Château conservant des parties 17e siècle : tour d'escalier, pavillon ouest ; logis et chapelle 19e siècle.
(Jean-Pierre Ducouret, inventaire topographique, 1986)
Le manoir de la Touche serait la résidence d´une famille Chartier à la fin du 16e siècle avant de passer entre les mains de la famille Léau. Un certain François Léau, né en 1620 qualifié d´écuyer et sieur de la Roche, meurt à Evran en 1657. Un autre François Léau (son fils ?) sieur de la Roche et de la Touche-Chartier est néanmoins débouté de la noblesse lors de la réformation de 1666, faute d´avoir pu produire les titres et papiers suffisants. Cette famille de la petite noblesse occupe au 18e siècle plusieurs charges au Parlement de Bretagne. En 1774, Jean-Joseph Léau de la Touche est avocat au Parlement comme son père Jean-Julien Léau. Le 9 février 1779, Louise-Jeanne-Maclovie Léau de la Touche est nommée comme étant la fille « de feu noble maître Jean-Julien Léau, sieur de la Touche », avocat au Parlement et sénéchal de Beaumanoir. Le domaine passe au 19e siècle à une famille Leroy. Le manoir construit à plusieurs périodes remonte pour ses parties les plus anciennes à la fin du 16e siècle (cheminée remployée au rez-de-chaussée, tour d´escalier). Il est transformé et agrandi d´un pavillon d´angle dans la première moitié du 17e siècle puis de nouveau modifié au 19e siècle (alignement des baies en travées, portes fenêtres, lucarnes du corps principal) Le pavillon détaché à l´arrière du logis du côté est, peut remonter à la fin du 17e siècle ou au début du 18e siècle, il pourrait avoir servi de logement au chapelain attaché à la chapelle dédiée à Saint Joseph. Des travaux importants sont effectués à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle : construction de nouveaux communs de style néo-normand, pavillon de chasse en ciment armé et sculpté, serre de jardin produite par l´entreprise Michelin de Paris, spécialisée dans les charpentes métalliques.
(Véronique Orain/Jean-Jacques Rioult, inventaire topographique, 2010)
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