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Présentation de la commune de Caro

Dossier IA56006521 réalisé en 1984

Fiche

Œuvres contenues

Une enquête d’inventaire

Le territoire

L'approche topographique, en considérant avant tout l'œuvre dans son territoire, fait de l'Inventaire un interlocuteur privilégié des organismes et des responsables locaux chargés de la gestion du patrimoine et de l'aménagement de ce territoire. Partout, la richesse et les particularismes du patrimoine constituent des leviers de développement. Les travaux de l'Inventaire permettent d'accompagner une démarche de reconnaissance culturelle tant dans des secteurs ruraux qu'urbains, et aussi de fournir un outil d'aide à la décision en livrant des arguments essentiels à la compréhension historique et esthétique du territoire.

La restitution des données

La restitution des données découle de la méthode d'analyse. À chaque élément étudié correspond une notice. Chacun de ces éléments fait généralement partie, sur un territoire donné, d'une famille d'édifices (maisons et fermes, manoirs et châteaux, églises et chapelles...) ou d'édicules (croix, fontaines et lavoirs, ponts…) ; leurs paramètres descriptifs sont rassemblés dans un dossier collectif, au niveau communal. Au niveau cantonal, un second dossier cantonal restitue les caractères communs de la famille sous forme d’observations générales.

Certains de ces éléments particulièrement bien conservés, représentatifs d'une famille ou au contraire uniques, sont sélectionnés et font, l'objet d'une notice plus approfondie.

Les dossiers sont classés du général ou du collectif au particulier, par lieu-dit ; les objets mobiliers sont reliés à leur édifice contenant par une notice intermédiaire intitulée « Le patrimoine mobilier de l'église… » ou « Le patrimoine mobilier de la chapelle… ».

L'enquête sur le patrimoine de la commune de Caro

Elle s’est déroulée en deux campagnes distinctes :

1) La première enquête s’est échelonnée sur le terrain entre 1983 et 1984 dans un cadre d’études d’inventaire topographique.

Elle a porté sur l'ensemble des éléments bâtis jusqu'en 1950 et sur les objets contenus dans l'église. Elle a abouti, en 1986, à des dossiers "papier". Les œuvres remarquables ou représentatives du patrimoine, localisées aussi précisément que possible, ont fait alors l'objet d'une notice documentée, accompagnée de photographies et éventuellement de relevés architecturaux.

2) La seconde enquête s'est déroulée en 2010 dans le cadre d'études des communes riveraines du canal de Nantes à Brest.

Après avoir inventorié le réseau du canal (écluses, sites d’écluses, ponts…), il a été décidé d’élargir le champ de recherche sur ce patrimoine sur une bande de 5 km de largeur totale, de chaque côté du canal, pour mettre en valeur, dans un but touristique, le patrimoine culturel en Bretagne intérieure. Tous les dossiers concernant les communes riveraines ont alors été rassemblés : import des notices électroniques, géoréférencement des œuvres, intégration des illustrations, des notes de lecture et de terrain, mise aux normes d’une bibliographie courante, création des liens entre les notices. Une sélection des œuvres intéressantes du point de vue touristique a été réalisée ainsi que des retours sur le terrain, ne concernant que ces œuvres.

La publication des dossiers permet donc de rassembler des enquêtes issues de cadres d’études différents. Elle est aussi l’occasion de les enrichir : des photographies prises en 1969, et numérisées, en ont rejoint d’autres, prises entre 2010 prises en 1969, et numérisées, en ont rejoint d’autres, prises entr

Présentation de la commune de Caro

En 1780, l'ingénieur-géographe Jean Ogée ne tarit pas d'éloges à propos de Caro dans son Dictionnaire historique et géographique.. : « ce territoire offre à la vue une belle et riche campagne, bien cultivée ; des prairies, de bons pâturages, quelques bois et peu de landes ». Le territoire de Caro - 3772 hectares - est limité au nord par La Chapelle-Caro, Monterrein et Augan ; à l´est par Réminiac ; au sud par Ruffiac, Missiriac et Saint-Marcel ; à l´ouest par Saint-Abraham.

Le sous-sol est principalement constitué de différents schistes - pourpré, d´Angers, de Riadan, de Lamballe ou de Gourin -, que traversent des bandes de grès et de nombreux filons de quartz. Le schiste fut exploité notamment à la Gerbaudais jusqu´en 1960, pour ses ardoises et ses moellons, servant pour les constructions, telles que le Boulay (fig. 11, 12) ; les carrières de la Ville Buo ont fourni le grès utilisé pour la tour de l´église ; le quartz, mis à jour par l´érosion du schiste plus fragile, a subsisté sous forme d´éperons rocheux à la Gerbaudais ou à Rambohan, ainsi qu´au Haut-Pinel. On a pu également trouver du fer à Caro, comme le suggère le nom de l´étang de Patouillet, tout proche des lieux-dits évoqués ci-dessus ; le patouillet est une installation permettant de séparer le minerai de fer de la terre qui l´entoure, par lavage dans un courant d´eau. Le ruisseau de la Morinais et celui de Patouillet se rejoignent dans l´étang et en ressortent à la pointe sud où se trouve un moulin en ruine, pour former le ruisseau de Bodel qui, avec ses affluents, se jette dans l´Oust. D´autres moulins à eau tournaient sur les ruisseaux : Dolivet et le moulin de Raimond sur le ruisseau du même nom. Quant aux moulins à vent installés sur les nombreux points élevés de la commune, ils ne sont plus mentionnés que sur le cadastre napoléonien, levé en 1829 : le Bignon, Bodel près du Bas Bodel, les Boüessières près des Boissières, Brého près du Boulay, le Chênay près du Verger, Clyo entre la Ville Eon et La Vallée, le Moulin neuf près de la Bourzaie, et la Ville Buo.

Des témoins des époques les plus reculées jalonnent encore le bocage comme les allées couvertes du Lobeau sur la lande du Haut-Pinel et du Grand Village (est), le retranchement protohistorique du Chêne Tord à la Gajal ou le menhir de Bodel. D´autres ont disparu comme les allées couvertes du Pray (longue de 15 m et détruite au début du 20e siècle) et du Grand Village (à partir de l´allée couverte est, mais de l´autre côté de la route, détruite vers 1980). Divers objets sont régulièrement récoltés dans les champs, dont on peut voir une petite collection à la mairie (voir ci-dessous).

En 1987 a été découverte une pierre à forme humaine, qui gisait à 60 cm de profondeur. Cette stèle anthropomorphe mesure 1,75 cm de hauteur et 1, 65 cm de largeur. une tête assez ronde est posée sur un buste à peine travaillé ; on pourrait avoir utilisé ici une dalle déjà préformée naturellement. " Il pourrait s'agir d'une idole plus récente, peut-être une figure de déesse de la période protohistorique (période gauloise, âge du Fer) à comparer aux découvertes analogues de la haute vallée de la Seine. " (Yannick Le Cerf)

Les Romains ont également laissé des traces abondantes de leur passage comme en témoigne Cayot-Delandre, en 1847 : « Le territoire de cette commune hérissé de mamelons escarpés, bordé dans une grande étendue par l´une des principales voies romaines de Bretagne [la chaussée d´Ahès, reliant Angers à Carhaix], et dominant son passage sur l´Oust, a dû être pendant l´occupation [romaine] un point d´autant plus important que l´inégalité du terrain le rendait plus facile à défendre ; aussi trouve-t-on sur les hauteurs de la Pommeraie, de Bodel, de la Butte-à-l´Argent, des traces du séjour des conquérants. » On a également retrouvé deux bornes milliaires datant de la seconde moitié du troisième siècle ; l´une est actuellement dans le cimetière, l´autre est visible à Saint-Gonan.

Même si le blason actuel de Caro arbore un cerf d´argent sur un fond de gueules, sous un chef d´hermine, l´origine du nom de la commune n´est pas parfaitement claire. Certains auteurs trouvent l´étymologie de Caro dans le mot celte caroff, le cerf ; d´autre dans les mots : ker, village et roc´h, rocher. La paroisse de Caro a pu être fondée par un seigneur nommé Caroth, qui vivait vers 640, et serait devenu abbé de Saint-Jean-de-Gaël (la future abbaye de Saint-Méen-le-Grand).

Dans le Cartulaire de Redon, la paroisse, nommée alors : Caroth, est qualifiée de plebs - c´est-à-dire une agglomération d´écarts qui sera nommé « paroisse » plus tard - ; elle est mentionnée à trois reprises à l´occasion de donations de terre, en 833, 856 et 859 ; en 878, on parle de Plou de Caroth et en 1131 de ecclesia de Caroc´h. Caro, dans le doyenné de Beignon, fit partie de l´ancien diocèse d'Aleth ou de Saint-Malo jusqu´en 1801.

Sous l´ancien Régime, Caro relève de la sénéchaussée de Ploërmel et de la seigneurie de Malestroit. De très nombreuses maisons nobles nous sont connues grâce aux réformations de la noblesse notamment ; nommées indifféremment « hostel » ou manoir selon l´époque, elles sont passées au fil des siècles aux mains de familles différentes, soit par succession, soit par alliance, soit par vente. Quelques-unes ont disparu comme le Beizit ou Ramponnet ; la plupart ont été transformées en ferme. L´hostel de la Barre (fig. 7, 8) appartient à Olivier Gourio, en 1427 ; en 1513, les maison et métairie sont à Gilles Gourio. L´hostel du Besit [le Beizit] appartient à Jehan du Mans en 1427 ; en 1513, les manoir, maison et métairie sont à Françoys du Houx, achetés en son temps par Jehan du Houx à Jehan du Mans ; ensemble entièrement détruit pendant les guerres de la Ligue. L´hostel de la Biardaye (fig. 9, 10) appartient à Pierre du Guiny en 1427 ; en 1513, les manoir, maison et métairie sont à Jehan du Guiny. L´hostel de la Bouexiere [la Boissière] appartient à Perre de la Pommeraye, à cause de sa femme, en 1427 ; en 1513, les maison et métairie sont à Ollivier La Parchemynier. En 1513, les maison et métairie du Fresne (fig. 3-6) appartiennent à Guilleme Quily. L´hostel de Lescoet appartient à Pierre Joces, en 1427 ; en 1513, les maison et métairie sont à Morice Josses. L´hostel de la Pommeraie appartient à Jehan de la Pommeraie, en 1427 ; en 1513, les maison et métairie sont à Pierre de la Pommeraie. L´hostel des Rampouet [Ramponnet] appartient à Jehan Giffart, où est métayer Perrot Davalo en 1427 ; en 1513, les maison et métairie sont à Guillaume Le Jeune ; l´ensemble a disparu. L´hostel des Touches appartient à Jehan du Guiny, en 1427. L´hostel de Trevegat appartient à Olivier Trevegat, en 1427 ; en 1513, les manoir, maison et métairie sont à Jehan Trevegat. L´hostel du Vaupinel appartient à Pierre Daniches, dont est métayer Guillo Jehan en 1427 ; en 1513, les maison et métairie sont à Eonnet Cado qui les a achetées à Aliénor Legrand, dame de la Porte.

D´autres sont parvenues jusqu´à aujourd´hui en conservant plus ou moins les caractéristiques de leur époque de construction. Il en est ainsi de Bodel (voir le dossier). Le Borouault [le Bois Ruault] appartient à Ollivier de Boualle, en 1427 ; en 1513, les maison et métairie sont à Jehan de Kerorhant et Gillette Le Prestre. Le Cleyo appartient à Guillaume du Bois Guehenneuc, en 1427 ; en 1513, les manoir, maison et métairie sont à Jehan du Bois Guehenneuc, fils de François (fig. 1). La Guiaudaie appartient à Guillaume Levesque, en 1427 ; un second hostel de la Guiaudaie appartient à Olivier Levesque, en 1427 (fig. 2). Le Lobo appartient à Jehan Daniches, en 1427 ; en 1513, les maison et métairie sont à Ollivier Vivian. Le Tay appartient à Robert le Bloay, en 1427 ; en 1513, les maison et métairie sont à François du Chesne.

En 1790, Caro est érigée en commune, devient chef-lieu de canton entre 1793 et 1801, puis passe dans celui de Malestroit.

En dehors de l´église paroissiale dédiée à saint Hervé, le patrimoine religieux de la commune est représenté par la chapelle Saint-Yves, au nord-est de la commune ; vendue comme bien national en 1794, elle a été reconstruite au début du 19e siècle. D´autres chapelles publiques ont disparu : celle des Haies et la chapelle Saint-Laurent, ainsi qu´une chapelle dédiée à saint Nicolas, datant du 14e siècle, qui aurait été reconstruite au bourg, près du presbytère, au début du 16e siècle ; petit édifice rectangulaire entouré d´un cimetière mentionné en 1554, elle était réservée aux lépreux. Des chapelles privées étaient également construites près des manoirs comme la chapelle Sainte-Suzanne à Bodel, Sainte-Anne à la Billardaie, Saint-Hubert au Clyo, Notre-Dame de Liesse au Fresne ou Saint-André à Ramponnet ; elles sont toutes désaffectées et ont pratiquement disparu. Plus de trente croix monumentales, pour la plupart en schiste, jalonnent les chemins de la commune.

En 1985, on a réuni à la mairie une collection d´objets d´époques diverses, retrouvés en différents points de la commune (fig. 24 : de haut en bas et de gauche à droite) :

Soc d´araire d´époque médiévale, au Chêne Tord

Petit soc d´araire d´époque médiévale, à la Bourzaie

Hache en fibrolite du néolithique, entre le bourg et la Maison brûlée : origine armoricaine ; L = 10 cm ; la = 5 cm pr = 1, 5 cm.

Hache en silex du néolithique, entre le Peu et le Bois-Ruault : tranchant effilé ; L = 15 cm ; la = 6 cm ; pr = 2,5 cm.

Peson de tisserand

Hache en dolérite, près de la Bourzaie

Vases acoustiques en poterie du 18e siècle, dans les murs de l´église paroissiale

Hache en roche éruptive altérée, près de la Bourzaie : origine armoricaine ; L = 10 cm : la = 6 cm ; pr = 3 cm.

Hache en dolérite, près de la Hutte : origine locale ; L = 9 cm : la = 4 cm ; pr = 3 cm.

Vase en grès, au Chêne-Tord.

Dans une ancienne carrière du Grand Village pousse un houx commun qui semble être l´un des plus gros du département : hauteur : 13 mètres, circonférence : 2, 20 mètres, âge : 250 ans ; il est recensé dans la base des Arbres remarquables de Bretagne (http://www.mce-info.org/arbres-remarquables/liste_arbres.php).

(M. D. Menant)

Aires d'études Communes riveraines du canal de Nantes à Brest
Adresse Commune : Caro

Références documentaires

Documents figurés
  • Caro. Cadastre napoléonien, section A2 du Gros Bos. Levée par M. Quermeleuc, géomètre du cadastre, 1829, échelle 1:2500 e.

    Archives départementales du Morbihan : 3 P 75/3
  • Caro. Cadastre napoléonien, section B1 de la Gajal. Levée par M. Quermeleuc, géomètre du cadastre, 1829, échelle 1:2500 e.

    Archives départementales du Morbihan : 3 P 75/4
  • Caro. Cadastre napoléonien, section C des Touches. Levée par M. Quermeleuc, géomètre du cadastre, 1829, échelle 1:2500 e.

    Archives départementales du Morbihan : 3 P 75/6
  • Caro. Cadastre napoléonien, section D du Bois-Ruault. Levée par M. Quermeleuc, géomètre du cadastre, 1829, échelle 1:2500 e.

    Archives départementales du Morbihan : 3 P 75/7
  • Caro. Cadastre napoléonien, section F3 du Bourg. Levée par M. Quermeleuc, géomètre du cadastre, 1829, échelle 1:2500 e.

    Archives départementales du Morbihan : 3 P 75/11
  • Caro. Cadastre napoléonien, section K de la Gerbaudais. Levée par M. Quermeleuc, géomètre du cadastre, 1829, échelle 1:2500 e.

    Archives départementales du Morbihan : 3 P 75/17
  • Caro. Cadastre napoléonien, section N2 de Ramponet. Levée par M. Quermeleuc, géomètre du cadastre, 1829, échelle 1:2500 e.

    Archives départementales du Morbihan : 3 P 75/21
Bibliographie
  • OGEE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. 1ère édition 1778-1780. Nouvelle édition, revue et augmentée par MM. A. Marteville, et P. Varin, avec la collaboration principale de MM. de Blois, Ducrest de Villeneuve, Guépin de Nantes et Lehuérou. Rennes : Molliex, libraire-éditeur, 1843-1853.

    t. 1, p. 156 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • CAYOT-DELANDRE, François-Marie. Le Morbihan, son Histoire & ses Monuments. Vannes : A. Caudéran, édit. 1847, réimp. Auray : éd. du Bastion, 1990.

    p. 304 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • ROSENZWEIG, Louis. Répertoire archéologique du Département du Morbihan. Paris : Imprimerie impériale, 1863.

    col. 138 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • ROSENZWEIG, Louis. Dictionnaire topographique du Département du Morbihan comprenant les noms de lieu anciens et modernes. Paris : Imprimerie impériale, 1870.

    p. XVII, XXV, 36 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • LE MENÉ, Jean-Marie. Histoire archéologique, féodale et religieuse des paroisses du diocèse de Vannes. Vannes, 1891-1894. Reéd. Coop Breizh, 1994.

    t. 1, p. 148-153 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • MAHÉO, Patrick. Caro. Mille ans d'histoire. I. Des origines à 1793. 1988.

    passim Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • MENANT, Marie-Dominique, RIOULT, Jean-Jacques. Canton de Malestroit, Morbihan. Rennes : Institut culturel de Bretagne, 1989. (Images du Patrimoine ; n° 60).

    p. 5-7, fig Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
Périodiques
  • ANDRE, Patrick. Le milliaire de Caro (Morbihan) : une dédicace à Tetricus-le-Jeune. Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest (Anjou, Maine, Touraine), 1978, n° 3.

    t. 85, p. 349 - 360, fig. Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
Multimedia
  • http://www.mce-info.org/arbres-remarquables/liste_arbres.php

Liens web