Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Présentation de la commune de Pleumeur-Bodou

Dossier IA22005687 réalisé en 2005

Fiche

Œuvres contenues

" Le territoire de cette commune est sillonné de collines recouvertes seulement d'un peu de bruyères ou d'ajoncs, mais les vallons y sont d'unegrande fertilité. La partie sud et quelques endroits au nord sont parfaitement boisés ".

(Benjamin Jollivet, Les Côtes-du-Nord, histoire et géographie de toutes les villes et communes du département. Guingamp : B. Jollivet, 1854, 4).

1- Pleumeur-Bodou : principaux repères :

Pleumeur-Bodou, Pleuveur-Bodou en breton, est une commune littorale du département des Côtes-d'Armor située au coeur de la Côte de Granite Rose, dans le Trégor occidental, à proximité de la ville de Lannion. Bordé par la Manche au nord et à l'ouest, ce territoire à dominante rurale d'une superficie totale de 2 672 hectares est limitrophe des communes de Trégastel et de Perros-Guirec au nord-est, de Lannion au sud-est et de Trébeurden au sud-ouest. Le sous-sol est entièrement constitué de granite.

Plusieurs vestiges archéologiques érigés au Néolithique (vers 7 000 - 2 000 av. J.-C.), à l'instar des menhirs christianisés de Saint-Uzec [fig. 20] et de Saint-Samson [fig. 21], des allées couvertes de Keryvon [fig. 22] et de l'Ile-Grande [fig. 23, 24], tout comme les traces matérielles d'ateliers de bouilleurs de sel de l'Age du Fer mises au jour à Landrellec et sur l'Île d'Enez-Vihan, attestent l'ancienneté de l'implantation humaine sur cette partie du littoral costarmoricain.

Pleumeur-Bodou est une ancienne paroisse bretonne primitive démembrée au 12ème siècle. Son territoire originel qui occupait une vaste presqu'île de près de 10 000 hectares englobait les communes de Trégastel, Trébeurden, Perros-Guirec, Saint-Quay-Perros et Servel, ainsi qu'une partie de Brélévenez et de Lannion. Paroisse du diocèse de Tréguier, attestée comme telle dès 1330, à l'occasion du procès de canonisation de saint Yves, sous la forme Plebs Magna Podou, son nom est formé avec le vieux-breton Ploe, "paroisse", et l'adjectif meur, "grand", rappelant ainsi l'étendue de son territoire initial. C'est avant 1330 que fut adjoint, selon Bernard Tanguy, l'anthroponyme Podou.

Erigée en commune le 22 février 1790, Pleumeur-Bodou a vu se créer sur son territoire la paroisse de l'Ile-Grande le 12 décembre 1923. L'Ile-Grande, traduction littérale du breton Enez Veur, était une possession de l'abbaye de Redon placée sous le vocable de saint Sauveur avant d'être disputée par les moines cisterciens de Bégard, également possessionnés dans les frairies de Kerénoc, de Kergadiou et du Bourg.

Cette commune, jusqu'alors marquée par la prédominance des pratiques agricoles et par l'exploitation des carrières de granite de l'Ile-Grande, a accueilli à partir des années 1960 le siège d'une station de télécommunication spatiale inaugurée par le général de Gaulle le 19 octobre 1962. Le C.N.E.T. - Centre National d'Etude des Télécommunications - y a implanté à partir du mois d'octobre 1961 sa première antenne, le Radôme [fig. 2, 8], ayant permis le 11 juillet 1962, par l'intermédiaire du satellite Telstar, la réception d'un signal de télévision intercontinentale provenant de la station d'Andover aux USA.

2- Pleumeur-Bodou : le patrimoine architectural : (Patrick Pichouron)

La présente enquête, réalisée au cours des mois de septembre, octobre et novembre de l'année 2005, intègre les résultats d'une enquête conduite en 1999-2000 par Elisabeth Justome dans le cadre d'une étude thématique de l'architecture de la villégiature balnéaire de la Côte de Granite Rose (Perros-Guirec ; Pleumeur-Bodou ; Trébeurden ; Trégastel).

Les deux enquêtes ont permis de procéder au repérage de 336 oeuvres, parmi lesquelles 283 relèvent de l'architecture domestique et agricole, 30 de l'architecture religieuse, commémorative et funéraire, 8 de l'architecture du génie civil, 6 de l'architecture des équipements publiques, 4 de l'architecture commerciale, 3 de l'architecture artisanale et industrielle et 1 de l'architecture hospitalière, d'assistance et de protection sociale.

La chronologie des oeuvres repérées est comprise entre le Moyen Age, probablement le haut Moyen-Age pour une catégorie de croix monolithes à branches courtes, et le 3ème quart du 20ème siècle. Si le corpus inclut un nombre important d'oeuvres édifiées au cours de la période moderne (16ème-18ème siècles), il se caractérise par une forte proportion d'oeuvres datant de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle.

42 oeuvres, dont les oeuvres protégées au titre de la législation sur les monuments historiques [fig. 20-21, 24, 26-28, 30], ont fait l'objet d'une proposition de sélection en fonction de critères d'ancienneté, de qualités architecturales, d'unicité ou de représentativité.

2- Pleumeur-Bodou : le patrimoine rural et maritime : (Guy Prigent)

En 1792, la commune de Pleumeur-Bodou était la commune le plus vaste et la plus peuplée du canton de Perros-Guirec (2036 habitants). En 1821, la commune compte 123 écarts et couvre 2072 hectares. L'Île Grande comptabilise 150 habitants au 1er quart du 19ème siècle.

Si en 1861, la population de la commune de Pleumeur-Bodou comprend 29 carriers, autant de cultivateurs, 14 douaniers et 11 marins (registres municipaux), l'émigration commence au début du 20ème siècle avec le départ des marins vers les nouvelles compagnies de navigation (la Cie Transatlantique et les Chargeurs Réunis) et leurs ports d'attache (Le Havre).

Cependant, en 1911, la population de l'Île Grande représente encore 28% de la population communale. En 1921, la population de la commune est de 2945 habitants, en 1926 : 3037 habitants, en 1931 : 2752 habitants, en 1936 : 2766 habitants. En 1936, la population de l'Île Grande représente encore 1/3 de la population totale grâce aux granitiers.

De l'agriculture littorale à l'activité des carrières  :

Depuis le 15ème siècle, le Trégor littoral constitue un important pôle de cultures industrielles avec le chanvre et surtout le lin, qui bénéficie pour sa culture un sol enrichi par les engrais marins. La "première révolution agricole" se caractérise par l'introduction de "cultures nouvelles" adaptées aux conditions locales. A Pleumeur-Bodou, alors que le trèfle ne couvre que 46 ha en 1859, il en occupera 255 ha moins d'un demi siècle plus tard, en remplaçant l'ancienne jachère pâturée et permettant l'enrichissement des terres en azote pour un meilleur rendement du blé. Entre les deux guerres, la culture du chanvre diminue considérablement, alors que le lin représentait encore 60 ha en 1938 sur la commune (production stable depuis 1859). Les terres cultivables se développent avec la culture de la pomme de terre, favorable aux petits exploitants sur de petites parcelles, culture nettoyante à la place du seigle. Cette culture, introduite par les Roscovites et les journaliers de Jersey, à la fin du 19ème siècle, se généralise dés 1907 (enquête agricole de 1907). L'élevage à base de plantes fourragères, devait profiter de cette nouvelle polyculture, et entraîner une agriculture littorale diversifiée. L'assolement devint de en plus complexe avec l'extension des terres cultivables. La récolte du goémon favorisait la rotation des cultures et l'engraissement des sols. Les goémoniers de Plouguerneau arrivaient en 1930 et restaient de mai à septembre travailler dans les îlots. trois familles se seraient même fixées sur place : Galliou, Boudot et Laurent (ancien four à goémon de l'Île d'Aval). Le rapport de Guyon en 1919 souligne l'importance du lichen à l'île-Grande et du sable coquillier sur les grèves de l'Île d'Aval et de Kerenoc. Cette "littoralité d'usages" est motivée par la forte demande des cultivateurs pour les amendements calcaires, les sables coquilliers ou "trez" et le goémon.

L'industrie des carrières se développe de la milieu du 19ème siècle jusqu'en 1930, favorisant aussi la rotation du commerce maritime des productions agricoles et des productions des carrières. Le maximum de la population de l'Île Grande (879 habitants vers 1907) coïncide avec la période de plein rendement des carrières. Ce qui fit écrire "Enès- veur, l'île des carriers" par Anatole Le Braz en 1912, lequel évoquait le nombre de 300 carriers (chiffre officiel de 95 carriers professionnels en 1906). Les drames de mer n'épargnèrent pas les équipages pleumeurois entre 1850 et 1914 : sur les 53 navires que possédaient les maîtres carriers de la commune, 19, soit 36% furent perdus "corps et biens".

"Dreizt mor ha douar", telle est ou était la devise des habitants de Pleumeur-Bodou : "Par delà de son terre et mer", avec cependant un renforcement de son identité sociale maritime, comme le montre l'évolution de la structure professionnelle, telle qu'on peut la reconstituer à partir des registres de mariages (1815-1839) et des listes électorales entre 1860 et 1914 (travaux de recherche de Yannick Lageat et Yvon Garlan).

De la pêche au commerce et au tourisme :

Si le nombre de marins-pêcheurs professionnels est limité selon les statistiques très relatives sous l'Ancien régime (à cause du système de l'enrôlement contraint des classes), le recensement de l'an VI (1798), ne relève que 6 marins et 2 voiliers pour l'ensemble de la commune. En 1810, la pêche côtière occupe seulement 12 bateaux et 37 hommes, en 1853, seul 13 bateaux pleumeurois sont inscrits sur le registre des rôles d'équipage. Mais en 1914, 340 marins sont enrôlés dans la marine marchande ou la marine nationale, chiffre qui ne cessera d'augmenter jusque la fin de la marine de commerce vers le 3ème quart du 20ème siècle, sans que la pêche soit en mesure de prendre la relève. A partir de cette seconde moitié du 20ème siècle, la "maritimité" de la commune (comme la plupart des communes littorales) va diminuer, pour de nouveaux usages de son littoral. Cependant, l'Île Grande bénéficie d'aménagements portuaires encore en activité à côté des modestes cales et quais aujourd'hui disparues : Port Saint-Sauveur et Port Gelen, pour la pêche et la plaisance, alors que Keralies, ancien havre de déchargement des borneurs, est resté en désuétude malgré les projets avortés.

Les traces de pêcherie et de sècherie sont nombreuses dans l'archipel de l'île Grande : ancienne sècherie à poisson sur Enez Erc'h, site de pêcherie autour de Morvil. Mais plus encore les anciens quais insulaires, utilisés par les carriers, témoignent d'un important trafic portuaire.

Les granites littoraux : histoire d'une économie littorale :

Les monuments mégalithiques nombreux sur le territoire de Pleumeur-Bodou, en particulier, l'Île-Grande, mais aussi de Trégastel et de Trébeurden, témoignent des débuts de l'exploitation du granite.

Les archives locales permettent de citer un certain Pierre Le Dret, fendeur de pierre, Pierre Aubry, lui-même tailleur de pierres à l'Île Grande et patron de la barque "l'Hirondelle", qui embarqua le 28 juillet 1792 le curé de Perros Le Lay et son vicaire au port de Toul an Héry et, avec l'aide de son fils Nicolas et de deux matelots de Trébeurden, les conduisit à l'abri de la Révolution à Jersey où ils restèrent sept années. Le maire de Pleumeur-Bodou s'inquiétait de voir de nombreux fendeurs de pierres occupés à enlever des rochers couverts journellement par la mer pour la seule raison "qu'ils produisent le meilleur goémon de la grève. Les anciens parlaient, d'avant 1830 de l'intérêt des Ponts et Chaussées qui avaient fait des "essais" et en avaient déduit que ce granite était, d'entre tous, le plus résistant.

En 1879, à Trébeurden, le maire décidait la construction de la maison d'école et les moellons devront être pris dans la commune sans pour cela être pris dans la grève. Les pierres de taille seront également prises soit dans la commune soit dans l'Île Grande pourvu que les dites pierres soient dans un endroit d'accès facile pour les charrettes. Et en 1887, Casimir Belloir louait les îlots que possédait la commune de Trébeurden entre Penvern et Trozoul pour 40 f par an pour le droit d'exploitation des pierres. Très vite, ce terrain communal fut entièrement occupé par des pierres de taille, restées depuis l'essai de construction de deux tourelles et les producteurs de goémon se plaignirent de faire sécher leur production.

Les demandes d'exploitation se multiplièrent, la production s'accéléra, ce qui eut pour conséquence le doublement de la population jusqu'alors de 434 habitants en 1865. La guerre de 1871 terminée, les ventes prévues avant son déclanchement reçurent un vais favorable du conseil municipal : Il s'agit de terrains improductifs et sous certaines conditions (alignement, non encombrement des voies de communication, prix d'expert, etc.), une carrière ne pourra être exploitée dans la butte de Guéradur, jusqu'à l'angle midi de piédestal de la maison de Joseph Le jeune. De plus en plus fréquentés par les carriers qui se rendent dans l'île, la commune plaça en priorité la réalisation du du chemin qui mène de Lannion à l'Île-Grande, passant par le village de Penvern par Pleumeur-Bodou plutôt que le chemin de Lannion à Trébeurden. Le Conseil général fut sollicité en 1889 pour voter les fonds nécessaires afin de terminer la route qui relie aujourd'hui encore l'Île Grande à la terre ferme. La location des îlots : l'Île aux Renards affermée en 1887, l'Île Agathon en 1888 et l'Île aux Corbeaux quelque temps plus tard, allaient apporter de nouvelles ressources à la commune.

L'exploitation à grande échelle des granites littoraux pouvait commencer.

Aires d'études Communes littorales des Côtes-d'Armor
Adresse Commune : Pleumeur-Bodou

Pleumeur-Bodou en 1851, pop. 2606 habitants (source : Jollivet). Pleumeur-Bodou en 1911, pop. 3099 habitants (source : Insee). Pleumeur-Bodou en 1946, pop. 2920 habitants (source : Insee). Pleumeur-Bodou en 1982, pop. 3453 habitants (source : Insee). Pleumeur-Bodou en 1990, pop. 3677 habitants (source : Insee). Pleumeur-Bodou en 1999, pop. 3825 habitants (source : Insee).

Annexes

  • Les enquêtes de Le Masson du Parc, 1726

    Le Masson du Parc explore l'ensemble du littoral trégorrois, suivant le trait de côte, accompagné de guides qui sont également ses informateurs. Il visite chaque paroisse, se rend dans chaque village de pêcheurs et visite les maisons de ces derniers. Après avoir décrit son trajet et l'aspect de la côte, il commence par fournir le nombre de navire présents, leur type, et leur destination. Il fournit ensuite un descriptif précis des engins de pêche trouvé sur place et, éventuellement leur technique d'emploi. Il compare fréquemment les engins trouvés à ceux qu'il a déjà rencontré ailleurs sur le littoral français.

    A Pleumeur-Boudou, frairie de Kerynoc, on utilise que des cordes aux hameçons pour faire la pesche à la ligne par fond à pied garnies d'ains de toutes sortes d'espèces, pas d'autres choses. Les pêcheurs de la frairie voisine de Kervisi ne se servent que des lignes et des cordes de toutes espèces, tandis qu'à Keryvon, ce ne sont que des lignes aux hameçons.

    A l'île Grande, on retrouve des cordes et lignes de toutes espèce. Les pêcheurs font dans la saison la pêche du maquereau au doigt et affarent de même que plusieurs autres avec du chevron et de la maniguette

    Les cannes à pêche sont utilisées sur le littoral, la seule différence avec celles que l'on rencontre en rivière est qu'elles sont plus longues et plus fortes, tout comme les lignes (Duhamel du Monceau, op. cit., Section 1, Ch. 2, art 1 et 10, p. 60).

    Les cannes sont utilisées de la même manière à bord des navires : pour pêcher en mer avec la canne ou une petite perche, trois ou quatre matelots se mettent dans une petite Yolle, et quand ils rencontrent un banc de poisson, ils font des pêches avantageuses. leurs perches sont petites. On prend ainsi dans la Manche beaucoup de Merlans et Maquereau. Le Masson relève à l'Île Grande que plusieurs riverains dont aussi la pêche à la ligne à la perche.

    Les pêcheurs de Pleumeur-Bodou ne semblent pas utiliser les casiers, par contre, ceux de l'Île Grande possèdent des berres, cages ou paniers, mais il existe des roches qui découvrent autour de l'île grand surtout dans les tems des vives eaux, des équinoxes, donnant aux riverains la facilité d'y venir faire la pêche à la main et d'y prendre des crabes et de toutes sortes de coquillages, des moules, des huîtres, palourdes et ormeaux qu'ils détachent des rochers avec couteaux et faucilles ; ils se servent aussi de petits digons de fer pour tirer de dessous des roches les homards et les congres qui y sont restés après la marée.

    Les pêcheurs de la paroisse de l'île Grande utilisent des séchées, tressures ou rets de pied [qui] sont à peu de choses près de la même grandeur que celles des sennes ; nous en avons trouvé de même de deux espèces : la plus large a les mailles de dix sept lignes en quarré et les autres ont seulement seize lignes et il y a toutes apparences que ce sont souvent les mêmes calibres dont ils se servent pour faire les rets de leurs sennes et de leurs séchées, ces premières sont cependant extraordinairement beaucoup plus ressérées.

    A l'Île Grande, les pescheurs de ce lieu faisoient autrefois des pesches bien plus considérables, ils se servoient de trameaux, comme nous en avons trouvé chez les pescheurs des lieux précédents, ils avoient aussi des folles et autres rets sédentaires à la mer comme s'en servent à présent plusieurs pescheurs bretons des côtes de l'est.

    (..) Les mailles des sennes qui sont pierrées comme les précédentes sont de trois différentes grandeurs : les plus larges ont dix huit lignes en quarré, les moyennes seize lignes, les plus serrées n'en ont seulement que quatorze, ces pêcheurs ont plus de facilité que ceux des lieux précédents pour faire cette sorte de pêche, la mer y découvrant plusieurs pleins de sable à la basse eau ou les sennes peuvent facilement traîner au lieu qu'elles peuvent servir sur les fonds ferrés et de roches.

    L'enquête du sous-préfet de Lannion en 1810

    En 1810, le maire de Perros-Guirec répond à une enquête du sous-préfet de Lannion. La première question porte sur les pêches pratiquées. sa réponse porte tout d'abord sur le maquereau : La grande pêche au maquereau à lieu tous les ans dans le mois de juin et juillet. Elle varie parfois quant à la durée. Cette année 1810 elle a duré pendant le cour du mois de juin et le poisson a disparu au commencement de juillet.

    On salle ce poisson dans le Havre de Ploumanac'h, petit port à peu de distance de celui de Perros et faisant aussi partie de la commune.

    Ce sont d'industrieux et laborieux normands qui se mêlent de ce commerce, ils achètent le poisson avec les pêcheurs, d'où ils le préparent pour l'approvisionnement de Paris et d'autres villes de France. Les pêcheurs des communes de Trégastel, Perros, Pleumeur-Bodou, l'île Grande, Louannec et Trélévern, font également cette pêche et viennent presque toujours la faire au Havre de Ploumanac'h en Perros et vendent leur poisson à ceux qui y font la salaison

    Ploumanac'h est dans une situation identique : il y a à Ploumanac'h six petits bateaux pêcheurs qui servent pendant l'année à faire le commerce du sable et du gouesmon, la pêche des cordes pour le maquereau pendant la saison et celle des autres poissons, dans l'interval les pêcheurs cultivent leurs terres et ne font point d'autres pêches, ni se servent d'aucuns rets, aussi, ces riverains ont tellement négligé la pêche qu'ils n'ont aucuns filets pour faire celles qu'on pourroit pratiquer à leurs côtes avec succès. Les pêcheurs de Ploumanac'h montent suivant le rôle au nombre de dix personnes, et entre tous les riverains qui sont voisins et qui font tous la saison de la pêche du maquereau à la ligne au doit.

    A l'île Grande, il trouve quatre petits bateaux d'un à deux tonneaux, qui servent aux pêcheurs et aux habitants de ce lieu à faire à la mer la récolte du gouesmon et le commerce du sable marin, ce qui leur donne beaucoup plus de profit que la pesche, les paysans venant de l'intérieur des terres charger de l'une et de l'autre de ces productions de la mer pour servir à l'engrais de leurs terres, surtout pour préparer celles ou ils veulent semer leurs chanvres et les lins qui font la richesse des paysans de ces cantons, ce qui les a encore d'autant plus engagé à négliger la pêche pour faire le labourage dont ils tirent d'avantage.

  • La gwerz des Bigorneaux gris (Ar vigorned kaoc´h-ki) de Rose Kawenn, 1914

    Er Blawez mil-nao-c´hant-parzek

    Ar brezel maleürus oa savet,

    Ar brezel maleürus oa savet,

    Ha tout an trew oa bet keraet.

    Ha tout an trew oa bet keraet,

    Konvers ar vigorned a woe graet,

    Ewit ar bla ê ker ar c´hig,

    Hag ec´h aemp tout paour ha pinwik.

    En Enez ‘Eur ar jalousi

    A lak´ an dud da veajin,

    ar jalousi zo vel klenved

    panevet-da-se kalz a voujfent ket.

    Hag etad ar vein a zo fall,

    n´eus ket a c´honid e giz-all,

    hag ec´h ê ret mont da glask kaoc´h-ki

    ´wit kaout boued da dibin.

    Ha betek Loles ar Brian,

    ve ordinal oc´h o´r he c´hlanv,

    a c´ha ive da glask kaoc´h-ki

    ewit lakaat butun en he fri.

    An ´ni deus triwec´h boestad sukr´n he fres

    A c´ha ive, deus ket a vez ;

    Triwec´h boestad sukr en he zi

    Dibabet gant bigorned kaoc´h-ki.

    Martoloded, kartier-ministri,

    o gwreg ´glask bigorned kaoc´h-ki,

    ar re-zeo êo poent renvoya ´ne

    ha nonpas kemer digante.

    Ar gonversanted ma vijent sirius

    Komerjent ´met digant ar maleürus

    N´eus leiz e di a vugale

    Ha e´ oumbara da rein dê.

    Seizlur ar c´hant a batatez,

    penaos a raio ar bevien gaez ?

    a-benn a vo fin ar gouhanv

    renko ar bevien baour perisan.

    Traduction en Français :

    An l´an mil neuf cent quartorze

    La guerre malheureuse est arrivée,

    la guerre malheureuse est arrivée,

    et le prix de toutes choses a augmenté.

    Et le prix de toutes choses a augmenté,

    alors s´est créé le commerce des bigorneaux,

    cette année-là la viande était chère,

    nous y allions tous, pauvres ou riches.

    A l´Ile-Grande la jalousie

    Fait voyager les gens,

    la jalousie est comme une maladie,

    sans elle beaucoup ne bougeraient pas.

    Le métier de la pierre ne marche pas,

    d´ailleurs il n´y a rien à gagner,

    il faut donc aller chercher des bigorneaux gris

    pour avoir quelque chose à manger.

    Même Loles Le Bihan,

    qui d´habitude joue le malade,

    va, elle aussi, aux bigorneaux gris

    afin de se mettre du tabac dans le nez.

    Qui a dix-huit boites de sucre dans son armoire

    Y va aussi, sans nulle honte ;

    dix-huit boites de sucre dans sa maison

    en réserve, grâce aux bigorneaux gris.

    Matelots, quartiers-maître,

    leurs femmes cherchent des bigorneaux gris,

    celles-là, il est grand temps de les renvoyer

    et de ne rien leur acheter.

    Les commerçants, s´ils étaient sérieux,

    ne se fourniraient qu´auprès des malheureux

    qui ont des enfants plein la maison

    et grand besoin de leur donner du pain.

    Sept francs le cent de patates,

    comment feront les pauvres gens ?

    d´ici la fin de l´hiver

    les pauvres devront périr.

  • Gwerz an Itron Varia Benwern

    Version manuscrite recueillie par D. Giraudon. Texte intégral (Musique bretonne n° 73, juillet-août 1987.

    Gwerz non datée précisément, relatant l'enlèvement par des barbaresques au 17ème siècle de trois jeunes marins de Penvern en Pleumeur-Bodou, partis pêcher la morue sur les côtes de Terre-Neuve.

    Mar plij ganec´h chileofet,

    Eur werz zo nevez gomposet

    Eur werz zo nevez gomposet

    Da dri den iaouancq e eo gret

    Da dri den iaouancq a Drebeurden

    A oa o chom en Pen-ar-Wern.

    Dé zul ar zakramant

    Marg intentet

    Eur vag a Villéo so zortiet

    Eur vag a Villéo so zortiet

    Evit pesketa ar moruet :

    Entre Riouzig hag ar Velléoen

    E oa moruet vel kellien.

    Mes Doué a neus permettet

    An awel ganté so chanchet

    An awel ganté so chanchet

    Dan Douar Névé neus ho kasset.

    En Douar Néwé pa int arriet

    Eno he int bet quéméret

    Eno e int bet kéméret

    Allas ! gant an Durkianed.

    En Turqui pa int arriet

    Er kraou da larda int laket

    Er kraou da larda int laket

    ‘Vel vé gret er vro ma dar loenet.

    Eur plac´h iaouancq deuz a Durki

    Deué da gas boét dé zibi :

    An daou ozac´h paour a voelé

    An den fur iaouancq ho honzolé.

    Ar plac´h iaouancq a houlenné

    Digant an den iaouancq eun dé a voé :

    - « Den fur iaouancq din a léret,

    Petra eo al levr bian a lennet ? »

    - « Eman eo breurier ar Werc´hez

    En env hag en douar Rouanez

    En env hag en douar Rouanez

    A Mam dimp ni oll assamblez ! »

    - « Den fur iaouancq, din a leret

    Ho levr bian din-me brestfet ?

    - ...O ia ! da lenn, ar pez a kerfet

    Mez da virat, né laran quet.

    Rag, éman éo Breurier ar Werc´hez

    En env hag en douar Rouanez

    En env hag en douar Rouanez

    A Mam dimp ni assamblez.

    Ar plac´h iaouancq a lavare

    Dan tri brisonnier en dé a voé :

    - « Cetu aman ho pred diveza

    Klasket eo ar boucher do laza ! »

    arc´hoaz berz oa tarze goulen an dé

    évefet disgasset ho tri

    ‘vefet distrujet ho tri

    oar an aoter vras en Turki.

    An daou ozac´h paour a voele

    An den fur iaouancq ho honzole

    Couraj bepret, daou gamarad

    Pedomp Doue a galon vad

    Hag e Vam, ar Werc´hez Vari

    Ma plijo ganti hon preservi.

    Warc´hoas ma ar pardon en o ty

    Nimp a oar zé Gwerc´hez Vari

    Nimp a oar zé Gwerc´hez Vari

    Deuet domp delivra a Durki.

    Zec´het ho taero, ma mignonnet

    Demp-ni breman da gousket

    varc´hoas, da boent an dé

    Nimp bédo Doué adarré.

    An den fur iaouancq a difuné

    E zaou gamarad en noz zé :

    Sévet alessé, daou gamarad

    Me gléo ar hog o kana en ty ma zad !

    - « Penos é kleofez kog da dad o kana,

    A té ouspen mill leo dioutan ? "

    - ...Leket ho troad voar ma ini

    Hui, en klévo, kerkouls à mé...

    Deus an den iaouancq pa deus zentet

    Kerkouls hag é ho deus klevet

    Kerkouls hag é ho deus klevet

    Setu ho zri rejouisset.

    Kerkent a ma oa tarzet an dé

    Nemp lakejont da bedi Doué

    Hag e Vam ar Werc´hez Vari

    Da zont do delivra a Durki

    A berz oa an dé, eun tam zavet

    En chapel Penwern, é oaint rentet

    En chapel Penwern é oaint rentet

    Ar Werc´hez di, neuz digoret

    Ar Werc´hez di neuz digoret

    Dré an nor dal, int entreet.

    Diguéménet a zo do groaguez

    Da dud an den fur iaouancq so ivé.

    - ...Et tu, dar guer, hon zud hag hon groaguez

    Nimp chomo da bédi Doué.

    Nimp chomo da drugarekat Doué

    Hirie aman en pad an dé

    Hag e Vam, ar Werc´hez Vari

    Da véan hon delivret a Durki.

    Version manuscrite recueillie par D. Giraudon. Texte intégral.

  • Gwerz de Notre Dame de Penwern (traduction de Daniel Giraudon, aimablement fournie par Eugène Turnier)

    1- Si cela vous plait, vous écouterez

    Une ballade nouvellement composée (bis)

    A l´intention des trois jeunes gens

    De trois jeunes gens de Trébeurden

    Qui résident à Penwern (au bout du marais)

    2- Le jour du (saint) sacrement (=fête-dieu)

    Si vous comprenez

    Une barque de Milliau est sortie (bis)

    Pour pêcher les morues

    Entre Rouzik (île) et Goélanec

    (où) étaient des morues comme des mouches

    3- Mais, Dieu l´a permis

    Le vent, pour eux, est changé

    A Terre-nouvelle les a envoyés.

    4- A Terre-nouvelle quand ils sont arrivés

    Là, ils ont été accueillis

    Hélas ! par des Turcs

    5- En Turquie, quand ils sont arrivés

    Dans la crèche à engraisser sont mis (bis)

    Comme il est fait (se fait) dans ce pays aux bêtes.

    6- Une jeune fille de la Turquie

    Venait leur envoyer à manger

    Les deux pauvres époux pleuraient

    Le jeune homme sage les consolait.

    7- La jeune fille demandait

    Au jeune homme un jour :

    « Jeune homme sage dites-moi

    qu´est-ce ce petit livre que vous lisez ! »

    8- celui-ci est le bréviaire de la Vierge

    Au ciel et sur Terre Reine (bis)

    Et mère à nous tous ensemble

    9- Jeune homme sage, dites-moi

    Votre petit livre me le prêteriez ? (bis)

    O oui ! à lire, tant qu´il vous plaira

    Mais à garder, je ne le dis pas

    10- cf. 8

    11- La jeune fille disait

    Aux trois prisonniers en ce jour

    « Voici votre dernier repas

    Il est cherché le boucher pour vous tuer.

    12- Demain à l´aurore

    Vous serez amenés vous trois

    Vous serez détruits vous trois

    Sur le grand autel en Turquie

    13- Les deux pauvres époux pleuraient

    Le jeune homme sage les consolait

    Courage toujours deux camarades

    Prions Dieu de bon coeur

    Et sa mère, la Vierge Marie pour...

    ...qu´il lui plaira (plaise) de nous préservé.

    14- Demain c´est le pardon dans votre maison

    Nous savons cela Vierge Marie (bis)

    Venez nous sauver des Turcs !

    Séchez vos larmes, mes amis

    Allons maintenant dormir

    Demain, au point du jour

    Nous prierons Dieu de nouveau.

    16- Le jeune homme sage réveillait

    Ses deux camarades cette nuit-là.

    Levez-vous de là, deux camarades

    J´entends le coq chanter dans la maison de mon père

    17- « Comment entendrais-tu chanter le coq de ton père

    toi, à plus de mille lieues de distance ? »

    « Mettez votre pied sur le mien

    Vous, l´entendrez, si bien que moi »

    18- Quand ils ont obéi au jeune homme

    Aussi bien que lui, ils ont entendu (bis)

    Voici les trois réjouis.

    19- Aussitôt que s´était levé le jour,

    Ils se levèrent pour prier Dieu

    Et la Vierge Marie

    De venir les délivrer des Turcs

    20- A peine le jour un peu levé

    A la chapelle Penvern ils se sont rendus (bis)

    La maison de la Vierge, ils ont ouvert (bis)

    Et sont entrés par la porte ?

    21- Il est recommandé à leurs épouses

    Et à la famille du jeune homme sage également

    « Allez, à la maison, vous nos gens et nos épouses

    Nous resterons pour prier Dieu.

    22- Nous resterons pour remercier Dieu,

    Aujourd´hui, ici, toute la journée

    Et sa mère la Vierge Marie

    De nous avoir délivrés de Turquie.

  • 20062204098NUCB : - Collection particulière

    20062204082NUCB : - Collection particulière

    20062204099NUCB : - Collection particulière

    20062203968NUCB : - Collection particulière

    20052206303NUCB : - Archives départementales des Côtes-d'Armor - S Supl. 647.

    20062203949NUCB : - Collection particulière

    20062203950NUCB : - Collection particulière (UTL Lannion)

    20062203948NUCB : - Collection particulière

    20062203961NUCB : - DRAC Bretagne SRI

    20062203967NUCB : - DRAC Bretagne SRI

    20062203963NUCB : - DRAC Bretagne SRI

    20062203964NUCB : - DRAC Bretagne SRI

    20062203965NUCB : - DRAC Bretagne SRI

    20062203962NUCB : - DRAC Bretagne SRI

    20062203966NUCB : - DRAC Bretagne SRI

    20062204083NUCB : - Dans "Pleumeur-Bodou, chronique d'une commune entre l'Ancien Régime et la révolution spatiale"/ Yannick Lageat, Yvon Garlan, Lannion : IMPRAM, 1994, p. 54 - Archives départementales des Côtes-d'Armor - 3 Bi. 1545.

    20052206304NUCB : - Archives départementales des Côtes-d'Armor - S Supl. 647.

    20052205704NUCB : Tableau d'assemblage des plans cadastraux parcellaires de 1819 - Archives départementales des Côtes-d'Armor - 4 num 1/41, Numplan 1.

    20052205886NUCB : Carte postale, vers 1900 - Archives départementales des Côtes-d'Armor - 16 Fi, commune de Pleumeur-Bodou.

    20052205874NUCB : Photographie aérienne, 3ème quart du 20ème siècle - Archives départementales des Côtes-d'Armor - 26 Fi, commune de Pleumeur-Bodou.

    20052205706NUCB : Croquis, 1ère moitié du 20ème siècle - Archives départementales des Côtes-d'Armor - 60 J 128.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Côtes-d'Armor : 2 O 198/1, bâtiments communaux (1835-1938).

  • AD Côtes-d'Armor : 2 O 198/2, bâtiments communaux (1878-1938).

Documents figurés
  • AD Côtes-d'Armor : 4 num 1/41, plans cadastraux parcellaires de 1819.

    Numplan 1, tableau d'assemblage. Documents consultables sur le site Internet <I>http://archives.cotesdarmor.fr</I>
  • AD Côtes-d'Armor : fonds Frotier de La Messelière, 60 J 228 : planches de dessins de monuments et de sculptures, recueil in-plano (Quintin-Avaugour, Corlay et Trégor-Goëlo : 40 planches).

  • BEAUTEMPS-BEAUPRE, Charles-François. Le Pilote français. Paris : Imprimerie Royale, 1847.

Bibliographie
  • ARDOUIN-DUMAZET. Voyage en France – 5ème série : Îles françaises de la Manche et Bretagne péninsulaire. Paris : Berger-Levrault et Cie Editions, 1896.

  • COUFFON, René. Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1939.

    p. 164, 335-336, 593, 738, 748
  • FLOHIC EDITIONS. Le patrimoine des communes des Côtes-d'Armor. Charenton-le-Pont : Flohic éditions, 1998, 2.

    p. 825-829
  • JOLLIVET, Benjamin. Les Côtes-du-Nord, histoire et géographie de toutes les villes et communes du département. Guingamp : B. Jollivet, 1854, 4.

    p. 96-100
  • LAGEAT Yannick ; GARLAN Yvon. Pleumeur-Bodou : chronique d'une commune trégorroise entre l'Ancien Régime et la révolution spatiale. Lannion : IMPRAM, 1994.

  • LE BARZIC, Ernest. Ile-Grande (Enez Veur) et ses environs. Rennes : Imprimerie Simon, 1970.

  • LE BERRE, TERS. Toponymie nautique de la côte Nord de Bretagne entre le plateau de la Méloine et les Héaux de Bréhat, Annales Hydro, Brest, 1971.

  • LE COUËDIC, Daniel, TROCHET, Jean-René. L'architecture rurale française : corpus des genres, des types et des variantes. Bretagne. Paris : Musée national des arts et traditions populaires / Berger-Levrault éditeur, 1985.

    p. 140-143
  • LE DANTEC, Denise. L'estran autour de l'Île Grande. Paris : Flammarion, 2002.

  • LE DANTEC, Denise. Partition pour une île. Paris : Edition du Laquet, 2000.

  • LE GOFFIC, Charles. Le pirate de l'Île Lern. Paris, 1918, Pierre Lafitte.

  • LE GOFFIC, Charles. Le crucifié de Keraliès. Paris, 1991, Grès et Cie, 1ère édition.

  • LE GOFFIC, Charles. Sur la côte. Paris, 1997, Colin.

  • LE LANNOU, Maurice. Le trégorrois. Etude de géographie agricole.Annales de Géographie 223. Brest : 1931.

  • LEVASSEUR, Olivier. Les usages de la mer dans le Trégor au 18ème siècle. Rennes, thèse de 3ème cycle, (CRHISCO UPRES A-CNRS 6040), Centre de Recherches historiques sur les Sociétés et Cultures de l'Ouest, UHB, Rennes 2, juillet 2000.

  • LE SAULNIER DE SAINT-JOUAN, Régis. Dictionnaire des communes du département des Côtes-d'Armor : éléments d'histoire et d'archéologie. Saint-Brieuc : Conseil Général des Côtes-d´Armor, 1990.

    p. 474-477
  • MAIRIE DE PLEUMEUR-BODOU. Pleumeur Gwechall. Lannion : IMPRAM, 1990.

  • MARCHAT A, LE BROZEC Michelle. Les mégalithes de l'arrondissement de Lannion. Patrimoine archéologique de Bretagne. Rennes : ICB, Laboratoire d'Anthropologie Université Rennes I, 1991.

  • NAJDER Z. Joseph Conrad- Bibliographie. Paris : Critérion, 1992.

  • OGEE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Rennes : Deniel, 1853, 2.

    p. 287
  • PINOT, Jean-Pierre. Géographie humaine des littoraux maritimes, CNED, SEDES, 1998.

  • TANGUY, Bernard. Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor : origine et signification. Douarnenez : Ar Men-Le Chasse Marée, 1992.

    p. 195
Documents audio
  • COMPAIN, Thierry. Skelerijenn. Film de court-métrage fiction, 16 mm, 13 mn, 1986.

    Filmographie
  • COMPAIN, Thierry. Mili. Film de court-métrage fiction, 35 mm, 17 mn, 1988.

    Filmographie
  • COMPAIN, Thierry. Le tailleur de sons : Yann Paranthoën. Film documentaire, 35 mm, 70 mn, 1990.

    Filmographie
  • COMPAIN, Thierry. La village au cimetière. Film documentaire, 35 mm, 52 mn, 1994.

    Filmographie
  • COMPAIN, Thierry. Taper dans les cailloux ; Kan ar piker mein (version bretonne) . Film documentaire, vidéo, 26 mn, 1996.

    Filmographie
  • COMPAIN, Thierry. Dimanche on ira au bal. Film documentaire, vidéo, 53 mn, 1999.

    Filmographie
  • COMPAIN, Thierry. Deomp DezhI ! . Film documentaire, vidéo, 26 mn, 2000.

    Filmographie
  • COMPAIN, Thierry. Les taxis bretons. Film documentaire, vidéo, 45 mn, 2003.

    Filmographie
  • COMPAIN, Thierry. Nous n'étions pas des bécassines. Film documentaire, vidéo, 58 mn, 2005.

    Filmographie
  • COMPAIN, Thierry. Goulou en noz. Film documentaire, vidéo, 26 mn, 2005.

    Filmographie
  • COMPAIN, Thierry. Matezh. Film documentaire, vidéo, 26 mn, 2006.

    Filmographie
  • GIOVANNETTI, Claude. Propos d'un tailleur de son. Paris : Phonurgia Nova éditions. Collection "Références du huitième art". 2006.

  • PILAR, Arcila. Au fil du son : un portrait de Yann Paranthoën. Rennes : Mille et une.Films, 2006.