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Rue des Perdreries (Perderies) (Tréguier)

Dossier IA22133200 réalisé en 2017

Le nom de cette rue est cité dès 1330 lors du procès de canonisation de Yves Hélory de Kermartin. La mémoire collective désigne également "la maison de Saint-Yves le Pauvre, rue des Perdrix". L’orthographe de cette rue a varié au fil du temps : "rue des Perdrix" sur le cadastre de 1834 puis "rue des Perdreries" voire "rue des Perderies".

Longue de près de 500 mètres, la rue des Perdreries commence au carrefour des rues Colvestre et de Saint-François pour filer vers l’ouest-sud-ouest et la campagne. De la rue des Perdreries partent successivement - vers le nord : les rues Saint-Tugdual et Garden an Ankou (il s'agit d'un chemin descendant vers la rivière du Guindy), le "clos des Perdreries" et la "Venelle Lapie" ; - vers le sud : les rues Marie Perrot, Jean Jaurès et Verdun (ex "Chemin du Champ Lainé"). L’extrémité ouest de la rue des Perdreries était appelée "rue du champ Lainé [il s’agit d’un patronyme]" sur le cadastre de 1834. La rue se poursuit aujourd’hui par la rue du Guindy autrement désignée comme la "départementale n° 127" et sur le cadastre ancien comme la "rue des Moulins" car rejoignant la vallée du Guindy.

Dans cette rue, plusieurs maisons sont remarquables : la maison dite "Hôtel de Kermorvan" (n° 1 rue Saint-François ; rue des Perdreries) ; la "Vieille mission" (n° 1), édifice reconnaissable à sa porte - en remploi - encadrée de pilastres datable du 17e siècle ; la maison dite "Scolasticat" ou "maison prébendale Borie" (n° 9) ; la maison dite "Hôtel de Coëtivy" (n° 12-16) ; la maison de notable dit "Hôtel de La Tour" (n° 18) et le manoir urbain dit "Théologal" ou "maison prébendale Rolland" (n° 20). Au sud de cette rue, après le manoir urbain dit "Théologal" se dresse le petit séminaire puis collège et lycée actuellement Lycée Joseph Savina (situé au n° 5 rue de la République).

D’autres édifices ont simplement été recensés et datés lors de l’enquête d’Inventaire du patrimoine. Le bâtiment situé au n° 4 est datée de 1749 (millésime sur le linteau de fenêtre de l’étage côté rue). Cet ensemble bâti a notamment abrité une cidrerie (reconnaissable à ses cuves recouvertes de carreaux de verre), un négociant et un débit de boissons. Au n° 7, la maison comporte un petit oculus sur le pignon oriental, un escalier côté jardin et, côté rue, une niche à statue au-dessus de la porte d’entrée. Au niveau de la rue Garden an Ankou, la rue des Perdreries forme un léger coude vers le sud où se dresse une maison ancienne comportant une partie en pan de bois (édifice simplement recensé en raison des remaniements visibles de la rue. Plus loin, derrière la façade enduite et très fortement remaniée du n° 13 rue des Perdreries se dresse une maison du 17e siècle identifiable à sa porte en arc plein cintre à chanfrein.

Dénominationsrue
Aire d'étude et cantonSchéma de cohérence territoriale du Trégor - Tréguier
AdresseCommune : Tréguier
Adresse : Rue des Perdreries (Perderies)
Période(s)Principale : Moyen Age, Temps modernes
Secondaire : Epoque contemporaine
États conservationsbon état
Statut de la propriétépropriété de la commune

Références documentaires

Documents d'archives
  • États de section de Tréguier, 1835.

    Archives départementales des Côtes-d'Armor : 3P 362
Documents figurés
  • Tableau d'assemblage et plans parcellaires de la commune de Tréguier, 1834.

    Archives départementales des Côtes-d'Armor : 3P 362/1-4
Bibliographie
  • CHOUTEAU, Nicole. Les rues de Tréguier du 18e siècle à nos jours. Éditions Art, Culture et Patrimoine, Tréguier. 1995, 76 p.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)