130 000 dossiers d’Inventaire à explorer
« L’arme parfaite contre les déprédations de tous genres est l’intérêt que les usagers, les habitants des petites villes prennent à « leurs » édifices, même modestes […] » André Malraux, André Chastel 1964

Depuis la création de l'Inventaire en 1964 en Bretagne, plus de 130 000 dossiers d'études réunissent textes, photographies, plans, cartes, reproductions de documents anciens,

La méthodologie et les outils d'investigation ont varié au cours de ces 60 années d'exploration : les dossiers restituent aussi l'épaisseur historique et le contexte dans lequel chaque étude a été conduite. La photothèque permet de consulter et de commander les photographies liées aux enquêtes. Plusieurs milliers d'autres clichés, les « dossiers papier » réalisés lors des premières études et un fonds important d'ouvrages et revues sont consultables à notre centre de documentation .

La Région Bretagne s'attache à co-construire la connaissance des patrimoines bretons en invitant tous ceux qui le souhaitent à s'associer à ces explorations du territoire en utilisant l'application GLAD .

Image du jour
L'écluse des Cours
Lumière sur

Le grand autel-retable provient de l’église paroissiale de Saint-Gravé et résulte de l’assemblage de deux éléments d’époques différentes.

L'autel à élévation galbée, du 18e siècle, est orné d’un Agneau aux sept sceaux.

Le tabernacle, quant à lui, emprunte son décor doré au 17e siècle : pots de fleurs stylisés sur les panneaux des ailes séparés par des colonnettes ; petits miroirs et angelots bouclés sur la frise qui le surmonte ; sur le portillon enfin, où la sobriété de l’ostensoir invite elle aussi à se tourner vers la même époque.

Le retable architecturé date lui aussi du 17e siècle, dans le style mis au point par l’école lavalloise et diffusé dans tout l’Ouest de la France. Il est réalisé en bois, peint faux marbre et doré; il se compose de deux niveaux sur soubassement et de trois travées cantonnées de colonnes ; les deux ailes latérales concaves comportent une niche à statue ; la travée centrale abrite un tableau. Les colonnes supportent un entablement. Le couronnement se compose d’une niche, dont la statue a disparu, encadrée de deux pots à feux aux longues flammes ; de part et d’autre, des ailerons à volutes donnent naissance à des guirlandes de fruits qui complètent le décor de la partie supérieure. Un examen attentif montre que les décors en bas-relief, comme les bouquets de fleurs sous les colonnes par exemple, ont été sculptés et appliqués au clou puis dorés, sans doute pour des raisons de moindre coût.

Dans la travée centrale, on a conservé l’ancien cadre en faux marbre et aux angles dorés, qui mettait en valeur une toile beaucoup plus grande que le tableau actuel : cette représentation de l'Assomption est une copie, interprétée et très souvent reproduite, de l'œuvre du peintre espagnol Murillo (1617-1682) ; le peintre parisien qui la signe, Jérôme Cartellier, l’a probablement exécutée pendant la seconde moitié du 19e siècle.

De part et d’autre du tableau sont installés : à gauche une Vierge à l’Enfant, à droite saint Jean-Baptiste ; les deux statues, de bonne facture artisanale, sont l’œuvre du même sculpteur.

(M. -D. Menant)

Maître-autel (état en 2011)