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Plan directeur d'urbanisme (Rennes)

Dossier IA35026935 inclus dans Ville de Rennes réalisé en 2001

Fiche

Le plan directeur d'urbanisme reprend certains objectifs du plan d'aménagement, d'embellissement et d'extension, approuvé en 1928, en particulier l'ouverture d'une rue, dans l'axe de la nouvelle église Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, qui ne sera cependant pas réalisé, comme l'élargissement du boulevard de Metz.

Dans le centre de la ville, le plan a été appliqué en ce qui concerne le dégagement de la place Saint-Germain et l'aménagement d'un parking, ainsi que le dégagement partiel de l'enceinte. Malgré les recommandations du programme, le square de Kergus est devenu un "délaissé" de voirie. L'avenue Louis-Barthou ne sera pas prolongée jusqu'à la Vilaine.

Enfin le tracé de la rocade sera modifié après la création de la ZUP du Blosne.

Dénominationsvoirie, secteur urbain, agglomération
Aire d'étude et cantonRennes ville - Rennes ville
AdresseCommune : Rennes

Les documents conservés aux archives communales (série O) indiquent qu´un premier plan est voté par le conseil municipal en 1946 ; il est présenté par Marrast, inspecteur général de l´Urbanisme, Daboval, représentant la commission municipale d´Urbanisme et de Reconstruction et par l´architecte urbaniste Georges Lefort, qui a en charge de périmètre de reconstruction. Une des priorités du plan d´urbanisme est l´établissement d´une réserve foncière affectée à l´élargissement de la voirie. Le programme définit trois zones (agglomérée, industrielle, rurale) et prescrit des règles édilitaires suivant un ordre continu (centre) et un ordre discontinu (périphérie et zone rurale pour les parcelles ayant une surface de moins de 2000 m2). Dans les zones de construction en ordre continu la hauteur des façades est fixée à 15 m (3 étages carrés et étage de comble) ; dans les zones de construction en ordre discontinu la hauteur des façades est fixée à 12 m (2 étages carrés et étage de comble). Une discipline d´architecture est fixée pour les immeubles des quais, autour de la cathédrale, autour de l´église Saint-Germain et rue Saint-Georges, une servitude de reboisement est imposée à la Fosse-Courbée. Un nouveau document, établi en juin 1947, est exposé au conseil municipal (annexes). A la suite de quelques divergences, Lefort soumet un nouveau texte, en 1950. Il subsiste quatre points de désaccord débattus par le conseil municipal dans la séance du 27 février 1951 : Concernant la voie nouvelle joignant la place du Champ-Jaquet à la place Sainte-Anne, la commission municipale défend le parti de cette percée nord-sud, qui améliore la circulation, assainit un îlot insalubre et impose une esthétique urbaine, arguments contestés par Georges Lefort qui préfère une percée est-ouest. La largeur de la voie nouvelle joignant la rue de Fougères au cimetière de Saint-Laurent, fixée à 15 m par la commission municipale, pourrait être réduite à 10 m, selon Georges Lefort. Lefort critique la largeur du boulevard de Metz (14 m) et la largeur des voies des quartiers de Fougères et de Paris, fixée à 20 m et qui pourrait être ramenée à 18 et à 14 m (boulevard Albert-Burloud). L´achèvement du boulevard Raymond-Poincaré jusqu´à l´octroi de Paris, auquel s´oppose Georges Lefort. Le plan directeur d´urbanisme remanié par Lefort, en 1950 est voté en 1951, puis approuvé en 1958.

Période(s)Principale : 2e quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Dates1946, daté par source
1947, daté par source
1950, daté par source
1951, daté par source
1958, daté par source
Auteur(s)Auteur : Lefort Georges architecte urbaniste attribution par source

Annexes

  • Plan d´urbanisme. Fragment intéressant l´aménagement des parties sinistrées. Rapport de l´ingénieur, juin 1947, annoté par le maire (1 O 16)

    PLAN D´AMENAGEMENT [Parties relatives à la ville haute dans l'actuel secteur sauvegardé]

    -Carrefour rue Nantaise et rue de la Monnaie

    Dispositions du plan de 1946 maintenues en ce qui concerne le dégagement de l´ancienne enceinte fortifiée de la ville avec la création d´un petit espace vert et démolition ultérieure de l´immeuble bordant la rue de la Monnaie.

    -Ilot rues d´Orléans, Baudrairie et Jean-Jaurès

    [paragraphe supprimé par le maire]

    -Pourtour de l´Eglise Saint-Germain

    En dépit de la destruction complète de deux immeubles, le dégagement du pignon ouest de l´église Saint-Germain (côté nord) demeure étriqué.

    Le parking qui sera établi à l´est de la place Saint-Germain sur l´emplacement des immeubles détruits entre les rues de Corbin et des Francs-Bourgeois, a été ramené à des dimensions moindres que celles prévues à l´origine, mais au demeurant fort acceptables puisqu´aboutissant à créer dès maintenant une place de 55 m X 60 m, qui sera agrandie à 80 m X 60 m, lorsque l´opération sera achevée par la démolition de quatre vieux immeubles bâtis entre le quai Châteaubriand et la rue des Francs-Bourgeois [cette dernière partie de la phrase est supprimée par le maire].

  • Plan d´urbanisme. Fragment intéressant l´aménagement des parties sinistrées. Rapport de l´ingénieur, juin 1947, annoté par le maire (1 O 16)

    PLAN D´AMENAGEMENT

    Pont et carrefour Châteaudun - boulevard Laënnec

    Le pont de Châteaudun sur le canal sera élargi à 16 mètres comme le boulevard et le pont Laënnec sur la Vilaine.

    La mauvaise visibilité au carrefour Châteaudun, sera améliorée par l´établissement de deux larges pans coupés qui seront ménagés lors de la reconstruction de deux immeubles totalement détruits et situés de part et d´autre de la rue de Châteaudun.

    Square de Kergus et carrefour Saint-Thomas

    Le petit square Kergus - îlot de verdure en bordure de l´avenue Janvier - ne devrait pas être détruit. Au contraire, l´abaissement du mur de l´ancienne caserne Kergus devrait en augmenter l´horizon de verdure.

    D´un autre côté, la suppression du large arrondi de la grille du Lycée au sud de la chapelle du Lycée, qui dégage si bien la visibilité pour la circulation au carrefour de la rue Saint-Thomas et de l´avenue Janvier ne peut en aucune façon se justifier.

    Déviation et croisement par dessous des boulevards Beaumont et Colombier avec la rue de l´Alma

    Les dispositions prévues apportent une solution intéressante évitant le croisement à niveau si dangereux de la circulation urbaine tel qu´il existe actuellement au carrefour Alma-Beaumont.

    Toutefois, cette réalisation sera certainement rendue difficile et lointaine du fait du nombre important d´immeubles bâtis qui seront touchés par cette opération.

    Voie nouvelle parallèle au boulevard Solférino

    Cette voie tracée entre le boulevard Louis-Barthou et le boulevard Laënnec, avait été prévue au plan initial, entre la place de la Gare et le boulevard Lënnec, selon un tracé sinueux.

    Le nouveau tracé parallèle et à 80 mètres en arrière du boulevard Solférino, comporte une largeur de 16 mètres.

    De toutes façons, il ne doit pas être escompté un allègement sensible de la circulation rue Saint-Hélier. Le rôle de cette voie doit surtout être de favoriser la construction d´importants immeubles sur les spacieux terrains libres qui existent encore entre la rue Saint-Hélier et le boulevard Solférino. Son débouché au carrefour Saint-Hélier-Laënnec doit être amélioré par la suppression du changement de direction[phrase rajoutée par le maire].

    Dispositions diverses

    Les autres dispositions prévues au plan :

    -Voie de 15 mètres prolongeant l´avenue Louis-Barthou jusqu´à la Vilaine,

    -Chemin latéral à la rive gauche de la Vilaine,

    -Voie de 20 mètres joignant l´avenue Janvier au boulevard Magenta,

    -Voie nouvelle et pont entre rue de Léon et rue Duhamel,

    n´appellent aucun observation.

    L´affectation des terrains suivants à des services publics est également satisfaisante :

    -L´ancienne Manutention à la Maison de la Radio,

    -La caserne de Kergus au Lycée comme terrain d´éducation physique, sauf à ne pas réduire le petit jardin public,

    -Rue Saint-Hélier - pour la crèche,

    -Boulevard Solférino - pour jardin et bains douches.

  • Plan d´urbanisme. Fragment intéressant l´aménagement des parties sinistrées. Rapport de l´ingénieur, juin 1947, annoté par le maire (1 O 16)

    PLAN D´AMENAGEMENT

    Rue de l´Alma

    Le plan prévoit :

    a-une largeur de 25 mètres dans la partie comprise entre le boulevard de la Liberté et le boulevard de Beaumont.

    b-une largeur de 20 mètres au-delà du boulevard de Beaumont vers les quartiers sud.

    L´élargissement de cette voie s´impose en effet, du fait qu´elle constitue l´unique voie d´accès du centre vivant de l´agglomération vers les quartiers sud, dont le développement est loin d´être terminé.

    Le prolongement de la rue Emile-Souvestre par un escalier aboutissant au prolongement de la rue Gurvand, puis au boulevard du Colombier assainirait sans aucun doute ce bas fond - mais aucune amélioration de circulation ne doit être escomptée de cette opération relativement importante.

  • Plan d´urbanisme. Fragment intéressant l´aménagement des parties sinistrées. Rapport de l´ingénieur, juin 1947, annoté par le maire (1 O 16).

    PLAN D´AMENAGEMENT

    Rue Saint-Hélier

    Au plan primitivement approuvé par le conseil municipal, la largeur actuelle de cette voie (10 à 11 mètres) avait été portée à

    - 25 mètres : de l´avenue Janvier au boulevard Laënnec

    - 20 mètres : de boulevard Laënnec à la croix Saint-Hélier

    Le plan actuel réduit ces largeurs à 20 et 17 mètres.

    Si la largeur de 25 mètres prévue pour la première section au plan initial pouvait faire craindre non seulement des difficultés financières de sa réalisation, mais aussi que cette voie perde son caractère commercial, il apparaît que la réduction à 17 mètres de la seconde section ne paraît pas devoir être aussi motivée. En effet, à part le goulet de 100 mètres de long situé entre l´église et la croix Saint-Hélier, cet élargissement qu´il soit limité à 17 mètres ou porté à 20 mètres ne touche pas un immeuble de plus. Cette largeur à 20 mètres devrait donc être maintenue jusqu´à la croix Saint-Hélier.

    La largeur de la rue Saint-Hélier, de l´avenue Janvier à la croix Saint-Hélier, y compris le pont du chemin de fer, serait donc de 20 mètres.

    Par ailleurs, les abords et l´accès de l´église Saint-Hélier sont très améliorés par la réalisation d´une perspective adroite et la création d´un petit espace vert. [...].

  • Plan d´urbanisme. Fragment intéressant l´aménagement des parties sinistrées. Rapport de l´ingénieur, juin 1947, annoté par le maire (1 O 16)

    PLAN D´AMENAGEMENT

    Gare routière

    [A notre avis personnel, il nous apparaît regrettable que l´emplacement de la gare routière à cet endroit ait été abandonné sans combat ! remplacée par ] Le choix de l´emplacement de la gare routière, prévu en bordure de la voie nouvelle précitée et de l´avenue Barthou, très proche de la gare S. N. C. F. (voyageurs et messageries), avait reçu l´avis favorable unanime des principaux groupements intéressés : S. N. C. F., Ville de Rennes, Chambre de Commerce, Transporteurs routiers et usagers.

    Le maintien de la Communauté de la Retraite en plein centre actif [ étant un non sens à notre époque remplacé par ] n´ayant plus de signification à notre époque, l´emplacement aurait pu être exproprié pour procurer un très large espace (17 600 m2) à la gare routière en lui ouvrant un accès facile sur la rue Saint-Hélier.

    Il ne doit pas être perdu de vue, en effet, que le rôle des transports routiers n´est pas uniquement d´amener les habitants du département au chef-lieu pour leurs petites [supprimé] affaires mais aussi de leur permettre de poursuivre facilement leur voyage dans des directions plus lointaines et réciproquement. En raison de la suppression progressive des chemins de fer d´intérêt local et des trains omnibus sur les lignes secondaires (et même principales) de la S. N. C. F., ce rôle de rabatteur des transports routiers s´accentuera encore.

    C´est la raison pour laquelle la gare routière doit être prévue aussi proche que possible de la gare S. N. C. F., si les deux gares ne peuvent être absolument juxtaposées.

    Aussi, le maintien de l´emplacement primitivement choisi s´impose-til et permettra de réaliser à cet endroit, à la satisfaction générale des organismes intéressés et des usagers, un projet de création de gare routière depuis longtemps envisagé. [cette phrase remplace le paragraphe suivant : ]

    En tout cas l´emplacement prévu au plan qui est présenté aujourd´hui au conseil municipal doit faire l´objet des critiques suivantes :

    il occupe un espace excessif 36 000 m2 (dont 18 800 m2 bâtis) - plus de la moitié du Champ de Mars - alors que le souci de la municipalité et de la Chambre de Commerce est de conserver à la disposition de tous cet emplacement libre exceptionnel et admirablement placé que tant de villes voudraient posséder.

    Il est situé à plus de 350 mètres de la gare.

    Un projet original eut peut-être consisté, à la rigueur, à installer la gare routière dans la partie sud du Champ de Mars, au pied de la butte, en établissant par dessus et de plein pied avec le niveau de la butte, une grande halle et une terrasse surplombant le Champ de Mars et qui eussent pu servir non seulement à la Foire Exposition annuelle, mais aussi à toutes autres expositions ou manifestations comportant de grands rassemblement d´hommes.

    Une halle identique existe à Nantes comme installation permanente pour la Foire-Exposition, elle sert à toutes autres manifestations.

    Ajoutons enfin qu´à la connaissance de l´administration municipale le plan d´urbanisme [...] n´a jamais comporté l´établissement d´un terrain de sports sur le Champ de Mars.

    Les conclusions du rapport de M. Lefort augurant du bon accueil de l´emplacement proposé doivent donc être considérées comme prématurées.

  • Plan d´urbanisme. Fragment intéressant l´aménagement des parties sinistrées. Rapport de l´ingénieur, juin 1947, annoté par le maire (A. C. Rennes ; 1 O 16).

    PLAN D´AMENAGEMENT

    Place de la Gare

    Le plan proposé par M. Lefort ramène la superficie de la place de la Gare de 19000 m2 à 12000 m2 (y compris les voies publiques) par deux opérations distinctes :

    a- la suppression du grand terre plein situé au nord de la place et à l´ouest de l´avenue Janvier - et où il serait édifié des constructions

    b- la réduction de plus de la moitié de la cour actuelle de la Gare des Voyageurs - par l´avancée des bâtiments de la Gare.

    Certes :

    La place du Palais ne comporte qu´une superficie de 6400 m2,

    celle de la Mairie [ ne comporte qu´une superficie] de 7000 m2

    et celle de Bretagne [ ne comporte qu´une superficie] de 14000 m2 (y compris les voies publiques adjacentes)

    mais leur rôle ne sont [sic] pas les mêmes.

    Il suffit d´observer l´encombrement actuel de la place de la Gare, par les automobiles particulières à l´attente de certains trains de grandes lignes pour se rendre compte que l´immensité de cette place n´est pas un défaut - loin de là.

    [suit un paragraphe barré : ]

    L´exemple des places des gares de Paris n´est pas un exemple à suivre. Leur insuffisance se traduisant par leur embouteillage fréquent en est la meilleure preuve.

    [...]

    En tous cas, la suppression d´un espace libre aussi intéressant serait à notre avis personnel une grosse faute à l´heure où la création d´espaces libres coûte cher.

    Un des principaux objectifs de l´urbanisme est la création d´espaces libres utiles. On peut être surpris de l´élaboration de plans qui visent systématiquement la disparition de tous les espaces libres que les administrations précédentes avaient su créer ou maintenir.

    Certes si le rôle principal de l´architecte est de bâtir, celui des municipalités est de maintenir avec vigilance les espaces libres nécessaires à la vie physique comme à la vie économique de la cité.

    [...]

    On aboutirait donc à un étouffement de notre place de la Gare, actuellement si accueillante, en dépit des destructions qui l´entourent et des baraquements provisoires qui l´appauvrissent.

    [...]

    Quant au reproche concernant une soi-disant inexistence ou irrégularité du tracé, il faut bien convenir que c´est un reproche lui même bien existant puisqu´adroitement masqué par les plantations des deux terre-pleins triangulaires ouest et est. Et au nom de l´art faut-il étouffer une ville ?

  • Plan d´urbanisme. Fragment intéressant l´aménagement des parties sinistrées. Rapport de l´ingénieur, juin 1947, annoté par le maire (1 O 16)

    PLAN D´AMENAGEMENT

    Champ de Mars

    La disposition de l´administration municipale demeure donc identique à celle prise en février 1946, maintenir libre le Champ de Mars ou tout au moins en subordonnant son utilisation éventuelle comme terrain de construction, à la libération de l´autorité militaire des emprises des casernes du Colombier, Foch et de l´Arsenal. Et encore le Champ de Mars n´est-il pas bien à sa place ? [phrase barrée]

    Même si le Champ de Mars devait demeurer libre, certains aménagements de voirie devraient y être apportés. En effet, la création d´une première section de la grande voie reliant l´avenue Janvier au boulevard de La-Tour-d´Auvergne, ainsi que les chaussées secondaires doit se traduire par l´établissement de bordures, caniveaux, chaussées goudronnées, dispositifs d´écoulement des eaux de surface, éclairage et plantations qui en amélioreraient considérablement l´aspect, tout en permettant de conserver cet espace libre à la disposition des grandes manifestations locales et régionales.

  • Plan d´urbanisme. Fragment intéressant l´aménagement des parties sinistrées. Rapport de l´ingénieur, juin 1947, annoté par le maire (A. C. Rennes 1 O 16)

    PROGRAMME D´AMENAGEMENT

    Les articles 6/1 à 6/7 du programme d´aménagement soumettent l´ouverture des voies privées à certaines conditions mais aboutissent en fait à tolérer l´ouverture de voies de 8 mètres, 6 mètres et même 3 mètres de largeur.

    Quelles que soient les conditions qui leur sont imposées lors de leur ouverture, il est d´expérience courante que les voies privées sont appelées à se trouver très rapidement dans un état d´entretien fort précaire, comme toutes les choses indivises ; la propreté et l´entretien en seront très vite déficients. [impasse Sergent-Guihard, impasse des Carmélites]

    Le remède serait le classement dans le réseau des voies publiques communales. Mais la ville impose évidemment aux voies privées susceptibles d´être classées les mêmes caractéristiques que celles présentées par les voies publiques (largeur 12 m, équipement complet : viabilité, égout, eau, gaz, éclairage électrique).

    Il nous apparaît donc comme particulièrement dangereux qu´un règlement organise officiellement l´ouverture de voies privées aussi étroites [phrase supprimée]. L´ouverture des voies de lotissement doit donc se faire à la largeur de voie courante à Rennes, c´est-à-dire 12 mètres, telle qu´elle a été imposée à ce jour.

    Cette largeur de 12 mètres peut être entretenue facilement en parfait état par l´administration. Elle peut éviter l´institution de servitudes de reculement qui dans un plan parcellaire très serré aboutiront à la création d´espaces inutilisables, soit en avant des maisons, soit en arrière.

    [...]

    Par exception, telle pour les voies desservant des lotissements-jardins, mais aussi qui fera toujours l´objet d´une décision spéciale de l´assemblée municipale, cette largeur pourra être réduite à 8 mètres [phrase rajoutée par le maire].

    L´implantation des distributeurs d´essence est réglementée par l´article 6/17. Toutefois, l´application trop stricte de cet article obligerait à avoir soit des voies publiques d´une largeur égale à 20 mètres, soit à obliger les véhicules à rentrer à l´intérieur des propriétés privées. Il importe donc que certains assouplissements soient apportés à la rédaction de cet article.

  • PLAN D´URBANISME. 1950 (A. C. Rennes 1 O 17)

    1° Zone Nord-Ouest comprise entre Villejean, Vilaine et Canal d´Ille-et-Rance

    Opérations à ajouter :

    a) Création d´un boulevard de 20 mètres de largeur, latéralement et à l´ouest du canal d´Ille-et-Rance, entre la rue Saint-Malo et la rue de Brest (symétrique du boulevard de Chézy).

    Cette opération était déjà prévue au plan d´aménagement de 1928.

    b) Création d´une voie de circulation de 12 mètres de largeur latéralement et à l´ouest de la rivière d´Ille, entre la rue Papu et la rue de Saint-Brieuc, dont la réalisation serait plus pratique et plus facile que celle prévue sur la rive est et traversant plusieurs chantiers ou entreprises.

    Opérations à modifier :

    a) La largeur de la voie tracée parallèlement et à l´ouest de la rivière d´Ille entre le canal (rue de la Touche) et la rue de Brest devrait être portée à 13 mètres ;

    b) Le tracé prévu du périmètre d´agglomération englobe dans la zone industrielle diverses parcelles qui seraient plus opportunément consacrées à l´habitation.

    A partir de la rue de Lorient (Police régionale), le périmètre devrait donc être tracé suivant la limite actuelle des parcelles de terrains ayant accès sur la rue Brindejonc-des-Moulinais et les autres impasses du lotissement jardin Pinault et être prolongé ainsi suivant une ligne nord-sud jusqu´à la voie ferrée Paris-Brest.

    2° Zone Centre Nord entre Canal, Vilaine et boulevard de la Duchesse Anne

    Opération à retrancher :

    L´Assemblée municipale, au cours d´une précédente délibération, a décidé de conserver à la rue d´Orléans sa largeur actuelle de 12 mètres.

    Opération à ajouter :

    La Commission d´Urbanisme a estimé que le projet d´une voie nouvelle prolongeant la rue du Champ Jacquet jusqu´à la place Sainte-Anne devait absolument être conservé.

    C´est une « percée » depuis longtemps prévue et chère aux Rennais et souhaitable au quadruple point de vue : circulation générale, assainissement d´îlot, esthétique urbaine et prix de revient.

    3° Zone Nord-Est du boulevard de la Duchesse-Anne au Gallet et à la Vilaine

    Opérations à modifier :

    a) la largeur de la voie nouvelle joignant la rue de Trégain et la rue de Fougères au futur cimetière agrandi de Saint-Laurent devrait être portée au minimum à 15 mètres, de façon à permettre des plantations d´alignement pour donner ainsi à cette voie un caractère approprié à sa destination (calme et sérénité) ;

    b) La largeur de 18 mètres prévue pour diverses voies du quartier de Maurepas pourrait être maintenue à 20 mètres, comme elle était prévue au plan d´aménagement de 1928 ;

    c) Le diamètre du carrefour circulaire au sud-est du parc de Maurepas devrait être réduit à 60 mètres.

    Opération à maintenir conformes au plan de 1928 :

    Le tracé du boulevard Raymond Poincaré, avec une largeur constante de 20 mètres, a été déclaré d´utilité publique.

    Compte tenu de ce que ce boulevard est déjà ouvert sur les ¾ de sa longueur et que l´ouverture de la partie restante n´imposera pas d´autre expropriation que celle d´un immeuble déjà presque entièrement frappé d´alignement par l´élargissement de la rue Danton, la Sous-Commission a estimé que le tracé de ce boulevard devrait être intégralement maintenu sur toute sa longueur entre le Champ de Courses et la rue de Paris.

    C´est une réalisation éminemment souhaitable du point de vue circulation générale.

    4° Zone Centre-Sud entre la Vilaine et la S.N.C.F.

    Opérations à modifier :

    a) Le boulevard de 16 mètres de largeur prévu par le plan de 1928, latéralement et au nord de la rivière de Vilaine entre la rue Alphonse Guérin et la rue Moreau de Jonès, a été remplacé par une rue de 10 mètres de largeur.

    A la suite d´un échange de vue avec les ingénieurs du service des Ponts-et-Chaussées (voies navigables), la largeur devrait être portée à 13 mètres, de façon à permettre l´observation des règlements en matière de halage.

    b) La largeur de la voie nouvelle de circonvolution de la zone industrielle de Baud devrait être portée de 10 à 14 mètres, en raison de la fréquentation intense supportée par cette voie lorsque la zone industrielle prévue à cet endroit sera entièrement occupée.

    5° Zone Sud-Ouest entre la Vilaine, la S.N.C.F. et la rue de Châtillon

    Opérations à modifier :

    a) Le tracé de la rocade sud devra être partiellement modifié en le déportant vers le sud, afin de la faire passer entre l´emplacement du grand stade de Bréquigny et le futur lycée de jeunes filles.

    b) Dans la partie comprise entre la rue de Nantes et la rue de Châtillon, l´élargissement à 30 mètres de largeur du boulevard Albert 1er (C.V.O. n° 10) devra être maintenu à cette largeur, afin de faciliter la circulation à la sortie des réunions sportives ou autres qui se tiendront tant au stade qu´au parc public de Bréquigny.

    c) Au sud de la rue de Châtillon, la largeur de la rue de l´Alma pourra être réduite à 16 mètres.

    6° Zone Sud-Est entre la rue de Châtillon, la S.N.C.F. et Chantepie

    Opérations à modifier :

    a) La largeur du boulevard de 16 mètres de largeur à ouvrir entre le carrefour Châteaugiron - Villebois-Mareuil et la rue de Vern (Hautes Ormes) devra être portée à 20 mètres.

    b) La largeur prévue de 10 mètres pour diverses voies réduisant les sinuosités du chemin de ronde (C.V.O. n° 10) entre la rue de Châtillon et la rue de Vern, devra être portée au minimum à 12 mètres.

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. C. Rennes. Série O ; 1 O 16. Voirie urbaine. Plan d'aménagement, d'embellissement et d'extension de la ville, réalisation des travaux en application de la loi du 14 mars 1919 (1944-1949) .

  • A. C. Rennes. Série O ; 1 O 17. Voirie urbaine. Plan d'aménagement, d'embellissement et d'extension de la ville, réalisation des travaux en application de la loi du 14 mars 1919 (1950-1953) .

Documents figurés
  • Groupement d'urbanisme de Rennes et des communes [limitrophes]. Plan d'aménagement, dessin, par Georges Lefort, 1945 (A. C. Rennes).

  • [1958 ca.]. Rennes. Schéma du plan directeur, schéma, s. d. (A. C. Rennes ; 8 Z 2).