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Présentation de la commune de Mantallot

Dossier IA22018088 réalisé en 2013

Administration

Mantallot est une commune française, située dans le département des Côtes-d'Armor et la région Bretagne. Elle dépend de la circonscription de la Roche-Derrien (arrondissement de Lannion).

Étymologie

"Montaloer" et "Montaloet" sont mentionnés dès 1330. Fin XIVe siècle : Menthalloet ; 1444 : Mentalloet ; 1516 : Montalloet ; 1630 : Ma~telot (source : KerOfis).

Mantallod en breton ; les habitants : les Mantallotois, en breton : Mantallodad (Mantallodiz), Mantallodadez (-ed).

Si selon Hervé ABALAIN (Les noms de lieux bretons, 2000), le nom viendrait du gaulois "mantalo" mot qui signifie : "le chemin", pour Bernard TANGUY : "L'origine du nom, isolé semble t-il, reste obscure. Si sa finale suggère un dérivé formé avec le suffixe collectif latin -etum, qui devenu -oet en breton, est souvent réduit à -ot, son radical n'est pas sans évoquer le gaulois "mantalo" - "chemin"... Mais le bourg, que la voie romaine laisse à l'est, ne se signale pas comme un carrefour routier (Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor : origine et signification, 1992)".

Géographie

Située dans le Trégor, Mantallot a pour communes limitrophes : Langoat au nord, Pommerit-Jaudy à l´est, Prat au sud et Berhet au sud-ouest.

Plusieurs cours d’eau délimitent naturellement la commune de Mantallot : le Jaudy à l’est (Pommerit-Jaudy) et un affluent du Jaudy au sud (Prat) qui est surnommé sur le cadastre de 1835 : "le Rau de a fin du Trépas" et "le Rau du Moulin Coz" [Vieux moulin].

D’une superficie de 276 hectares (soit 2,76 km2), 1,25 km au maximum du nord au sud, 2,8 km au maximum d’est en ouest.

Le bourg se situe à 78 m d’altitude moyenne. L’altitude minimale est de 18 m, maximale de 87 m vers l’ouest.

Cours d’eau : le Jaudy et un affluent du Jaudy.

Bassin versant : Jaudy-Guindy-Bizien.

Géologie et pédopaysages (analyse des sols)

"Granite ; schistes dans le nord et le nord-est" (source : OGEE, Jean - MARTEVILLE. 1843).

"Territoire accidenté et coupé par beaucoup de petits ruisseaux ; il est bien boisé et garni d’arbres fruitiers. Terres assez bonnes et prairies susceptibles de notables améliorations" (source : GAULTIER DU MOTTAY, Joachim. 1862).

"L'agriculture a fait de grands progrès dans cette commune depuis quelques années, grâce aux engrais marins que des bateaux amènent à La Roche et à la bonne nature des terres. On y cultive beaucoup de lin" (source : RIGAUD, Jean-Marie. 1890).

Un habitat historiquement dispersé : les hameaux de Mantallot

Selon le Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne de 1859 de Benjamin-Philibert JOLLIVET, Mantallot compte 28 hameaux ou lieux-dits dont voici la liste : "Crec’h Léhac, Berthu-Naissant [Bertu], Pen-an-Crec'h, Bertir, Lohan-Bras, Coat-an-Lez, le Camblez, Kervoézel, la Rue, Pénanguère, Brandenou, Quistinen [la chataîgne], Bodillo, Crec’h Min, Goas-ar-Goff".

Données démographiques

1793 : 308 habitants.

1800 : 246 habitants.

1806 : 322 habitants.

1821 : 365 habitants.

1831 : 362 habitants.

1836 : 377 habitants.

1841 : 363 habitants.

1846 : 402 habitants.

1851 : 384 habitants.

1856 : 344 habitants.

1861 : 349 habitants.

1866 : 349 habitants.

1872 : 348 habitants.

1876 : 320 habitants.

1881 : 291 habitants.

1886 : 309 habitants.

1891 : 330 habitants.

1896 : 321 habitants.

1901 : 323 habitants.

1906 : 314 habitants.

1911 : 308 habitants.

1921 : 252 habitants.

1926 : 234 habitants.

1931 : 239 habitants.

1936 : 235 habitants.

1946 : 242 habitants.

1954 : 180 habitants.

1962 : 175 habitants.

1968 : 148 habitants.

1975 : 144 habitants.

1982 : 132 habitants.

1990 : 163 habitants.

1999 : 171 habitants.

2006 : 169 habitants.

2011 : 214 habitants.

Densités de population

1846 : 145,6 habitants au km² (maximum).

1982 : 47,8 habitants au km² (minimum).

La paroisse de Mantallot

C'est vraisemblablement un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Cavan et de Langoat. L´ancienne paroisse de Mantallot dépendait de l´évêché de Tréguier, sa subdélégation était Pontrieux et son ressort, le siège royal de Lannion. La cure [du latin "cura animarum" qui signifie "charge d'âme"] était à l´ordinaire (source : JOLLIVET, Benjamin-Philibert. 1859). L'église paroissiale est d'abord dédiée à Saint Mérin puis à Saint Médéric. Son reliquaire est classé au titre objet depuis 1968. Près du lieu-dit "Bertu", la chapelle Notre-Dame-des-Vertus est associée à une fontaine de dévotion. Les parties les plus anciennes de cette chapelle, dépendant du manoir du Lochou, remontent au 16e siècle, elle a été transformée en oratoire (propriété de la commune).

Les maisons nobles de la paroisse étaient "Coat-an-Lez" (figurant sur le cadastre de 1834) et "Keraléoët" désigné aujourd'hui comme le "manoir de Kerilis".

"Coat-an-Lez" signifie littéralement en breton "le bois de la cour", il est aujourd'hui orthographié : "Coat an Lay". Il a appartenu à la famille Trolong au 16e siècle. Cet ensemble bâti ancien, à la fois résidence seigneuriale et exploitation agricole, se signale toujours par des armoiries (martelées à la Révolution, elles semblent cependant représenter une couronne...) et une porte en plein cintre, ornée, datable de la 2e moitié du 16e siècle.

Le manoir de Kerilis est datable du 16e siècle ; il a pour particularité de posséder un escalier en vis en bois dans un pays de granite. Remanié au 17e siècle, il a été déclassé en ferme au 19e siècle. Il a appartenu à la famille de Kergariou au 17e siècle.

Mantallot est devenue une commune en 1790.

La commune au milieu du 19e siècle

"Sa population est de 384 habitants et sa superficie de 275 hectares 95 ares dont :

- 237 hectares sous terres labourables,

- 11 sous prés et pâtures,

- 2 sous bois,

- 2 sous vergers et jardins,

- 8 sous landes et terres incultes,

[- 3 de propriétés bâties,

- 14 de constructions non imposables (source : OGEE, Jean - MARTEVILLE. 1843).]

Elle renferme 93 maisons [constructions diverses : 81 en 1853], 3 moulins à eau [Moulin Coz et Moulin Guionnet en 1835] Son revenu cadastral est de 8 766 francs 61 centimes et son revenu vrai de 17 533 francs soit 1/2 pour proportion entre ces deux nombres" (source : JOLLIVET, Benjamin-Philibert. 1859).

"Le bourg : il est sans importance et n'est visité que tous les deux jours par le facteur de la poste aux lettres" (source : JOLLIVET, Benjamin-Philibert. 1859).

"École de garçons, 28 élèves" (source : GAULTIER DU MOTTAY, Joachim. 1862).

"De 1850 à 1876, une école spéciale de garçons a existé à Mantallot ; à cette dernière époque, elle a été transformée en école mixte" (source : RIGAUD, Jean-Marie. 1890).

Aires d'études Schéma de cohérence territoriale du Trégor
Adresse Commune : Mantallot

Références documentaires

Bibliographie
  • BIZIEN-JAGLIN, Catherine ; GALLIOU, Patrick ; KEREBEL, Hervé. PROVOST Michel (direction scientifique). Carte archéologique de la Gaule. Pré-inventaire archéologique. Côtes d'Armor. 22. Paris, 2002, 407 p.

  • GAULTIER DU MOTTAY, Joachim. Géographie départementale des Côtes-du-Nord. Paris, 1862, 844 p.

  • LE GOFF, Daniel. Une commune agricole du Trégor. Prat des origines à 1945. Guingamp, 2009, 460 p.

  • OGEE Jean (Nouv. éd. rev. et augm. par Marteville A., Varin P). Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Rennes, Deniel, 1853, tome 2, 986 p.

  • RIGAUD, Jean-Marie (avec le concours de M. Hélary et de plusieurs instituteurs du département ; les cartes ont été dressées par M. Belhomme). Géographie historique des Côtes-du-Nord. Saint-Brieuc, 1890, 509 p.

  • Geobreiz.com, Portail géographique de la Bretagne. (Site internet : http://www.geobreizh.com).

  • Institut national de la statistique et des études économiques. Données locales : un éventail de données localisées du quartier à la région. (Site internet : http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/default.asp ? page=statistiques-locales.htm).

  • KerOfis : base de données du Service Patrimoine Linguistique de l'Office Public de la Langue Bretonne. KerOfis est la base de données du Service Patrimoine Linguistique de l'Office Public de la Langue Bretonne. Cette base est utilisée quotidiennement par le service pour répondre aux besoins des collectivités bretonnes (Signalisation, traduction, études normatives). Dorénavant, elle permettra à tout un chacun de trouver la forme bretonne de son adresse ainsi que de mener gratuitement des recherches sur la toponymie de la Bretagne. (Site internet : http://www.ofis-bzh.org/).

  • Territoires et Population, deux siècles d'évolution. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui. Ce site est la mise en scène de deux siècles d´évolution des territoires et des populations communales appuyés sur la représentation du paysage français du XVIIIe siècle réalisée par les équipes Cassini. (Site internet : http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/index.htm).

  • OLIER, Ronan - TANGUY, Bernard. Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor : origine et signification. ArMen - Le Chasse-Marée, 1992, 404 p.