Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Présentation de la commune de La Chapelle-Janson

Dossier IA35131106 réalisé en 2013

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Voir

Située à 8 kilomètres à l’est de Fougères, la commune de La Chapelle-Janson qui appartient au canton de Fougères nord (Ille-et-Vilaine) couvre une superficie de 2696 hectares et comptait 1378 habitants en 2011. Ses communes limitrophes sont Fleurigné, Beaucé, La Selle-en-Luitré et Luitré en Ille-et-Vilaine ainsi que Saint-Pierre-des-Landes, La Pellerine et Larchamp en Mayenne.

Contexte de l’enquête

L’enquête d’inventaire du patrimoine de la commune s’inscrit dans le cadre de la convention de partenariat signée en 2009 entre la Région Bretagne et le Département d’Ille-et-Vilaine. L’enquête vise au recensement exhaustif du patrimoine bâti antérieur à 1950 (identification, datation, géolocalisation…) et à son étude dont la synthèse est fournie dans ce document et dans les dossiers qui s’y trouvent associés.

409 éléments bâtis, dont la construction s’étale entre le 15e siècle et le milieu du 20e siècle, ont été recensés sur la commune lors de cette enquête menée entre juillet et septembre 2013.

Paysages et hydrographie

Vallonné, le territoire communal est traversé par la rivière de la Motte d’Yné qui borde sa partie nord et par plusieurs ruisseaux dont le principal est la Montromérie. Ces cours d’eau alimentent quelques étangs de faible étendue. La commune qui a conservé de manière inégale ses haies possède encore quelques bois résiduels. Lisibles dans le bâti, les ressources en matériaux de construction sont composées de granite, de grès, de schiste et de quartz.

Histoire

L’histoire de cette paroisse rurale est mal connue. Dans son Pouillé historique de Rennes, le chanoine Amédée Guillotin de Corson situe sa formation au début du 11e siècle. La fondation de l’église par le chevalier Gençon et d’un prieuré de bénédictines dépendant de l’abbaye Saint-Georges de Rennes est rapidement suivie par le développement d’un bourg. Les principales seigneuries sont dès cette époque celles du Prieuré et de Montfromery, terre seigneuriale de la paroisse, dont la juridiction s'exerce à la Templerie. Pendant la Révolution française, La Chapelle-Janson compte parmi les communes hostiles aux idées nouvelles.

Déjà soulignée au 18e siècle par Ogée qui évoque « les grains, le foin, le cidre » d'un « territoire bien cultivé », la vocation agricole de la commune s'est confirmée aux 19e et 20e siècles à travers l'édification de nombreux bâtiments de fermes révélant l'importance des activités de culture et d’élevage (vaches laitières, porcs).

Un habitat dispersé

Le cadastre établi en 1811 fournit une image précise de la répartition ancienne de l’habitat sur la commune. Deux zones de peuplement important apparaissent alors : le bourg qui compte 34 parcelles construites autour de l’église et le village de la Templerie qui apparaît plus peuplé encore (37 parcelles construites). Ce village étoffé jouissait sans doute depuis le Moyen Age de sa situation favorable sur la route reliant Fougères à Ernée. Pour le reste, l’habitat de cette commune rurale est très dispersé, formé de fermes isolées et de villages répartis de manière homogène sur l’ensemble du territoire. Alors que quelques villages comptent plus de dix parcelles construites (La Ruelle, Cleray, le Plantis), les hameaux moins peuplés sont plus nombreux (La Haute Vilaine, La Lande Jouvel, La Jumelais, La Caronnière...). Dans certaines zones, seules une ou deux parcelles sont construites (La Basse Vacherie, La Cour à l’Eau, Beaulot...).

La phase de développement la plus importante est située entre la seconde moitié du 19e siècle et la 1ere moitié du 20e siècle. Cet essor, lisible dans l’architecture, est propre au pays de Fougères et s’observe aussi bien dans le bourg que dans les villages. C’est à cette époque que sont construites la mairie et les écoles.

Patrimoine

La commune de la Chapelle-Janson possède un patrimoine varié qui révèle aussi bien son ancienneté que son caractère rural. Aucune construction du Moyen Age n'y a été conservée, si ce n'est la partie la plus ancienne de l'église Saint-Lézin qui remonte à la seconde moitié du 15e siècle. Cet édifice qui a subi d'importantes modifications jusqu'au 18e siècle apparaît comme le plus intéressant témoignage de l'époque moderne. Doivent également y être associés les manoirs de la Lande (16e) et de Monfromerie (17e) ainsi que quelques maisons de notables ruraux des 16e et 17e siècles (Le Gué, La Haute Vilaine...). La phase de construction la plus importante comprise entre 1850 et 1950 a enfin donné lieu à l'édification de nombreux bâtiments de fermes dont les exemples les plus intéressants sont conservés à la Lande Jouvel, au Moulin de Choisel comme au Plessis. Il est à noter que presque toutes les constructions anciennes que compte la commune ont fait l'objet de profonds remaniements.

Aires d'études Pays de Fougères, Fougères nord
Adresse Commune : Chapelle-Janson (La)

Références documentaires

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929

  • GUILLOTIN DE CORSON, abbé. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray, Paris : René Haton, 1884.

  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic Editions, 2000. (Collection Le Patrimoine des communes de France).

  • PAUTREL, Emile. Notions d'histoire et d'archéologie pour la région de Fougères, 1927.

  • OGEE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de Bretagne, nouvelle édition augmentée par Marteville et Varin. Rennes, 1843.