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Présentation de la commune de Trimer

Dossier IA35041631 réalisé en 2006

Canton de Tinténiac

Arrondissement de Saint-Malo

Superficie : 356 ha

Population 1999  : 102 hab.

Hydrographie : ruisseaux de Romoulin, de la Verrerie à Romoulin, du Bourg, de Trélat.

Nombre total de dossiers :

Architecture : 69 dont 10 édifices à sélectionner

Les conditions de l´enquête

L´ enquête d´inventaire a été réalisée en février 2006. Elle fait suite à une étude préalable menée en 1970. Les photographies en noir et blanc prises à cette période ont été indexées à la documentation existante, certaines d'entre elles ont aujourd'hui une valeur documentaire importante.

Un territoire peu étendu

La commune est située au coeur du canton de Tinténiac. Elle est bordée à l'ouest par le ruisseau de Romoulin qui forme une frontière naturelle avec la commune voisine de la Baussaine. Son territoire peu étendu de 356 ha est composé de neuf lieux-dits. Parmi les villages ou écarts les plus importants, signalons celui de Trélat au sud du bourg et celui du Plessix au centre de la commune. La paroisse est de création tardive puisqu'elle est encore assujettie en 1803 à celle de Tinténiac. Le paysage quant à lui a été peu modifié, seuls quelques accès de fermes, dus aux différents regroupements de logis ont été abandonnés au profit d'un unique entrée. Le remembrement a été très tardif sur Trimer et s'est terminé en 2005.

Un fief de la seigneurie de Tinténiac

Fief de la seigneurie de Tinténiac au 11e siècle, le territoire de Trimer est mentionné dans les sources des l´an 1040. Du manoir implanté au coeur du bourg nous ne savons peu de chose. Le logis actuel est une reconstruction de la fin du 16e siècle ou du début du 17e siècle, due à Ian Robiou de la Clays, greffier de la juridiction de Tinténiac. Ce logis noble, reconnaissable à sa tourelle d'escalier arrière, est l'édifice insigne de la commune. Des croquis élaborés en 1903 par Frottier de la Messelière ont guidé la restauration actuelle.

Un bourg essentiellement rural

Hormis, la voie communale de Trimer à Saint-Domineuc qui a été redessinée, la configuration du bourg visible sur le cadastre de 1834 demeure inchangée. Le village essentiellement rural a gardé ses ruelles étroites et les quelques commerces, cafés, épiceries implantés près de l'église sont aujourd'hui transformés en habitations. Très peu de constructions ont été édifiées à la fin du 19e siècle et au 20e siècle. Le presbytère daté de 1875 et la mairie école de 1903, oeuvre de Jean-Marie Laloy, se démarquent de la construction rurale vernaculaire.

un patrimoine fragile

Hormis le manoir du bourg qui fait l'objet d'une restauration de qualité, le patrimoine rural de la commune demeure aujourd'hui très fragile. Les plus anciens logis des 16e et 17e siècles sont menacés par leurs mauvais entretiens, car ils ne correspondent plus aux exigences du mode de vie actuel. Certains sont abandonnés depuis plusieurs années. Le manoir de Romoulin est aujourd'hui déclassé en dépendances agricoles, un logis neuf lui a été accolé. Quelques logis bien datés comme celui du boug de 1844 et celui de Tourbry de 1860 ne sont plus habitables depuis plusieurs années. Ils constituent pourtant de beaux témoins en terre de l'architecture rurale vernaculaire.

Aires d'études Ille-et-Vilaine
Adresse Commune : Trimer

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan cadastral de la commune de Trimer, terminé sur le terrain le 15 septembre 1834, par M. Roger, géomètre (A.D.Ille-et-Vilaine : série P).

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929, T.IV.

    p.
  • FROTIER DE LA MESSELIERE, Henri. Le guide de l'Ille-et-Vilaine. Plouagat : GP Impressions-Kervaux, 1994.

  • GUILLOTIN DE CORSON, abbé. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray, Paris : René Haton, 1884, Tome VI.

  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic éditions 2000, 2 tomes, (Le patrimoine des communes de France).

    p. 1680-1681