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Prieuré de bénédictins, église paroissiale Saint-Gilles (Saint-Gilles)

Dossier IA00007870 réalisé en 1994

Fiche

Á rapprocher de

Genre de bénédictins
Vocables Saint-Gilles
Parties constituantes non étudiées enclos, croix monumentale, cimetière
Dénominations prieuré, église paroissiale
Aire d'étude et canton Rennes Métropole - Mordelles
Adresse Commune : Saint-Gilles
Cadastre : 1979 AB 50

L'abbaye Saint-Melaine de Rennes possédait un prieuré à Saint-Gilles en 1152. L'église a été reconstruite dans la 2ème moitié du 15e siècle (sablières de la nef étaient datées 1487) . Le chœur et le transept sont refaits sous la direction de l'architecte Lagarde (ou de Lagarde) en 1837. Le clocher-porche de la limite du 18e siècle 19e siècle est achevé vers 1846 (date de demande de subvention pour la reconstruction de la porte principale) . Croix de cimetière de 1409 (date portée avec inscription).

(Jean-Yves Desdoigts, Pré-inventaire, 1975)

La première mention du prieuré de Saint-Gilles est faite au 12e siècle, dans le cartulaire de l'abbaye Saint-Melaine de Rennes. L'église avait gardé jusqu'au début du 19e siècle son abside romane, visible sur le cadastre de 1829. De cette époque subsiste une partie du mur nord de la nef en petit appareil cubique. La partie occidentale de la nef ainsi que la façade ouest avec son portail gothique et son pignon à crossettes et feuilles retournées datent de la fin du XVème siècle. La charpente était datée de 1497, une cuve baptismale de cette époque est également présente sous le porche de l'église. Le clocher de charpente incendié par la foudre en 1787 est alors remplacé par une tour porche latérale dont le chantier est interrompu à la Révolution et terminé en 1804. Le chœur ainsi que le transept sont entièrement reconstruits par l'architecte François de Lagarde en 1837. Le maître autel et son baldaquin ont disparu en 1963 lors de la restauration des intérieurs pour se conformer à la réforme du concile Vatican II.

Le prieuré, aujourd’hui disparu, était situé au nord de l’église. Le bâtiment encore visible sur le cadastre ancien de 1829 fut détruit lors des travaux d’agrandissement de l’église de 1837. Il s’agissait probablement de la première maison construite au bourg. Selon J.-Y. Eveillard, c’est à cette époque que le seigneur de Saint-Gilles fit don de terres à l’abbaye Saint-Melaine. Les moines en charge de la nouvelle paroisse construisirent alors une première église romane ainsi qu’un logis, le prieuré.

Période(s) Principale : 2e moitié 15e siècle
Principale : limite 18e siècle 19e siècle
Secondaire : 1er quart 15e siècle
Secondaire : milieu 19e siècle
Dates 1409, porte la date
1837, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Lagarde, architecte,

Plan en croix latine, lambris de couvrement, clocher latéral, sacristie à étage, chevet plat.

L’église de Saint-Gilles est en croix latine orientée. Elle a été remaniée à diverses périodes et en particulier au XVIème siècle. De cette époque, on observe une porte en arc brisé à colonnettes à l’intérieur du clocher-porche (construit au XIXème), ainsi que le mur-pignon Ouest. Le pignon est à crossettes (lions) et crochets (végétaux) et fleuron terminal. La porte est en anse de panier dans une archivolte en arc brisé encadrée de pinacles ; les piédroits sont en colonnettes prismatiques, à base en bouteille. Au dessus de la porte se superposent une fenêtre très étroite et un oculus ; entre les deux se trouve une pierre armoriée (fleur de lys exclusivement).

A l’intérieur, la nef est surmontée d’entraits à engoulant. Les chapelles latérales renferment deux retables en bois peint, datés 1660 et 1661 ; ces pièces de mobilier sont classées « monuments historiques » et constituent le seul élément intéressant du mobilier du l’église de Saint-Gilles.

(Jean-Yves Desdoigts, Pré-inventaire, 1975)

L’église paroissiale de Saint-Gilles présente un plan en croix latine. Une nef de 20m de long dessert deux bras de transepts qui abritent des chapelles latérales. L’accès à l’intérieur se fait par un porche d’entrée surmonté d’un clocher, situé au niveau de la façade méridionale. Le chœur se termine à l’est par un chevet plat qui comporte une sacristie à l'étage.

Le portail occidental est l’élément architectural le plus représentatif des constructions du 15e siècle. La façade comporte deux contreforts d’angle en granit. Ces deux éléments soutiennent deux lions assis servant de pierre d’amortissement au rampant orné de sculptures. Le portail occidental est composé d’une porte en arc en plein cintre surbaissé à double rouleau. Elle est encadrée par un grand arc brisé à triple rouleau soutenu par des piédroits en colonnettes prismatiques. Les moulurations de la voussure sont sculptées d’une guirlande végétale et de choux frisés ainsi que d’un visage d’homme barbu et sont bordé de deux pinacles et d’un fleuron. Au dessus de la porte, une petite ouverture rectangulaire et un œil-de-bœuf encadre un écusson en bannière aux armes de Saint-Gilles, composées d'un semis de fleur de lys.

La façade sud présente une porte en arc en anse de panier à double rouleau, encadré d’un arc en plein cintre à voussoirs passants, construit en pierre locale, le poudingue de Montfort. Devant cette porte, ont été placés les anciens fonts baptismaux à deux bassins en granite. Ce portail est intégré dans une tour-porche de plan carré avec un toit à l'impériale. Huit abats-sons à croupes sont visibles, deux sur chaque face. Le tout est surmonté d’un lanternon qui porte un épi de faitage en forme de croix. Cette tour-clocher est percée de trois petites ouvertures rectangulaires. La façade méridionale présente également des sablières sculptées.

Le chevet plat, est ouvert par deux travées sur deux niveaux surplombées par un œil-de-bœuf. Les ouvertures du premier niveau sont semi-circulaires et se retrouvent sur les murs nord et sud. Le deuxième niveau est composé de deux fenêtres rectangulaires avec des encadrements de briques rouges et des linteaux en granit.

L’ensemble de l’édifice est couvert par un toit d'ardoise à longs pans et coyau.

La nef est traversée par des entraits à engoulant. Les poutres longitudinales sont moulurées à leurs extrémités en figures animalières ou monstrueuses. Elles sont surplombée par une grande voute en berceau lambrissée.

Du mobilier ancien, il ne reste qu’une tribune d’orgue, de style néogothique. Ainsi que deux retables situés dans les chapelles latérales. Ils sont en bois peint et ont été réalisé en 1840. Les dates portées (1660 et 1661) correspondent à des éléments réemployés.

Une croix en granit remarquable du 15e siècle, classée Monument Historique, ainsi qu’un monument aux morts prennent place devant la façade sud. Ce dernier comporte la statue d’une paysanne portant la coiffe Polka du Pays de Rennes, due au sculpteur de Montfort Emmanuel Guérin.

(Bénédicte Bontemps, étude topographique, 2018)

Murs schiste maçonnerie
granite maçonnerie
pierre appareil mixte
pierre pierre de taille
Toit ardoise
Plans plan en croix latine
Étages 1 vaisseau
Couvrements lambris de couvrement
Couvertures toit à longs pans
toit à l'impériale
noue
pignon couvert
pignon découvert
Typologies clocher latéral, chevet plat, sacristie à étage
Techniques sculpture
Représentations Christ en croix armoiries
Précision représentations

Armes de la famille de Saint-Gilles.

Statut de la propriété propriété publique

Annexes

  • Jean-Yves Eveillard,“Histoire de Saint-Gilles”, article paru dans le Bulletin municipal de Saint-Gilles.

Références documentaires

Bibliographie
  • "Le Département d'Ille-et-Vilaine, histoire, archéologie, monuments" / Paul Banéat, Rennes : Librairie Moderne J. Larcher, 1927-1929, vol 1.

  • BUREL Laurence, Le patrimoine de Saint-Gilles en 2002 : identité et avenir d’une commune rurale d’Ille-et-Vilaine, Mémoire de Maitrise d’Histoire sous la direction d’Alain Croix, Rennes, Université de Haute-Bretagne, 2002.

    Bibliothèque universitaire. Université Rennes 2