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Port de Pouldouran (Pouldouran fusionnée en La Roche-Jaudy en 2019)

Dossier IA22133416 réalisé en 2018

Dans les temps anciens les routes n’étaient guère nombreuses et les chemins existants étaient souvent en mauvais état, le commerce se faisait donc en priorité par les voies d’eau. Pouldouran, situé au bout d’un bras du Jaudy, était un emplacement idéal pour devenir un petit port.

On peut supposer que ce bourg a été, depuis sa création, un petit "havre" recevant des bateaux chargés de marchandises.

La lecture d’un rentier (livre de comptes) de la seigneurie de Kerdoezer étaye cette supposition. En voici quelques extraits datés de 1583 et 1595.

- "…. Sur date du vingt septième jour de janvier au dit an 1583 fait livraison au havre de Pouldouran le Yvon Guillou marchand de Roscof dix huit tonneaux six jutes et demi de froment…"

- "Pour faire rendre le dit grand portail de la métairie à Lantréguier auront payé à un passager que le dit vint quérir au havre de Pouldouran"

- "deux bussards (2x268 litres) de vin fait rendre de Lezardren par mer au havre de Pouldouran"

- "Pour deux batelées de sablon (sable très fin) rendus près le bourg de Pouldouran de Saint François Lantréguier…"

- "Item aurait acheté vingt neuf futs de pipe (tige, perche, pieu) pour faire cheviller de lattes et réparer en divers endroits le grand logis du dit manoir. Pour les avoir fait rendre de Lantréguier à Pouldouran par un bateau"

- "Pour une journée que le comptable aurait été occupé pour faire rendre la chaux vive au bourg de Pouldouran par un bateau".

Un autre document daté de 1636 est un acte notarial passé entre Suzanne Feger dame de Runangoff demeurant à Pédernec et Henry Harscoët de Trédarzec "pour tel nombre et quantités d’ardoises de la carrière du sieur de Pencrech au rivaige de Pouldouran en lieu commode pour en faire la cargaison aux bateaulx et passaigers pour faire la couverture entière du bastiment de la maison que faict à présent construire en la rue de la ripve en ceste ville de Lantréguier la dite dame…".

Ces documents prouvent que par Pouldouran transitaient des marchandises nombreuses et variées, les matériaux pour la construction, le produit des récoltes, certaines denrées alimentaires (liquides et solides), en fait tout ce qui était indispensable à la vie du pays était acheminé par voie maritime. Bien sûr le trafic servait aux seigneurs du coin mais pas seulement, tous les paysans des communes alentour profitaient de ce cabotage qui se faisait depuis La Roche-Derrien, Pont-Rod, Kerscarbot, le moulin de la Flèche (Langoat) et Pouldouran. Les marchandises étaient acheminées en général vers Tréguier, dans ce port accostaient des navires venant d’un peu partout, en particulier de Bordeaux, chargés de fûts de vin à leur arrivée, ils repartaient les cales remplies de froment et autres denrées.

Mais quelle sorte de bateaux venait donc jusqu’à Pouldouran, la réponse nous est donnée par un dessin de Faudacq. Ce douanier était aussi peintre et il a arpenté les côtes du Trégor-Goëlo de 1868 à 1900 avec ses carnets de croquis. Cette aquarelle représente l’échouage d’un grand sloop borneur dans le petit port. A l’arrière-plan, on devine l’ancien moulin, la maison du meunier et letoit du manoir. A droite du bateau, on voit le départ de la voie charretière qui traversait la grève jusqu’au moulin de Kerduault. L’artiste a un peu triché, comme l’église était cachée par le moulin, il l’a représentée complètement à gauche du dessin. De nombreuses autres petites barques encadrent le sloop.

La première réaction en voyant cette aquarelle est la surprise, quel étonnement de voir une embarcation de cette taille mouiller à Pouldouran. Le faible tirant d’eau du sloop borneur lui permettait de naviguer dans tous les bras de mer même à petite marée, ce voilier à un mât et un seul foc à l’avant était parfait pour le cabotage ou bornage dans la rivière du Jaudy. Les plus grands de ces bateaux allaient jusqu’à mesurer 16 mètres de long.

Mais ce qui a fait la réputation du port de Pouldouran ce sont les engrais de mer, le maërl et surtout le goémon.

Le goémon a toujours été une source de conflits entre les communes, cet amendement était vital pour les agriculteurs, par le "trempage", ils enrichissaient leurs terres. Les municipalités qui avaient cet "or rouge" sur leurs côtes voulaient garder pour elles seules cette richesse et ne voulaient rien laisser à celles qui n’étaient pas littorales. Les problèmes étaient tellement importants qu’il fallut de nombreux décrets et ordonnances pour légiférer sur la récolte des amendements marins. En 1681 Colbert, dans son ordonnance de la marine, est le premier à règlementer cette cueillette, il y eut par la suite de nombreuses autres lois au sujet de la récolte du goémon mais celle de 1681 en resta la base.

Voici les règles auxquelles étaient tenus les goémoniers :

- les herbes marines connues sous le nom de Varech, sart ou goémon sont ainsi classées :

1) goémons de rive, ceux attachés aux rochers que la mer découvre à marée basse.

2) goémons épaves, ceux qui, détachés par la mer, flottent ou sont portés à la côte par le flot.

3) goémons de fond, ceux attachés aux rochers qui ne se découvrent jamais ou seulement aux marées d’équinoxe.

La coupe du goémon ou varech appartient exclusivement aux habitants des communes sur les côtes desquelles pousse cette plante maritime.

Sont exceptés de cette exclusion, les rochers, ilots et iles situés en pleine mer.

Permission au premier occupant de recueillir en tout temps le goémon épave. Les ramasseurs en disposeront à leur gré.

L’arrachage du goémon est interdit.

Les municipalités de chaque commune se réuniront pour décider des dates, le maire devra faire parvenir au sous-préfet la délibération du conseil municipal. Celle-ci devra être affichée dans la commune.

Interdiction de couper le goémon de rive la nuit.

Les patrons de barque devront être inscrits maritimes et pourvus de rôle d’équipage.

Les gardes champêtres étaient chargés de faire respecter la loi.

Malgré ces ordonnances, les contestations continuaient sans cesse. Ainsi Plougrescant et Pleubian ne voulaient pas permettre aux communes, se trouvant sur la rivière du Jaudy, d’aller ramasser les algues sur les iles d’Er et Loaven qui faisaient pourtant partie, suivant la loi, des rochers situés en pleine mer. Les autorités durent intervenir de nombreuses fois suite aux réclamations et pétitions des communes concernées c'est-à-dire : Trédarzec, Plouguiel, Minihy-Tréguier, Troguéry, Pouldouran, Tréguier, La Roche-Derrien, Pommerit-Jaudy, Hengoat et Langoat.

Comment se passait la récolte ?

Pour le savoir, je suis allée voir René Monfort de Pommerit-Jaudy car il a pratiqué le métier de 1945 à 1968. Il est le dernier à avoir déchargé sa cargaison d’algues à Pouldouran. Issu d’une lignée de pêcheurs - goémoniers, il habitait alors à Pont-Rod et son bateau, à moteur et long de 5m25, mouillait à proximité.

La saison allait d’octobre - novembre à avril – mai et tous les horaires de cueillette étaient liés à la marée. Prenons un exemple, si la marée était pleine à 7h, le départ se faisait à 8h30 pour profiter du jusant, à 10h environ arrivée aux iles d’Er ou Loaven et là attente de la basse mer pour mettre le bateau à sec. Les places étaient chères pour trouver un endroit où échouer l’embarcation car les goémoniers étaient nombreux. Des documents attestent qu’à une certaine époque et surtout dans le Finistère on en venait même parfois aux mains pour cet or marin. Puis la collecte commençait à l’aide de crocs, de fourches et de petites faucilles. Dès que la chaloupe bien chargée commençait à flotter (vers 15h), il fallait repartir pour profiter du flot (marée montante).

Le déchargement devait se faire 1h30 avant le plein, donc vers 17h30, les algues étaient carrément mises dans l’eau, pour le "goémon épave" aucun problème, il est lourd et il reste au fond mais pour le "goémon de rive" c’est une autre histoire car il flotte, il fallait trouver le bon endroit pour le déposer. Les goémoniers de Plougrescant, la Roche-Jaune et Kerbors venaient aussi livrer leur cargaison à Pouldouran. Comme René Monfort, ils devaient penser au retour et repartaient vers 19h dès le début du jusant.

Il y a eu plusieurs patrons de barque à Pouldouran, je ne parlerai que des plus récents.

Marcel Fortune avait le plus grand bateau de la rivière de Tréguier, construit en 1931 par le chantier Bernard de Plougrescant, il mesurait 8 mètres et avait pour nom le "Vénus"

Yves Marie Cloarec dit "Cabit" a eu aussi un bateau, il l’a vendu pendant la guerre et est allé par la suite matelot.

Yves Perron a eu un bateau entre 1942 et 1946 puis est reparti dans la marine marchande.

Mais le plus connu est Job Ropers, il a fait ce métier toute sa vie, il a commencé à la voile et a eu plusieurs bateaux.

De nombreux Pouldourannais ont été matelots : Job Callennec, Roger Guillou, Jean Guillou dit moulin, François, Pierre et Céleste Raymond, Zacha Peron, Yves Marie Cloarec dit "Cabit"et j’en oublie certainement.

Louise, fille de Job, m’a donné quelques renseignements sur les habitudes goémonières. Chaque tas de goémon avait une marque, celle de Job ROPERS était un morceau de tissu rouge, les cultivateurs devaient savoir quel tas était pour eux. Ensuite les femmes et les enfants allaient prévenir les fermiers que le goémon était arrivé, ainsi Louise et sa mère allaient à Balloré et Trolong Braz car ces deux exploitations avaient Job comme goémonier attitré.

Le métier n’était pas très rémunérateur, la récolte des algues ne se faisait pas toute l’année, aussi pour faire bouillir la marmite Job mettait des casiers à crabes.

L’été les bateaux ramenaient du maërl. Cet amendement ne pouvait pas être étendu tout de suite car les champs n’étaient pas libres, en attendant, il était stocké en tas. Et il paraît qu’à Pont-Rod vers les années 1900 ces gros pâtés de sable étaient utilisés pour garder les enfants, on les "plantaient" carrément dedans, ainsi les femmes pouvaient vaquer à leurs occupations en toute tranquillité.

L’exercice de ce métier se faisait souvent dans des conditions très dures, il fallait travailler dans le froid et sous la pluie. Parfois, le temps était tellement mauvais, que René Monfort n’avait même pas l’envie de déballer son casse-croûte. La profession était aussi pleine de risques, trop chargés, les bateaux coulaient, ainsi Job Ropers a perdu au moins deux bateaux.

L’apparition des moteurs date de 1932 environ, auparavant la navigation se faisait à la voile et le transport des algues était encore plus difficile. Ci-dessus voici des goémoniers rentrant avec leurs barques bien chargées (dessin de Faudacq), ils sont immatriculés à Tréguier, l’un d’eux va peut-être livrer sa cargaison à Pouldouran. En regardant cette photo, il est facile de comprendre que les bateaux pouvaient facilement chavirer.

Car, au temps de la voile les naufrages étaient fréquents, les circonstances de ces catastrophes étaient relatées par les curés au moment des enterrements et on en trouve parfois mention dans les archives des communes.

Le 13 septembre 1874, Jean-Louis Simon et Jean-Marie le Guen périssent dans le naufrage de leur bateau qui échoue sur un rocher en cueillant du goémon, ils laissent deux veuves incapables de travailler, le maire de Pouldouran de l’époque écrit au ministre de la marine pour qu’elles puissent bénéficier d’un secours prévu à cet effet et précise que : "les deux femelles n’avaient pour subvenir à leur entretien que le faible produit du travail des malheureux naufragés, elles sont actuellement dans la misère la plus profonde".

Le 8 janvier 1763, on enterra à Pommerit-Jaudy neuf personnes "lesquels ont malheureusement péris dans un bateau qui a été submergé à la pêche au got malheureusement péris dans un bateau qui a été submergé à la pêche au goémon, et leurs corps ont été transportés au passage de Pont Rot dans l’étendue de notre paroisse de Pommerit-Jaudy dont ils étaient natifs ou domiciliés", le plus âgé avait 82 ans et le plus jeune, 16 ans.

Le 13 mars 1750 le mauvais temps provoqua la mort de 19 personnes à Plougrescant, 16 étaient de Penvénan et 3 de Plouguiel,

Il y eut un autre naufrage à l’ile d’Er le 31 décembre 1743 à cause d’un ouragan, cette fois les coupeurs d’algues étaient tous de Minihy-Tréguier, quatorze moururent et six en réchappèrent. Les corps furent enterrés dans la même fosse rangés côte à côte dans le cimetière de Saint Fiacre le 5 janvier 1744. Ce drame fut l’objet d’une complainte des goémoniers intitulée "Cantic nevoe voar sujet pevarzec den beuet er memés baq, o vont dar goemon. Voar ton Cantic Mission Pleubian" et dont l’auteur est inconnu.

Les voiliers lourdement chargés étaient difficiles à manœuvrer alors, quand la tempête se levait, c’était forcément le drame. Les noyades étaient nombreuses car les hommes embarqués étaient des paysans, des journaliers, des terriens ne sachant pas nager et que la misère poussait à faire ce métier.

L’amélioration de l’état des routes, la construction des ponts ont mis fin au petit cabotage. L’arrivée des engrais chimiques a provoqué la disparition du commerce du goémon car les fermiers n’étaient plus demandeurs. Le port de Pouldouran a, petit à petit, perdu de son activité, il est devenu un petit bourg calme où quelques barques se prélassent encore sur son joli plan d’eau.

Merci à Louise le Merrer née Ropers et à René Monfort de m’avoir éclairée sur les us et coutumes de la récolte du goémon à Pouldouran.

Dénominationsport
Aire d'étude et cantonBretagne
AdresseCommune : Roche-Jaudy (La)
Lieu-dit : Pouldouran
Précisionscommune fusionnée après inventaire Commune inventoriée sous le nom de Pouldouran
Période(s)Principale : Temps modernes
Secondaire : Epoque contemporaine

Annexes

  • Le port de Pouldouran

    Pouldouran, situé au bord du Bizien, l’un des affluents du Jaudy, est un emplacement idéal pour la naissance d’un petit port. Cette voie maritime pénétrant profondément dans la terre a été utilisée de longue date par les envahisseurs mais aussi les navires commerçants. On peut supposer que ces échanges existent depuis très longtemps. Comme preuve, un couteau-monnaie chinois du royaume de Yan datant d’environ 360 avant JC, découvert près du village.

    La première preuve écrite de l’existence du port est un rentier de la seigneurie de Kerdoezer, dont voici quelques extraits datés de 1583 et 1595.

    "...Sur date du vingt septième jour de janvier au dit an 1583 fait livraison au havre de Pouldouran le Yvon Guillou marchand de Roscof dix huit tonneaux six jutes et demi de froment..."

    "Pour faire rendre le dit grand portail de la métairie à Lantréguier auront payé à un passager que le dit vint quérir au havre de Pouldouran"

    Un autre document daté de 1636 est un acte notarial passé entre Suzanne Feger, dame de Runangoff demeurant à Pédernec, et Henry Harscoët de Trédarzec "pour tel nombre et quantités d’ardoises de la carrière du sieur de Pencrech au rivaige de Pouldouran en lieu commode pour en faire la cargaison aux bateaulx et passaigers pour faire la couverture entière du bastiment de la maison que faict à présent construire en la rue de la ripve en ceste ville de Lantréguier la dite dame...".

    Ces documents prouvent que par Pouldouran transitent des marchandises nombreuses et variées indispensables à la vie du pays.

    Au 20e siècle, ce sont les engrais de mer, le maërl et surtout le goémon qui ont fait la réputation de Pouldouran. Les bateaux vont ramasser le goémon à l'île d’Er et à l'île Loaven, seuls endroits où la récolte leur est permise.

    Il y eut plusieurs patrons de barque à Pouldouran. Parmi les plus récents :

    - Marcel FORTUNE possédait le plus grand bateau de la rivière de Tréguier. Construit en 1931 par le chantier Bernard de Plougrescant, il mesurait 8 mètres et avait pour nom le "Vénus"

    - Yves Marie CLOAREC dit "Cabit" possédait aussi un bateau, qu'il a vendu pendant la guerre, et est devenu par la suite matelot.

    - Yves PERRON avait un bateau entre 1942 et 1946 puis est reparti dans la marine marchande.

    Le plus connu est Job ROPERS, qui a exercé ce métier toute sa vie, en commençant à la voile Il a eu plusieurs bateaux.

    De nombreux Pouldourannais sont matelots : Job CALLENNEC, Roger GUILLOU, Jean GUILLOU dit Moulin, François, Pierre et Céleste RAYMOND, Zacha PERON, Yves Marie CLOAREC dit "Cabit"...

    Les goémoniers de Plougrescant, La Roche Jaune, Kerbors et Pont Rod venaient aussi livrer leur récolte dans le petit port.

    L’exercice de ce métier se fait souvent dans des conditions très dures, car il faut travailler dans le froid et sous la pluie. La profession est aussi pleine de risques : trop chargés, les bateaux coulent.

    Au temps de la voile les naufrages étaient fréquents. Les circonstances de ces catastrophes sont relatées par les curés au moment des enterrements et on en trouve parfois mention dans les registres paroissiaux. Les voiliers lourdement chargés sont difficiles à manœuvrer. Aussi, quand la tempête se lève, c’est le drame. Les noyades sont nombreuses, d'autant que les hommes embarqués sont des paysans, des journaliers, des terriens ne sachant pas nager et que la misère pousse à faire ce métier.

    Pendant la Révolution la rivière de Pouldouran est aussi le centre d’une contrebande de tabac et d’eau de vie avec Guernesey. De nombreux émigrés ont réussi à rejoindre Jersey grâce à certains maîtres de barque peu regardants, dont certains habitent le bourg.

    L’apparition des moteurs date de 1932 environ. Auparavant la navigation se faisait à la voile et le transport des algues était encore plus difficile.

    Sur une photographie de Faudacq, nous découvrons des goémoniers rentrant avec leurs barques bien chargées. Ils sont immatriculés à Tréguier, et l’un d’eux va peut-être livrer sa cargaison à Pouldouran. En regardant cette photo, il est facile de comprendre que les bateaux pouvaient facilement chavirer.

    L’amélioration de l’état des routes et la construction des ponts mirent fin au petit cabotage. L’arrivée des engrais chimiques provoqua la disparition du commerce du goémon, les fermiers n'étant plus demandeurs. Le port de Pouldouran perdit ainsi peu à peu de son activité, pour devenir de nos jours un petit havre de mouillage calme où quelques barques se prélassent encore sur son joli plan d’eau.

    Mur de soutènement de la route départementale, le quai dit des goémoniers rappelle cette ancienne activité. Les embrasures dans ce mur permettaient l’accès au bateaux, mais il faut vraiment une grande marée pour qu’il soit accostable et en fait les goémons sont plus facilement déchargés sur la grève.

    Au sud l’anse marécageuse où se déverse la rivière du Bizien et le bief du moulin a été remblayé pour y établir un parking...

Références documentaires

Documents d'archives
  • 7M article 539 ; 6 BI article 553 ; 3 E 1/50 ; 6 E 210/2.

    Archives départementales des Côtes-d'Armor
  • Archives de Pouldouran, 1885.

Bibliographie
  • PRIGENT, Guy. LEVASSEUR, Olivier, BOELL, Denis-Michel. Faudacq, œuvres marines. Éditions Apogée, 2003, 111 p.

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