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Présentation de la commune de Hillion

Dossier IA22001615 réalisé en 2003

Fiche

Œuvres contenues

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Hillion en 1854, pop. 2873 habitants (source : Jollivet).

Hillion en 1946, pop. 1957 habitants (source : Insee).

Hillion en 1982, pop. 3232 habitants (source : Insee).

Hillion en 1990, pop. 3591 habitants (source : Insee).

Hillion en 1999, pop. 3786 habitants (source : Insee).

Située au fond de la baie de Saint-Brieuc - zone humide d'intérêt international classée réserve naturelle le 28 avril 1998 -, la commune d'Hillion s'étend sur une superficie de 2476 hectares. Traversé par le Gouessant, l'Evron et le Cré, le territoire communal est limité au nord et à l'ouest par la mer, à l'est par les communes de Morieux et de Coëtmieux, au sud par la commune d'Yffiniac [fig. 1 et 2].

Lieu d´inspiration privilégié de l´écrivain briochin Louis Guilloux [fig. 3], la commune d´Hillion possède un patrimoine naturel et géologique d´une grande richesse et d´une grande variété. Les falaises de limons de l´Hôtellerie, de Saint-Guimond ou de la Grandville constituent de précieux témoignages de l´histoire climatique de la Terre et possèdent à ce titre une valeur patrimoniale irremplaçable [fig. 4 et 5]. Pour les curieux de nature, une visite s´impose à la Maison de la Baie afin de découvrir les richesses faunistiques et floristiques de la baie de Saint-Brieuc [fig. 6].

Histoire :

Les vestiges de la période préhistorique mis au jour depuis la fin du 19e siècle ont permis de mettre en évidence l´ancienneté du peuplement humain sur cette partie du littoral. Les pointes de silex taillé, les haches en pierre polie, le menhir de Carquitté [fig. 7] constituent autant de signes révélateurs de la sédentarisation de populations dès le Néolithique.

L´ancienne voie reliant Corseul à Carhaix, les nombreuses pièces de monnaie du Bas-Empire, les débris de mosaïque et de marbre, l´ancienne villa de la Grandville et l´établissement de l'Hôtellerie témoignent, à leur tour, de l´épanouissement de la civilisation gallo-romaine et du développement des grands domaines ruraux dans la région.

Les origines de la paroisse demeurent mystérieuses. Selon Bernard Tanguy, c'est à ses seigneurs que Hillion doit de figurer dans les documents jusqu'au 14e siècle. Les mentions du toponyme apparaissent alors le plus souvent sous les formes « Hyllion » (1216), « Hilion » (1232), puis « Hylion » (1242). Mentionné sous sa forme actuelle dès 1219, il apparaît pour la première fois au 11e siècle dans la Vie latine de saint Brieuc sous la forme « Iliacus » servant à désigner communément les habitants d´Ilion, c´est-à-dire de Troies. Après avoir débarqué sur les rives du Gouet, le saint appelé au chevet de son cousin le comte Riwal, se rendit à sa résidence située « in iliaco Roboris », c´est-à-dire « au Camp du Rouvre ». Guéri par l'intervention du saint, le comte lui fit don du lieu afin qu'il puisse bâtir un monastère, puis il se retira à la « cour d'Hillion », en latin « aulam Helyoni », traduction du breton « Lishelion », village situé à 3 kilomètres au sud du bourg appelé jadis la « Vieille Etable » (« Vetus Stabulum »), souvenir probable d´un relais de la poste romaine situé sur l´ancienne voie de Corseul à Carhaix.

Paroisse « au terroir de Penthièvre » dès 1319, relevant du diocèse de Saint-Brieuc, elle avait pour recteur et principal décimateur l´évêque de Saint-Brieuc jusqu´à la Révolution. Elle a élu sa première municipalité au début de l´année 1790 et vu se créer à ses dépens, par décret du 12 février 1870, la paroisse de Saint-René placée sous le patronage de saint Ronan. Comme l´indique à juste titre Bernard Tanguy, la forme « Saint-Regnan », attestée en 1554, montre bien que le lieu n´a pas pour éponyme saint René, évêque d´Angers au 5e siècle, mais saint Ronan, ermite et évêque irlandais. Selon sa Vie latine rédigée au 13e siècle, c´est en ce lieu que le saint se serait retiré pour fuir Locronan et qu´il serait mort.

A l´intar des communes de la baie de Saint-Brieuc, le passé économique et social de Hillion est longtemps resté rythmé par les pratiques agricoles et la production de sel. Au milieu du 19e siècle, le dictionnaire d´Ogée cite la commune d´Hillion comme « une espèce de presqu´île remarquable par la fertilité de ses terres et par le nombre considérable de chevaux qu'on y élève ». Toujours d´après la même source, le territoire était constitué de 1971 hectares de terres labourables, de 125 hectares de prés et pâtures, de 20 hectares de bois, de 5 hectares de vergers et jardins, de 180 hectares de landes et terres incultes et de 3 hectares de marais salants. Attestée dès le 17e siècle par une déclaration du 5 septembre 1682 signalant « les salines de Hillion où il se faisait autrefois du gros sel », la production de sel, principalement localisée dans la partie occidentale de la commune, était encore importante au 19e siècle.

Le patrimoine architectural :

L'enquête a permis d'inventorier 58 oeuvres, dont 18 relèvent de l'architecture domestique et agricole, 14 de l'architecture religieuse, funéraire et commémorative, 16 de l'architecture du génie civil, 6 de l´architecture de la vie publique, 2 de l´architecture artisanale et industrielle et 2 de l'architecture militaire.

Au sein de ce corpus, 2 oeuvres, l´une classée, l'autre inscrite au titre de la législation sur les monuments historiques [fig. 8 et 9], ont reçu la mention « à signaler » et 37 oeuvres la mention « à étudier » en fonction de critères d´ancienneté, de conservation, d´unicité, de rareté, voire de représentativité. Les digues de Pissoison et des Graviers ont également reçu la mention « à signaler ».

La chronologie des oeuvres repérées s´étend de la fin du 11e siècle à la 1ère moitié du 20e siècle.

Le Moyen Age :

La période médiévale, peu représentée au sein du corpus, fournit des oeuvres à forte valeur patrimoniale à l'instar de l´église paroissiale Saint-Jean-Baptiste [fig. 9], caractérisée par sa nef d´origine romane reprise en sous-oeuvre à la fin du Moyen Âge, et du manoir des Vergers dont la structure et le volume du 15e siècle restent bien conservés [fig. 10].

La période moderne :

A la limite de l´époque médiévale et du début de la période moderne, le manoir de la Porte [fig. 11], bien que remanié au 19e siècle, offre l´unique exemple dans la commune d´une architecture manoriale à salle basse sous charpente. L´architecture nobiliaire de cette période s´avère d´ailleurs assez bien représentée sur le territoire communal comme en témoignent le colombier du Clos [fig. 12], vestige de l´ancienne seigneurie du Clos-Guéguen, et le manoir de la Ville Pierre [fig. 13], tous deux probablement datés du 16e siècle, assurément du 17e siècle.

On signalera au sein de l´architecture religieuse, la présence de la chapelle Saint-Laurent [fig. 14], dont le pignon occidental remonte au début du 17e siècle, de la statue de saint Nicolas datée de l´année 1678 [fig. 15], et tout particulièrement du calvaire de Bonabry [fig. 8] daté de la 2e moitié du 16e siècle. Classé monument historique en 1951, ce calvaire présente des qualités architecturales d'une grande valeur (décor et structure). Il est situé à l´entrée de l´avenue qui mène au château de Bonabry [fig. 16] construit au cours du 4e quart du 17e siècle.

Quelques oeuvres datant du 18e siècle ont été repérées et figurent à ce titre dans le champ patrimonial de la commune : la maison située au 8, rue de la Gravelle [fig. 17], la croix de Saint-René [fig. 18] et la croix monolithe couronnant la fontaine Saint-Maur aux Ponts-Neufs [fig. 19].

La période contemporaine :

Si les 19e et 20e siècles présentent davantage d´oeuvres que les précédentes périodes, ils élargissent également la thématique architecturale en offrant des témoignages de l´architecture du génie civil et de l´architecture industrielle. Outre le pont de chemin de fer des Ponts-Neufs [fig. 20] construit par l´ingénieur Harel de la Noë à partir de 1913, plusieurs ponts construits dans la 2e moitié du 19e siècle ont été recensés. Il convient de citer notamment l´ouvrage d´art situé au Pont-Rolland qui présente une structure d´origine et de ce fait un réel intérêt paysager et esthétique [fig. 21]. Au chapitre du patrimoine industriel, on notera la présence de la centrale hydroélectrique du Pont-Rolland [fig. 22]. D´inspiration régionaliste, cette oeuvre est une production de l'architecte Yves Hémar.

Concernant l´architecture religieuse, funéraire et commémorative du 19e siècle, on notera le repérage d´une croix monumentale en granite et kersanton des ateliers Poilleu Frères de Brest [fig. 23], l´ancienne croix de cimetière issue des ateliers Yves Hernot de Lannion [fig. 24], ainsi que l´église Saint-Ronan construite en 1872 par l´architecte Morvan [fig. 25].

Le corpus des édifices relevant de l´architecture domestique reste quant à lui marqué par les châteaux des Aubiers et des Marais [fig. 26 et 27] construits tous deux sur les sites de deux anciennes demeures nobiliaires dont il demeure comme principaux vestiges les anciennes rabines bordées de chênes en direction du bourg [fig. 28 et 29]. D´inspiration néogothique, ces édifices de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle sont des oeuvres d´architecte et se caractérisent par leurs grandes dimensions et leur volumétrie complexe. On signalera également la maison de villégiature du philosophe Georges Palante à la Grandville [fig. 30] [ANNEXE 1] dont le nom évoque celui de l´écrivain briochin Louis Guilloux [fig. 3] [ANNEXE 2].

Le patrimoine maritime :

Nous avons repéré quatorze oeuvres du génie civil et du génie rural, dont deux oeuvres à signaler : la digue de Pissoison et la digue des Graviers, représentant une conquête majeure du foncier agricole sur le foncier maritime, qui va permettre le développement des cultures maraîchères sur les polders d´Hillion.

Nous proposons d´étudier six oeuvres ou ouvrages, qui témoignent de l´aménagement rural et de la maîtrise du circuit des eaux douces et des eaux salées :

une écluse

la digue des Morais

les salines d´Hillion

le pont Samson

le pont Derlande

le polder de Pissoison

D´autre-part, nous avons repéré neuf oeuvres, témoins des usages de la baie, dont une oeuvre énigmatique à étudier, une borne des grèves, située sur le domaine public maritime.

Les limites maritimes de la commune de Hillion et les anciennes voies romaines

Depuis le décret du 31 juillet 1930, la limite transversale de la mer à l´embouchure du Gouessant est fixée suivant une ligne droite reliant deux rochers situés, l´un dans la parcelle 209 section B de la commune d´Hillion (rive gauche), l´autre dans la parcelle 70, section B de la commune de Morieux (rive droite). Le site des Ponts-Neufs, marque la limite des trois communes : Hillion, Morieux et Coëtmieux, le « trépas », dont Hillion bénéficiait du droit de péage. L´ancienne chaussée serait la plus vieille de l´hexagone, datant de l´occupation romaine, par où passait la route Carhaix-Courseul.

La limite sud-ouest de la commune, dans le marais, est au niveau du Pont Derlande (rd 712), qui appartient pour moitié à la commune d´Yffiniac, où coule le ruisseau Saint-Jean et sur la route des Grèves, au pont Saint-Jean.

Une ancienne voie romaine traversait la baie d´Yffiniac, le bourg d´Hillion (par la plage de l´Hôtellerie), La Grandville, pour arriver à Morieux et à Saint-Alban.

Le patrimoine littoral naturel

La commune d´Hillion est une véritable péninsule, bordée de marais (anse d´Yffiniac) et de polders cultivés au sud (Pissoison), flanquée de falaises abritées et de micro-falaises (L´Hostellerie) à l´ouest et au nord, avec quelques coteaux maritimes, des landes boisées proches du rivage, des pointes et des caps (Pointe d´Illemont, de l´Etoile, des Palus, du Grouin et des Guettes), des dunes (anciennes sablières), des zones humides (côte de la Grandville à Bon Abri), un estuaire (le Gouessant) et les étangs de Pont Rolland et des Ponts Neufs, dans l´anse de Morieux.

1021 hectares sont considérés comme des espaces littoraux remarquables sur la commune d´Hillion, dont la partie maritime est classée Réserve Naturelle depuis 1998, avec des ZNIEFF de type 1 (Zone Naturelle d´Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique) et des sites de grand intérêt paysager, botanique, ornithologique et biologique.

Les grèves alternent avec les plages dans la toponymie locale (grèves d´Hillion, de Saint-Guimont, plage de Lermot, de Bon abri, de La Grandville), mais représentent davantage des portes vers la mer et ses ressources halieutiques (les écluses ou bas-parcs). Dépourvus de port, les habitants de la presqu´île d´Hillion, avaient l´habitude de traverser la baie à partir de l´Hôtellerie (le Rocher aux Dames) jusqu´à la Grève ou Chemin des Courses (avec comme repère le Rocher noir de la pointe de Langueux).

L´Anse de Saint-Guimont représente le seul port naturel, utilisé autrefois par quelques petits navires sabliers, et récemment équipé d´une cale pour les plaisanciers.

Un sentier de grande randonnée (GR 34) permet d´apprécier l´environnement littoral et maritime de cette commune, au trait de côte peu urbanisée et préservé.

La Maison de la Baie, à la pointe de l´Etoile, centre d´initiation à l´environnement, associé à la Réserve Naturelle représente un atout pour le développement touristique de la commune.

Une agriculture littorale de polyculture-élevage

La commune d´Hillion se caractérise par un parcellaire important issu de l´Ancien Régime et des nombreuses propriétés de la noblesse. A Hillion, dans le cas de la pleine propriété, le partage en lots égaux est la règle, de même dans la grève, où les parcelles concédées sont d'égale surface (droit de pacage). Ce parcellaire ne sera remis en cause qu´au milieu du 20e siècle par la révolution agricole, le développement des céréales et de l´élevage, puis par les récents remembrements. A noter (cas unique) le parcellaire cadastré dans le marais au fond de l´anse d´Yffiniac.

Hillion possède 50 ha de polders, dont le domaine de Pissoison représente un exemple remarquable de cultures maraîchères sur des parcelles « à charge d´endigage ».

Le témoignage de Ernest Gaillard, ancien maire d'Hillion et cultivateur, qui a consigné dans plusieurs manuscrits l'histoire de sa commune et de son patrimoine, pourrait être édité.

Une architecture littorale adaptée à son environnement

L'architecture littorale de la commune d'Hillion, sans revêtir un caractère prestigieux, comprend un certain nombre d'édifices et d'aménagements littoraux à étudier, de différente nature :

- ponts modestes, apparentés à de simples passerelles dans leur état actuel, souvent à restaurer (Pont Samson, Pont Derlande), mais derniers témoins d´anciennes voies de circulation dans les marais et les polders

- digues et talus en terre, empierrés, vestiges d´anciennes levées des marais, avec leurs 18 portes à marée repérées.

- salines et domaine des polders de Pissoison, dont l´ensemble constitue avec le circuit des eaux douces et des eaux salées, géré par les portes à marée, un cas unique en Côtes d´Armor

La digue de Pissoison et la digue des Graviers sont à signaler comme ouvrage privé de défense contre la mer, avec une géomorphologie et une architecture particulières, caractéristiques d´une succession d´aménagements évalués dans la durée.

Les 5 bornes en granite repérées dans le marais et les polders sont à étudier, comme témoins d´anciens usages, non connus à ce jour.

Pêches côtières et d´estran

La presqu´île d´Hillion mérite bien son appellation à travers le village de Lermot, composé autrefois de pêcheurs-cultivateurs, qui arpentaient les grèves, pour poser des arouels (lignes de fond), pratiquer la pêche à la gabarre (senne mobile), et recueillir le produit des pêcheries (rayes). La pêche à pied professionnelle des coques puis la culture des moules sur bouchots offrent aujourd´hui de nouvelles perspectives de gestion des ressources maritimes, à condition de veiller à la qualité biologique des bassins versants.

Les techniques traditionnelles de pêche à pied sont cependant à recenser : les pêcheurs à pied et les nouveaux aquaculteurs représentant les meilleurs observateurs du milieu marin.

La rente halieutique est toujours précaire, imprévisible et réversible, dans un système biocénotique variable, qui réclame des savoirs naturalistes et des usages éprouvés dans la durée, ce qui constitue une culture littorale.

Aires d'études Communes littorales des Côtes-d'Armor
Adresse Commune : Hillion

Annexes

  • PALANTE GEORGES TOUSSAINT LEON (1862-1925)  :

    Philosophe né à Blangy-les-Arras (Saint-Laurent-Blangy dans le Pas-de-Calais) et mort à Hillion (20 novembre 1862 - 5 août 1925). Fils d'Emile Palante, fondeur, marchand de vin et d'eau de vie, comptable puis constructeur de semoirs et de machines agricoles, et de Thérèse Tricot, tous deux natifs de Liège en Belgique. Après le décès de son grand frère survenu le 29 novembre 1862, Georges restera le seul enfant du couple.

    Immortalisé dans Le Sang Noir (1935) par Louis Guilloux sous les traits d'un professeur de philosophie aux allures de monstre dénommé Cripure - Palante souffrait d´une malformation congénitale -, il fut au début du 20e siècle le philosophe de la révolte individuelle non-violente, aussi bien contre le groupe que l'Etat, et tout autant contre la morale solidariste que "bourgeoise". Il proposa la première formule du nietzschéisme de gauche en France inaugurant un courant pour lequel il demeure une référence.

    1879 : Georges Palante remporte le second accessit des élèves de rhétorique en histoire. Pensionnaire au collège d'Arras, il excelle en latin et reçoit plusieurs prix.

    1880 : il quitte le collège d'Arras et entre au lycée où ses résultats sont toujours très satisfaisants. Il obtient même le premier prix d'instruction religieuse.

    1881 : élève au lycée Louis-le-Grand à Paris, il décroche son baccalauréat. Au départ de Louis-le-Grand, il est convoqué par le conseil de révision qui le déclare inapte au service militaire.

    1883 : Palante avait prioritairement prévu d'entrer à l'Ecole Normale Supérieure, mais il avait raté le concours. Il devient boursier d'agrégation à l'université de Douai de1883 à 1885 où il obtient sa licence de philosophie (novembre 1883).

    1885 : il obtient son premier poste à Aurillac comme professeur de philosophie. A l'occasion de la distribution des prix, il prononce un discours intitulé éloge du style.

    1886 : il est chargé de cours de philosophie au lycée de Châteauroux où il restera jusqu'en 1888.

    1887 : le 27 août, Palante se marie avec Louise Genty. Née le 10 novembre 1865, elle était la fille de Jean-Baptiste Genty, professeur de rhétorique et principal du collège d'Aurillac où Palante fut en poste d'octobre 1885 à juillet 1886.

    1888 : Palante est reçu à l'agrégation de philosophie (7e sur 16 candidats).

    1890 : naissance de sa fille Germaine à Châteauroux le 18 février. Elle enseignera plus tard le violon. Par décision du tribunal de Châteauroux, Palante obtient une séparation de corps d'avec Louise qui conserve la garde de leur fille. Il est nommé professeur de philosophie au lycée de Saint-Brieuc.

    1893 : Palante est nommé au lycée de Valenciennes.

    1894 : Palante est nommé au lycée de La Rochelle.

    1896 : Palante est nommé au lycée de Niort.

    1897 : le 22 juillet, le tribunal de Bergerac prononce le divorce d'avec Louise Genty.

    1898 : Palante est de retour au lycée de Saint-Brieuc où il restera en poste jusqu'en 1925.

    1899 : premier article de Palante dans la Revue Philosophique.

    1901 : parution du Précis de sociologie (éditions Alcan). Il est nommé cette même année Officier d'Académie et reçoit les Palmes Académiques.

    1903 : parution de la traduction du livre de Ziegler La question sociale est une question morale (éditions Alcan).

    1904 : parution du Combat pour l'individu (éditions Alcan).

    1905 : Palante subit une ablation des orteils. Il prononce le discours de distribution des prix au lycée de Saint-Brieuc

    1907 : Palante s'inscrit en Sorbonne pour une thèse d'Etat en philosophie. La même année, il se fait construire une petite maison à Hillion, au village de la Grandville en bord de mer. Il s'y rendra chaque année pendant les vacances scolaires. Le départ pour Hillion était toujours une véritable expédition. Il fallait d'abord prendre le petit train de Saint-Brieuc et descendre au lieu-dit Les Aubiers : "là, un voisin l'attendait avec son âne et une carriole". Louis Guilloux décrit l'arrivée spectaculaire de Palante à Hillion dans ses Souvenirs sur Georges Palante.

    1908 : Palante est candidat aux élections municipales de Saint-Brieuc. Il n'est pas élu.

    1909 : il est nommé Officier de l'Instruction publique. Parution de la Sensibilité individualiste aux éditions Alcan.

    1911 : Palante remplace Jules de Gaultier à la Revue du Mercure de France. Il s'occupe des comptes rendus des nouveaux livres. La soutenance de sa thèse est refusée.

    1912 : Palante qui n'a pas accepté le refus de la soutenance de sa thèse fait paraître un article intitulé Autour d'une thèse refusée en Sorbonne dans la Revue du Mercure de France. La même année, il fait paraître le texte de sa thèse sous le titre Antinomies entre l'individu et la société (éditions Alcan). Parution également d'une brochure intitulée La philosophie du bovarysme. Jules de Gaultier au Mercure de France.

    1914 : parution de sa thèse complémentaire sous le titre Pessimisme et individualisme (éditions Alcan).

    1916 : début des relations avec Louis Guilloux.

    1919 : nouvelle candidature aux élections de Saint-Brieuc. Nouvel échec.

    1923 : brouille avec Jules de Gaultier. Palante démissionne du Mercure de France. Il épouse Louise Pierre, sa concubine depuis de longues années.

    1924 : parution de Une polémique interrompue ou le bovarysme : un bluff philosophique (Imprimerie moderne, Saint-Brieuc).

    5 août 1925 : Palante se suicide d'une balle dans la tempe face à un miroir dans sa maison d'Hillion.

    7 août 1925 : il est inhumé dans le cimetière d'Hillion.

  • GUILLOUX LOUIS FRANCOIS MARIE (1899-1980)  :

    "... j'admire et j'aime l'oeuvre de Louis Guilloux qui ne flatte ni ne méprise le peuple dont il parle et qui lui restitue la seule grandeur qu'on ne puisse lui arracher, celle de la vérité" (Albert Camus, préface de La Maison du Peuple, 1947).

    Ecrivain, traducteur, éditeur et préfacier né et mort à Saint-Brieuc (15 janvier 1899 - 14 octobre 1980). Fils de Louis-Marie Guilloux, cordonnier, et de Philomène Anne-Marie Marmier. Marié le 2 août 1924 à Renée Juliette Catherine Tricoire avec laquelle il aura une fille prénommée Yvonne.

    D'origine modeste, Louis Guilloux fut élevé dans un milieu de militants. Son père, dont la figure est évoquée dans La Maison du Peuple (1927), fut un des fondateurs et secrétaire de la section socialiste de Saint-Brieuc de 1911 à 1914.

    De santé fragile, il eut dans sa prime enfance une tuberculose des os. Après le Certificat d'études primaires, il obtint une bourse pour le lycée en 1912 et devint en 1916 l'élève de Georges Palante, professeur de philosophie, avec lequel il se lia d'amitié et établit de véritables relations intellectuelles. Georges Palante, qui se suicida en 1925, inspira à Louis Guilloux le personnage de Cripure dans son roman Le Sang Noir. Lecteur de Romain Rolland et de Jules Vallès, il se lia également d'amitié avec Jean Grenier qu'il rencontra à la bibliothèque municipale en 1917.

    Après avoir décidé d'abandonner ses études, Louis Guilloux partit en 1918 pour Paris où il vécut de petits métiers, puis entra dans le journalisme. Traducteur de journaux anglais au service étranger de L'Intransigeant à partir de 1921, il décida en 1924 de se consacrer à la littérature et publia contes et nouvelles dans Le Peuple, Ce Soir, L'Intransigeant... Il rencontra Daniel Halévy et se lia d'amitié avec Max Jacob, André Chamson et Jean Guéhenno. Ce fut à Daniel Halévy que Guilloux envoya son premier livre, La Maison du Peuple, paru en 1927 aux éditions Grasset dans la collection " Les écrits " dirigée par Jean Guéhenno. Cet ouvrage lui valut une bourse Blumenthal en 1928. L'année 1931 fut marquée par la parution de Compagnons, ouvrage relatant la mort d'un ouvrier. Par ces deux livres, Guilloux signifia son appartenance au monde du prolétariat et des défavorisés.

    Profondément engagé, il initia ses activités politiques et sociales à partir des années 1930. De retour à Saint-Brieuc en 1932, il prit part en 1933-1934 aux luttes bretonnes contre les ventes-saisies des fermes et participa à des actions de soutien en faveur des chômeurs. Secrétaire du Congrès international des écrivains pour la défense de la culture qui se réunit à Paris du 21 au 25 juin 1935, il prit nettement place dans le mouvement antifasciste et devint un compagnon de route du PCF. Responsable du Secours rouge international puis du Secours populaire de France à Saint-Brieuc de 1935 à 1940, il organisa activement l´accueil des réfugiés espagnols à Saint-Brieuc et dans le département des Côtes-du-Nord. L'année 1935 fut également marquée par la parution de son chef-d'oeuvre Le Sang Noir.

    En 1936, il accompagna André Gide en URSS en compagnie d'Eugène Dabit, de Jef Last et de Jacques Schiffrin et fut de ceux auxquels André Gide lut son Retour de l'URSS avant de le publier. A partir de janvier 1937, il assura à la demande d'Aragon la responsabilité de la page littéraire de Ce Soir. Refusant de prendre position contre les écrits d'André Gide, il fut remplacé en août 1937.

    De retour à Saint-Brieuc, il noua des contacts avec les responsables de la Résistance des Côtes-du-Nord dès 1941, notamment avec Yves Flouriot, l'abbé Chéruel, l'abbé Vallée et le pasteur Crespin. En 1942, il obtint le prix populiste pour Le Pain des rêves. En 1943, il joua un rôle actif dans l'unification de la Résistance communiste et non communiste et adhéra au Front national à la libération. En 1944, il fut désigné par le Comité départemental de Libération comme interprète auprès de l'armée américaine.

    Les années d'après-guerre furent marquées par la rencontre d'Albert Camus en 1945, l'obtention du prix Renaudot pour Le Jeu de Patience en 1949, son action pour le Haut Commissariat international aux Réfugiés en 1961 (enquête sur les camps des "personnes déplacées"), l'obtention du Grand Prix national des Lettres en 1967 et son action en faveur de l'instauration des Maisons de la Culture en 1968. Il fut également lauréat du Grand Prix de littérature de l'Académie française en 1973.

    Contact : Société des Amis de Louis Guilloux, Maison Louis Guilloux, 13, rue Lavoisier - 22000 Saint-Brieuc.

  • LA DIGUE HILLION-CESSON :

    Géomorphologie de l´anse d´Yffiniac

    Comme dans tous les fonds de baie, la sédimentation marine entraîne le recul de la mer. L´espace gagné aux cultures, les « morées », ne présente pas l´aspect d´une conquête précaire de l´homme. Seul le polder le plus avancé, celui de Clos-Gobel et de Pissoison en Hillion doit être constamment protégé, la mer rongeant la levée septentrionale aux grandes marées (le sillon Saint-Jean). Cette levée a dû être renforcée à la fin des années 1950 : les treillages en bois et en fer ont été remplacés par une digue en pierre et en ciment armé, avec des crédits de la commune et ministère de l´Agriculture. Les autres polders comme celui d´Yffiniac n´offrent pas ce danger. En effet, les levées sont précédées d´une étendue plus ou moins vaste d´herbu, qui est néanmoins recouvert par les marées les plus fortes.

    En aval du polder, nous retrouvons les éléments caractéristiques du relief d´un marais maritime : herbu ou schorre, haute-slikke, slikke, chenaux de marée (les « neaux »).

    Le schorre a pour origine des dépôts de vase laissés par chaque courant de jusant. Ces dépôts s´accumulent en formant une vasière molle ou slikke. Puis avec l´exhaussement, la vase se stabilise ; une végétation adaptée (salicorne, aster, graminée) s´y installe et la fixe, c´est ce que les locaux appellent les « pétrelles », qui serviront au pacage des animaux. La slikke se transforme en haute-slikke. Les touffes de végétation canalisent l´action du jusant. A mesure que le tapis se complète, la vase se dessèche, se dessale, devient granulé. La haute-slikke passe au schorre ou herbu. En même temps, s´établit tout un lacis de chenaux de marée.

    Cette évolution se retrouve successivement, en partant du chenal de l´Urne, qui joue le rôle de collecteur. Il va former vers l´estran la grande filière, avec ses bras secondaires. Cependant, le jeu des méandres a été faussé par la digue des Grèves de Langueux. Le versant concave est devenu plus instable, avec des effondrements continuels et le versant convexe s´alluvionne. A la surface du schorre, les marigots sont appelés localement des « fieux ». En outre, le schorre de Langueux gagne sur le slikke, ce qui infirme localement les constatations sur la régression des schorres des côtes de la Manche.

    Les digues

    La construction d´une digue entre Hillion et Cesson est une histoire ancienne, qui resurgit régulièrement dans l´actualité briochine. Déjà au XIIe siècle, Vauban en visite sur les côtes bretonnes, aurait donné l´idée de cette assèchement afin d´aménager dans le fond de la baie des prairies et des cultures.

    En effet, les premières portions de marais maritime converties en polder portèrent d´abord des prairies Les terres riveraines pourvoyaient l´intérieur en foin. L´élevage des chevaux se pratiquait surtout à Hillion. Le manque de fourrage comme entrave à son essor, fut l´un des arguments avancés pour les promoteurs du dessèchement de l´anse.

    En 1764, un conseiller du Parlement de Bretagne, Jean-Baptiste Lefebvre de la Brulaire, obtenait du Roi, la concession des grèves entre la pointe d´Hillion et la pointe de Cesson. Il prenait à sa charge la construction d´une digue de 3500 m entre ces deux pointes, l´aménagement de portes pour la retenue et l´écoulement des eaux, le dessèchement des terrains, ainsi gagnés (2000 ha) et l´entretien à perpétuité de cette digue. Il devait en outre payer une redevance au Roi : 3 sous par journal de terre. Les travaux furent commencés mais les paroisses avoisinantes : Hillion, Langueux, Yffiniac, protestèrent, soutenues par les Etats de Bretagne. Alors en 1867, un arrêt du Conseil du Roi révoqua la concession.

    Vers 1833, une compagnie privée eut aussi l´idée de construire une digue et d´aménager des champs de cultures, mais l´affaire n´et pas de suites. En 1838, une affiche municipale d´Hillion mettait en adjudication ces grèves, à charge d´endiguement. L´acquéreur devant indemniser les sauniers.

    Le 13 janvier 1959, un entrepreneur briochin Robert Richet demandait la concession, à charge d´endigage, d´un terrain de 776 hectares dans l´anse d´Yffiniac, dans le but d´y aménager des polders. Ce projet rencontra la même opposition. Jusqu´en 1970, des projets de développer l´économie et le tourisme de la baie font naître de réelles polémiques. Les grèves, asséchées en arrière de la digue, peuvent en effet devenir : polders, aéroport, usine marémotrice, port à fort tonnage, lac artificiel ou encore, base de naviplanes pour relier St Brieuc à Jersey !

    Les idées ne manquent pas mais les oppositions font rage. jusqu´à la création de la Réserve naturelle à l´aube de l´année 2000.

    Cependant, la grève, si elle n´est pas cultivée, reste le domaine de nombreux utilisateurs : pêcheurs à pied, chasseurs, éleveurs de bovins, et autres arpenteurs de grèves.

  • Inventaire des pêcheries ou parcs de pierres de entre la pointe d´Hillion et la pointe de Pléneuf

    Hillion : écluse de la Marre d´Hillion sur la plage de Bon Abri, aménagée en étrier à la faveur d´un affleurement rocheux, relevant de la seigneurie de Bon Abry.

    Morieux : vestiges d´un parc de pierres au nord de la chapelle Saint-Maurice

    Planguenoual : les écluses de Roemel, insérées entre les rocher de Roemel, avec un arc mesurant 135 mètres, reliant son extrémité au rocher des Armoteaux.. Un autre alignement de pierres relie Roemel au platier de la Roche à Margot. D´autres affleurement rocheux complètent ce dispositif, formant une succession de « bassins » : les Juliennes.

    L´écluse du Vauglin : la crique du Vauglin recèle les vestiges d´une écluse dont la construction fut demandée en 1624.

    L´écluse du Becleuc : le sentier descendant de la Haute Ville à l´anse du Becleuc sert de limite aux communes de Planguenoual et de Pléneuf. Au milieu de la crique, une longue faille, parallèle à la côte et de direction SW-NE, dans le plateau rocheux, forme une mare assez large et semble avoir été barrée à ses extrémités nord et ouest par un barrage de pierres.

    Pléneuf : écluse à Bérart, écluse du Pissot, éclusede Piégu (la plus longue et la plus haute selon la tradition orale), écluse à Rouinvy, les parcs de l´îlot du Verdelet, l´écluse du Creil, l´écluse de haut-Guen.

  • Pêcheries et poissons

    La baie de Morieux et l´anse d´Yffiniac, les deux racines du fond de la baie de Saint-Brieuc furent très poissonneuses. En effet, celles-ci, très larges et de faible profondeur sont très propices à la reproduction de certaines espèces de poissons. Par ailleurs, la grande abondance du plancton, dés le mois de mai (appelé « pouillot » sur la rive droite de la baie et « pouillain » sur la rive gauche) constitue une source de nourriture pour le poisson, formant la base de la chaîne alimentaire. Il faut aussi noter que ce « pouillot » ramassé dans le flot à l´aide d´un havenet aux mailles très fines, poussé entre deux eaux, servait de boëtte, d´affare pour attirer le poisson (mulet, bar, maquereau, chinchard, éperlan), dans le fond d´une crique ou en pleine mer.

    La proximité de la filière et des eaux saumâtres favorisait la prise de saumons, de mulets, d´anguilles, de fontes (flets), remontant dans l´estuaire. A ce titre, plusieurs pêcheries fluviales furent établies sur le Gouessant et le Gouët. Dans les dernières décennies, une pêche traditionnelle au « carrelet » existait encore sur le Gouessant, au niveau de la vallée de Crémur (Hillion).

    A la belle saison, à partir de mai, les prises de maquereaux et de chinchards (« ripons » sur la rive droite et « carriaux » sur la rive gauche de la baie) devaient être abondantes. Ces poissons ainsi que le bar traquaient la « mn´use » (genre de sprat) et le « buey » ainsi que des lançons avides de zooplancton (« pouillot »).

    L´hiver, la prise de poissons migrateurs tels que les morues et les harengs ne devaient pas être rares. Les droits de pêcherie sous l´Ancien Régime étaient souvent exigés aux rogations, fêtes religieuses précédant le jeudi de l´Ascension. La mention « tiers d´un lot de pêcherie » évoque les aspects des mutations dans le système féodal quant à la transmission de ce patrimoine.

  • Les villages de pêcheurs entre Hillion et Planguenoual

    L´Hermot en Hillion

    A Hillion, le village de Lermot était déjà important sous l´Ancien Régime et y comptait nombre de pêcheurs. Les Hillionnais étaient spécialistes de la pêche au mulet surs les côtes jusqu´au Cap Fréhel, pratiquée par amorce avec le « pouillot », récolté dans les grèves (un fameux pêcheur surnommé « Jésus » du village de Lermot, pratiquait cette pêche il y a un demi-siècle, technique toujours en vigueur de nos jours). Les autres hameaux de la Grandville et de Carieux abritaient quelques uns de ces pêcheurs à pied.

    Les dénombrements de la commune d´Hillion (AD 22 6 M-182) nous font connaître quelques habitués des grèves, ainsi en 1841, Jacques Thermel et son épouse Marie-Jeanne Le Mounier résident au village de Carberon. De même en 1846, Gilles Hué et sa femme Catherine habitaient le village de Lermo, Gilles se déclarant poissonnier.

    Planguenoual

    Plusieurs hameaux de cette commune regroupaient des foyers de pêcheurs à pied : le Pont-Rouault, dont quelques représentants de la famille Lesage de la .Longeraie pratiquaient la pêche aux bas-parcs. On accédait de la Longeraie aux grèves par une sente façonnée dans la falaise, située entre Jospinet et le Pont-Rouault, surnommée « l´Avallouère ». Sébastien Lesage, dit Bastien Meno symbolise cette époque (en carte postale). Il y avait aussi un certain Guérin de Morieux.

    La Cotentin : le plus gros village de Planguenoual, habité par des pêcheurs à pied.

    Ce village doit son nom à la seigneurie de Saint-Costantin qui fut sans doute le fief patronymique de la famille Costantin de Planguenoual au 15e siècle. A partir de 1853, la profession de pêcheur à pied ne semble plus être déclarée. Dans les années 1920, la famille Le Chantoux pratiquait encore la pêche aux bas-parcs. En 1926, quelques femmes se déclaraient encore « pêcheuse » : Marie Nicolas (née en 1877 à Hénansal), Marie Angélique Rohon (née à Planguenoual en 1869) et Marie Cardin (née en 1867). Cette déclaration apporte la preuve d´une pluri-activité familiale et de l´apport de la pêche comme complément de ressource.

    Un peu plus au nord-est, le fond de l´anse de Port-Morvan, abritait quelques chaumières.

    Les textes de l´Ancien Régime évoquaient les droits de pêcherie de la Vicomté de Saint-Denoual.

    La loi de 1852 supprima les bas-parcs ; cependant, il existait encore quelques bas-parcs dans les grèves de Trahillion en 1953.

    Au 19e siècle, le village de la Cotentin abritait des groupes sociaux très divers : une grande proportion d´artisans, des gens de l´administration des Douanes (le hameau comptait une brigade des Douanes), quelques familles de pêcheurs, tout comme dans les villages du Pont-Rouault et du Petit Crapon (AD 22 6 M-356 et 357).

  • 20032203420NUCB : Extrait de plan cadastral, 1812 - Archives départementales des Côtes-d'Armor - 4 num 1/11, Numplan 1.

    20032203519NUCB : Photographie, vers 1940 - Archives départementales des Côtes-d'Armor - Fonds Salaün : 95 J 86.

    20032203469NUCB : Carte postale, 1er quart 20e siècle - Archives départementales des Côtes-d'Armor - 16 Fi 1803.

    20032203467NUCB : Carte postale, 1er quart 20e siècle - Archives départementales des Côtes-d'Armor - 16 Fi 1784.

    20032203654NUCA : Phototype : cartographie - Direction départementale de l'Equipement (Côtes-d'Armor)

    20032203787NUCA : Phototype : cartographie - Direction départementale de l'Equipement (Côtes-d'Armor)

    20032203656NUCB : Phototype : carte postale - Collection particulière

    20032203657NUCAB : Carte postale - Collection particulière

    20032203782NUCA : Phototype : cartographie - Direction départementale de l'Equipement (Côtes-d'Armor)

    20032203770NUCB : Phototype : cartographie - Dans : "Les espaces littoraux remarquables des Côtes d'Armor"/ Rennes : DIREN Bretagne, 1998 - Direction départementale de l'Equipement (Côtes-d'Armor)

    20032203597NUCB : Phototype : cartographie - Dans : "Les espaces littoraux remarquables des Côtes d'Armor"/ Rennes : DIREN Bretagne, 1998 - Direction départementale de l'Equipement (Côtes-d'Armor)

    20032203761NUCB : Phototype : cartographie - Dans : "Les espaces littoraux remarquables des Côtes d'Armor"/ Rennes : DIREN Bretagne, 1998 - Direction départementale de l'Equipement (Côtes-d'Armor)

    20032203765NUCB : Phototype : cartographie - Dans : "Carte IPLI : usage du sol, Côtes du Nord, Trégueux, 1977"/ Paris : IGN, 1981 - Direction départementale de l'Equipement (Côtes-d'Armor)

    20032203772NUCB : Phototype : cartographie - Dans : "Carte IPLI : usage du sol, Côtes du Nord, Trégueux, 1977"/ Paris : IGN, 1981 - Direction départementale de l'Equipement (Côtes-d'Armor)

    20032203769NUCB : Phototype : cartographie - Dans : "Carte IPLI : usage du sol, Côtes du Nord, Trégueux, 1977"/ Paris : IGN, 1981 - Direction départementale de l'Equipement (Côtes-d'Armor)

    20032203762NUCB : Phototype : cartographie - Dans : "Les espaces littoraux remarquables des Côtes d'Armor"/ Rennes : DIREN Bretagne, 1998 - Direction départementale de l'Equipement (Côtes-d'Armor)

    20032203768NUCB : Phototype : cartographie - Dans : "Carte IPLI : usage du sol, Côtes du Nord, Trégueux, 1977"/ Paris : IGN, 1981 - Direction départementale de l'Equipement (Côtes-d'Armor)

    20032203767NUCB : Phototype : cartographie - Dans : "Carte IPLI : usage du sol, Côtes du Nord, Trégueux, 1977"/ Paris : IGN, 1981 - Direction départementale de l'Equipement (Côtes-d'Armor)

    20032203766NUCB : Phototype : cartographie - Dans : "Carte IPLI : usage du sol, Côtes du Nord, Trégueux, 1977"/ Paris : IGN, 1981 - Direction départementale de l'Equipement (Côtes-d'Armor)

    20032203797NUCB : - Pland'interprétation de la baie de Saint-Brieuc

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Côtes-d'Armor : 4 num 1/11.

    Numplan 1, tableau d'assemblage des plans cadastraux parcellaires de 1812.
Bibliographie
  • OGEE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Rennes : Deniel, 1853, 1.

    p. 354
  • JOLLIVET, Benjamin. Les Côtes-du-Nord, histoire et géographie de toutes les villes et communes du département. Guingamp : B. Jollivet, 1854, 1.

    p. 47-48
  • CLEMENT, Jacques-Henri. L´industrie du sel dans le Penthièvre littoral. Mém. Thèse de doctorat en Pharmacie : Rennes : UER Médical et pharmaceutique, 1989.

  • COUFFON, René. L'Eglise Saint-Jean-Baptiste d'Hillion. Bulletins et mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord, 1968, 97.

    p. 17-28
  • COUFFON, René. Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1939.

    p. 163-163, 511
  • DIREN BRETAGNE, OUEST-AMENAGEMENT. Les espaces littoraux remarquables des Côtes d'Armor. Rennes, DIREN Bretagne, 1998.

    p. 79-83
  • FROTIER DE LA MESSELIERE, Henri. Au coeur du Penthièvre : Lamballe - Jugon - Moncontour - Turnegoët. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1951.

  • Inventaire permanent du littoral. Carte IPLI : usage du sol, Côtes du Nord, Trégueux, 1977. Paris : IGN, 1981.

  • LA MOTTE ROUGE, Daniel de. Châtellenie de Lamballe. Vieilles demeures et vieilles gens. Hénansal : Daniel de la Motte-Rouge, 1977.

    p. 503-514
  • LE SAULNIER DE SAINT JOUAN, Régis. Dictionnaire des communes du département des Côtes d'Armor : éléments d'histoire et d'archéologie. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1990.

    p. 243-245
  • PRIGENT, Guy. Pêche à pied et usages de l´estran, sous la dir. De Guy Prigent. Catalogue de l´exposition présentée au Musée d´Art et d´Histoire de Saint-Brieuc, mai-octobre 1999. Rennes : Apogée.

  • PRIGENT, Guy, QUIGUER, Jean-Paul. Historique de l´aquaculture marine en Bretagne. Lézardrieux : Association Communes, CPIE du Trégor, 1992.

  • TANGUY, Bernard. Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes d'Armor : origine et signification. Douarnenez : Ar Men-Le Chasse Marée, 1992.

    p. 86-88
Documents audio
  • PRIGENT, Guy. Témoignage audio : Ernest Gaillard. Hillion, 2003.

    Témoignage audio
  • PRIGENT, Guy. Témoignage audio Jean-Yves Cabaret : les digues et polders de Pissoison. Hillion, 2003.

    Témoignage audio