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Présentation de la commune de Tréguier (enquête d'Inventaire en cours)

Dossier IA22133116 réalisé en 2016

Fiche

Œuvres contenues

Lancée en juillet 2016, l’opération d’Inventaire du patrimoine de la commune de Tréguier a permis, dans un premier temps, de recenser l’intégralité des éléments bâtis - publics et privés – en identifiant des édifices représentatifs de l’histoire de la ville et du Trégor (ces fiches de recensement sont accessibles via le visualisateur cartographique Kartenn). Dans un second temps, les édifices et ensembles architecturaux représentatifs de l’histoire de la ville et du Trégor ont fait l’objet d’études architecturales, historiques et documentaires accompagnées de prises de vue professionnelles et, dans certains cas, de relevés architecturaux.

La restitution des travaux verra d’abord la publication des études concernant le patrimoine religieux (mars 2018), le patrimoine public dont les monuments commémoratifs (juin 2018) et enfin, le patrimoine privé essentiellement domestique (décembre 2018). Une publication sur Tréguier et Minihy-Tréguier est programmée en 2019.

L’Inventaire du patrimoine de la commune de Tréguier s’inscrit directement dans la suite du partenariat engagé depuis 2009 par la Région Bretagne sur le territoire de Schéma de cohérence territoriale (SCOT Trégor) : au 1er janvier 2018, 54 communes sur 60 ont été étudiées selon la méthodologie de l’Inventaire du patrimoine (entre 2003 et 2009, 21 communes littorales ont fait l’objet d’un inventaire préliminaire par le Conseil Général des Côtes-d’Armor).

Une commune façonnée par l’histoire de sa ville

La commune de Tréguier s’étend sur 152 hectares : elle est occupée au deux tiers par sa ville dont la partie ancienne a conservé son réseau viaire, son tissu urbain et son aspect médiéval. Implantée au confluent du Guindy et du Jaudy qui se rejoignent ici pour se jeter dans la Manche, la ville de Tréguier s’est formée autour de la cathédrale Saint-Tugdual dont les parties les plus anciennes - la tour Hasting - remontent au 12e siècle.

Ville fluvio-maritime, lieu de passage et de franchissement de routes terrestres via des bacs puis des ponts, elle est également dotée d’un port, facilement accessible, qui a permis le développement d’une importante activité commerciale lié notamment aux pèlerinages de saint Tugdual et de saint Yves.

Le groupe formé de la cathédrale, du cloître, du palais épiscopal (aujourd’hui mairie et bibliothèque) et du cimetière Saint-Fiacre est environné par quatre couvents fondés au 17e siècle (ancien couvent des Ursulines, couvent des Augustines - ancien Hôtel-Dieu, couvent des Filles de la Croix et couvent des Paulines puis des Ursulines) qui contribuent à l’image religieuse de la cité épiscopale ainsi qu’à sa vocation hospitalière et éducative. A ces couvents s’ajoutent d’autres établissements tournés vers l’enseignement, tels le collège (dont la présence est attestée dès le 14e siècle), le séminaire (fondé en 1649) et le petit séminaire reconstruit à la fin du 19e siècle aujourd'hui Lycée Joseph Savina. Dès le 17e siècle, Tréguier se dote d’infrastructures perfectionnées pour alimenter la ville en eau depuis Plouguiel via une conduite passant sur le pont-aqueduc du Guindy. A l’extrémité de ce réseau mesurant plus de 2700 mètres se trouvait la « pompe » ou « fontaine publique » de la place du Martray. La ville s’organise ainsi en zones successives avec la cathédrale et le palais épiscopal au centre, le bâti de logements très resserré puis les propriétés ecclésiastiques avec leurs grandes parcelles cultivées.

Le recensement des éléments bâtis de Tréguier a permis de cartographier 728 éléments, du 15e au 20e siècle, afin d’évaluer le nombre d’édifices par époques et leur localisation dans la ville. L’habitat de Tréguier reflète une histoire particulièrement riche où artisans, marchands, négociants, notaires, chanoines, etc. cohabitaient dans les mêmes rues. Il présente une grande diversité tant dans les dates de construction, que dans les matériaux employés, les volumes ou les types : maisons à un ou deux étages ; logements collectifs ; demeures ; pavillons ; maisons en pierre, en pan de bois, en appareil mixte associant les deux techniques…

En 1836, Tréguier s’est accru d’une partie du territoire de Minihy-Tréguier : Petit Kernabat, maisons et promenade des Buttes ; ruines de la chapelle Saint-Michel et chemin de la Corderie ; Kerfant et prairie du Billo.

En raison de son intérêt architectural et historique, un plan de sauvegarde et de mise en valeur (ex secteur sauvegardé) de plus de 24 hectares est en cours d’élaboration.

Aires d'études Schéma de cohérence territoriale du Trégor
Adresse Commune : Tréguier

Annexes

Références documentaires

Documents d'archives
  • États de section de Tréguier, 1835.

    Archives départementales des Côtes-d'Armor : 3P 362
Documents figurés
  • Tableau d'assemblage et plans parcellaires de la commune de Tréguier, 1834.

    Archives départementales des Côtes-d'Armor : 3P 362/1-4
Bibliographie
  • BIZIEN-JAGLIN, Catherine ; GALLIOU, Patrick ; KEREBEL, Hervé. PROVOST Michel (direction scientifique). Carte archéologique de la Gaule. Pré-inventaire archéologique. Côtes d'Armor. 22. Paris, 2002, 407 p.

  • OGÉE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Nlle éd. [1778-1780] rev. et augm. Rennes : Molliex, 1845.

  • GAULTIER DU MOTTAY, Joachim. Géographie départementale des Côtes-du-Nord. Paris, 1862, 844 p.

  • RIGAUD, Jean-Marie (avec le concours de M. Hélary et de plusieurs instituteurs du département ; les cartes ont été dressées par M. Belhomme). Géographie historique des Côtes-du-Nord. Saint-Brieuc, 1890, 509 p.

  • KerOfis : base de données du Service Patrimoine Linguistique de l'Office Public de la Langue Bretonne. KerOfis est la base de données du Service Patrimoine Linguistique de l'Office Public de la Langue Bretonne. Cette base est utilisée quotidiennement par le service pour répondre aux besoins des collectivités bretonnes (Signalisation, traduction, études normatives). Dorénavant, elle permettra à tout un chacun de trouver la forme bretonne de son adresse ainsi que de mener gratuitement des recherches sur la toponymie de la Bretagne. (Site internet : http://www.ofis-bzh.org/).

  • Institut national de la statistique et des études économiques. Données locales : un éventail de données localisées du quartier à la région. (Site internet : http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/default.asp ? page=statistiques-locales.htm).

  • OLIER, Ronan - TANGUY, Bernard. Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor : origine et signification. ArMen - Le Chasse-Marée, 1992, 404 p.

  • Territoires et Population, deux siècles d'évolution. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui. Ce site est la mise en scène de deux siècles d´évolution des territoires et des populations communales appuyés sur la représentation du paysage français du XVIIIe siècle réalisée par les équipes Cassini. (Site internet : http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/index.htm).

  • LE MOING, Jean-Yves. Noms de lieux de Bretagne. Plus de 1500 noms expliqués. Bonneton, coll. Noms de lieux, 2007, 190 p.

  • HINGUANT, Stéphane. Les mottes médiévales des Côtes-d’Armor. Rennes, Institut culturel de Bretagne, 1994, 88 p.

  • MINOIS, Georges. La Bretagne des prêtres : en Trégor d'Ancien Régime. Les Bibliophiles de Bretagne, 1987, 337 p.

  • BOTREL, Yannick. Les justices seigneuriales de l'évêché de Tréguier. Guingamp, éditions de la Plommée, 2002.

  • KULIG, Christian. WORTHINGTON, Patrick. Châteaux et manoirs. Trésors du Trégor. Saint-Thonan, 2013, 256 p.

  • Architecture rurale en Bretagne. 50 ans d'inventaire du patrimoine. Inventaire du patrimoine, Bretagne. Editions Lieux-dits. 2014

  • GUILLOU, Adolphe (préface d'Anatole Le Braz). Essai historique sur Tréguier par un Trécorrois. F. Guyon, Saint-Brieuc, 1913 (réédition collection Monographies des villes et villages de France. Paris, 1993, 204 p.)

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel) : 7382
  • GAUTIER, Marcel. Tréguier (Côtes-du-Nord) : étude de géographie urbaine. Potier Henri Imprimeur, 1947, 118 p.

  • CHOUTEAU, Nicole. Les rues de Tréguier du 18e siècle à nos jours. Éditions Art, Culture et Patrimoine, Tréguier. 1995, 76 p.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • THOMAS, Loïc. Gustave de Kerguézec. Un missionnaire de la République. Cesson-Sévigné, édition à compte d'auteur, 2013, 154 p.

  • BAILLY-LEBLANC (architectes du patrimoine). HERBAUT, Claudie (Topodoc, historienne du patrimoine). TOPORAMA (paysagistes) - JORAND-MONGHKOUN (architectes-urbanistes). Ville de Tréguier - Secteur Sauvegardé - Élaboration du Plan de sauvegarde et de mise en valeur de Tréguier - Rapport de présentation. Maîtrise d'ouvrage : Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne. Février 2016 (document provisoire), 257 p.

Périodiques
  • SAUREL, Jean. "Croix en Trégor". Société d'émulation des Côtes d'Armor. Bulletins et mémoires ; Histoire et Archéologie, vol. 115, mai 1987, p. 15-35.

  • MINOIS, Georges. "La démographie du Trégor au 15e siècle" in Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest. T. 83, n° 3, 1976, p. 407-424.

  • BOUGEARD, Christian. Prémices de la décentralisation : la création d'entreprises industrielles dans les Côtes-du-Nord (1870-1940). Histoire, économie et société. 1985, 4e année, n°1. p. 137-160.

  • ANDRIEUX, Jean-Yves. "L'industrie linière du teillage en Bretagne nord (vers 1850-vers 1950) : proto-industrialisation ou industrialisation défaillante ?". Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, 1990, vol. 97, n° 3, p. 383-397.

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