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Tombeau de saint Yves (Tréguier)

Dossier IA22133334 inclus dans Cathédrale Saint-Tugdual (Tréguier) réalisé en 2018

Fiche

Dénominations tombeau
Aire d'étude et canton Schéma de cohérence territoriale du Trégor - Tréguier
Adresse Commune : Tréguier

Yves Hélory de Kermartin est né en 1253 au manoir de Kermartin, à Minihy, près de Tréguier. Après de brillantes études qui le mènent à Paris et Orléans, il devient prêtre et « conseiller juridique ». Yves Hélory est nommé vicaire judiciaire (official) par l'évêque Alain de Bruc en 1284 : c’est-à-dire « juge ecclésiastique » du diocèse de Tréguier. Toute sa vie, il se consacra à la justice et aux pauvres (Yves Hélory prêche en latin et en breton). A la fin de sa vie, Yves Hélory se livrait à une forme de « contemplation », il est décédé le 19 mai 1303 à Minihy. La cérémonie a lieu à la cathédrale Saint-Tugdual de Tréguier. Yves Hélory est canonisé le 19 mai 1347 par le pape Clément VI après un procès débuté en 1330 (enquête de canonisation du 28 juin au 4 août). Le 29 mai 1347 est réalisé la levée du corps du saint : sa tête – le chef - est placée dans un reliquaire et le reste des reliques mises à l’abri. Saint Yves est le saint patron des professions de justice et de droit, notamment celle d’avocat. Il est représenté avec une bourse dans une main et un parchemin dans l'autre, qui rappelle sa charge de juge ecclésiastique.

Fait prisonnier pendant cinq mois en 1420 par les Penthièvre, le duc Jean V de Bretagne (1389-1442) avait fait le vœu, s’il était libéré, d’offrir à saint Yves et à l’église cathédrale de Tréguier un tombeau en donnant son poids en argent. Fondée en l’honneur de saint Yves le 7 octobre 1420, la chapelle du Duc ou « chapelle saint-Yves » accueille le tombeau contenant les reliques du saint. Albert Le Grand le décrit en 1637 dans la Vie des saints de la Bretagne Armorique comme un « beau vase de pierre blanche, très artistiquement élaboré, dans lequel est le corps du saint, par-dessus un dôme de même estoffe, d’une exquise architecture ». Pour Guy Alexis Lobineau (1725), moine bénédictin et historien, il s’agit d’un « ouvrage… délicat, quoique d’un goût bizarre, gothique ». Les parois du tombeau représentaient les bas-reliefs les victoires de Jean IV contre Charles de Blois.

Le premier tombeau de Saint-Yves a été détruit par le bataillon d’Étampes en mai 1794 lors du saccage de la cathédrale de Tréguier. Dès 1793, les reliques de saint Yves avaient été enfouies pour les soustraire aux vandales révolutionnaires. Le chef de saint Yves (avec le bras de saint Tugdual) avait déjà échappé - quasi miraculeusement - à l’incendie de la sacristie dans la nuit du 5 au 6 septembre 1632. Les précieuses reliques sont authentifiées le 28 avril 1801 par le chanoine Garat de Saint-Priest, vicaire général puis placées en 1820 dans une châsse offerte par monseigneur de Quélen.

Le projet de réédification du tombeau de saint Yves est lancé par monseigneur Bouché, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier qui propose lors du grand pardon du 19 mai 1883 une souscription pour une « œuvre de religion, de patriotisme et de réparation ».

En 1885, l’historien Arthur de La Borderie publie une brochure de 32 pages intitulée : « Rétablissement du tombeau de saint Yves. Projet de note pour les artistes bretons ». L’historien de la Bretagne argumente en faveur d’une reconstitution du monument tel qu’il existait avant la Révolution : « son premier mérite doit être la vérité et la fidélité historique. Donc rechercher, reproduire exactement dans cette effigie le costume vrai de saint Yves […] ». Dans la foulée, un comité est mis en place pour encadrer la reconstitution du tombeau. Des fouilles sont réalisées dans l’église cathédrale afin de retrouver l’emplacement du premier tombeau de saint Yves. Désiré Devrez en tant qu’architecte de la cathédrale de Tréguier et délégué du Ministère des Beaux-Arts est logiquement chargé de l’exécution du monument.

« Le tombeau sera en pierre blanche. Il sera orné de bas-reliefs représentant non plus les victoires de Jean IV, qui seraient aujourd’hui des hors-d’œuvre, mais les événements les plus importants de la vie du bienheureux. La statue du saint sera représentée couchée, conformément aux prescriptions architecturales concernant les monuments funèbres. Le tombeau sera surmonté d’un dôme richement ouvragé et soutenu par d’élégantes colonnettes, et il est à désirer que la matière de ces colonnettes soit le granit breton, dont notre pays possède de si belles variétés, et qui est souvent plus précieux que le marbre. Enfin, devant le tombeau sera placée une châsse ou un édicule en cristal contenant une partie des reliques du saint, que les fidèles pourront ainsi voir et vénérer à toute heure du jour. Mais cette relique inestimable du chef du bienheureux demeurera, comme par le passé, dans le trésor de la cathédrale et ne sera exposée que dans les jours très solennels, suivant l’antique usage (extrait de la « Semaine religieuse du diocèse de Saint-Brieuc », 24 mai 1883). »

Monseigneur Bouché propose d’intégrer au monument les statues de douze saints bretons : les fondateurs des neuf évêchés de Bretagne (saint Samson, saint Maclou ou Malo, saint Brieuc, saint Tugdual, saint Pol Aurélien, saint Corentin, saint Patern, saint Clair de Nantes et saint Melaine), saint Judicaël, sainte Pompée (mère de saint Tugdual, dont le tombeau daté de 1370 se trouve à Langoat), et saint Gildas.

La première pierre du nouveau tombeau est bénie lors du grand pardon de saint Yves du 19 mai 1886. Le sculpteur Jean-Marie Valentin est choisi pour réaliser la statue du saint en marbre blanc de Carrare (cette œuvre a reçu une mention honorable au salon des Artistes français de 1888).

Le tombeau de saint Yves est inauguré les 7, 8 et 9 septembre 1890 au cours de festivités organisées par le cardinal Place, archevêque de Rennes, en présence des évêques de Saint-Brieuc, Vannes, Angers, de 800 prêtres de Bretagne et d’ailleurs, de quelques avocats en robe et d’une foule nombreuse.

Saint Yves est le saint patron de la Bretagne : il fait l'objet chaque année d'un grand pardon dans la ville de Tréguier. A cette occasion, le chef de saint Yves – conservé habituellement dans la sacristie - est transporté en procession de la cathédrale de Tréguier à l’ancienne chapelle domestique du manoir de Kermartin devenue église paroissiale de Minihy-Tréguier. Au point de rassemblement des deux cortèges – venant de Tréguier et de Minihy-Tréguier - les bannières s’inclinent devant les reliques du saint et la croix processionnelle de Tréguier donne l’accolade aux autres. Une messe est célébrée dans le cimetière de l’église de Minihy-Tréguier sur un autel gothique sous lequel les pèlerins passent à genou par dévotion. A partir de 1936, avocats et magistrats commencent à se joindre au grand pardon de Tréguier : le barreau américain offre notamment des vitraux pour la chapelle du Duc.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1889, daté par source
1890, daté par source
Auteur(s) Auteur : Devrez Désiré,
Désiré Devrez (24/12/1924 - 11/10/1896)
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architecte diocésain, attribution par source, attribution par travaux historiques
Personnalité : Bouché Eugène-Ange-Marie,
Eugène-Ange-Marie Bouché (7/09/1828 - 4/06/1888)

Évêque de Saint-Brieuc et Tréguier du 20 septembre 1882 au 4 juin 1888.


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personnage célèbre, commanditaire, promoteur, attribution par source, attribution par travaux historiques
Auteur : Valentin Jean-Marie,
Jean-Marie Valentin , né(e) 17/10/1823 (8/08/1896 - )

Architecte et sculpteur français.


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sculpteur, attribution par source, attribution par travaux historiques
Murs calcaire pierre de taille
marbre
kersantite pierre de taille
microdiorite quartzique pierre de taille
Toit pierre en couverture
Typologies néo-gothique
États conservations bon état
Techniques sculpture
Représentations saint

Annexes

  • Le mausolée de saint Yves par Louis Chauris, 2004 (extrait de son article intitulé "Un écrin pour un tombeau ou la pierre dans la cathédrale de Tréguier")

    À l’issue du long examen des différentes pierres utilisées au cours des temps pour l’édification et les restaurations de l’« écrin », nous abordons l’étude lithologique du « tombeau » de saint Yves. Ce mausolée comprend essentiellement deux ensembles ! le sarcophage ou coffre tumulaire sur lequel est couchée la statue du saint, et l’édicule qui l’entoure et le surmonte, composé d’une toiture très ornée, formant un dais porté par six grandes arcades ogivales. Selon la Semaine religieuse du diocèse de Saint-Brieuc et de Tréguier, en date du 10 juillet 1890, « le nouveau tombeau de saint Yves constitue un monument des plus gracieux, des plus originaux et des plus attrayants ». Le monument est considéré comme « l’une des merveilles artistiques de la Bretagne… [même s’il] semble un peu écrasé par la voûte[de la cathédrale] et gêné dans son envolée ; mais dans sa blancheur immaculée, il fait contraste avec les murs sombres » de l’église.

    De nombreux documents [note 26] tant publications qu’archives – ont décrit à l’envi le tombeau pour qu’il ne soit pas nécessaire d’y revenir ici ! rappelons simplement que l’architecte du monument est D. Devrez (1824-1896), que les principaux sculpteurs sont J.-M. Valentin (1824-1896), Hiolin, V. Tournier…, que les travaux de maçonnerie ont été exécutés par les entrepreneurs Mozet et Delalonde… Nous limitons notre propos aux questions pétrographiques.

    Comme le rappelle A. de La Borderie, en 1885, le premier tombeau de saint Yves était une dalle sur laquelle la tête du saint faisait « saillie au-dessus de la pierre tombale ». La nature lithologique de ladite dalle reste inconnue ; la présence d’une sculpture – au moins en ronde-bosse – exclut le schiste ; selon toute probabilité, cette dalle tumulaire devait être en granite comme pour les anciennes tombes conservées en Bretagne.

    Le tombeau élevé par Jean V, duc de Bretagne, détruit à la Révolution, n’est connu par aucun dessin, mais par les témoignages d’A. Le Grand (1637) et de dom Lobineau (1707, 1720). Pour le premier, il s’agit d’un « beau vase de pierre blanche, très artistiquement eslabouré, dans lequel est le corps du saint, par-dessus un dôme de mesme estoffe, d’une esquise architecture » ; selon le second, il est question d’un « ouvrage… délicat, quoique d’un goût bizarre, gothique ». Quelle était la nature et la provenance de cette « pierre blanche » ? Selon l’abbé Tresvaux, cité par A. de La Borderie, ladite pierre provient « du pays » – ce qui est inexact, vu la constitution du sous-sol local. A. de La Borderie estime – avec raison – que ladite pierre blanche était « à base calcaire, plus ou moins dur, mais d’un grain serré, dans le genre de la pierre de Liais [Bassin parisien] ou ce qu’on nomme aujourd’hui le Taillebourg [Charente], le Saint-Savinien [Charente]… Peut être la pierre de Caen [Normandie] ? ». Ainsi, l’incertitude règne en ce qui concerne la lithologie du monument élevé par Jean V.

    La composition et l’origine des matériaux utilisés pour le nouveau mausolée, à la fin du 19e siècle, sont bien précisées par les observations in situ et les données archivistiques.

    L’essentiel du monument a été édifié en pierre de Liais, extraite à Conflans-Sainte-Honorine, célèbre par son « banc royal », dans les actuelles Yvelines (Bassin parisien). En l’occurrence, il s’agit d’« un calcaire blanc faiblement jaunâtre, à grain fin et régulier [note 27] ». Dans une lettre du 1er octobre 1886 à l’évêque du diocèse, l’architecte Devrez fait part de son choix. « Je ne tenais pas trop [écrit-il] à la pierre de Chauvigny [Poitou] qui ressemble un peu à la craie ». Il rejette aussi la pierre de Caen. « Je me suis enfin arrêté à celle de Conflans-Sainte-Honorine, un peu moins dure et d’un ton plus chaud et ne ressemblant pas à la craie ». Dans la même lettre transparaît la conscience professionnelle que Devrès apporte au monument ! « Saint Yves me poursuit jour et nuit et je puis vous certifier que depuis 30 à 40 ans que je suis dans les affaires, aucune ne m’a tant préoccupé. »

    On peut légitimement se poser la question des raisons de l’emploi prépondérant d’un lointain calcaire dans la Bretagne granitique. En fait, le motif essentiel est tout simple ! le monument élevé par Jean V étant en pierre blanche, la pierre du nouveau tombeau ne pouvait être que de même nature pour A. de La Borderie. Toutefois, ce dernier, ayant fait remarquer que le duc de Bretagne avait relevé la blancheur du monument par de l’or et de l’argent, suggérait de « reproduire un peu de couleur… par des colonnettes de granit poli de diverses nuances ! rose, bleu, jaune, vert, gris clair ». Si ce projet avait été suivi, appel aurait pu être fait à la palette colorée des granites de la péninsule bretonne…

    Le problème le plus délicat était de se procurer une pierre pour la statue de saint Yves, confiée à Valentin. Selon une lettre de ce sculpteur, il avait d’abord été envisagé d’exécuter ladite statue en pierre de Tercé [calcaire d’âge jurassique, extrait dans le département de la Vienne, au Sud-Est de Poitiers]. Le « Tercé statuaire » est un calcaire offrant un fond crème uni, finement pointillé de gris beige. Finalement, le choix s’était porté sur le marbre de Carrare en Italie, matériau d’une grande blancheur et d’une qualité exceptionnelle. Le 7 octobre 1886, Valentin écrivait ! « Je crois qu’il est temps que je m’occupe de l’acquisition d’un bloc de marbre, ce qui peut demander quelque temps si je suis obligé de le faire venir de la carrière ! il n’est pas sûr que nous trouvions dans les chantiers de Paris un bloc de qualité et de dimension convenables ». Le 26 octobre 1886, Valentin annonçait à l’évêque ! « Le bloc de marbre que nous faisons venir de Carrare arrivera [dans] trois semaines. Il coûtera de 1800 à 2000 F. ». Une autre lettre du sculpteur (15 octobre 1887) précise que l’œuvre est en cours : « Nous travaillons avec toute l’activité possible à l’exécution en marbre de la statue de saint Yves ». Ailleurs, Valentin assure que son marbre est « bien blanc et très beau ».

    Seules deux roches bretonnes ont été recherchées pour le mausolée ! d’une part, le kersanton gris de la rade de Brest [note 28] pour le soubassement de l’édicule ; d’autre part, la diorite dite de Lanvellec [note 29], extraite dans le massif granitique de Plouaret pour le soubassement du gisant. L’exécution de ces différentes parties du tombeau était confiée à Yves Hernot, de Lannion, qui possédait une carrière de diorite au lieu-dit Le Rhun et qui, par ailleurs, avait l’habitude de faire venir du kersanton pour ses innombrables calvaires. En juin 1886, Y. Hernot acceptait ce travail ! « l’emmarchement à joint vif sera en pierre de granit de kersanton... La pierre de granit établie à la partie supérieure [du] sarcophage sera d'un seul bloc et en granit de Plouaret » [en fait, diorite]. Cette partie du sarcophage sera taillée et polie « avec toute la perfection désirable [note 30] ».

    Notes

    26 La Borderie A. de, « Rétablissement du tombeau de saint Yves. Projet de note pour les architectes », Saint-Brieuc, Impr. Prud’homme, 1885. Du même auteur, « Le tombeau de saint Yves à Tréguier. Description du monument et explication historique de toutes les statues », Tréguier, 1890. La Semaine religieuse de Saint-Brieuc et de Tréguier, 29e année, 10 juillet 1890, 28 août 1890. Des lettres de Devrez, Valentin, Tournier, Hernot… sont conservées aux archives de l’évêché de Saint-Brieuc, 5 L 4.

    27 « Essai de nomenclature des carrières françaises de roches de construction et de décoration », éd. Le Mausolée, 1976, 254 p.

    28 Est-il besoin de rappeler que, contrairement à l’opinion commune, le kersanton n’est pas un granite, mais un lamprophyre. Cette erreur perdure encore aujourd’hui…

    29 La diorite est une roche intrusive, comme le granite, mais de composition sensiblement différente. La diorite de Lanvellec forme de nombreux petits amas dans le massif granitique de Plouaret. Sur cette roche, voir ChaurisL., in Carte géologique à 1/50 000, feuille Lannion, édit. BRGM, 1999.

    30 Valentin aurait désiré faire reposer la statue de saint Yves sur du marbre, au lieu du « granit » auquel tenait Devrez.

Références documentaires

Bibliographie
  • CHAURIS, Louis. "Un écrin pour un tombeau ou la pierre dans la cathédrale de Tréguier" in Saint Yves et les Bretons : Culte, images, mémoire (1303-2003) [en ligne]. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2004 (généré le 13 décembre 2017).

  • PROVOST, Georges. "Le rituel du pardon de Saint-Yves (XVIe-XXe siècles)" In : Saint Yves et les Bretons : Culte, images, mémoire (1303-2003) [en ligne]. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2004 (généré le 30 janvier 2018). Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/pur/22418>. ISBN : 9782753525856. DOI : 10.4000/books.pur.22418.

  • BRUNEL, Christian. "La réédification du tombeau de saint Yves : l’histoire au service de l’Église" In : Saint Yves et les Bretons : Culte, images, mémoire (1303-2003) [en ligne]. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2004 (généré le 30 janvier 2018). Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/pur/22403>. ISBN : 9782753525856. DOI : 10.4000/books.pur.22403.

Périodiques
  • CHARDIN, Paul. "Recueil de peintures et sculptures héraldiques. Cathédrale de Tréguier" in Bulletin monumental publié sous les auspices de la Société française pour la conservation et la description des monuments historiques, 1886, p. 287-313.

  • MINOIS, Georges. "Origine et transport des matériaux pour le cloître et le clocher de la cathédrale de Tréguier au 15e siècle", in Artistes, artisans et production artistique en Bretagne au Moyen Âge. Rennes, 1983, 402 p.

Liens web