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Présentation de Fougères communauté

Dossier IA35130979 réalisé en 2014

Le recensement et l'étude sur le patrimoine de Fougères communauté a eu lieu entre mars 2013 et novembre 2014 sur l'ensemble des communes hormis la ville de Fougères qui mérite à elle seule sa propre étude. Le recensement a permis d'identifier 4062 bâtiments anciens et d'en étudier 374 Fougères communauté est l'une des communautés de communes du pays de Fougères. Créée le 26 décembre 1966 sous la forme d’un district, elle réunit désormais les dix-huit communes des deux cantons de Fougères, soit 41 502 habitants (recensement 2012) sur 30 271 hectares.

Cette étude s'insère dans le cadre d'une étude plus large à l'échelle du Pays de Fougères, débutée en 2009. Le recensement exhaustif de l'ensemble du bâti antérieur à 1950 (avec

prise en compte jusqu'en 1980 d'éléments relevant de « l'architecture majeure ») permet d'avoir une vision globale de chaque commune, puis du territoire. Ce travail permet

l'identification et l'étude des éléments représentatifs ou remarquables. À l'issue de cette étude, l'Inventaire s'applique à faire connaître et à valoriser les résultats de l'enquête.

Cette étude reprend une précédente enquête réalisée entre 1968 et 1979 sur le canton de Fougères sud, ces communes sont donc riches de nombre de photographies prises lors de cette première enquête et permettant ainsi de voir l'évolution du regard sur le patrimoine, mais aussi parfois la disparition de celui-ci en 40 ans.

Un territoire à dominante rurale, à proximité d'une aire urbaine de moyenne importance

Fougères communauté présente des particularités singulières. Il s'agit d'un territoire à dominante rurale, inséré dans le Pays de Fougères. Ce dernier connaît à la fois un maillage économique fort, de par l'implantation d'entreprises importantes autour de Saint-Aubin-du-Cormier et des communes faisant partie de la communauté de communes du Coglais.

Ce territoire est aussi lié à celui de la Basse-Normandie à proximité immédiate, et desservi par l'autoroute A84, à l'ouest de Fougères. Il est influencé par la proximité d'une ville centre, dynamique, de taille importante (22000 habitants). Il s'agit là d'un carrefour géographique, duquel découlent des caractéristiques intéressantes en terme d'habitat.

Il est constitué de 17 communes autour de Fougères : Parigné, Landéan, Fleurigné, La Selle-en-Luitré, Luitré, La Chapelle-Janson, Le Loroux, Laignelet, Beaucé, Romagné, Billé, Parcé, Dompierre-du-Chemin, Combourtillé, Javené, Saint-Sauveur-des-Landes et Lécousse. Elles se situent à moins de 10 km du centre-ville de Fougères, et sont donc nécessairement influencées par cette ville centre, structurante, en terme d'emploi et les mobilités liées. C'est par cette situation géographique privilégiée que l'ensemble de ces communes se sont développées. On peut noter que le patrimoine bâti de ces communes est occupé par des ménages travaillant et/ou entretenant des liens via Fougères.

Les bourgs de Fougères communauté : Entre tradition et modernité

On rencontre sur l'ensemble de ce territoire un riche panel de maisons et fermes, de taille assez modeste. Ces constructions furent bâties entre le 16ème siècle et la fin du 19ème siècle. Les bourgs se développent surtout au 19ème siècle. C'est à cette époque qu'ils ont le plus évolué et qu'ils se sont développés autour d'un axe principal. De cette période de construction au 19ème siècle, reste la forme actuelle qu'on leur connaît.

On peut distinguer deux périodes majeures sur l'ensemble du territoire, quant au patrimoine bâti. Bien qu'il existe encore aujourd'hui des maisons et fermes du 18ème siècle, la représentation de ce bâti reste faible et ne constitue qu'une part marginale du patrimoine que l'on retrouve sur ce territoire.

- Première époque, fin du 16ème siècle au début du 18ème siècle :

C'est l'essor des constructions. Le bâti est principalement réparti en hameaux. Les constructions massives de cette époque s'expliquent par les activités contemporaines qui y étaient développées, à savoir l'agriculture. On note qu'il s'agit principalement de corps de ferme, avec un logis principal et de bâtiments annexes, de faible importance, des étables, écuries, granges et fournils. Quand il ne s'agit pas de fermes, on trouve des maisons de taille modeste. Le territoire est principalement composé de bâtiments traditionnels, où le grès, le granite et le schiste sont majoritairement utilisés. Pour le granite, on en distingue deux types, liés à deux temps de son exploitation. Les premières habitations sont souvent construites avec un granite de type marron-roux, par des extractions de surface, alors que les habitations, dès le 19ème siècle, seront constituées d'un granite gris-bleu, du fait d'une extraction plus en profondeur.

- Deuxième époque : du 19ème siècle au milieu du 20ème siècle.

Le bâti connaît ses principales transformations avec les changements du monde agricole. Les maisons sont alors modifiées. En effet, on constate un remaniement quasi total des habitations, des modifications d'aspect extrêmement importantes, qui changent parfois la destination première et surtout l'aspect extérieur. On note un changement de destination progressif des fermes en maisons, dû à plusieurs facteurs. D'une zone rurale au début du 20ème siècle, Fougères communauté a progressivement évolué vers des activités liées aux biens de consommation, notamment à cause de la disparition des activités de polyculture et d'élevage.

Cette évolution des activités emporte avec elle la transformation du patrimoine bâti. L'aspect extérieur des bâtiments connaît de forts changements. En effet, la disposition des baies en façade était le plus souvent aléatoire, uniquement dans le but de permettre l'accès au bâtiment et de l'éclairer sans réel souci de symétrie. La recherche de symétrie dans ces ouvertures n'apparaît qu'à partir du milieu du 18ème siècle, et principalement au 19ème siècle. C'est d'ailleurs à la même période que la taille des ouvertures se fait plus grande pour intégrer de nouvelles exigences de confort de la part des propriétaires. Ces habitations ne sont pas réellement concernées par les modifications d'aspect puisqu'elles

conservent des ouvertures proches de celles actuelles.

Un territoire unifié

Les 17 communes présentent des caractéristiques communes, où le degré d'authenticité des bâtiments est faible de par les modifications importantes qu'ils ont reçues.

- remaniement d'un grand nombre des maisons et des fermes des 17ème et 18ème siècles (ouvertures de faible importance, pas d'alignement)

- chaque commune se compose de la manière suivante : un bourg centre, construit autour d'un axe principal, où l'on trouve un édifice cultuel, une école datant du 19ème siècle, une forte présence de fermes construites au 19ème siècle, ainsi que des alignements de maisons, et des unités d'habitations nouvelles, comme des lotissements apparus à partir des années 1960. En s'éloignant du bourg, chaque commune est constituée de hameaux, de petites tailles, très nombreux, comprenant pour la plupart de 1 à 3 maisons.

- présence d'un important patrimoine cultuel, religieux. Les croix sont nombreuses sur chaque commune. Elles présentent une certaine homogénéité quant à leur siècle d'édification,principalement le 19ème siècle. Chaque bourg dispose d'une église, et quelques chapelles ont été recensées.

Aires d'études Pays de Fougères

Références documentaires

Bibliographie
  • BANÉAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine. Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1927.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • GUILLOTIN DE CORSON, Amédée. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray, Paris : René Haton.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • Le Bouteiller Vicomte, Notes sur l'histoire de la ville et du pays de Fougères, Editions Culture Et Civilisation 1976.

  • PAUTREL, Emile. Notions d'histoire et d'archéologie pour la région de Fougères, 1927.

  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic Editions, 2000. (Le patrimoine des communes de France).

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)