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Ports de Tréguier : vieux port, port de commerce et port de plaisance

Dossier IA22133255 réalisé en 2017

La rivière de Tréguier était autrefois navigable jusqu’à La Roche-Derrien distante de 15 km. Implantée au confluent du Guindy et du Jaudy, la ville de Tréguier est plus accessible : elle ne se trouve qu’à 7 km de la mer et les navires peuvent mouiller - même à marée basse - devant la cité. Les cartes marines figurent d’ailleurs la présence de "bons mouillages" par des ancres. Le clocher de la chapelle Saint-Michel sert d’amer pour la navigation (voir carte de l’entrée de la rivière de Tréguier du 18e siècle et alignement). La rivière de Tréguier ne sera balisée qu’à la fin du 18e siècle.

Décrits en 1575, les trois quais du port de Tréguier - d’une longueur total de 215 m – sont remarquables pour l’époque. "Un des plus beaux quais dudit pays en forme de ravelin de largeur de 80 pieds ou environ [524,5 m] et de longueur de 250 pas [82,5 m] qui va donner du bout en flanc dans la rivière et bras de mer qui aborde au-devant d’icelle ville, garni et ceint de pièces de bois fichées en terre de la hauteur et jusqu’au sommet d’icelui, afin de gariller [?] que les dites pierres de taille dont ledit quai est garni et rempli de terre ne se puisse démolir avec deux autres quais à chacun côté d’icelui quai du bout devers la terre qui contiennent de longueur 400 pas [132 m], tous deux bâtis de pierre de taille, si bien accommodés que lorsque la mer vient à monter à chacune marée, les navires peuvent aisément décharger (texte cité par Jean-Pierre Leguay dans son ouvrage intitulé L’eau et la ville au Moyen Age).

Dans son manuscrit intitulé Description historique, topographique et naturelle de l'ancienne Armorique ou Petite Bretagne datable du milieu du 18e siècle, Christophe-Paul de Robien évoque la "commodité de son port". La "Grande rue" (aujourd’hui rue Renan) qui serpente en lacet permet la communication entre la partie haute de la ville centrée autour de l’église cathédrale et la partie basse - le port. Deux autres rues descendent vers la rivière : il s’agit au nord de la rue de la Poissonnerie (actuelle rue Lamennais) et au sud de la rue des Bouchers (actuelle rue Saint-André) qui regroupaient les artisans liés à ces activités.

Les aménagements du port et de la rivière de Tréguier au 18e siècle ont été étudiés en détail par Olivier Levasseur. Grace aux octrois et taxes (taxes sur le vin sortant de la ville en charrette ou en bateau, droit de lestage et de délestage des navires ou droit d’ancrage…), la communauté de ville gère, tant bien que mal, l’entretien des infrastructures comme le montrent les archives municipales de Tréguier. L’état du port de Tréguier est connu avant les travaux par un plan de 1751 conservé aux archives départementales d’Ille-et-Vilaine. Deux quais et plusieurs cales d’époque différentes permettent le débarquement et le débarquement des marchandises, des vivres, du bétail et des hommes. C’est finalement entre 1750 et 1768 que le port connait des travaux d’aménagement portuaire d’envergure financés grâce aux fonds des États de Bretagne. Le quai est planté en 1763.

Dessiné en 1815, le projet d’aménagement d’une cale à double rampe, de deux cales de constructions navales ainsi que d’un pavillon pour la douane n’aboutit pas. Il prévoyait également "l’enlèvement d’un banc de sable" qui existait au confluent du Jaudy et du Guindy afin de faciliter la navigation.

Le registre des délibérations du conseil municipal décrit la ville et le port ainsi en 1833 : "la ville de Tréguier possède tous les éléments qui constitue la richesse et la prospérité, puisque sa situation géographique la place aux abords de la mer, sur une belle rivière et au milieu d’un pays fertile ; que son port, ses quais, ses armements pour Terre-Neuve, ses exportations, ses ponts et ses établissements, tout en donnant une grande importance à son état actuel semblent devoir préparer son avenir à assurer son agrandissement futur" (Archives communales de Tréguier : 3D1, modification du territoire de la commune. Extrait du registre des délibérations du conseil municipal).

L’analyse du cadastre de 1834 croisée à l’étude de terrain montre la présence d’importants terrassements visant à compenser la pente naturelle vers la rivière : ces longues parcelles - invisibles depuis l’espace public - devaient probablement être cultivées en vergers. Le cadastre mentionne la rue du Quai, figure "le Quai" (parcelle n° 408) et le "quai projeté" vers le nord. Il rappelle la possibilité pour les charrois de descendre directement sur la grève au bas de la "Grande Rue". Inauguré en 1834, le pont Canada - le lieu et la grève sont cités ainsi dès 1619 - permet de franchir le Jaudy sans avoir à remonter jusqu’à La Roche-Derrien. Peu de temps après est mis en service la passerelle Saint-François au-dessus du Guindy reliant Tréguier à Plouguiel.

Le plan d’alignement des rues de Tréguier daté de 1906 nous montre trois quais : le "vieux quai" dont l’emprise correspond pour partie à l’actuelle place du Général de Gaulle (reconstruit dans la seconde moitié du 18e siècle), le "petit quai" situé entre le n° 8 et le n° 11 de l’actuelle rue du Port (achevé en 1846) et le "quai neuf" ou "grand quai" qui se prolonge jusqu’au bas de l’actuelle rue Lamennais (construit vers 1840 ; il est modernisé et achevé à la toute fin du 19e siècle). Le port est ainsi accessible aux navires de 5,5 mètres de tirant d’eau et uniquement en haute mer d'équinoxe, à ceux qui ont 8 mètres de tirant d’eau. Le cadastre de 1834 laisse entrevoir en creux les surfaces gagnées sur la mer par poldérisation.

Outre les quais, l’espace portuaire comprend également la rue Quelen (il s’agit en réalité d’une petite impasse), le placître Kerderrien et la rue du Pont qui démarre au bas de la rue des Bouchers (actuelle rue Saint-André) et qui se poursuit vers le pont Canada (actuelle rue Marcellin Berthelot). Sur le "vieux quai" se dressent des bâtiments organisés autour d’une cour appartenant en 1906 aux enfants Le Normand. Dans le passé, ces bâtiments ont abrité une manufacture d’huile.

En 1904, c’est dans l’alignement du parc de la Baronnais - sur un terrain appartenant aux demoiselles Cadiau et à dame Henry Collas de La Baronnais - qu’est érigé le calvaire de Réparation en signe de protestation contre l'érection de la statue d'Ernest Renan sur la place du Martray. A partir de 1906, une ligne du Chemin de Fer des Côtes-du-Nord permettait de rejoindre Perros-Guirec depuis Tréguier en empruntant les quais du port puis le Pont noir passant au-dessus du Guindy. Dans les années 1920, les quais ont été reliés entre eux pour former du nord au sud : la rue du Port, la place du Général de Gaulle et la rue Marcellin Berthelot (en partie sur un espace qui servait de "dépôt de lest"). Une seconde ligne venant de Paimpol est créée en 1924 et nécessite la construction d’un ouvrage d’art afin de permettre le passage au-dessus du Jaudy (le pont est détruit en 1944 et ne sera jamais reconstruit). Une gare est construite en amont du port ainsi qu’un dépôt-atelier pour les chemins de fer (actuelle brasserie Philomenn). Au lieu-dit Langazou à Minihy-Tréguier subsiste un château d’eau témoin de la ligne ouverte dès 1905 venant de Plouëc-du-Trieux via La Roche-Derrien. La série S, travaux publics et transports des archives départementales des Côtes-d’Armor pourrait encore apporter de nombreux éléments à l’histoire du port de Tréguier et des chemins de fer.

Rue du Port, l’ancien établissement Guézennec, spécialisé dans l’import de bois, est devenu le chantier naval du Jaudy (en 1834, ces parcelles étaient nommées "Le Kernidy" et une corderie existait non loin de là). Les anciennes cartes postales nous racontent l’histoire du port de Tréguier : celle de la Maison Alphonse Morvan - graineterie automatique - dont la spécialité était l’orge, le sarrasin, les blés, les graines de lin extra et l’exportation de pommes de terres nouvelle vers l’Angleterre… Les années 1950 voient la suppression des deux lignes de chemins de fer au profit du réseau routier. A cette époque transite essentiellement du maerl, du sable, des pommes de terre, du bois, du blé, du vin et du ciment.

Le port de Tréguier appartient au département des Côtes-d’Armor, il est exploité en concession à la Chambre de Commerce et d’Industrie des Côtes-d’Armor. Il est composé du "poste n° 2" correspondant au "quai planté", du "poste n° 3" donnant sur le quai Guézennec et les hangars attenants, du "poste n° 4" dit quai nord (quai Cornic) et du "poste n° 5" dit quai sud (quai Garnier et hangar à Minéraux). Si l’ancien bureau du port du 19e siècle est situé dans l’enceinte, le "poste n° 1" est situé en dehors.

Le port de plaisance a été aménagé en 1979 : il dispose de 330 places, dont 70 réservées aux plaisanciers de passage. Ces pontons flottants permettent une accessibilité à tout heure du jour ou de la nuit.

(Guillaume Lécuillier, 2018).

Dénominations port, quai, rue, front bâti
Aire d'étude et canton Schéma de cohérence territoriale du Trégor - Tréguier
Adresse Commune : Tréguier
Adresse : Rue du Port , Place du Général de Gaulle , Rue Marcelin-Berthelot
Période(s) Principale : Moyen Age, Temps modernes
Secondaire : Epoque contemporaine
États conservations bon état
Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Le port de Tréguier par Habasque (1832)

    "En temps de guerre, le port de Tréguier serait utile et commode pour recevoir des corvette d’observation qui, en moins de vingt-quatre heures pourraient aller reconnaitre les rades de Plymouth et de Sainte-Hélène ; avec ce mouillage et un ancrage sûr, une flotte entière pourrait s’y mettre hors d’insulte de l’ennemi, et l’élévation des coteaux la tiendrait à l’abri de tous les vents ; aussi les états qui avaient reconnu tout l’avantage de ce port, accordèrent-ils des sommes à diverses reprises, pour y faire des travaux. […]

    Le 19 mai 1815, le directeur général des ponts et chaussées approuva le projet d’une cale à double rampe de 150 mètres de long le remblai des cales et des quais et l’enlèvement d’un banc de sable qui existe au confluent du Jaudy et du Guindy. L’exécution de ces travaux fut adjugée à monsieur Thomas, le 18 décembre 1820, pour 137 030 francs mais il s’éleva des difficultés, le marché fut résilié et l’entrepreneur n’agréa pas le second projet. Les choses sont donc restées en l’état mais dans sa session de 1831, le conseil général a demandé au gouvernement l’exécution de la cale à double rampe, celle d’un bout de quai plat nécessaire au commerce, et enfin, l’achèvement des travaux commencés.

    Le port de Tréguier est situé par les 5 33 49 de longitude ouest et par les 48 46 54 de latitude nord. Deux rivières s’y déchargent : le Guindy et le Jaudy. Dans les fortes marées, la mer pénètre dans le Guindy jusqu’à la métairie de ce nom. La navigation de cette rivière s’arrête au moulin dit de l’évêque. A mer basse, la salure du Guindy cesse vis à vis l’ancien couvent de Saint François et il n’est pas même navigable jusqu’à ce point, de son propre fond.

    Le Jaudy est navigable en bateau depuis le petit port embarcadère de La Roche-Derrien jusqu’à Tréguier mais ce n’est qu’à l’aide de la mer qui y monte à chaque marée. A mer basse la navigation du Jaudy s’arrête au pont de Rote, à environ cinq kilomètres au-dessus du port de Tréguier. Le Jaudy n’est nulle part navigable de son propre fond et au-delà de La Roche-Derrien, cette rivière n’est plus du tout navigable.

    Année commune, il s’expédie par le port de Tréguier 20 000 quintaux (métriques) de froment, 3 100 quintaux de chanvre, 150 quintaux de fil, 60 quintaux de graisse, 100 quintaux de suif et 60 quintaux de beurre. Le miel, la graine de lin, le suif et la graisse forment dans les Côtes-du-Nord des articles secondaires d’exportation d’une valeur annuelle de 600 000 francs aussi ce département riche par son sol est-il encore appelé à tenir un rang distingué par son commerce.

    Voici un aperçu des marchandises qui ont été exportées tant par ce port que par celui de Perros dans le cours de l’année 1823. Le contrôleur des douanes à Tréguier n’ayant pas fait connaître séparément celles de ces marchandises qui ont été expédiées de l’un et l’autre de ces ports nous allons vous en présenter l’état collectif :

    Beurre salé : 3 632 kilogrammes

    Cornes de bétail : 3 000

    Chanvre tillé : 110 788

    Eau de Cologne : 50

    Étoupe de lin : 1 828

    Fil de lin : 600

    Graine de chanvre : 82 270

    Graine de trèfle : 108 092

    Avoine : 444 532

    Orge : 19 969

    Graisse de porcs : 1 065

    Maquereaux salés : 70 318

    Miel : 500

    Os d’animaux : 6 250

    Papier blanc : 418

    Plumes à lit : 500

    Pommes de terre : 2650

    Rogne salée : 4 410

    Saumons salés : 260

    Suif fondu : 1 140

    Toile de lin : 60

    Eau de vie de liqueur : 8 hectolitres

    Bœufs gras : 100 plus 2330 peaux de bœufs, de vaches et de génisses, 1 700 peaux de veaux, 700 peaux de moutons et 543 fûts vides. La valeur présumée de ces exportations est de 743 470 francs. Celle des importations dont nous n’avons pas le tableau s’élève à 330 960 francs.

    La balance en faveur des exportations est donc pour les deux ports de Perros et de Tréguier de 406 510 francs.

    La nature bienfaisante a ménagé une ressource précieuse aux nombreux indigents de la ville de Tréguier. Vous avez déjà compris messieurs que nous voulons parler de ce banc qui fournit à tout le département, une huitre petite mais délicate. Nous ne saurions dire l’époque de sa découverte elle se perd dans l’obscurité des siècles. La première fois qu’il en a été question à notre connaissance c’est en 1755 Des abus s’étaient introduits dans ce qui avait rapport à la pêche de ce coquillage. […]

  • Les maisons du front portuaire de Tréguier par Guillaume Lécuillier, 2018

    Orienté vers le nord-est, c’est-à-dire vers le Jaudy, le front portuaire de Tréguier présente une succession d’anciennes maisons de marchand, d’armateur ou de négociant datables du 16e siècle, du 17e siècle et du 19e siècle.

    Les deux maisons situées de part et d’autre de la "Grande rue" et sur le quai du Jaudy, nommées localement "portes de Tréguier" (à tort, puisque Tréguier était une "ville ouverte" dépourvue de fortification) sont sans doute les plus connues et les plus photographiées de la ville. Sur ces deux maisons d’angles à pan de bois du 16e siècle a été greffée une tour en maçonnerie de pierre de taille au 17e siècle. Le changement de parti dans la distribution révèle la cohabitation entre activités commerciales ou artisanales en rez-de-chaussée, accessible par une porte, et des logements aux étages accessibles de manière totalement autonome par une autre porte et un escalier en vis.

    La maison située au nord de la rue (actuellement 8 rue du Port) (édifice étudié) présente des armoiries (aujourd’hui martelées et illisibles) sur la façade sud de la tour. Sa façade principale côté Jaudy a été remontée en pierre au 19e siècle tandis que la partie nord semble avoir été agrandie. Cette maison appartenait à Louis Goaziou en 1906 et son rez-de-chaussée accueillait le "café des sports" au début du 20e siècle.

    La maison située au sud de la rue (actuellement 7 place du Général de Gaulle) (édifice étudié) a reçu sa tour d’escalier en 1610 comme le montre un millésime sur le linteau de fenêtre du deuxième étage de la tour. Portes en arc plein cintre en granite ou en bois et cheminées Renaissance ont également pu être observées. Au nord, vers la rue Renan subsistent des étals en granite. L’examen de la façade principale - tournée vers le Jaudy - révèle la présence d’un écu lisse qui suggère que le propriétaire, noble, usait de son "droit de dormition" afin de pouvoir commercer. Comme la maison voisine, elle a la particularité de posséder une cave à usage d’entrepôt accessible depuis l’escalier en vis (par sécurité, baies et soupiraux étaient grillées). Si ces modifications architecturales traduisent une nouvelle manière d’habiter (trois étages à 2 logis distribués via une galerie en encorbellement), elles peuvent aussi être consécutives des nombreuses destructions survenues pendant les Guerres de la Ligue. Cette demeure - menacée par un alignement de façade à la fin du 19e siècle - appartenait aux demoiselles Auziat en 1906. Elle a abrité pendant un temps "le café du port".

    Toute proche, la maison aujourd’hui "pharmacie des Quais" (6 place du Général de Gaulle) (édifice étudié) abrite également un escalier en vis et des cheminées datables du 17e siècle. Pan de bois et ouvertures ont été modifiée au 20e siècle (la porte en arc plein cintre de la boutique a été élargie). En 1906, cette maison appartenait à la veuve Cadio.

    Les photographies du début du 20e siècle du port de Tréguier révèlent la présence de trois tours d’escalier couvertes en pavillon sur les quais du Jaudy. A la manière des manoirs ruraux, ces tours étaient surmontées, dès l’origine d’une pièce haute servant au maître de la maison. En raison de son intérêt patrimonial, l’ensemble urbain du bas de la rue Renan a fait l’objet d’une protection comme site en 1943 mais des deux maisons formant la "porte de la ville", seule la maison sud (7 place du Général de Gaulle) a fait l’objet d’un classement au titre des Monuments historiques en 1948.

    L’hôtel de l’Estuaire voisin (5 place du Général de Gaulle) (édifice uniquement recensé) comporte lui aussi un fonds ancien datable du 17e siècle. Portes et fenêtres semblent avoir été remaniées au début du 19e siècle. En 1906, cette maison appartenait à Jean Robo.

    Au 3 place du Général de Gaulle, le grand bâtiment à cinq travées (édifice uniquement recensé) appartenait également à Jean Robo. Datable du premier quart du 19e siècle, il est identifié comme "magasin" en 1906.

    Au 11 rue Marcelin Berthelot se dresse une belle et haute maison de la fin du 19e siècle ou du premier quart du 20e siècle (édifice uniquement recensé) dont les ouvertures présentent un décor de brique émaillée colorée et côté Jaudy, une fenêtre en saillie dite bow-window.

    L’hôtel particulier situé au 11 rue du Port (édifice étudié) appartenait à la famille de Kergariou en 1906.

    Le 12 rue du Port (édifice uniquement recensé) appartenait en 1906 à la veuve Le Gueult : il abrite l’Hôtel moderne qui fut ensuite surélevé.

    Plus au nord jusqu’à la rue Lamennais, jardin et maison appartenaient au dénommé Pellec.

    Après la rue Lamennais, le terrain à usage de jardin appartenait Ange Allain en 1906.

    Rue Quelen, la grande maison actuellement résidence (édifice uniquement recensé) appartenait à Hyppolite Daniel en 1906.

    La présence d’une maison à pondalez rue Guillaume (actuelle rue de La Chalotais) (édifice étudié) montre des liens forts avec la noblesse morlaisienne qui fît des maisons à pondalez un modèle de référence au 16e siècle (hormis Morlaix et Tréguier, on trouve deux maisons à pondalez à Landerneau et à Exeter en Angleterre).

    (Guillaume Lécuillier, 2018).

Références documentaires

Documents d'archives
  • États de section de Tréguier, 1835.

    Archives départementales des Côtes-d'Armor : 3P 362
  • Alignement des rues de la commune : plans cartonnés. 1906.

    Archives communales de Tréguier : 2O1
Documents figurés
  • Tableau d'assemblage et plans parcellaires de la commune de Tréguier, 1834.

    Archives départementales des Côtes-d'Armor : 3P 362/1-4
Bibliographie
  • HABASQUE, F.. Notions historiques, géographiques, statistiques et agronomiques sur le littoral du département des Côtes-du-Nord. Saint-Brieuc, Guyon, tome 1, 1832, 450 p., p. 82-96.

  • LEGUAY, Jean-Pierre. L’eau dans la ville au Moyen Age. Presses universitaires de Rennes. 2002, 496 p., p. 325-326.

  • LELOUP, Daniel. "Une architecture portuaire en pan-de-bois : les maisons à façade-rideau" in : Villes atlantiques dans l’Europe occidentale du Moyen Âge au 20e siècle. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2006, p. 429-444.

Périodiques
  • LEVASSEUR, Olivier. "Les aménagements du port et de la rivière de Tréguier au 18e siècle". Mémoire de la société d'histoire et d'archéologie de Bretagne. Tome LXXVI, 1998, p. 111-156.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel) : 7180

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