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Site de la Caillibotière (Plurien)

Dossier IA22133266 réalisé en 2015

Fiche

Dénominations site archéologique
Aire d'étude et canton Bretagne - Pléneuf-Val-André
Adresse Commune : Plurien
Lieu-dit : Basse Caillibotière (la)

Après le procès du Temple, le 23 mai 1313, frère Jean de Châlons, commandeur Hospitalier de La Feuillée, est mis en possession des établissements templiers du Créhac, de La Caillibotière et de Lanouée, c’est donc à l’Ordre du Temple que nous devons l’établissement de La Caillibotière. En 1416, frère Nicolle Poitevin, commandeur de l’ospital de La Guerche et de Lannoez, confirme la tenue apelee la piece de la ville morhen, ainsi que des journaux de terres au Port Aladuc. Ce même commandeur dresse, en 1424, un rentier détaillant les biens du membre et baillage du Chemin Chaussé appelle la templerie pres mobran. Ainsi, la tenue de la calliebotière en la paroisse de Plurien, consiste en plusieurs hébergements, courtils et journaux, terres arables, étang, prés, champs, ruisseau et pâtures, le domaine dud. lieu est affermé par Jehan Rollant et Jehan Menart. Le terrier donne d’autres lieux-dits en la paroisse de Plurien et dépendants de La Caillibotière : la tenue de la Foulle Ville, le domaine de lospital et sa masure, et enfin la tenue de coanbily. Ce terrier est confirmé en 1499 par frère Jacques deschelles command. dud. lieu delatemplerie, puis en 1502, c’est un certain Jehan deschelles, commandeur et frère du dernier, qui rend aveu pour sa templerie et seigneurie (…) au lieu et mestairie delacaillebotiere. En 1574, Guillaume Ferron, fermier, rend aveu au commandeur Morice de Lesmeleuc pour la maison de La Caillebotiere aultremen la templerye, consistant en un logis, une bergerie et des jardins. Mais 23 ans plus tard, ce même commandeur constate la ruine des bâtiments de la templerie de La Caillibotière et condamne ses métayers à réparer et mestre en bon estat de reparation leur maisons de la templerye. La juridiction de la seigneurie de La Caillibotière s’exerçant dès le siècle suivant au Temple de Pléboulle, on peut déduire que les réparations de la Templerie de La Caillibotière n’ont jamais été menées et que le site fut déserté .À la fin du XVIIIe siècle, la métairie de La Caillibotière ne consistait qu’en une pièce de terre vulgairement appellée La Templerie, la plus grande partie labourable, le surplus en pré dans laquelle est un reste de vieille mazieres et emplacement de maison, sans taille ny boisage contenant le tout cinq journaux.

Période(s) Principale : 13e siècle, 14e siècle, 15e siècle, 16e siècle
Secondaire : 12e siècle

Déserté depuis plus de quatre siècles, le site de La Caillibotière, est envahi par la végétation et en état de ruine très avancé. Cependant, le relevé microtopographique de l’archéologue Alexandre Morel a mis au jour un état d’occupation matérialisé « par au moins deux structures, une vaste terrasse et de nombreux chemins, dont deux excavés ».

États conservations vestiges, envahi par la végétation

Références documentaires

Bibliographie
  • GUILLOTIN DE CORSON, Amédée. Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, dits Chevaliers de Malte en Bretagne, Nantes, 1902.

  • MOREL, A. La commanderie rurale de la Caillibotière, un établissement templier, puis hospitalier en Bretagne. Étude bibliographique, historiographique et historique. Sous la direction de Pierre-Yves LAFFONT, mémoire de Master 1, Université Rennes 2, Juin 2015.

  • MOREL, A. La Caillibotière, commune de Plurien, Relevé microtopographique, Rapport d’opération archéologique, 2016, 38p.

  • ROGER, J-M. La prise de possession par l’Hôpital de maisons du Temple en Poitou et en Bretagne (mai 1313), Revue Historique du Centre-Ouest, 7, 2008, p.215-243.

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