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Présentation de la commune du Hinglé

Dossier IA22018138 réalisé en 2012

Fiche

La conduite de l’inventaire

Superficie : 340 hectares

Population 2009 : 840 hab.

Logements 2009 : 378

Bâti 1945 : 103

Hydrographie : Le Guinefort

La commune du Hinglé a fait l´objet en 2012 d'un inventaire de son patrimoine bâti. Cette enquête menée par le service de l'Inventaire du patrimoine culturel de la Région Bretagne a pour but d´identifier, de localiser et d'évaluer le potentiel patrimonial de la commune au sein du territoire de projet, le parc régional Rance Côte d´Émeraude. Le recensement exhaustif du bâti ancien de la commune s´est accompagné d´une étude des éléments remarquables ou représentatifs du patrimoine, choisis à partir de critères raisonnés portant principalement sur l´authenticité et l'intérêt de l´œuvre. Ainsi 8 dossiers ont fait l´objet d´un dossier documentaire plus complet illustré par des images couleur et noir et blanc dont certaines proviennent d´une enquête antérieure réalisée par Marina Gasnier sur le patrimoine industriel.

Le Hinglé

- Le nom de cette commune, d’origine bretonne, est formé de deux mots : hen qui signifie vieux et klez, pluriel de klesio voulant dire talus. Au 14e siècle, ce nom devient Hingleyo.

- Le Guinefort, retenu au Pont Ruffier par un barrage mis en eau en 1973, a permis de créer un lac à l’encaissement superbe.

Une occupation ancienne dans un site de vallée

La comparaison des cadastres ancien et actuel est révélatrice d' importantes mutations de la commune. Jusqu’au début du 19e siècle, le territoire est très peu occupé, le bâti se regroupe majoritairement au sud, en bordure de la vallée du Guinefort qui alimentait deux moulins à eau (Les Vaux, le Pont-Ruffier). A l’ouest, l’unique manoir de la Pyrie est isolé sur son vaste domaine qui s’étendait jusqu'à l’extrémité nord de la commune comme l’indique l’emplacement du moulin à vent de la Pyrie, a proximité du lieu-dit, le Casset. Le bourg du Hinglé, au maillage lâche et discontinu, est composé de quelques ilots regroupant plusieurs logis mitoyens, orientés le plus souvent au midi, autour d’une cour commune. Quelques petites dépendances font face à ces alignements et cloisonnent l’espace. L’ancienne église paroissiale, à l’est du bourg, entourée de son cimetière présentait des dimensions modestes et un chevet plat.

150 habitants environ, cultivateurs, journaliers, carriers étaient ainsi rassemblés au milieu du 19e siècle dans le bourg et dans quelques écarts à Carfantin, le Pont Ruffier, la Gautrais. Ces différents lieux-dits n’ont pas été absorbés par une urbanisation récente, ils conservent toujours le souvenir de ces temps anciens. Les maisons rurales les plus anciennes du 17e siècle se distinguent par leur toiture pentue avec pignons découverts, leurs ouvertures cintrées, certaines sont ornées d’une corniche à simple moulure ou à modillons en pierre de taille des faluns dont la renommée s’étend, aux 17e siècle et 18e siècle, bien au-delà du gisement géologique.

Un site industriel granitier

L’extraction intensive du granite, conjuguée avec la mise en place du réseau ferroviaire en 1896, a contribué au développement de la commune. La notoriété du Hinglé provient de la très belle qualité de son granite gris bleuté extrait des carrières à ciel ouvert. Ce site granitier à vocation industrielle a émergé dans la deuxième moitié du 19e siècle et sa production intensive s’est maintenue jusque vers les années 1970.

La carrière de la Pyrie, situé à proximité du manoir du même nom est la plus connue et la plus anciennement exploitée, elle est en concurrence au lendemain de la seconde Guerre mondiale avec la carrière Rioche, dont le site industriel ( carrière, ateliers, lotissements, salles diverses) s’étend sur deux communes le Hinglé et Bobital. Cette activité granitière concentrée majoritairement dans la partie nord de la commune a été à l’origine d’un nouveau quartier « les Granits », la population étant en constante progression jusqu'à la fin du 20e siècle, 269 habitants en 1890, puis 361 en 1922 et 732 en 1990.

Aires d'études Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
Adresse Commune : Hinglé (Le)

Références documentaires

Documents d'archives
  • A.D Côtes d'Armor : série V 1393. Presbytère : restauration 1878-1879.

    Eglise : 1819-1822, démolition de l'ancienne église pour réparer l'église de Trévron.

    Archives départementales des Côtes-d'Armor : Série V 1393
  • A.D. Cotes d'Armor : 2 O 82. -Mairie construite en 1854 auprès de l’église. Maison d'école et égliise ont été construites sous l'administration de M. le comte de Querhoent. Réunion de la mairie à l'école en 1871. -1879, contexte de pauvreté et d'épidémie; - 1926, améagement de l'ancien presbytère en bureau de poste. - 1931-1932, construction d'une école et d'une mairie par l'architecte Rolland Désiré.

    Archives départementales des Côtes-d'Armor : 2 O 82
Bibliographie
  • Collectif. Le peuple des carrières : voyage dans la culture granitière du pays de Dinan. Editions Apogée, 2011.

  • Le patrimoine des communes des Côtes-d'Armor. Collection : Le patrimoine des communes de France. Paris : Flohic éditions 1998, 2 tomes.

  • CHAIGNEAU-NORMAND, Maogan. La Rance industrieuse. Espace et archéologie d'un fleuve côtier. Laval : Presses Universitaires de France, 2002.-270 p. ISBN 2-86847-694-5.

  • GONTRAN Louis, LAFFICHE Armel. Le XXe siècle au Hinglé : l'épopée du granit. Le Pays de Dinan, tome XX, année 2000, p.111-115.

  • CHAURIS Louis. Les carrières exploitées pour la construction du viaduc de Dinan (1846-1852). Le Pays de Dinan, tome XXII, année 2002, p.219-241;

Liens web