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Villa Margherita, 17 rue Poul Raoul (Tréguier)

Dossier IA22133204 réalisé en 2017

Fiche

Á rapprocher de

Destinations maison
Dénominations villa, demeure
Aire d'étude et canton Schéma de cohérence territoriale du Trégor - Tréguier
Adresse Commune : Tréguier
Adresse : 17 rue Poul Raoul

Cette demeure bourgeoise a été construite en périphérie de la ville (parcelle non construite sur le cadastre de 1834), dans l'angle de la rue de Poul Raoul (ancienne "Grande route de Lannion à Tréguier") et de l'allée Saint-Michel pour la famille Villeneuve (Victor Villeneuve, 1816-1889). Nommée "Villa-Margherita", elle aurait été construite vers 1850-1875. L’aïeul nommé Joseph-Pierre Villeneuve (Villneufve) est né en Gironde à Sainte-Colombe : débarqué comme chirurgien, il est mort à Tréguier en 1805 à l'age de 76 ans.

En 1906 suivant le recensement de population, y habitent Charles Villeneuve (57 ans, qualifié de "propriétaire", 1849-1928) et sa femme Marguerite Barbe-Mintière (51 ans) avec qui il s'est marié en 1890, le frère, Victor Villeneuve (56 ans) ainsi que deux domestiques : Euphrasie Le Gall (24 ans) et Marie-Yvonne Petitbon (24 ans).

Cette maison a ensuite appartenu à Joseph-Marie Nicolas des années 1920 à sa mort en 1975. Joseph-Marie Nicolas (1880-1975) était le capitaine-armateur de la goélette Océanide de 1910 à 1939. En 1944, cette maison a été touchée par un tir de canon allemand venant de la Tour Saint-Michel.

La demeure a ensuite été achetée par une de ses filles (Marie Sicot) et son mari.

Marie-France Morvan né Guillou habitant à Tréguier est l'arrière petite nièce du commanditaire.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle , (?)

Façade principale orientée vers la rue Poul Raoul au nord. La clôture sur rue est constituée d’un mur bahut et d'une grille en fer forgé. De part et d'autre de l'entrée se dressent deux grands palmiers chanvriers au feuillage persistant. Il s'agit d'une construction en moellon de schiste et de granite avec encadrements des ouvertures, chaînages et bandeau soulignant l'étage, en pierre de taille de granite, élévation ordonnancée à trois travées, couverture en pavillon. Façades originellement enduites ; côté rue, la travée centrale est surmontée d'un fronton triangulaire. Au-dessus de la porte d'entrée, on peut lire l'inscription “VILLA-MARGHERITA”. Des armoiries en kersanton (famille de Villeneuve ?) sont incorporées dans la maçonnerie au-dessus de la porte au niveau du bandeau en pierre de taille de granite : cette console supportait un ange.

Le plan double en profondeur semble traversé par un vestibule central. Au sud côté jardin, se dresse une avancée percée d'une fenêtre à mi-niveau permettant l'éclairage de l'escalier qui dessert les chambres de l'étage carré et du comble. Une construction dotée d'une souche de cheminée a été élevée en appentis sur le pignon ouest.

A l'arrière de la maison, le jardin clos par un mur longe l'allée Saint-Michel et donne sur une impasse nouvellement créée afin de desservir trois maisons situées en fond de parcelle. Une longue dépendance couverte en tuile servant de remise - écurie puis de garage à automobile est construite contre le mur ouest du jardin (accès par l'ouest). Au fond du jardin, petit édicule en maçonnerie couvert à un pan en ardoise à usage de latrines (puis utilisé comme débarras de jardin).

Murs granite moellon
schiste moellon
Toit ardoise
Étages 1 étage carré, étage de comble
Couvertures toit à longs pans croupe
États conservations bon état, restauré