Ce logis daté de 1677 présente les caractéristiques de l'habitat rural de cette période sur ce territoire, portes plein-cintre, celle de la salle ayant été modifié au 19e siècle, corniche à modillons en cul de lampe alternant avec des trous de boulins, lucarnes ornées à fronton triangulaire, souches de cheminées moulurées dont le sommet est couronné d’une crête en dents de scie. Elle constitue également un des premiers exemples de mise en œuvre de rampants de pignons avec pierres ancrées en épi. L’organisation fonctionnelle se lit en façade, grande salle suivie d’un cellier le tout surmonté d’un grenier au-dessus de la salle et d’une chambre haute sur le cellier. Pour des raisons d’ostentation et de visibilité la lucarne la plus ornée qui porte une croix et une patène ? se trouve du côté du chemin au droit du jour de grenier et non au dessus de la fenêtre de la chambre haute. La croix et la patène qui sont portées sur la lucarne pourraient indiquer une maison de prêtre, malgré l’absence de représentation d’un calice. Il se peut qu’il s’agisse aussi d’une maison habitée par un trésorier de la fabrique comme le logis de l’Epine, proche du bourg, dont la lucarne possède également une croix d’autel sculptée.
(Inventaire topographique, Véronique Orain, Jean-Jacques Rioult, 2010)
Architecte du patrimoine