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Présentation de la commune de Saint-Caradec

Dossier IA22003646 réalisé en 2004

Fiche

Œuvres contenues

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Superficie : 2640 ha

Population :

1806 = 1841

1876 = 1707

1901 = 1512

1946 = 1272

1990 = 1088 (plus bas enregistré)

1999 = 1144

La commune se trouve sur l'axe routier central traversant la Bretagne, la RN 164, à une dizaine de km à l'ouest de Loudéac.

La rigole d'Hilvern, élément annexe du canal de Nantes à Brest destiné à soutenir le niveau d'eau du canal entre le bassin de l'Oust et celui du Blavet, traverse le territoire communal du Nord au Sud. Au Nord, elle pénètre dans la commune au lieu-dit Guernay et serpente vers le Sud en passant à l'ouest du village ; au sud-ouest de celui-ci, elle emprunte la tranchée de Pasthuan, près le Guiben, ouvrage de terrassement spectaculaire, de nos jours envahi par la végétation. Cet ouvrage aurait été exécuté par une main-d'oeuvre de tisserands et ouvriers au chômage après l'effondrement de l'activité toilière au début du 19e siècle.

La toile

L'industrie de la toile, attestée depuis la fin du moyen âge, est en réalité une activité artisanale occupant un grand nombre de tisserands travaillant en campagne et revendant leur production à des négociants qui exportaient ces toiles sur le marché international, en général l'Espagne et ses colonies américaines. C'est l'activité de négoce, bien plus que la fabrication des pièces, qui générait de la prospérité dans la société locale ; cette prospérité trouvait un débouché naturel dans la construction architecturale civile et religieuse ; de ce point de vue, et très logiquement, la primauté du 18e siècle, période faste pour l'activité toilière, se vérifie pleinement à Saint-Caradec.

La chute de l'activité commencée à la fin du 18e siècle, s'accéléra sous l'Empire à cause du blocus des Anglais, et dans les années 1830 et suivantes sous le coup de la concurrence des grandes manufactures industrielles du Nord de la France et de pays étrangers. Une rue dans le haut du bourg porte le nom de "rue du Fil".

Les communications : la route et le chemin de fer

La route nationale 164 de Rennes à Brest passe en limite sud du centre bourg et constitue un atout pour le développement de la commune. Une première ligne de chemin de fer de Saint-Brieuc à Pontivy passant par Loudéac voit le jour dans les années 1870. 20 ans plus tard, on projette de construire une deuxième ligne à voie étroite de Carhaix à Loudéac et La Brohinière ; cette ligne passe par le village de Saint-Caradec et vers 1900 les travaux de la gare sont entrepris ; la ligne ouvrira entre Rostrenen et Loudéac en 1902. La Brohinière sera atteinte en 1907. Cette ligne fonctionnera jusqu'en 1967 ; elle suit un parcours sinueux et emprunte des itinéraires assez pentus ; l'ensemble de ce tracé désaffecté sert de nos jours de voie verte réservée aux loisirs. La gare elle-même est réhabilitée en maison.

Le territoire de la commune a subi un remembrement de grande ampleur qui modifie radicalement les paysages de la commune ; ce phénomène, lié au développement et à la modernisation de l'agriculture, est très sensible dans le sud de la commune dans le secteur de Saint-Marcel où s'étalent d'immenses champs ouverts.

Aires d'études Loudéac
Adresse Commune : Saint-Caradec

La paroisse de Saint-Caradec est attestée de 1283 et dépendait alors de l'évêché de Cornouaille. La commune, créée en 1790, fut un temps chef-lieu de canton puis rattachée au canton de Loudéac. La commune était tradionnellement productrice de toile, activité qui connut une période de prospérité au cours du 18e siècle : le patrimoine bâti en porte la trace, qu'il s'agisse de l'architecture religieuse, des croix de chemin ou encore des maisons rurales ou du village. Cette activité qui mobilisait de nombreux tisserands en campagne, connut un revers brutal au début du 19e siècle à cause du blocus anglais et une véritable déroute un peu plus tard sous l'effet de la concurrence des usines du Nord de la France et de l'étranger qui travaillaient le coton : le tissage local resté traditionnel fut sinistré en quelques années et des centaines de tisserands et ouvrières condamnés au chômage et à la misère. La rigole d'Hilvern, destinée à alimenter en eau la partie du canal de Nantes à Brest entre le bassin de l'Oust et le bassin du Blavet, fut construite entre 1828 et 1838.

Annexes

  • 20042207086NUCA : Cadastre de 1828-1829 - Archives départementales des Côtes-d'Armor

Références documentaires

Bibliographie
  • TANGUY, Daniel. Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor. Douarnenez : Le Chasse-Marée, 1992.

    p. 271, 272
  • SAINT-JOUAN, Régis de. Dictionnaire des communes du département des Côtes-d'Armor, éléments d'histoire et d'archéologie. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, Imprimerie Prud'homme et Guyon, 1990.

    p. 651, 653
  • LE DENMAT, Marcel. Saint-Caradec sur les chemins de l'histoire. Maulévrier : édition Hérault, 2e édition, 2002.

  • OGEE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Nouvelle édition, Rennes : Molliex, 1843-1853.