de Tréguier par l’historien Adolphe Guillou, cet édifice est surnommé depuis le « Vieil évêché ». Il n’est cependant pas exclu que le portail gothique puisse provenir de l’ancien manoir épiscopal détruit pendant les Guerres de la Ligne. Si le manoir primitif est vraisemblablement datable de la seconde moitié du 15e siècle, le corps de logis sud a été partiellement détruit et aurait ensuite été modifié, puis agrandi dans la première moitié du 17e siècle. Sur le plan d’adduction d’eau de Tréguier daté de 1610, cette parcelle est appelée « jardin de Théologale ». Pour chaque église cathédrale existait une prébende pour un docteur en théologie – le chanoine théologal - qui prêchait en certaines occasions (dimanches et fêtes) et enseignait la théologie. A la Révolution, « La Théologale (prébende Rolland) », jardins et dépendances sont saisis et deviennent « biens nationaux » : ils passent dans les mains de Jean-Marie Le Bouder. L’ensemble est rachetée par le comte Gustave Le Borgne de La Tour au 19e siècle. En 1924, c’est uniquement le portail gothique du « Vieil évêché » qui est classé au titre des Monuments historiques. Façades et toitures sont inscrites au titre des Monuments historiques en 1973.

AppellationsLa Théologale, Vieil évêché
Dénominationshôtel, évêché, manoir, cour, puits, portail
Aire d'étude et cantonSchéma de cohérence territoriale du Trégor - Tréguier
AdresseCommune : Tréguier
Adresse : 20 rue des Perdreries (Perderies)

A la fin du Moyen-Age, cet "hostel" (sic) ou manoir urbain est situé à l’entrée occidentale de la ville de Tréguier : il marque le début de la rue des Perdreries (Perderies) qui se poursuit jusqu’à la cathédrale Saint-Tugdual via la rue Colvestre (la cathédrale est distante de 250 mètres). La demeure offre à la fois un panorama sur la ville et sur le Guindy situé au nord. Identifié à tort comme l’ancien palais épiscopal de Tréguier par l’historien Adolphe Guillou (1913), cet édifice est surnommé depuis le « Vieil évêché ». Il n’est cependant pas exclu que le portail gothique de la maison dite Théologale puisse provenir de l’ancien manoir épiscopal détruit pendant les Guerres de la Ligne.

Si le manoir primitif est vraisemblablement datable de la seconde moitié du 15e siècle (portail gothique et éléments sculptés en remploi), le corps de logis sud a été partiellement détruit pendant la Guerre de la Ligue (1588-1598) et aurait ensuite été modifié (ajout du cellier et de la cuisine en appentis au nord notamment à une date indéterminée) puis agrandi dans la première moitié du 17e siècle (aile nord et tourelle d’escalier de plan carré).

L’origine de cette résidence est méconnue, il doit vraisemblablement s’agir de la demeure d’un important dignitaire du chapitre cathédral. Sur le plan d’adduction d’eau de Tréguier daté de 1610 et réalisé par Charles Symon sous l’épiscopat de Adrien d'Amboise, cette parcelle est appelée "jardin de Théologale" : cette demeure était donc habitée par le chanoine théologal de la cathédrale. Pour chaque église cathédrale existait une prébende pour un docteur en théologie qui prêche en certaines occasions (dimanches et fêtes) et enseigne la théologie. Selon Nicole Chouteau (les rues de Tréguier du 18e siècle à nos jours, p. 51), un chanoine entreprend en 1640 des travaux de réparation de la maison du Théologal.

Sur une poutre du logis, on peut voir un blason "de sable fretté d'or de six pièces" identifié comme celui de la famille de Guermeur (de Kermeur). Les autres armoiries, martelées, restent malheureusement muettes.

Au milieu du 17e siècle, le Séminaire de Tréguier s’installe à proximité immédiate de la maison du Théologal. En face de cette demeure se trouve également un ensemble architectural (très modifié) que l’on appelle le Scolasticat, c’est la demeure du chanoine chargé l’enseignement de la scolastique, c’est dire de l’étude de la Bible. A la même époque est aménagée la rue de la Mission (puis Venelle du Séminaire, rue du Collège et aujourd’hui rue Marie Perrot) : cette rue semble alignée avec le portail gothique du manoir.

A la Révolution (19 juin 1795), "La Théologale (prébende Rolland)", jardins et dépendances sont saisis et deviennent "biens nationaux" : ils passent dans les mains de Jean-Marie Le Bouder pour la somme de 6.000 francs (la demeure était estimée 2205 francs). Le nom de la prébende fait référence au chanoine Joseph-Marie-Madeleine Rolland de Kerousy (1761-1795), prêtre et chanoine théologal du chapitre cathédral de Tréguier de 1788 à la Révolution (ce dernier a émigré à Jersey : il est fusillé à Quiberon le 31 juillet 1795).

Au 19e siècle, l’ensemble bâti est racheté par le comte Gustave Le Borgne de La Tour. (Coïncidence ou pas, la question reste posée : François II de La Tour fut évêque de Tréguier de 1583 à 1593, c’est dire en pleine Guerre de La Ligue. Appartiennent-ils à la même famille ?)

Gustave Le Borgne de La Tour (1814-1893) est militaire, député sous le second Empire (de 1852-1870) puis maire de Tréguier (1888-1892). Sa femme est Léocadie Le Borgne de La Tour (alias Léocadie de Roquefeuil de son nom de jeune fille). Gustave Le Borgne de La Tour construit la maison voisine située au 18 rue des Perdreries. La propriété (comprenant le "Vieil évêché") passa ensuite successivement dans les mains de Marie-Léocadie Le Borgne de La Tour demeurant à Saint-Servan-sur-Mer - Villa Stella-Maris, veuve du vicomte Charles de Kermel puis dans les mains de Alain-Constant-Marie-Joseph, comte Le Borgne de La Tour (1878-1967) et de Louise-Monique-Marie-Gabrielle de Palys, comtesse de La Tour (1878-1965) à partir de 1927.

En 1924, c’est uniquement le portail gothique du "Vieil évêché" qui est classé au titre des Monuments historiques.

En 1960, le vieux logis est loué à René Guillaumin, marin d'état pour 250 nouveaux francs par an. Dans un courrier adressé au maire de Tréguier et daté du 28 novembre 1961, sa femme décrit : "un bâtiment en très mauvais état", "aucun confort, puisque sans eau, ni WC", "des invasions de rats et de souris" qui constituent pour elle et sa famille (ils sont cinq) un "véritable danger".

La vente des biens de la famille "La Tour" à la ville de Tréguier est finalement conclue les 13 et 21 avril 1961 pour la somme de 50 000 nouveaux francs : elle comprend deux immeubles à logements situés respectivement au 18 et 20 rue des Perdreries à savoir le "Vieil évêché" (sic) et l'"Hôtel de La Tour" ainsi que plusieurs parcelles de terrain pour une superficie totale d’environ 12 000 m2.

La plus grande partie des parcelles a été mis en réserve par la ville de Tréguier "partie en vue de l’agrandissement des écoles" (car situées à proximité du Collège des garçons), "partie pour la construction de 15 logements" (le futur lotissement de la rue Saint-Tugdual) et "partie éventuellement pour l’aménagement d'un terrain de camping situé en bordure du Guindy". La municipalité projette un temps de transformer la demeurer en "musée municipal".

Les logements sociaux Saint-Nicolas dits La Tour ont été élevés en 1968 et 1969. Dix immeubles à logements ont ainsi été construits pour un total de 26 logements par l'architecte F. Rousseau. Aménagée en 1968, la rue Saint-Tugdual permet de rejoindre la rue Saint-François depuis la rue des Perdreries et le "Vieil évêché". Ce lotissement a cependant fortement dénaturé l’environnement de la demeure. C’est cependant dans ce contexte que façades et toitures du manoir sont inscrites au titre des Monuments historiques en 1973.

Après avoir servi de logement, l’ancienne demeure seigneuriale a accueilli les activités de plusieurs associations : le club des ainés (à partir de 1974), la chorale Kanerien Landreger, l’école de musique traditionnelle Sonerien Landreguer et des cours de breton.

En 2014, c’est suite à l’atelier de l'école de Chaillot à Tréguier montrant le mauvais état sanitaire du bâtiment qu’une visite de l’architecte de l’Unité Départementale de l'Architecture et du Patrimoine des Côtes-d’Armor est organisée. Des mesures ont rapidement été prises pour limiter l'accès au bâtiment et interdire certaines zones dont le corps de logis sud (partie ancienne du manoir). Des travaux d’urgence ont été entrepris en 2015.

Dans une ville longtemps restée centrée autour de son évêque, la maison du chanoine théologal représente un intérêt historique majeur qu’une restauration de qualité accompagnée d’une requalification des abords pourrait venir sublimer.

Période(s)Principale : 15e siècle, 16e siècle
Secondaire : 1ère moitié 17e siècle
Secondaire : 19e siècle

Édifice de type manoir urbain, orienté vers le sud, construit en moellon de granite, de schiste et de grès à l’exception de l’entourage des ouvertures et des chainages d’angle en pierre de taille de granite gris, ocre et rose. Le portail a été élevé en pierre de taille de granite. La surface habitable de la demeure est estimée à 580 m2.

Le corps de logis principal

Au sud, corps de logis principal tronqué vers l’est (hypothèse probable d’une destruction partielle durant la Guerre de la Ligue) : de la disposition originelle du logis subsiste une porte ancienne surmontée d’armoiries (aujourd’hui murée) située dans l’alignement de la porte donnant sur l’escalier en vis (également murée par des parpaings de béton).

La façade principale sud se caractérise par la présence d’un remarquable portail gothique desservant un vaste passage couvert faisant vestibule et donnant accès :

- à la pièce ouest du manoir (rez-de-chaussée) via une porte et à l’escalier en vis via une seconde porte ;

- via le passage et une autre porte, à une cour avec puits et à un vaste jardin enclos à l'arrière, au nord (jardin remplacé par le lotissement Saint-Nicolas dit La Tour de la rue Saint-Tugdual).

Ce passage, éclairé par un petit jour au sud, est couvert par un plancher à quenouille.

Le portail en pierre de taille de granite, encadré de pinacles, est surmonté d'une archivolte et d’armoiries malheureusement martelées (armoiries de chanoine à gauche ?). De part et d’autres du portail ont été intégrée deux consoles sculptées (remploi représentant deux têtes humaines).

Si la volumétrie des fenêtres de la façade principale a été modifiée, les baies conservent les traces de meneaux (montants et traverses) ainsi que des fixations de grilles au premier étage. A l’intérieur subsistent des coussièges (premier et deuxième étage). A l’angle sud-ouest du corps de logis, dans le chainage en pierre de taille de granite, sont intégrées des armoiries (buchées) orientées en diagonale vers la rue des Perdreries. Sous le blason, deux petites têtes humaines sont sculptées.

L’escalier en vis en granite est intégré dans le corps de logis : il dessert le rez-de-chaussée (par une porte depuis le passage couvert faisant vestibule et par un passe-plat depuis la salle basse), le premier niveau (deux portes en arc brisé et une porte à linteau droit chanfreiné pour les services - porte actuellement murée) et le deuxième niveau décalé (deux portes). L’escalier est éclairé au nord par trois fenêtres à coussiège unique donnant sur la cour et le jardin (aujourd’hui sur le lotissement). Des consoles sculptées de têtes d'homme supportent les marches monolithes de l’escalier.

Au premier étage : grande pièce avec passe-plat faisant crédence (la cuisine se situant en appentis au nord), baies à deux coussièges et cheminée (modifiée ultérieurement). Au deuxième étage, baie à deux coussièges, baie à coussiège unique et cheminée. Depuis ce niveau, un petit escalier donne accès à l’étage de comble. Côté cour, sur le linteau de la fenêtre du deuxième étage, on distingue une inscription gravée dans le granite (inscription non identifiée).

L'aile nord et la tour d'escalier

L’aile nord (à l’origine sur cave si l’on en croit la présence de soupiraux) et la tourelle d’escalier ont été élevées en gros moellon de granite (17e siècle). Cette partie du bâtiment présente aujourd’hui une grande pièce unique au rez-de-chaussée et au premier étage ainsi qu’un étage de comble. Au rez-de-chaussée, la porte ouest est flanquée par une petite ouverture de tir aménagée dans le mur nord de la tour d’escalier. Situé sur l’élévation est, au-dessus de la porte en arc plein cintre donnant sur la cour, un blason reste muet. La pièce du rez-de-chaussée dispose d’un saloir mural à vaisselier et évier, d’une belle cheminée avec blason (lisse) accompagnée de plusieurs niches et d’un placard mural. Au premier étage, la cheminée monumentale présente des piédroits au décor floral, elle s’accompagne de fenêtres à l’est et à l’ouest et d’une originale fenêtre à pan coupé orientée vers le nord-est. Au niveau de l’étage de comble se trouve les vestiges d’une lucarne sur pan coupé originellement tournée vers le nord-est.

La tour ouest abrite un escalier en vis en bois desservant les trois niveaux et des latrines. Au dernier niveau, un escalier secondaire en bois donnait probablement accès à une pièce haute aujourd’hui disparue.

Mursgranite moellon
schiste moellon
grès moellon
Toitardoise
Étages2 étages carrés, étage de comble
Élévations extérieuresélévation ordonnancée sans travées
Couverturestoit à longs pans
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier en vis avec jour en maçonnerie
escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis avec jour en charpente
États conservationsétat moyen, inégal suivant les parties
Techniquessculpture
Statut de la propriétépropriété de la commune
Protectionsclassé MH, 1924/12/23
inscrit MH, 1973/03/22

Annexes

  • Maison prébendale de M Rolland, théologal, procès-verbal d’estimation des biens nationaux de première origine par Joseph-Marie Cadillan, expert commis par délibération du directoire du district de la ville de Lannion, 29 janvier 1791 (Archives départementales des Côtes-d’Armor, 1 Q 1, article 33, Tréguier)

    […]

    "La maison principale construite en maçonnerie ayant de long dans chacune de ses deux cottières [côté] cinquante-six pied, laize à deux pignons entiers et un pignon mitoyen bout au levant, seize pieds hauteur compensée à compter au sol du pavé vingt pieds et demi ; en la longère au midi une porte carrée de taille éclairée dans sa partie supérieure d’un vitrage en plomb, ladite porte donnante [sic] sur un vestibule ; au bout du couchant dudit vestibule une salle close par une cloison de charpente et lattis et éclairé de deux fenêtres carrées de taille garnies de châssis en petit bois ; en ladite salle une cheminée à tablette boisée sur toute sa hauteur, lattre planchi en sapin.

    Au levant dudit vestibule séparé par un pignon en refend une cuisine éclairée par deux fenêtres carrée de taille garnies de châssis en petit bois et ornés de vitrages ; en ladite cuisine une cheminée à jambage, corbelets et manteau de taille, un potager en maçonnerie à différents services ; deux baies de porte l’une donnante sur un cellier et l’autre sur une cage d’escalier au bout au levant dudit édifice ; autre baie de porte donnante sur une office séparé de ladite cuisine par une cloison de charpente et lattis.

    L’office éclairé par une fenêtre carrée de taille garnie de châssis en menuiserie ornées de vitrage en plomb et défendues par cinq barres de fer et une traverse ; en ladite office une alcôve formée par des cloisons de charpente et lattis.

    Pour fréquenter le double [comprendre, l’étage] une cage d’escalier construite dans une partie d’édifice adjacent et en appentis contre ladite maison principale ; ladite cage d’escalier éclairée de deux jours de grosses tailles et d’un œil de bœuf orné de vitrages ; en ladite cage d’escalier un escalier construit en charpente ; au haut dudit escalier un cabinet d’aisance clos par une cloison de charpente et lattis.

    Pour hentisse de la chambre au-dessus de la salle [aile nord], une baie de porte, ladite chambre éclairée de deux grandes fenêtres carrées de taille garnies de châssis en petit bois ornées de vitrages ; une cheminée à tablette boisée sur toute la hauteur ; lattre planchi en sapin ; autre baie de porte donnante sur une chambre adjacente à la précédente, ladite chambre éclairée d’une fenêtre carrée de taille et décorée de deux assisses [coussièges] ; une cheminée à tablette boisée sur toute sa hauteur ; autre baie de porte donnante sur l’escalier bout au levant, lattre de ladite chambre planchi en sapin.

    Adjacente à ladite chambre et séparée par une cloison en menuiserie, un cabinet éclairé d’une fenêtre carrée de taille garnie de châssis en menuiserie ornée de vitrages ; dans ledit cabinet, une cheminée boisée sur toute sa hauteur, une alcôve aussi en menuiserie, lattre planchi en sapin.

    Au bout au levant un édifice, une cage d’escalier construit et saillant en forme de tourelle sur la longère au nord servant à hauteur une partie du double ; dans ladite cage un escalier en charpente éclairé de deux jours.

    Autre petite mansarde éclairée d’une lucarne vuide [vide] et close par des cloisons de charpente et lattis ; lattre carrelé en tuile… autre petite lucarne aussi vuide [vide] éclairante un corridor.

    Bout au couchant une baie de porte donnante sur un grenier éclairé de deux lucarnes ; lattre en terrasse. Le comble de charpente chevronné de sciage sous couverture d’ardoise.

    Adjacent au corps principal de logis, autre bâtisse en appentis aussi construite en maçonnerie ayant de long dans sa cottière vingt-six pieds, laize à trois pignons sept pieds quatre pouces hauteur compensée quatorze pieds : au rez-de-chaussée un cellier hanté par la cuisine et éclairé par deux jours de grosse taille.

    Au bout au levant de ce dernier édifice un cabinet éclairé par une fenêtre en charpente ornée d’un châssis en menuiserie et de vitrages ; lattre planchi en différents bois ; le comble et charpente dudit édifice chevronné de sciage sous couverture d’ardoise.

    Pour entrer dans la cour une porte cochère voûtée de taille découverte d’un chapron en maçonnerie et garnie de deux mauvais battants.

    Au couchant de ladite cour un appentis soutenu par trois montants de charpente […]

    Au midi de la cour et adjacent aux édifices un petit hangar et cabinet d’aisance construit en maçonnerie, chevronné de sciage sous couverture d’ardoise.

    Au levant de ladite cour une petite écurie construite en maçonnerie éclairée par un jour de maçonne [maçonnerie], lattre pavée en cailloutage ; au double [à l’étage] un petit grenier en terrasse ; le comble chevronné de sciage sous couverture d’ardoise.

    Ladite cour en partie pavée de cailloutage et contenante de plat trois cordes sept huitième, cerné au levant par un mur mitoyen donnant sur la cour de M de Coëtivy, du couchant d’un mur aussi mitoyen donnant sur la cour dépendante de la prébende de M Leinnec [Laënnec], du midi par les édifices et au nord par le mur du jardin.

    Le jardin et terrain y adjacent, et en dépendant contenant de plat trente-cinq cordes onze soixante quatrième ; cerné au levant par les murs du jardin de M de Coëtivy et au couchant par les murs du jardin de M Leinnec, lesdits murs aussi mitoyen du long de deux cordes. Le bas bout du jardin potager cerné par des fossés et talus ainsi que les parties du levant et couchant ; le jardin supérieur aussi cerné bout au nord par un mur en dépendant ayant de long une corde sept huitième.

    […]

    Ladite maison théologale et dépendances estimée distraction faite de trois livres douze sols payable à la fabrique suivant le rapport du dit sieur Rolland et trouvé valoir la somme de 2205 livres.

    Et de revenu annuel celle de 110 livres 5 sols.

    Fait conclu et arrêté tant sur les lieux qu’en notre demeure que nous faisons à Tréguier chez le sieur La Biche ainé rue Neuve, et avons vacqué à la présente commission, le 27, 28 et 29 janvier 1791 sous notre seings lesdits jour, mois et an que devant.

    [Signé] (Joseph-Marie) Cadillan, expert".

    Transcription : Guillaume Lécuillier, 2018.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Immeuble La Tour, Vieil évêché ; acquisition : dossier d'acquisition des bâtiments, plans, actes notariés (1960-1961). Travaux de grosses réparations : délibérations du conseil municipal, rapport de l'architecte, dossier de demande de subvention, permis de construire, dossier de consultation des entreprises, plans, marchés, décompte définitif des travaux, 5 photographies (1968-1971) 1960-1971.

    Archives communales de Tréguier : 6M5
  • Biens confisqués sous la Révolution et liquidation par vente des biens du Clergé (biens de première origine) et des émigrés (biens de deuxième origine). Dossiers individuels des prêtres et des émigrés.

    Archives départementales des Côtes-d'Armor : 1 Q 1/33 Tréguier
Bibliographie
  • GUILLOU, Adolphe (préface d'Anatole Le Braz). Essai historique sur Tréguier par un Trécorrois. F. Guyon, Saint-Brieuc, 1913 (réédition collection Monographies des villes et villages de France. Paris, 1993, 204 p.)

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel) : 7382

Liens web