Description du lycée dans le couvent des Ursulines, d'après les plans de 1860, reproduits en illustrations.
La description du lycée reconstruit en 1885 figure dans le dossier sur le lycée Loth (https://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/IA56132037). Les éléments descriptifs normés dans le "bloc" ci-dessous (murs, toit, plan, étages...) correspondent au bâti inventorié en 1966 et non à celui du couvent des Ursulines.
Les plans de 1860 représentent l'adaptation des bâtiments du couvent des Ursulines aux nécessités et aux différentes fonctions d'un lycée du 19e siècle.
Le plan d'ensemble était en grille, formée par des ailes perpendiculaires et parallèles entre elles. Les bâtiments situés le long des rues de Saint-Jory et de l'actuelle rue Lamennais étaient implantés soit à l'alignement de la rue, soit en léger retrait. Les différentes ailes délimitaient des cours : "la cour d'entrée en avant de la chapelle", la "cour du gymnase", la "cour du puits", la cour dite "du bois". Au sud-est de l'ensemble bâti se trouvaient le jardin du proviseur et une autre cour, plus vaste, entourée d'une clôture : la "cour des récréations divisée en trois" — probablement pour les "petits", les "moyens" et les "grands".
Les bâtiments possédaient deux ou trois niveaux.
Au rez-de-chaussée se situaient notamment les salles de classe [classes de mathématique, d'histoire, de rhétorique, de logique, ainsi que la classe primaire et celles des élèves de la huitième à la seconde], le réfectoire, le parloir, les "bains entiers et bain de pieds", le vestiaire des professeurs, ou encore la "grande salle d'attente des externes, servant aux distributions de prix." Les salles de classes étaient desservies directement depuis les cours.
Le premier étage abritait les classes et cabinets de physique et de chimie, la classe de dessin, les études, la bibliothèque, le logement et le cabinet du proviseur, le logement du censeur, celui de l'économe, les chambres des maîtres, l'infirmerie.
Au deuxième étage et sous les combles se trouvaient les dortoirs, la lingerie, les "communs de l'administration", des logements (aumônier, maîtresse lingère, commis de l'économe), chambres de maîtres et des greniers.
La chapelle du couvent servait bien sûr pour le lycée.
Cet ensemble a été démoli entre 1897 et 1885, pour reconstruire le lycée sur cette même parcelle un peu agrandie par des acquisitions de bandes de terrain complémentaire.
Seul le retable, datant de 1697, a été conservé et implanté dans la nouvelle chapelle.
Le recueil de plans atlas des lycées, conservé aux archives nationales, contient, sous la même cote, un "plan de la ville de Pontivy et de ses principaux monuments, levé et dessiné par Marsille, architecte-voyer de la ville", en 1950. Ce plan mentionne la présence du "Lycée National et [de] Pensionnats de garçons et de filles". Nous ne savons rien de ce dernier, trente ans avant la loi Camille Sée qui créa les lycées de jeunes filles.
Chargé d'études à l'Inventaire