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Présentation de la commune de Laillé

Dossier IA35132448 réalisé en 1967

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

L'enquête :

Un inventaire exhaustif du bâti ancien a été réalisé de juin à août 2016. Celui-ci a permis de répertorier 336 édifices et corps de fermes. Cette étude s'est appuyée sur une première enquête conduite par l'Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France qui fut menée à Laillé entre 1967 et 1968. Toutefois, cette dernière s'est concentrée sur les principaux édifices tels que l'église et les manoirs.

Administration :

Laillé est une commune française du département d'Ille-et-Vilaine de la région Bretagne. Elle se trouve plus précisément dans le bassin rennais, à environ 15 kilomètres au Sud de Rennes. Elle fait partie de Rennes Métropole qui regroupe 43 communes.

Étymologie :

Le nom Laillé vient du latin "Lalliacum". À l'époque romaine, le nom de chaque domaine était formé de celui de son propriétaire et du suffixe "acum" qui signifiait domaine. Laillé appartenait donc à une famille romaine du nom de Lallius.

Paysage :

La commune de Laillé s'étend aujourd'hui sur plus de 3 200 hectares sur la rive gauche de la Vilaine. Elle se trouve sur le plateau de Guichen qui domine Rennes. Le paysage se caractérise par une succession de collines et de vallées, dont les altitudes peuvent dépasser cent mètres. Cette caractéristique peut s'expliquer par la présence de quatre sortes de pierres dans les sous-sols. Ces derniers comportent du schiste briovérien, du schiste rouge cambrien, du schiste d'Angers et enfin du grès armoricain. Cette diversité et cette quantité abondante de pierres a conduit à un habitat en grande majorité construit en pierre.

Les reliefs sont traversés par de nombreux ruisseaux, dont ceux de l'Hodeillé, de l'Oiselière ou encore des Hamonais constituent également les limites communales. Laillé est une commune très boisée.

Histoire :

Cette commune est un territoire occupé dès l'époque Néolithique. En effet, des haches de pierre polie ont été retrouvées à différents endroits. La présence sur la commune d'un menhir portant le nom de menhir de la Pierre qui Chôme permet également de confirmer ce fait. À l'époque romaine, la voie reliant Condate (Rennes) à Condivicum (Nantes) fut construite, celle-ci passait par Laillé.

Au 9e siècle, la commune comportait déjà un petit oratoire, probablement construit en bois mais dont il ne reste aucune trace.

Ce n'est qu'à partir du 11e siècle que la commune commence à se développer. En effet, après les invasions normandes, Laillé fait partie d'une grande châtellenie du nom de Le Désert. La guerre de Cent Ans, fut une période de troubles pour la commune. La population déserta le bourg au profit du hameau de la Corbinais se trouvant au sud-est, près de la Vilaine et du bois du Bas Gourdel. Le hameau forma ainsi un nouveau bourg.

Au 13e siècle, plusieurs petits seigneurs se sont installés sur le territoire, formant ainsi de nombreux petits fiefs. Au 15e siècle, les manoirs principaux étaient ceux de la Ville-Thébault propriété de la famille du même nom et celui du Breil-Durand appartenant à Alain de Châteaugiron. Au 16e siècle, le fief du Désert-à-Laillé passa successivement entre les mains de Jacques de Montgommery et de Jean Le Bouteiller. Ce fut à cette même époque que la famille Chouart s'installa dans le manoir de la Caliorne.

Le fief du Désert-à-Laillé continua à s'agrandir au cours du 17e siècle avec Jacques Bertaud (seigneur de la Guitonnière), Henri de Bourgneuf (seigneur d'Orgères) et Jacques de Busnel (seigneur de la Guinemenière). Ce fut Jacques de Busnel qui fit construire le manoir de la Guinemenière, détruit plus tard pour construire le château de Laillé.

Le château fut la propriété de plusieurs familles dont les Chouart ou les Busnel. Mais ce fut Claude de Marboeuf qui joua un grand rôle dans la constitution de la seigneurie de Laillé. En effet, en même temps qu'il fut propriétaire du château, il acheta le fief du Désert-à-Laillé, qui comprenait déjà les métairies de St Jean, du Breil-Durand et du Rachapt, le moulin Gourdel, les fiefs et baillages de l'Alleu (la majeure partie du bourg) , du Rachapt, de Traviguel et de la Saudrais, le patronnage et les prééminences de l'église. Ce fut son fils, Guillaume de Marboeuf, qui unifia officiellement la seigneurie par lettres patentes de Louis XIV. La seigneurie resta dans la famille Marboeuf jusqu'au milieu du 18e siècle où elle fut vendue à Louis-Charles de la Bourdonnaye, seigneur de Montluc.

Le 19e siècle fut une période relativement prospère pour Laillé. En effet, la population augmenta considérablement particulièrement attirée par l'activité des mines à Pont-Péan et de la briqueterie à Chartres de Bretagne Le territoire communal se vit alors dotée de nouvelles constructions caractéristiques de cette époque (89 édifices recensés datent de la seconde moitié du 19e siècle).

Il est intéressant de souligner la répartition du bâti à l'est de la commune avec le hameau du Bout de Lande, ainsi qu'au nord avec les hameaux de Mérol, de la Douettée et de la Porte. En ce qui concerne le hameau du Bout de Lande, il comporte une majorité d'habitations du 19e siècle. Il joua un rôle économique et administratif pour la commune pendant le 19e siècle. En effet, la voie qui reliait Rennes et Nantes traversait ce hameau. La présence de cette voie explique la présence d'un relais de poste, qui date du 18e siècle, ainsi que d'une gendarmerie du milieu du 19e siècle. Le développement de l'habitation dans les hameaux de Mérol, de la Douettée et de la Porte s'est fait grâce aux manoirs. La présence à proximité de la commune de Pont-Péan fut également un facteur de développement par la suite.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Laillé fut occupée par un détachement allemand. L'après-guerre fut compliqué pour la commune à cause notamment de l'industrialisation des villes qui attirait de plus en plus les populations des campagnes d'autant plus que la mine de Pont-Péan et la briqueterie de Chartres de Bretagne ont fermé.

Le développement urbain de la commune ne reprend que dans les années 1975 avec un développement d'un habitat diffus dans un premier temps et des programmes de lotissements voient le jour dans un second temps. Ce développement est notamment lié au fait que la commune soit proche de Rennes et donc comporte une forte attractivité. Cette attractivité est renforcée par le fait que Laillé soit directement desservie par l'axe Rennes/Nantes. Ceci a permis une forte urbanisation de la commune ainsi qu'une nette croissance démographique, puisque en 2013 la commune comptait près de 5 000 habitants contre 1 330 en 1954.

Aires d'études Rennes Métropole
Adresse Commune : Laillé

Annexes

  • Synthèse communale :

Références documentaires

Bibliographie
  • Pierre Delourmel, Laillé autrefois 5000 ans d'histoire ..., 2010