Logo ={0} - Retour à l'accueil

Phare de Bodic (Lézardrieux)

Dossier IA22014297 réalisé en 2009

Fiche

Dossiers de synthèse

Dénominationsphare
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Lézardrieux
AdresseCommune : Lézardrieux
Lieu-dit : Bodic
Cadastre : 1986 B 89

'Bodig' en breton signifie 'le bouquet d'arbres' et 'bod' le 'refuge'. Il peut également vouloir dire la petite branche et le petit refuge. La 1ère tour à feu de Bodic fut construite par Vauban, en amont de la rade de Coatmen, au début du 18ème siècle. La tour de Bodic est indiqué sur le cadastre de 1827 sur la parcelle B 1ère feuille 501. Le 'passage ' de Bodic était emprunté par le bac qui traversait le Trieux à cet endroit plus resserré de l'estuaire. Le phare de Bodic, établissement de signalisation maritime, a été construit en 1867 à l'emplacement d'une ancienne tour-vigie, construite par Vauban (comme le phare de la Croix). Ce feu de 4ème ordre, à éclat blanc toutes les 4 secondes, catadioptrique, fonctionnait à l'huile minérale. En 1913 (5 mars), le feu fut renforcé : feu directionnel blanc à occultation toutes les 4 secondes. Catadioptrique, de diamètre 0,50 m, il fonctionnait aux vapeurs pétrole. En 1939, il fut transformé en feu directionnel blanc scintillant 1,5 seconde, en alignement avec le feu de la Croix. Lentille de 1 panneau au 1/2. Focale 0,1875 m. Il fonctionnait au gaz propane. En août 1944, il fut détruit totalement par les troupes allemandes. En 1945, un feu provisoire fut établi sur un pylône métallique. Le phare fut reconstruit entre 1945 et 1948, avec un logement pour le gardien, sur les plans de l'architecte Auffret et des ingénieurs des Phares et Balises Condemine et Grattesat. En 1948 : allumage sur une tour semi-circulaire. Le pignon au sommet, de forme conique avec une base trapézoïdale, est équipé d'un feu directionnel scintillant blanc, de focale 0,1875 m. Ce feu antérieur est électrifié. Cette maison phare a toujours été occupée par un gardien et sa famille. La machine de rotation était remontée autrefois à la main. Le feu est aujourd'hui gardé par Marie-Claire Millon.

Depuis 2015 le feu de Bodic n'est plus gardienné.

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Dates1867, daté par travaux historiques
1949, daté par source

Le fanal de Bodic est situé sur le haut de la falaise, bordant la rive gauche du Trieux, au niveau d'une sorte de goulet. La masse trapue de l'édifice se remarque de très loin comme 'tour amer'. Cet amer constituait un mur vertical de 17 mètres de largeur et de 27 mètres de hauteur, contre lequel était accolée, du côté des terres, une tour de forme globalement carrée, surmontée d'un toit aigu à deux pans et dont la partie supérieure du mur amer formait l'un des pignons. La tour accolée en arrière abritait l'appareil d'éclairage et servait de logement aux trois gardiens des phares conjugués de Bodic et de la Croix. Elle avait dans le sens parallèle au mur amer une longueur de 11, 20 mètres. Les trois côté ne formant pas l'amer étaient surmontés d'une corniche sur laquelle s'appuyaient, sur les deux façades, les deux pans du toit. Le bâtiment était composé d'un rez-de-chaussée (avec la chambre réservée à l'ingénieur de passage), de quatre étages (2 chambres) et d'un grenier. L'appareil d'éclairage était situé dans une des chambres du 4ème étage. La tour carrée principale avait 6 niveaux, haute de 15, 40 mètres, surmontée d'un pignon portant le feu en oeil-de-boeuf. Cette tour en maçonnerie était constituée de pierres lisses, elle était accolée à un mur de façade trapézoïdal en maçonnerie lisse avec chaînes d'angle en maçonnerie de pierres apparentes. Le logement des gardiens était accolé à la tour et au mur. Le terrain possédait une superficie de 1 363 m². L'édifice comprenait une tourelle pour l'escalier à l'angle Sud-Est, 2 fenêtres à chaque étage sur les deux façades et une porte sur sa partie sud-Ouest. L'édifice avait été réalisé en maçonnerie de moëllons ordinaires provenant du rocher sur lequel il avait été construit. Seules, les extrémités du mur amer, l'angle du mur Sud-Ouest de la tour, l'assise supérieure du socle sur le pourtour de la tour, la corniche, les angles et le couronnement de la cheminée et les encadrements ont été construits en pierres de taille, provenant des carrières de l'Île Grande. La toiture était en zinc. En 1889, on construisit des annexes à usages de cellier, de buanderie et de lieu d'aisance. Après la destruction du bâtiment en 1944, il ne subsistait que la base du pignon amer sur une hauteur de 2, 50 mètres. La partie amer du nouvel ouvrage se présenta comme pour l'ancienne sous forme d'un grand mur trapézoïdal aux dimensions inférieures mais encore suffisantes pour la visibilité. On plaça la tour du feu et le logement de part et d'autre de l'amer pour assurer une bonne stabilité de l'ensemble. La tour fut encastrée dans la maçonnerie du mur de l'amer tout en faisant saillie sur celui-ci, en offrant ainsi l'aspect d'une tour à demi engagée. Le logement est placé en arrière. Ces murs latéraux s'appuyaient sur la base du mur amer. La façade actuelle présente ainsi une silhouette plus élégante que l'ancienne car moins massive et plus aérée grâce aux nombreuses ouvertures pratiquées dans la tour. L'ensemble de l'édifice comprend une logement de gardien de cinq pièces au rez-de-chaussée et deux chambres à l'étage. Le garage et le bureau sont de part et d'autre du corps du logis. La tour cylindrique reçoit l'appareil d'éclairage au sommet accessible par un escalier en spirale (à vis de Saint-Gilles, en béton). Certaines parties de l'édifice ont été construites avec des pierres de taille provenant de la démolition : chaînes d'angles, des corniches, des corbeaux du grand pignon, de la tour et de l'habitation ainsi que les linteaux des ouvertures. Les parements du soubassement sont en granite à taille rustique. Le reste de la construction est en moellons ordinaires. Le feu est scintillant et visible de 10 milles. Hauteur au-dessus de la mer du second phare : 48, 90 mètres. Taille générale : 23 mètres. Hauteur de la focale : 21 mètres. La portée du feu est de 21 milles. La tour amer est blanche et la partie supérieure du mur amer est de couleur verte, avec l'inscription en vert 'Bodic'. Le phare de Bodic est situé dans une tour carrée élevée de 20 m au-dessus du sol et le feu est à 53 m de la pointe qui est un peu plus au Sud que la tourelle noire d'Oléneyère (les sauniers).

Mursgranite
pierre de taille
moellon
États conservationsbon état
Techniquesmaçonnerie

Le phare de Bodic mérite d'être signalé pour son bon état de conservation et son esthétique architecturale.

Statut de la propriétépropriété de l'Etat
Intérêt de l'œuvreà signaler

Annexes

  • 20092206080NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 4 num 1/35, Numplan 4.

    20092206589NUCB : Collection particulière)

    20092206577NUCB : Collection particulière

    20092206204NUCB : Collection particulière

    20092206409NUCB : Collection particulière

    20092206578NUCB : Collection particulière)

    20092206607NUCB : Collection particulière)

    20092206606NUCB : Collection particulière)

    20092206590NUCB : Collection particulière)

    20092206203NUCB : Collection particulière

    20092206593NUCB : (c) Direction départementale de l'Equipement 22, Phares et Balises.

    (c) Direction départementale de l'Equipement 22, Phares et Balises

    20092206643NUCB : (c) Direction départementale de l'Equipement 22, Phares et Balises

    20092206605NUCB : Collection particulière

    20092206594NUCB : (c) Direction départementale de l'Equipement 22, Phares et Balises.

    (c) Direction départementale de l'Equipement 22, Phares et Balises

Références documentaires

Documents figurés
  • Archives Nationales. F/14/19987. Le phare de Bodic.

  • AD 22. S Suppl. 593. Construction du phare ; travaux d'entretien ; aménagement de bâtiments annexes (cellier, buanderie, magasin aux huiles, lieux d'aisance), 1862-1889.

Bibliographie
  • AMICEL, Corinne. Inventaire des phares et fanaux des Côtes d'Armor. Rennes 2 : Université de Haute Bretagne, maîtrise d'histoire, sous la direction de Jean-Yves Andrieux, 1995.

Documents audio
  • MILON, Gérard. Témoignage oral d'un gardien de phare. Lézardrieux, 2 février 2002.

    Audio