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Présentation de la commune de Lanvallay

Dossier IA22005135 réalisé en 2014

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Superficie : 14,61 km2

Population : 3830 (2011)

Bâti : 1966 logements (2011)

Hydrologie : La Rance, le ruisseau du Gué Parfond

Édifices repérés : 499

Édifices ou ensembles sélectionnés : 39

Située sur la rive droite de la Rance, face à Dinan, la commune de Lanvallay s'est étendue en 1973 de deux communes rurales : Tressaint, au sud et Saint-Solen, à l'est.

Étymologie

Lanvallay vient du breton « lann », ermitage, et de « balae » ou Valay, religieux de Landévennec.

Tressaint provient également d’une racine bretonne « treb » qui signifie trève, ou fraction de paroisse et de « sent » qui signifie saint.

Saint-Solen fait référence à saint Solenne, évêque de Chartes (V-VIème siècle) ou soit à saint Solonius, donné comme compagnon de saint Palladius, en Irlande.

Gués et voies romaines

Deux voies romaines franchissaient la Rance, la première à Port Josselin, face à Taden et la deuxième au niveau de la rue Anne, petit faubourg, face à Léhon. Le passage vers Taden est progressivement délaissé dès le haut Moyen Âge, période au cours de laquelle s’installent les premières paroisses.

Le bourg des Moines

La Rance n'a jamais été une frontière. Autour du pont de Dinan, les faubourgs du Jerzual (côté Dinan) et de la Magdeleine (côté Lanvallay) fonctionnaient ensemble. A l'origine ces deux quartiers sont issus d'une même fondation monastique. Au pied de Dinan, « le prieuré du Pont » est établi vers 1070 sur la rive droite, dans un méandre de la Rance, par Geoffroy de Dinan au bénéfice de l'abbaye de Saint-Florent- de-Saumur. Il lui fait don d'un pré et de bénéfices prélevés sur les péages arrivant par terre ou par mer.

Le frère de Geoffroy, Rivallon de Lanvallay, concède quant lui des vignes et quelques champs pour y construire une église puis une agglomération. L'église prieurale dédiée à Marie Madeleine, saint Florent et saint Gilles n'existe plus. Seuls quelques bâtiments de service subsistent. La vue du faubourg prise du haut des remparts de Dinan à proximité du jardin anglais permet cependant de retrouver le lieu initial d’implantation, entre la rue du Four et la rue de l’Abbaye.

Le port

Au 17e siècle, le port de Dinan était un point de ralliement de la partie sud de la Bretagne dans ses relations avec Saint-Malo, l’un des premiers ports français. Soumise aux marées, la navigation sur la Rance était difficile. Des gabarres, bateaux à fond plat d'une dizaine de mètres, mais aussi des bateaux de mer transportaient du bois, des pierres, des draps et autres denrées produits sur place ou dans l’arrière-pays.

En 1754, les Etats de Bretagne, pour faciliter la navigation et l’accostage, dégagent une somme importante pour la construction du quai Tallard. Plusieurs bâtiments, baignant dans l’eau de la Rance sont alors détruits. Une trentaine d'années plus tard, pour faciliter la navigation, les digues du moulin du pont sont également supprimées. Des maisons de négociants et marchands se devinent encore par leurs entrepôts en rez-de-chaussée, dont les larges portes évoquent des stocks importants. Sur les rives du port s’installent également, dans la première moitié du 19e siècle, des tanneries de cuir et des manufactures de toile, comme l’entreprise familiale Duchemin. Enfin parmi les grandes réalisations du milieu XIXe siècle, le viaduc, œuvre colossale de 49m réalisée par l'ingénieur Fessard, facilite la liaison entre les deux plateaux et entraîne la création du bourg neuf de Lanvallay entre 1832 et 1862.

Le développement d’activités artisanales et industrielles

La présence de l'eau et du port ont facilité les activités marchandes puis industrielles. À la Ville aux Olliviers des fours à chaux sont édifiés entre 1834 et 1836 pour Louis Leconte, propriétaire également d’un bateau à vapeur. Qualifiés de « four à feu continu à courte flamme », ils étaient associés à des fours à plâtre. De cette usine de chaux ne subsiste actuellement que les deux fours adossés à une levée de terre et deux petits fours à plâtre. Ces fours nécessitaient de nombreuse quantité de bois et de pierres calcaire, importées de Régneville en Normandie. Situé en bordure de Rance, le site était idéalement placé pour accueillir un quai de déchargement permettant de recevoir les matériaux indispensables à leur alimentation.

Manoirs et maisons de notables

La grande Cour à Tressaint

Le logis seigneurial remonte pour ses parties les plus anciennes à la première moitié du 15e siècle. Il se distingue par son volume imposant, son rez-de-chaussée décalé avec une grande chambre sur cave et une tour circulaire hors œuvre située en façade antérieure

Le Bois Harrouard

A proximité du Vieux Bourg, le manoir du Bois Harrouart est cité lors de la réformation de 1513. Il appartient à cette période à Jean de Monterfil. Il passera dans les mains de puissantes familles locales, les Lescu, les Ernault au 17e siècle qui lui ont donné son allure actuelle avec de hautes souches de cheminées en pierre de taille des faluns, puis dans la première moitié du 18e siècle à une famille d’armateurs les Baude du Val.

Saint-Piat, le Gileau

Ces deux logis présentent la même composition d’ensemble associant un bloc à étage et une aile plus basse. Cette composition qui met en valeur la chambre à l'étage convient parfaitement aux élites rurales. Pierre Nicolas, né vers 1535, propriétaire du Gileau est greffier d'office de la cour de Dinan.

Landeboulou, les Rochettes, les Champs Hingant

La présence d'une tour d'escalier, de forme carrée, couverte d'un toit en pavillon distingue ces trois logis. Celle de Landeboulou, placée en façade arrière, a été rajoutée au début du 17e siècle à un corps plus ancien. Aux Rochettes et aux Champs Hingant, la tour est relativement proéminente par rapport à la taille modeste du logis qui ne possède qu'une seule pièce par niveau.

Quai Talard, Rue Anne, la Ville Oris

Ici ce n’est pas la tour d’escalier qui est couverte d’un toit en pavillon, mais le logis tout entier. Cette forme apparaît à la fin du 16 siècle mais surtout au 17e siècle. Ces logis dont l'origine noble n'est pas toujours attestée sont souvent habités par des notables qui construisent une villégiature à la campagne avec de grands jardins. Ces espaces d’agrément sont cités en 1844, quai Talard : le « jardin de Madame », « le petit jardin », « le verger », « le jardin des clos » et évoquent un art de vivre plaisant.

Bel être, la Touche du Tertre

Sur des fondations anciennes s’élèvent au 18e siècle de nouvelles demeures qui reprennent les caractéristiques des «malouinières». Celle de Bel Etre est réaménagée en 1716 par une famille Moucet dont le nom et la date sont inscrits sur le linteau de la cheminée du rez-de-chaussée : D.O 1716 MOUCET. Il en est de même à la Touche du Tertre, anciennement la Touche Baude, où un logis neuf est édifié pour François-Joseph Baude anobli en 1713. Il fait également construire par Michel Marion l'hôtel Baude à Saint-Malo, situé 1 rue d'Asfeld.

Le Bois Froger , le Lohier, La Vairie, Grillemont

Le manoir du Bois Froger affiche une large façade recomposée en 1776. La partie centrale avec son aile arrière a été entièrement reprise et modernisée : grandes ouvertures rapprochées, linteaux des portes et fenêtres en arc segmentaire pour faire pénétrer davantage la lumière. A la Vairie, le pavillon de 1902 tend à masquer la reprise de la fin du 18e siècle qui a été conçue en même temps que l'aménagement des grands jardins. Quant au château de Grillemont, il présente sur la cour une longue façade dans le style du 18e siècle qui masque cependant des campagnes plus anciennes et des reprises du 19e siècle.

Beauvais

Le manoir de Beauvais reconstruit au 18e siècle se situe sur les hauteurs de la Rance face à Léhon. Réaménagé vers les années 1830-1840, ce château a été modifié à plusieurs reprises afin de s'adapter aux différentes préoccupations et tendances de l'architecture du moment. Un belvédère conçu comme une petite folie surplombait anciennement la Rance.

Landeboulou

Le manoir du 18e siècle a été prolongé dans la deuxième moitié du 19e siècle par une construction nouvelle qui rappelle les nombreuses villas de la Côte d’Émeraude.

Aires d'études Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
Adresse Commune : Lanvallay

Annexes

  • Lanvallay : recensement de la population en 1836

    Principales professions autres que laboureur.

    A partir du recensement de la population de 1836 ( A.D des côtes d'Armor, archives en ligne)

    BAUDOIN Joseph, tisserand

    BORDIER Jeanne, tisserande

    BORDIER Pierrre, tisserand

    BOUCHET Louis, tisserand

    BRUGALLE Joseph, tisserand

    CHATON Louis, tisserand

    CHATON Pierre, tisserand

    DELALANDE, tisserand

    DURAND Pierre, tisserand

    FAUVEL julien, tisserand

    GILBERT Guillaume, tisserand

    GOUPIL Jean-Marie, tisserand

    HUET, veuve Legrand , marie tisserande

    JAMET Catherine, tisserande

    LEMOUX Jean, tisserand

    LEMOUX Olivier, tisserand

    LETURQUIN Auguste, tisserand

    LONDEMER Joseph, tisserand

    LORRE Jean, tisserand

    NORMANDINE François, tisserand

    ROUXEL Julien, tisserand

    RUET(?), veuve TOUZE, tisserande

    SECARDIN Victoire, tisserande

    SIMON Julien, tisserand

    SIMON Nicolas, tisserand

    TOUIN Mathurin, tisserand

    TOUZE Julien, tisserand

    BOIVIN veuve, blanchisseuse

    GOUT(?) veuve Rouxel Françoise, blanchisseuse

    GUIGUEN, veuve ALLAIRE Jacquemine, blanchisseuse

    LECLERC Julie, blanchisseuse

    MENAGE veuve GAUTIER marie, blanchisseuse

    POSTEL veuve Monnoury Jeanne , blanchisseuse

    ROUXEL Marie, blanchisseuse

    SECARDIN Catherine, blanchisseuse

    THOMAS veuve, blanchisseuse

    CHENIAU Marie, fileuse

    COLLET veuve Lebreton, fileuse

    GRIGNARD Reine, fileuse

    GUILLARD Veuve, fileue

    HALOCHE, veuve Bouzin Jeanne, fileuse

    OLIVIER veuve Jamet, lavandière

    BESNARD, veuve, lavandière

    CHATTON Françis, cordier

    COUVE Jean, cordier

    ALLAIRE Isac, marin

    BAUDOUIN Jean, marin

    BEAUPIN Jean, marin

    BERREST Mathurin, marin

    BORDIER Michel, marin

    DURAND Jean marin

    FOLLEN Célestin, marin

    FOLLEN Paul, marin

    FONTAINE Joseph, marin

    FOURCHER Charles, marin

    GORRE Françis, marin

    GORRE François, marin

    LUCAS Mathurin, marin

    PINAULT Joseph, marin

    ROUVRAIS Jean-Marie, marin

    ROUXEL François, marin

    SUARDISE Joseph, marin

    THOMAS Joseph, marin

    TOUIN, marin

    VEAUDELAIT Mathurin, marin

    VILLERIAU François, marin

    MEREL François, capitaine au long cours

    MEREL Arsène, officier de marine marchande

    PLESQUER Louis Mathurin, batelier

    FOLLEN Jean-Marie, tanneur

    FOLLEN, Alexandre, tanneur

    BOTARZO François, tanneur

    CHENIAU Paul Louis, tanneur

    MINIAC François, tanneur

    MONCOQ Louis, tanneur

    LEBRETON Mathurin, tanneur

    SALMON Pierre-Marie, tanneur

    SALMON François, tanneur

    SECARDIN, François, tanneur

    BAZIL Jean, tanneur

    LETURQUIN Henri, M(aittre) tanneur

    SABOT Pierre, M(aittre) tanneur

    BARRE Jean, propriétaire

    BOTREL veuve PORTIER, propriétaire

    CABARET Louise, propriétaire

    DESLANDES, veuve PORTIER Thomasse, propriétaire

    DUVAL PORTIER Marie, propriétaire

    FERRON Auguste, propriétaire

    GALLEE Marie, propriétaire

    GARDIN veuve Deserizay, propriétaire

    HOUEL Philippe, propriétaire

    MARTIN, veuve RENAULT Louise, propriétaire

    PEROUX Pierre, propriétaire

    ROBERT veuve, PORTIER Françoise, propriétaire

    ROLLAND veuve DEPERVILLE Marie, propriétaire

    ROUXEL Guillemette, propriétaire

    CHENU Mathurin, marchand de chevaux

    CHEHU Louis, marchand de chevaux

    LEBRET Nicolas, marchand de cochons

    ANGEE Victor, marchand de cochons

    DURAND Jean, marchand de bestiaux

    ROUXEL Jacques tailleur de pierres

    ROUXEL François, tailleur de pierres

    DAVID, Pierre, tailleur de pierres

    BRIAND Jean, carrier FERRARD Pierre, tailleur de pierres

    BEAUPIED Charles, tailleur de pierres

    LEGERON, jean-Marie, officier de cavalerie

    BUSNEL Jacques, fournier

    ESSIRARD Julien, conducteur des travaux

    PORTIER Guillaume, entrepreneur

    PORTIER Jean, entrepreneur

    LAMANDE Joseph, entrepreneur

Références documentaires

Bibliographie
  • LEMASSON Auguste, abbé. Histoire du Pays de Dinan de 1789 à 1815. Le Pays de Dinan : Dinan, 1989

  • DELAVAULT-LECOQ Thérèse. Lanvallay : la formation d'un bourg au XIXe siècle. Le Pays de Dinan, tome XXVI, année 2006.

  • Le patrimoine des Communes des Côtes d'Armor. Paris : Flohic éditions, 1998.

Multimedia
  • Histoire, patrimoine, noblesse. web master @ infoBretagne.com

  • FOURNIER Jean-Pierre. Lanvallay et son histoire. http://lanvallayhistoire.eklablog.com/