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Présentation de la commune de Locmaria-Berrien

Dossier IA29003920 réalisé en 2009

Fiche

Œuvres contenues

L'ENQUETE

L´inventaire topographique du patrimoine architectural de la commune de Locmaria-Berrien a été réalisé entre février et mars 2009 en intégrant un pré-inventaire réalisé en 1974.

L´opération s´inscrit dans le cadre du recensement du patrimoine architectural du Parc Naturel Régional d´Armorique, structure à laquelle adhère la commune.

Cet inventaire a pour finalité d´identifier, de localiser et de documenter les éléments appartenant au patrimoine architectural et de présenter un état des lieux raisonné du patrimoine bâti. Les limites chronologiques sont fixées entre l´an 400 après J. C., et le milieu du 20e siècle. Ce cadre exclut le domaine de la fouille archéologique - toutefois traité ici dans un dossier de synthèse - mais n´écarte pas des formes d´architecture en élévation exceptionnelles, comme, par exemple, les mégalithes ou les oeuvres originales d´architectes contemporains. Par ailleurs, l´inventaire ne rend compte du patrimoine ethnologique ou du patrimoine naturel que dans la mesure où il informe le bâti. C´est pourquoi une approche paysagère succincte ainsi qu´une analyse des sites et de l´implantation du bâti ont été jointes au dossier collectif « maisons, fermes et hameaux ». L´inventaire a porté sur l'ensemble des édifices bâtis avant 1940. Les dossiers qui suivent sont classés du général ou du thématique (dossiers collectifs), au particulier. Les édifices uniques ou au contraire représentatifs, à valeur patrimoniale intrinsèque et revêtant un intérêt à l'échelon communal, sont traités dans un dossier individuel. La restitution des données découle de la méthode d'analyse. A chaque élément sélectionné correspond une notice. Cependant, pour appréhender les familles d'édifices représentés en grand nombre (maisons, croix, ponts, par exemple), il a été procédé à une sélection raisonnée d'unités à étudier, les caractères communs à chaque famille étant restitués dans le dossier collectif.

Parmi l´ensemble des éléments bâtis recensés (toutes catégories confondues), 47 sont documentés individuellement, et environ 104 collectivement, c´est-à-dire mentionnés et illustrés dans un dossier collectif.

476 illustrations dont 8 relevés et schémas et 18 références documentaires accompagnent les dossiers.

Aires d'études Parc Naturel Régional d'Armorique
Adresse Commune : Locmaria-Berrien

Locmaria-Berrien était une trêve de Berrien jusqu´en 1802, élevée au rang de paroisse suite au Concordat. Le secteur est habité au moins depuis l´Age du fer comme en témoignent les deux stèles de la forêt de Botvarec. Au bas Moyen-Age, la motte castrale de Castel-ar-Valy domine la confluence entre les rivières d´Argent et de l´Aulne. Entre le 15e siècle et la fin de l´Ancien Régime, Locmaria-Berrien est dominée par l´autorité féodale de quelques seigneurs, grands propriétaires terriens, qui exerçaient leur pouvoir sur le territoire paroissial. Les manoirs de La Haie et de Kerambellec en gardent des traces architecturales, tout comme la métairie noble de La Haie-Douar. Les mines de plomb et d´argent, probablement déjà exploitées dès l´Antiquité, sont redécouvertes au 16e siècle mais surtout à partir du 18e siècle. Dès lors, l´exploitation s´intensifie et les mines deviennent, à la fin du 18e siècle, les plus importantes du royaume de France. Employant à son apogée près de 3000 personnes, une grande partie de la population rurale y travaille de manière irrégulière, en complément de l´activité agricole. Aux 17e et 18e siècles, l´architecture rurale connaît un essor tangible (Kerliou-Vraz, Rumeïn, Saint-Ambroise), suivi d´un ralentissement significatif. La reprise s´amorce autour de 1840 (Le Hélas-Izella, Resthervé), avant d´atteindre son apogée dans la seconde moitié et à la fin du 19e siècle, avec l´arrivée du chemin de fer (Kervallon, la Gare, Toul-Trink). Situé dans la partie orientale du Parc Naturel Régional d´Armorique, la commune de Locmaria-Berrien (arrondissement de Châteaulin, canton de Huelgoat, pays du Centre-Ouest-Bretagne, communauté de communes des Monts d´Arrée), à caractère essentiellement rural, couvre une superficie de 1719 hectares et comptait, au recensement de 2006, 251 habitants. Irriguée par de nombreux cours d´eau dont l´Aulne qui marque sa limite orientale, elle est coupée en deux parties par la rivière d´Argent et la route départementale D 769. Le territoire est également marqué par la présence de deux massifs forestiers importants : la forêt domaniale de Saint-Ambroise (bois du Hélas et bois du Meinguen) au nord-ouest et celle de Huelgoat (bois de Botvarec) au sud. L´église paroissiale, la chapelle et le hameau de Saint-Ambroise ainsi que le site de l´ancienne mine ou encore les ponts de Pont de Pierre et de Pont-ar-Gorret sont des sites patrimoniaux importants ou des réalisations marquantes de l'architecture, alors que la qualité et la variété des sites naturels, des chemins, de la voie verte et des panoramas favorisent les activités liées au tourisme rural.

Sites de proctection site inscrit

Annexes

  • 20092905701NUCB : Cadastre ancien - Archives départementales du Finistère - 3 P 130.

Références documentaires

Documents d'archives
  • A.D. Finistère, 2 Fi 129.

  • A.D. Finistère, 3 P 130. Tableau d'assemblage, 1835 (M. de Boureulle, directeur des cantons ; M. Taconnet, géomètre en chef).

Bibliographie
  • Ouvrage collectif. Le Patrimoine des Communes. LE FINISTERE. Charenton-le-Pont : Flohic Editions, 1998 (Collection Le Patrimoine des Communes de France), vol.1.

    p. 577-579