Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Présentation de la commune de L'Hermitage

Dossier IA35041798 réalisé en 1974

Fiche

Dossiers de synthèse

Voir

L’opération d’inventaire

Entre octobre 2016 et avril 2017, la commune de L’Hermitage a fait l’objet d’une opération d’Inventaire de son patrimoine bâti. En collaboration avec le service de l’Inventaire du patrimoine culturel de la région Bretagne, six étudiants en Master 2 Restauration et réhabilitation du patrimoine bâti (Université Rennes 2) ont mené cette enquête. L’opération d’Inventaire est mise en place dans le cadre d’un partenariat avec Rennes Métropole, à laquelle L’Hermitage est rattachée depuis 2015. Le travail produit a pour objectif de constituer un outil d’urbanisme en vue de l’élaboration d’un Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi). Cette étude complète les recensements déjà effectués en 1974 puis en 1986 sur la commune, qui ne prenaient pas en compte l’architecture industrielle ni celle du 20e siècle.

La conduite de l'opération d'Inventaire du patrimoine se déroule en plusieurs phases. D'abord un repérage de l'ensemble du bâti du territoire permet de constituer une vision globale de chaque commune, puis de l’ensemble de la Métropole. Ce recensement identifie les éléments représentatifs, remarquables, les thématiques majeures, etc. Ainsi, 668 édifices ont été recensés dans la commune de L'Hermitage entre octobre 2016 et avril 2017. Ces éléments bâtis sont géolocalisés, photographiés et ont fait l'objet d'une évaluation patrimoniale. L'ensemble de ces données est accessible sur Kartenn (http://kartenn.region-bretagne.fr/patrimoine).

Suite à cette étape, 22 dossiers d’études monographiques ou d’ensembles représentatifs de la commune de L’Hermitage ont été rédigés. Ils sont accompagnés de documents iconographiques (plans cadastraux, photographies anciennes et contemporaines).

Localisation

Aujourd'hui, L’Hermitage est une commune d’Ille-et-Vilaine (35) et fait partie des 43 communes de Rennes Métropole. Elle est située à une dizaine de kilomètres à l’ouest de Rennes. Suite à un bond démographique dans les années 1950, la municipalité compte aujourd’hui 4 127 habitants pour ses 657 hectares. L’Hermitage est traversée par deux rivières : la Flume (ou le Guenot) et les Mares Noires.

Toponymie

La commune de L'Hermitage tire son nom de l'oratoire qui fut dédié à Saint Avit, un ermite, abbé de Saint-Mesmin de Micy (Loiret), dont la légende veut qu'il se soit retiré au VIe siècle en ce lieu, près d'une source, afin d'y exercer ses dons de guérisseur. Il aurait notamment rendu la parole à un enfant muet. La toponymie du bourg n’a pas toujours été identique. Tout au long de l’histoire, l’orthographe évolue. L' article détaché du nom correspond à une pratique plus récente. En 1388, on mentionne le bourg « LERMITAIGE », en 1402 « LERMITAGE » puis « L’HERMITTAIGE » pour devenir au 19e siècle L’Hermitage tel que nous le connaissons actuellement.

L'Histoire de L'Hermitage

- L'implantation de seigneuries anciennes

L'Hermitage est une commune marquée par la puissance de familles nobles dont les seuls témoignages restants sont les manoirs et les droits honorifiques (armoiries, droit de sépulture et droit d’oratoire) présents dans l'église Notre-Dame de la Purification. Parmi les quatre manoirs encore existants, deux ont été transformés en ferme (la Bretonnière et Marigné, situés au nord du bourg) et deux autres ont conservé une architecture très proche de celle d’origine (la Fauconnière à l'est et le Boberil au sud). Un manoir se définit au travers d’un environnement et d’une architecture symboliques qui réaffirment le rang et la puissance du propriétaire.

- Une vocation agricole

L'Hermitage se définit également par sa vocation agricole. Avant l’implantation de la gare en 1863, L’Hermitage est une commune rurale de dimension modeste qui vit essentiellement des richesses issues de son sol ou des alentours proches. De ce fait la majorité des bâtiments construits sont des fermes qui forment un maillage sur l’ensemble du territoire, dans le bourg et dans les écarts.

Les fermes du bourg s’implantent en front de rue et participent à la composition urbaine par leur volumétrie relativement imposante tandis que les fermes isolées ont une orientation qui privilégie les ouvertures au sud et se développent le plus souvent en alignement. Ces ensembles qui s'implantent dans le bourg et dans les écarts se composent de plusieurs éléments : logis, granges, hangars, étables et le patrimoine d’accompagnement tels que les fours, les croix et les puits. De plus ces anciennes fermes existent depuis les 18e et 19e siècles et sont construites en terre selon la technique de la bauge, un mode de construction caractéristique du bassin rennais.

- L'arrivée du chemin de fer : un nouveau développement

Durant la seconde moitié du 19e siècle, la gare impulse un renouveau industriel dans la commune car elle est le premier arrêt de la ligne Rennes-Brest. Elle est mise en service par la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest en 1863. Située au sud du centre-bourg, elle relie la ville et ses principaux sites industriels et permet d'approvisionner les communes de Cintré, Le Rheu, Pacé ou encore Saint-Gilles. La population de L’Hermitage a diminué dans les années 1850 et la construction de la gare créer un nouvel élan. L’activité industrielle de la commune est relancée et est favorisée par la proximité avec Rennes. De par son quai de déchargement de marchandises et de ses nombreux embranchements ferroviaires, la gare facilite l’implantation de multiples industries spécialisées. L’établissement de l’usine laitière en 1911 engendre la création d’un nouvel embranchement permettant l’exportation directe de la production. Un embranchement ferroviaire est également aménagé afin d’alimenter la Distillerie de L’Hermitage « Savidan et Cie » en 1925. L’arrivée de la gare a donc généré l’implantation de nouvelles industries mais elle a également permis à d’autres, plus modestes, de s’agrandir. Le quartier de la gare se développe ainsi que les bâtiments alentours. Les petits commerces profitent de l’engouement et se développent à l’image de la cidrerie Tillon, rue de Cintré.

Ce nouveau développement induit par l'arrivée du chemin de fer en 1863 se poursuit avec l'implantation de la laiterie de L'Hermitage en 1911 et de la distillerie en 1926.

- L'urbanisation de la commune : les lotissements

La commune connaît une deuxième phase de développement important à partir des années 1930. En effet, la population de L'Hermitage a plus que quadruplé en cinquante ans (en 1936 : 743 habitants ; en 1982 : 3028 habitants). Pour répondre à la forte demande en logement individuel, et, afin de maîtriser le développement de L'Hermitage, la commune fait appel à l'architecte-urbaniste Jean-Gaston Bardet (1907-1989) dans l'objectif de créer de nouveaux lotissements. Urbaniste-conseil de L'Hermitage, Gaston Bardet dessine en 1961, le projet correspondant aux actuels lotissements de la Rossignolière et du Rocher construits tous deux peu de temps après les esquisses. Plus tard, en 1973, le lotissement Clairefontaine commence à émerger.

Ainsi, L’Hermitage devient une cité-dortoir, de par sa proximité avec Rennes et de par le développement de l’automobile. Enfin, dans cette même dynamique, en 2003, l’augmentation de la fréquentation du bourg par des poids lourds et des véhicules entraîne la construction d’une rocade, permettant de contourner le centre-ville par le nord.

Aires d'études Rennes Métropole
Adresse Commune : Hermitage (L')

Annexes

  • Pré-inventaire de 1975 :
  • Synthèse communale :
(c) Inventaire général (c) Inventaire général ; (c) Région Bretagne (c) Région Bretagne ; (c) Rennes Métropole (c) Rennes Métropole - Dantan Pierre - de Roquefeuil Cécile
Cécile de Roquefeuil (15/04/1994 - )
Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
- Devillers Marine - Boulaire Armand - Leymarie Marion - Lawson Candy
Candy Lawson

Étudiante en Master 2 Restauration et réhabilitation du patrimoine bâti, Université de Rennes 2 (2016-2017).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.