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Site de motte féodale puis puis four à chaux, Rozan (Crozon)

Dossier IA29001310 inclus dans Capitainerie de Crozon : ensemble fortifié réalisé en 2002

Fiche

AppellationsMotte de Rozan, four à chaux de l'Aber
Destinationspromenade, sentier
Dénominationsouvrage fortifié, four à chaux
Aire d'étude et cantonBretagne Nord
AdresseCommune : Crozon
Lieu-dit : Rozan
Adresse : Cadastre : ES 69
Période(s)Principale : Moyen Age
Secondaire : 2e quart 19e siècle
Dates1839, daté par source

Situé à l'embouchure de l'Aber, le four à chaux a été aménagé sur le site d'une ancienne motte féodale. Le four a été construit en 1839 par le Société Boulet et Cie à proximité immédiate de deux carrières de calcaire. La chaux obtenue après calcination de pierres calcaires était utilisée en agriculture pour l'amendement des sols (afin de rendre les terres moins acide), et dans la composition des mortiers (assemblage des pierres ou enduits extérieurs). L'exploitation du four s'est arrêtée en 1872. Le site appartient au Conservatoire du Littoral depuis 1983 et a été restauré en 1989 comme "établissement industriel désaffecté" ; il a été intégré à la Route des Fortifications de la presqu´île de Crozon créée en 2007.

Typologiesmotte féodale dominant un espace ou un passage
États conservationsvestiges, remanié

Propriété du Conservatoire du Littoral.

Statut de la propriétépropriété d'un établissement public de l'Etat
Intérêt de l'œuvrevestiges de guerre
Sites de protectionsite inscrit
Protectionsinscrit MH, 1988/03/10

Annexes

  • Notice des Monuments historiques (PA00089902 ; 2005)

    "Par autorisation du sous-préfet de Châteaulin, le 21 septembre 1839, la société Boulet et Cie put établir au village de Rozan, sur la commune de Crozon, un ensemble de fours à chaux. Un seul fut érigé sur le site, en bordure de l'Aber, ce qui permettait l'approvisionnement en matière première et en combustible par mer, de même que les livraisons des barils de chaux. Le four s'insérait dans un réseau économique qui comprenait la baie de Douarnenez comme la rade de Brest et où étaient installées, depuis le 18e siècle, de nombreuses unités de production de chaux ou de briques. La matière était soit des pierres calcaires de petites carrières disséminées dans la région, soit du calcaire coquillier ou du sable dunaire. Il convient de remarquer ici une qualité remarquable de l'appareillage de granit de l'édifice, mise en oeuvre exceptionnellement soignée et coûteuse pour ce type de constructions en Bretagne.

    Le four a cessé d'être utilisé à la Première Guerre Mondiale.

    Son emplacement dans un site naturel, à proximité d'un ensemble parcellaire inscrit à l'inventaire supplémentaire des sites par arrêté du 23 mai 1933, appartient au Conservatoire du littoral dont les statuts interdisent l'investissement sur une propriété bâtie. Un chantier de jeunes scouts bruxellois dégagea, à l'été 1984, l'édifice de la végétation.

    Le Conservatoire du littoral a aménagé, non loin du four, un parking respectant la qualité esthétique du paysage ; cet effort pourrait être poursuivi par l'installation de panneaux signalétiques expliquant l'origine de l'édifice et la travail du chaufournier".

  • Signalétique en place

    "Par autorisation du sous-préfet de Châteaulin, le 21 septembre 1839, la société Boulet et Cie put établir au village de Rozan, sur la commune de Crozon, un ensemble de fours à chaux. Un seul fut érigé sur le site, en bordure de l'Aber, ce qui permettait l'approvisionnement en matière première et en combustible par mer, de même que les livraisons des barils de chaux. Le four s'insérait dans un réseau économique qui comprenait la baie de Douarnenez comme la rade de Brest et où étaient installées, depuis le 18e siècle, de nombreuses unités de production de chaux ou de briques. La matière était soit des pierres calcaires de petites carrières disséminées dans la région, soit du calcaire coquillier ou du sable dunaire. Il convient de remarquer ici une qualité remarquable de l'appareillage de granit de l'édifice, mise en oeuvre exceptionnellement soignée et coûteuse pour ce type de constructions en Bretagne. Le four a cessé d'être utilisé à la Première Guerre Mondiale. Son emplacement dans un site naturel, à proximité d'un ensemble parcellaire inscrit à l'inventaire supplémentaire des sites par arrêté du 23 mai 1933, appartient au Conservatoire du littoral dont les statuts interdisent l'investissement sur une propriété bâtie. Un chantier de jeunes scouts bruxellois dégagea, l'été 1984, l'édifice de la végétation. Le Conservatoire du littoral a aménagé, non loin du four, un parking respectant la qualité esthétique du paysage ; cet effort pourrait être poursuivi par l'installation de panneaux signalétiques expliquant l'origine de l'édifice et la travail du chaufournier".

Références documentaires

Bibliographie
  • CHAURIS, Louis. Calcaires et fours à chaux des abords de la rade de Brest. Avel Gornog, n° 7, juillet 1999.

    p. 44-57
Périodiques
  • CADIOU, Didier. Le four à chaux de Rozan. Avel Gornog, n° 1, juillet 1993.

    p. 35-37
(c) Inventaire général (c) Inventaire général ; (c) Association Pour l'Inventaire de Bretagne - Lécuillier Guillaume