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Outil de goémonier : drome

Dossier IM22005992 réalisé en 2009
Dénominationsoutil de pêche
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Lézardrieux
AdresseCommune : Pleubian

La drome est un radeau de goémon flottant, utilisée pour le transport des goémons en mer jusqu'à une rive abordable. La petite grève du Sillon de Talbert a représenté l'un des lieux d'échouage des dromes jusqu'au milieu du 20ème siècle. La pratique de la drome est attestée depuis le 13ème siècle par un témoignage de saint Yves, qui sauva un enfant de la noyade, en rivière de Tréguier. La drome étudiée a été reconstituée par Jean Le Ner et Pierre Kerleau à l'Armor-Pleubian lors d'une scénographie maritime pédagogique au Sillon de Talbert en 1990 (Festiv'algues'). Une seconde drome a été reconstituée en 2006 lors d'une autre manifestation locale, organisée par l'office du tourisme du canton de Lézardrieux. L'usage de la drome est commun aux littoraux de certaines régions et de certains pays, comme le' pays des abers' (Plouguerneau), les côtes du Sud-Ouest de l'Irlande et la Galice espagnole. La pratique des dromes a aujourd'hui disparu en Bretagne. Dans son ouvrage publié en 1928 'Sur la côte', Charles Le Goffic décrit l'usage des dromes en Trégor.

Période(s)Principale : 4e quart 20e siècle
Dates1990

La drome est un radeau de goémon flottant, utilisée pour le transport des goémons en mer. Elle mesure environ 5 mètres de diamètre et 1, 50 mètre de profondeur. La drome est confectionnée à partir des algues collectées et fauchées à pied pendant le temps de la 'berz' : la collecte communautaire du goémon de rive, pendant le temps de l'hiver. Les algues sélectionnées sont l'ascopylum nodosum ('vawac'h) et le fucus visiculus ('colac'h'), goémons qui flottent facilement. Le tas de goémon prend forme au bout de plusieurs jours. Il est lesté en attendant de pouvoir flotter, afin d'éviter la dispersion des goémons recouverts par la marée. Une fois le tas constitué, de forme circulaire, celui-ci est lacé avec une rosace de cordes en chanvre. La drome est ensuite perchée par au moins deux hommes à l'aide de grandes perches plombées, selon un mouvement particulier. La drome peut être accompagnée ou tirée par un bateau. Le bateau pouvait tirer plusieurs dromes à la fois (radeaux de goémons). Cette pratique a été souvent utilisée par le goémonier de l'Armor-Pleubian Jean Le Ner et par Joseph Mesvel jusqu'en 1960-70. Parfois, les dromes sont ramenées dans des filets à la main en suivant le flot, lorsque les tas de goémons sont confectionnés près du rivage.

Catégoriespatrimoine maritime
Matériauxbois
Précision dimensions

l = 500 ; h = 150

États conservationsoeuvre reconstituée
oeuvre démontée
Précision état de conservation

La drome est démontée après usage.

Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
Intérêt de l'œuvreÀ signaler

Annexes

  • 20092209551A0A : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 4 num 1/41, Numplan 9.

Références documentaires

Documents audio
  • KERLEAU, Pierre. Témoignage oral. Peubian : 9 septembre 2006.

    Témoignage oral