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Présentation de la commune de Saint-Lormel

Dossier IA22005041 réalisé en 2016

Fiche

Á rapprocher de

Le territoire communal

Saint-Lormel est cité comme paroisse dès 1443. En 1790, la première municipalité est élue, date à laquelle le canton de Plancoët auquel elle appartient est aussi crée. La loi du 18 mars 1841 cède à Plancoët le village de La Gaterie et une partie habitée contiguë au bourg de Plancoët. Le bourg est transféré en 1856 à l'est du village de Dohéneuc. L'ancien bourg sera désormais appelé Le Vieux Bourg. Par la loi du 15 février 1864, la commune reçoit de Pluduno, la section du Val, comprenant 21 villages.

Conduite de l'inventaire

En 2016, la commune de Saint-Lormel a fait l'objet d'un inventaire de son patrimoine bâti. Cette enquête, menée par le service de l'Inventaire du patrimoine culturel de la Région Bretagne a pour but de recenser et d'étudier le patrimoine de la commune pour le projet de parc régional Rance-Côte d'Émeraude. Après un recensement sur le terrain du bâti ancien, les éléments remarquables et ou représentatifs ont fait l'objet d'études. La sélection ainsi réalisée sur des critères d'intérêt architectural et d'authenticité a permit de définir les principaux éléments patrimoniaux de la commune.

Géographie et administration

Formée de vallons, cette commune de 9,77km2, elle est limitée au sud par Plancoët, à l'ouest par Pluduno et Saint-Potan, au bord par Saint-Cast-le-Guildo, et au sud est séparée de Créhen par la rivière de l'Arguenon. Les habitations se concentrent principalement au Vieux Bourg et dans l'actuel bourg. La loi du 18 mars 1841 cède à Plancoët le village de La gaterie et une partie habitée contiguë au bourg de Plancoët. Le village est transféré en 1856 à l'est du bourg de Dohéneuc. L'ancien bourg sera désormais appelé Le vieux bourg. Par la loi du 15 février 1864, la commune reçoit de Pluduno, la section du Val, comprenant 21 villages.

Origine du nom de la commune

Saint-Lormel tire son nom de saint Lunaire aussi appelé saint Léonor. Né vers 509 en Cambrie, il serait le fils de Hoël 1er (roi des bretons) et de sainte Pompée. Vers 535 il quitte son pays pour apporter son soutien à ses compatriotes dans les pays de Vannes et de Morlaix ou pour rejoindre son frère Tugdual. Il embarque alors avec soixante douze disciples pour rejoindre la Bretagne Armoricaine. Saint Léonor prend terre entre la Rance et l'Arguenon, à la pointe du Décollé de Saint-Lunaire (Ille et Vilaine). Il trouve alors un oratoire en ruine qu'il s'approprie et y place un autel. Le roi Childebert désirant le rencontré, le saint se rend alors à Paris où il ne reste apparemment que peu de temps y étant trop honoré, et ne pouvant pas pratiquer sa religion. Lormel décède vers 560 (Dom Lobineau) 580 (Chardonnet). Le tombeau du saint est aujourd'hui conservé dans l'ancienne église paroissiale de Saint-Lunaire, aussi accompagné d'un reliquaire. Fêté le premier jour du mois de juillet, une foire était organisé dans la commune.

Une histoire ancienne

La commune est occupée dès l'Antiquité comme l'ont révélé des archéologues à la suite de la découverte d'une villa, les prospections pédestres ont mises au jour des éléments antiques divers. La toponymie de la commune révèle une occupation ancienne (ferme de la Motte, la Mettrie, le Tertre). Saint-Lormel est cité comme paroisse dès 1443.

Châteaux et manoirs

La permanence de l'occupation des sites trouve son explication dans la proximité de la commune avec la rivière de l'Arguenon, rivière frontière entre le Poudouvre et le Penthièvre et aussi entre l’évêché de Saint-Malo et celui de Saint-Brieuc. Faisant de Saint-Lormel un lieu stratégique, l'Arguenon fut exploité comme axe de communication fluvial jusqu'au premier quart du 20e siècle. Les toponymes de la commune indiquent à eux seuls l'occupation ancienne de certains sites (le Tertre, La Mettrie, La Motte, La Ferté...). Les manoirs de La Ville-Robert, de la Ville-Meneuc et le château de l'Argentaye ont conservé leur authenticité. Le recensement à révélé deux manoirs et un château conservés, cependant plusieurs grandes fermes ou même lieux-dits indiquent une occupation seigneuriale. Les manoirs de la Ville-Meneuc, la ville Robert et le château de l'Argentaye ont fait l'objet d'une étude en raison de leur conservation.

Patrimoine religieux

Le territoire communal est composé d'une église paroissiale construite au 19e siècle, d'une église au Vieux-Bourg, des chapelles privatives de Saint-Pierre, de la chapelle Saint-René à l'Argentaye, de la chapelle du manoir de la Ville-Robert et de la chapelle de la Ferté Fromentel transformée en habitation. Le cadastre ancien indique l'emplacement de quelques croix aujourd'hui disparues sur la commune. La croix du cimetière, œuvre du célèbre atelier Hernot de Landerneau est en place, la croix de l'église Saint-Pierre, les croix du Vieux Bourg, la croix proche de la route.

De l'ancien bourg à l'actuel

Le bourg actuel de Saint-Lormel est récent, il est déplacé à son emplacement actuel en 1865 après l'annexion des 21 villages de la section du Val à la commune afin de le recentrer, permettre davantage d’égalité d'accès à l'Instruction pour les enfants, et garantir l'accès au culte catholique.

Aires d'études Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
Adresse Commune : Saint-Lormel

Références documentaires

Documents d'archives
Bibliographie
  • FROSTIN Gérard, Mémoires de Saint-Lormel et du pays d'alentour, 2009

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • Dans : "Au coeur du Penthièvre : Lamballe - Jugon - Moncontour - Turnegoët" / Henri Frotier de la Messelière, Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1951, p. 95. Croquis, 3 septembre 1918.

    Archives départementales des Côtes-d'Armor : 3 bi 640
  • Le patrimoine des Communes des Côtes d'Armor. Paris : Flohic éditions, 1998.

  • FROSTIN Gérard, Mémoires de Saint-Lormel et du pays d'alentour, 2009

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)