Avant de devenir « maison commune » et siège des services de la première mairie jusqu’en 1889, cette maison abritait le Présidial de Justice de la Subdélégation de Pont-Croix où le Sénéchal, nommé par l'Intendant de la Région, avait en charge la justice, la police et les finances.
En 1790, alors propriété de Madame de Forcalquier (comme la maison noble voisine), elle abritait une prison au rez-de-chaussée, un auditoire à l’étage et la chambre du conseil dans la tourelle, au sommet de la tour d’escalier.
Bâtie au 17e siècle selon l’Inventaire Général, elle fut remaniée une première fois à la fin du 19e siècle (partie gauche du rez-de-chaussée transformée en boutique, fenêtre droite du rez-de-chaussée, lucarne et enduit). Dans un état critique à la fin du 20e siècle, elle fut restaurée en même temps que la maison noble dite « Marquisat ».
Cette restauration a dans un premier temps concerné la seule façade antérieure (hormis la porte d’entrée en anse de panier qui a été conservée, toute l’élévation a été modifiée). Notons à ce propos le réemploi d’un linteau sculpté sur la porte gauche. Puis le bâtiment a reçu une nouvelle toiture et a vu son élévation postérieure remaniée.
Aujourd’hui bâtiment communal, la « maison commune » a accueilli ces dernières années des expositions, une boutique et l’accueil du musée situé dans la maison voisine. Son étage est également utilisé lors de réunions ou réceptions.
Chargée d'études à l'Inventaire