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Salle des séances dite "salle du conseil" de l'hôtel de ville, boulevard Anatole Le Braz (Tréguier)

Dossier IA22133302 inclus dans Palais épiscopal puis hôtel de ville actuellement mairie et bibliothèque, boulevard Anatole Le Braz (Tréguier) réalisé en 2017

"Ancienne salle capitulaire", "salle synodale", "salle des délibérations", "salle du conseil" ou "salle des séances [comprendre, du conseil municipal]" (inscription de 1923), les appellations sont nombreuses pour cette galerie de l'ancien palais épiscopal de Tréguier dont les boiseries sont datables du début du 18e siècle (1700-1715 ?). Créé en 1923 dans le cadre du centenaire de la naissance d’Ernest Renan (né le 28 février 1823 à Tréguier), le décor peint de la "salle des séances" marque la transformation du palais épiscopal de Tréguier en hôtel de ville. L’intérêt de ce décor en grisaille demeure dans les valeurs et la fierté de l'après-guerre : la reconnaissance de Tréguier aux enfants de Bretagne - devenus de prestigieux personnages historiques - est ici louée en les immortalisant nommément sur les boiseries. Voulu par le maire de Tréguier Gustave de Kerguezec, l’hôtel de ville est inauguré en grande pompe par Raymond Poincaré, président du conseil.

Cette réhabilitation de l’ancien palais épiscopal en hôtel de ville fait partie d’un programme lancé par Gustave de Kerguezec, comprenant notamment le percement en 1921 d’un deuxième passage pour la circulation des automobiles à travers le palais épiscopal (travaux réalisés par l’entrepreneur Étienne Rannou) et l’aménagement de l’actuel boulevard Anatole Le Braz. Des dépendances de l’ancien palais épiscopal dont la "conciergerie" accolée à la cathédrale sont alors rasées. Le porche de l’avant-cour est démonté puis vendu à un particulier (il a été remonté rue Chateaubriand). L’année suivante (2 juillet 1922) est inauguré le monument aux morts réalisé par le sculpteur Francis Renault installé sur l’ancienne avant-cour du palais épiscopal, actuellement place du Général Leclerc (d’autres équipements municipaux : groupe d'habitations ouvrières, dispensaire anti-tuberculeux, stade des sports sont inaugurés en même temps).

Bien avant le classement au titre des Monuments historiques des façades et toitures des bâtiments de l’ancien évêché de Tréguier en 1954 (partie sud occupée par le presbytère) et en 1956 (aile nord-ouest occupée par la mairie et l’Hôtel Central), c’est la "décoration de la salle des délibérations de l’hôtel de ville de Tréguier (ancienne salle capitulaire des Évêques)" qui est inscrite titre des Monuments historiques le 23 février 1925.

Dénominations mairie, hôtel de ville
Aire d'étude et canton Schéma de cohérence territoriale du Trégor - Tréguier
Adresse Commune : Tréguier
Adresse : 1 boulevard Anatole le Braz

Cette "galerie" ou "salon d’honneur" est située au premier étage du corps principal du palais épiscopal datable du début du 18e siècle (vers 1700 et 1715, sous l'épiscopat de Olivier Jégou de Kervilio, évêque de 1694 à 1731 ?). Elle donnait à la fois sur l’espace privé de l’évêque dit le jardin ou bois de l’évêché (au nord) et sur l'avant-cour ou "cours d'honneur" accueillant les visiteurs après avoir franchi le portail d’entrée (au sud). On y accédait depuis l’avant-cour par un vestibule et un escalier d’honneur. A la suite de cette salle vers l’est se trouvait l’antichambre et la chambre de l’évêque. Sous cette salle se trouvait un passage charretier permettant la communication entre ces deux espaces. La fonction originelle de cette salle n’est pas bien connue : elle servait de "salle synodale" au 18e siècle. Le procès-verbal d’estimation de l’ancien palais épiscopal de Tréguier daté du 24 février 1791 précise : "...pour entrer dans la chambre nommée salle synodale, ouverture carrée ornée de vantaux, à chaque pignon d’icelle une cheminée à jambages et manteau de tailles boisées en toute leur hauteur, en menuiserie. Le contour de la salle aussi boisée, lambrissée, lattée, le tout en bois sapin, éclairée par dix fenêtres carrées en tailles ornées de leur vitrages et volet [...]". Un plan dressé par l’architecte départemental en 1917 montre que cette galerie était cloisonnée sur ses deux travées ouest et abritait alors "une chambre" (sur la longueur de deux travées) et "un magasin" (sur la longueur de trois travées). Un plan de décembre 1922 confirme la présence de ce cloisonnement (Archives communales de Tréguier : 1M2, carton n° 73).

Les biens dits "de l’évêché" sont vendus à la ville de Tréguier en septembre 1921 "dans un but d’utilité générale et d’embellissement de la ville". Gustave de Kerguezec, maire, député des Côtes-du-Nord (de 1906 à 1920) puis sénateur souhaite transformer l’ancien palais épiscopal en "hôtel de ville" (voir l'annexe intitulée "Note à Tréguier", non daté (1922 ?) par le maire Gustave de Kerguezec).

Le projet d'aménagement de l'hôtel de ville est confié à l’architecte départemental des Beaux-Arts Le Fort de Guingamp qui réalise le devis estimatif des travaux le 30 mars 1922 (Archives communales de Tréguier : 1M2, carton n° 73). Le rejointoiement en ciment du vestibule et de l’escalier d’honneur date de cette époque. La salle du conseil est doté d’un plancher en ciment armé et d’un nouveau parquet en chêne, les dix fenêtres à petits bois sont restaurées. L’architecte évoque la "remise en état des lambris chêne" (datables du 18e siècle) et le "remplacement de parties manquantes ou mauvaises", la réfection des cheminée et la peinture de ces lambris, soit 161 m2, pour la somme de 644 francs. Dans le secrétariat de la maire, des enduits sont refaits et on évoque "l’enlèvement de boiseries".

Le 2 septembre 1923, c’est dans le cadre du centenaire de la naissance d’Ernest Renan (né le 28 février 1823 à Tréguier) et de la visite de nombreuses personnalités dont Raymond Poincaré, président du conseil, que l’hôtel de ville de Tréguier est inauguré. Dans la "salle des séances", une inscription sur les boiseries rappelle que la statue d’Ernest Renan sur la place du Martray (réalisée par le sculpteur Jean Boucher) a été inaugurée le 13 septembre 1903 par Émile Combes, président du conseil et ministre de l’Intérieur.

Période(s) Principale : 1er quart 18e siècle , (?)
Secondaire : 1er quart 20e siècle
Dates 1922, daté par source
1923, daté par source

Située dans le corps principal de l'ancien palais épiscopal au premier étage, l’actuelle salle du conseil de la mairie est portée par un plancher en béton armé (sous lequel se trouve un double passage automobile). On y accède, vers l’ouest depuis le vestibule et l’escalier d’honneur, ou depuis l’étage via le secrétariat et le bureau du maire, vers l’est depuis les anciens appartements de l’évêque. Dans le vestibule et l’escalier d’honneur, où les huisseries et boiseries sont actuellement peintes de couleur turquoise, l’imposte de la porte de la salle du conseil porte l’inscription en bronzine : "SALLE DES SEANCES" tandis que celle d’en face porte la mention : "BVREAVX DU SECRETARIAT".

Cette vaste galerie (8 m de largeur par 15 m de longueur environ) est dotée d’un éclairage traversant - cinq fenêtres au nord donnant sur la rivière de Tréguier et l’ancien jardin du palais épiscopal, cinq fenêtres au sud donnant sur la placette recevant le monument aux morts et la cathédrale Saint-Tugdual. De part et d’autre de la pièce se trouve deux cheminées qui confèrent à cette pièce l’aspect d’un salon d’honneur.

Les boiseries en sapin de la "salle des séances" sont peintes en grisaille (clair-obscur) et dotées d’un décor peint dédié à dix-huit enfants de Bretagne et rappelant huit moments importants de l’histoire de Tréguier (voir l’annexe intitulée : Le décor de la "salle des séances" de l'hôtel de ville réalisé en 1923).

Au-dessus de la cheminée orientale et sous le portait de Renan en 1892 peint par Léon Bonnat (l’original du tableau est au musée Renan), on peut lire une citation empruntée à l’œuvre de Ernest Renan (L'avenir de la science, 1848) :

"Le but de l’homme n’est pas le repos,

c’est la perfection intellectuelle et morale.

Il s’agit bien de se reposer quand on a

l’infini à parcourir et le parfait à atteindre !

Aucune erreur ne dure très longtemps".

Murs granite maçonnerie
Techniques menuiserie
peinture
Statut de la propriété propriété de la commune
Protections inscrit MH, 1925/02/23
classé MH, 1954/04/12
classé MH, 1956/05/31

Annexes

  • "Note à Tréguier", non daté (1922 ?) par le maire Gustave de Kerguezec (Archives communales de Tréguier : 1M2, carton n° 73.)

    "Il y aurait peut-être lieu d’examiner s’il ne convient pas d’examiner [sic] la question d’installation de mairie de l’évêché et la vente de la mairie actuelle le produit de cette vente servant à l’aménagement de la nouvelle mairie. L’économie du projet serait de nous débarrasser d’un immeuble au profit d’un immeuble infiniment supérieur. On saurait faire une grande salle de délibération tout à fait belle et vraiment digne de la ville en gagnant l’ancienne grande salle de l’ouvroir. Le secrétariat pourrait être installé dans les trois pièces qui sont à gauche du grand escalier et la justice de paix dans la très grande salle qui se trouve dans l’ancienne salle d’asile à droite de la voûte lorsqu’on descend au bas de l’endroit que j’ai indiqué sur le plan par une petite croix bleue. Quoiqu’il en soit, je pense qu’il serait bien que la commission spéciale soit immédiatement saisie et qu’elle étudie l’affaire d’accord avec les adjoints et M[onsieur] Allanic".

    Transcription de Guillaume Lécuillier, 2018.

  • Le décor de la "salle des séances" de l'hôtel de ville réalisé en 1923 ( (Joël Marie, restaurateur de peintures murales, 2008 / remise en forme et détails ajoutés par Guillaume Lécuillier, 2017)

    Le décor en grisaille façon 19e siècle était toujours d’actualité en cette période de début de siècle. L’intérêt du décor de cette grande salle de réception demeure dans les valeurs et la fierté d’un après guerre. La reconnaissance de Tréguier aux enfants de Bretagne devenus de prestigieux personnages historiques est ici louée en les immortalisant nommément sur les boiseries. Ils sont inscrits sur les boiseries à la bronzine et non à l’or :

    Mur nord sur les boiseries :

    - DUGUESCLIN [Bertrand du Guesclin, né près de Dinan vers 1320 et mort en 1380, noble breton, connétable de France et de Castille]

    - LA CHALOTAIS [Louis-René Caradeuc de La Chalotais, né à Rennes en 1701 et mort en 1785, procureur général du Parlement de Bretagne]

    - LAENNEC [René Laennec, né à Quimper en 1781 et mort en 1826, médecin français, créateur du diagnostic médical]

    - CHATEAUBRIAND [François-René de Chateaubriand, né à Saint-Malo en 1768 et mort en 1848, écrivain et homme politique]

    Mur est sur les boiseries :

    - PELAGE [Pelagius, vers 350 - vers 420, moine ascète breton]

    - LESAGE [Alain-René Lesage ou Le Sage, né à Sarzeau en 1668 et mort en 1747, romancier et auteur dramatique]

    - Anatole LE BRAZ [Anatole Le Braz, né à Duault en 1859 et mort en 1926, professeur de lettres, écrivain et folkloriste]

    - LAMENNAIS [Jean-Marie de La Mennais, né en Bretagne en 1780 et mort en 1860, prêtre, vicaire général, il ouvre l'école ecclésiastique de Tréguier en 1816]

    - BRIZEUX [Julien Pélage Auguste Brizeux, né en 1803 à Lorient et mort en 1858, poète romantique]

    - ABELARD [Pierre Abélard, né en 1079 près de Nantes et mort en 1142, dialecticien et théologien, il est considéré comme le père de la scolastique]

    Mur sud sur les boiseries :

    - BROUSSAIS [François Broussais, né à Saint-Malo en 1772 et mort en 1838, médecin et chirurgien]

    - WALDECK ROUSSEAU [Pierre Waldeck-Rousseau, né à Nantes en 1846 et mort en 1904, politicien, républicain, il a participé à la légalisation des syndicats ainsi que la loi de 1901 sur les associations]

    - DOM LOBINEAU [Guy Alexis Lobineau, né en 1667 à Rennes et mort en 1727, moine bénédictin et historien]

    - RICHEMOND [Arthur III de Bretagne dit le "Connétable de Richemont", né en 1393 près de Vannes et mort en 1458, seigneur breton, connétable de France puis duc de Bretagne]

    Mur ouest sur les boiseries :

    - DUGUAYTROUIN [René Trouin, sieur du Gué, dit Duguay-Trouin, né en 1673 à Saint-Malo et mort en 1736, corsaire, Lieutenant général des armées navales]

    - LA BOURDONNAIS [Bertrand François Mahé de La Bourdonnais, né à Saint-Malo en 1699 et mort en 1753, officier de marine puis amiral de France]

    - Jacques CARTIER [Jacques Cartier, né en 1491 à Saint-Malo et mort en 1557, navigateur et explorateur]

    - LA TOUR D'AUVERGNE [Théophile de La Tour d'Auvergne (Henri Corret), baptisé en 1743 à Carhaix et mort en 1800, militaire, "premier grenadier" de la République]

    Ces 18 "grands personnages" sont nés en Bretagne.

    Autre mémoire :

    Entre chacune des baies sont retracés chronologiquement dans de grands cartouches délimités par des filets/arabesques et réalisés à la feuille d’or les événements historiques liés à la ville de Tréguier (Inscriptions également à l’or).

    Ils sont ici cités :

    Mur nord, d’est en ouest sur les boiseries :

    - EN 850 CREATION PAR TVGDUAL DE L'EVECHE DE TREGUIER

    - EN 1329 RICHARD DVPERRIER EVEQUE JETTE LES FONDEMENTS DE LA CATHÉDRALE DE TREGUIER

    - EN 1386 SUR LES ORDRES DE CHARLES VI CONSTRUCTION D'UNE FLOTTE DE 72 NAVIRES A TREGUIER

    - YVES HELORY AVOCAT DES PAUVRES 1253-1303 NE A TREGUIER

    Mur sud, d’ouest en est sur les boiseries :

    - ERNEST RENAN - PHILOSOPHE 1823-1892 NE A TREGUIER

    - EN1499 JEAN CALVEL IMPRIME LE CATHOLICON BRETON LATIN FRANCAIS A TREGUIER

    - EN 1589 PILLAGE PAR LES LIGVEUR ET INCENDIE DE TREGUIER

    - EN 1607 REVNION DES ETATS DE BRETAGNE A TREGUIER

    Autre inscription commémorative :

    Au-dessus de la cheminée orientale est inscrit :

    “Le but de l’homme n’est pas le repos,

    c’est la perfection intellectuelle et morale.

    Il s’agit bien de se reposer quand on a

    l’infini à parcourir et le parfait à atteindre !

    Aucune erreur ne dure très longtemps”.

    Au-dessus de la cheminée occidentale est inscrit :

    "Le 2 septembre 1923 M. Raymond Poincaré

    Président du conseil

    a inauguré cet Hôtel de Ville

    à l’occasion dv centenaire de Renan"

    Mur ouest sur les boiseries (à gauche de la cheminée)

    "Le 13 septembre 1903

    Emile Combes

    Président du conseil

    Ministre de l’Intérieur

    inaugura

    la statue de Renan"

    Mur ouest sur les boiseries (à droite de la cheminée)

    "Le 19 mai 1947

    S.E. Cardinal Roncalli

    Nonce Apostolique

    devenu le pape Jean XXIII

    a assisté au pardon de St-Yves

    en présence de Mr P.H. Teitgen

    Vice président du Conseil

    de la République

    Française"

    Cette mémoire a été peinte ultérieurement à toutes les autres (1923) probablement en 1958 lorsque Jean XXIII est devenu le 259ème pape. L’écriture est maladroite et très différente des autres.

    (Joël Marie, restaurateur de peintures murales, 2008 / remise en forme et détails ajoutés par Guillaume Lécuillier, 2017)

Références documentaires

Documents d'archives
  • Mairie ; aménagement dans les locaux de l'ancien palais épiscopal : correspondance, délibérations du conseil municipal, rapport du Conseil général, dossier d’acquisition des bâtiments, plans, soumissions, 1 affiche (1920-1923). Projet de réaménagement des locaux : correspondance, délibération du conseil municipal, devis estimatif, plan (1938). 1920-1938.

    Archives communales de Tréguier : 1M2
Documents figurés
  • Ancien évêché de Tréguier : plan du 1er étage des parties à réparer, plan validé le 22 décembre 1922 par le préfet des Côtes-d'Armor.

    Archives communales de Tréguier : 1M2 (carton n° 73)
  • Archives départementales des Côtes-d'Armor : V3540
  • Plan de localisation des bâtiments de l'ancien évêché de Tréguier et du tracé de nouvelle route départementale à partir du cadastre par l’architecte départemental, à Saint-Brieuc, 10 juin 1917.

    Archives départementales des Côtes-d'Armor : 2-O 362-4-calque - FRAD022_2O362_4_77 (version numérique)
  • Plan du rez-de-chaussée et coupe sur la cour d’honneur de l'ancien évêché de Tréguier, état avant travaux, dressé par l’architecte départemental, 10 juin 1917.

    Archives départementales des Côtes-d'Armor : 2-O 362-4-calque - FRAD022_2O362_4_79 (version numérique)
  • Archives départementales des Côtes-d'Armor : 2-O 362-4-calque
  • Ancien évêché de Tréguier : plan du 1er étage des parties à réparer, plan validé le 22 décembre 1922 par le préfet des Côtes-d'Armor.

    Archives communales de Tréguier : 1M2 (carton n° 73)
Bibliographie
  • BATARD, Christophe (architecte en chef des monuments historiques). Étude préalable à la restauration générale de l'ancien évêché de Tréguier. Annexes : recherche de polychromies par Joël Marie, restaurateur de peintures murales. 2008, 17 p. Étude historique et documentaire réalisée dans ce cadre par Gérard Danet, historien du patrimoine.

    Archives communales de Tréguier
  • BATARD, Christophe (architecte en chef des monuments historiques). Étude préalable à la restauration générale de l'ancien évêché de Tréguier. Rapport de présentation. Juin 2010, 86 p. Étude historique et documentaire réalisée dans ce cadre par Gérard Danet, historien du patrimoine.

    Archives communales de Tréguier
  • THOMAS, Loïc. Gustave de Kerguézec. Un missionnaire de la République. Cesson-Sévigné, édition à compte d'auteur, 2013, 154 p.

Liens web