• pré-inventaire
  • inventaire topographique, Communauté de communes d'Evran
Maison, la Maladrie (Saint-Juvat)
Œuvre étudiée

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Parc naturel régional de la Vallée de la Rance - Côte d'Emeraude
  • Commune Saint-Juvat
  • Lieu-dit la Maladrie
  • Cadastre 1983 C2 721
  • Dénominations
    maison, grange
  • Parties constituantes non étudiées
    puits

L'édifice a fait l'objet d'une première étude en 1986 puis en 2010 lors de l'enquête d'Inventaire topographique de Saint-Juvat au sein du territoire de projet du parc naturel régional Vallée de la Rance - Côte d´Emeraude. En 2025, le dossier a été enrichi par une nouvelle couverture photographique réalisée dans le cadre de l'Inventaire des architectures en terre à Saint-Juvat.

Ce grand logis de la fin du 18e siècle illustre la diffusion des formes architecturales nouvelles en milieu rural. La mise en oeuvre des pignons dont les rampants sont solidement ancrés dans la maçonnerie à l’aide de pierres disposées en épi, les souches de cheminées à contreforts sont caractéristiques de la seconde moitié du 18e siècle. La persistance d’un toit à longs pans sur le logis principal se retrouve sur le logis du manoir de Carragat en 1763.

(Inventaire topographique, Véronique Orain, Jean-Jacques Rioult, 2010)

Le toponyme « la Maladrie » rappelle l´existence en ce lieu, au Moyen-Age d´un ancien hôpital de lépreux. Le maintien dans différentes maisons de l´écart, comme dans l´édifice concerné de plusieurs pierres sculptées d´un calice datées entre le 16e et le début du 18e siècle, emblème réservé aux prêtres, s´explique par la présence de chapelains qui auraient pratiqué dans leurs demeures une hospitalisation privée appelée en droit canonique « hospitale privatum et simplex ».

Comme sa voisine, cette maison est rebâtie sur un édifice antérieur, ainsi que l´atteste, une grande cheminée de granite conservée dans la salle à l´est du rez-de-chaussée et une pierre datée de 1659 remployée dans une dépendance. Elle a été presque entièrement reconstruite en 1788, date portée sur le linteau de la fenêtre centrale à l´étage.

(Inventaire topographique, Véronique Orain, Jean-Jacques Rioult, 2010)

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 18e siècle
    • Secondaire : 17e siècle
  • Dates
    • 1659, porte la date
    • 1788, porte la date

Maison entièrement construite en calcaire coquillier des faluns, avec quelques pierres de taille de granite autour des baies. Le rez-de-chaussée est en moellons tandis que l´étage présente une mise en oeuvre régulière de moyen appareil. Cette différence témoigne de la transformation homogène du logis. L´élévation régulière à six travées, dont les ouvertures sont toutes semblables en arc segmentaires, dénote une mise au goût du jour héritée de modèles urbains. Les lucarnes de petites dimensions, trois sur la façade sur cour et deux sur la façade arrière sont coiffées de frontons en accents circonflexes. La distribution comprend : une grande salle à l´est avec cheminée monumentale et vaisselier dans le mur arrière, un vestibule d´entrée contenant un escalier en charpente dont le départ est orné d´une volute sculptée à enroulement, une pièce sans feu à gauche suivie d´une troisième pièce dont la cheminée est moderne.

Une dépendance couverte d´un toit à croupe est accolée au pignon ouest, tandis qu´à l´est une autre dépendance contient un fournil. Une remise est située en face du logis.

(Inventaire topographique, Véronique Orain, Jean-Jacques Rioult, 2010)

  • Murs
    • falun
    • granite
    • moellon
    • terre
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    1 étage carré
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • pignon découvert
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour
    • escalier intérieur
  • Typologies
    type ternaire variante ; upper cruck ; armoire murale
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Annexes

  • Pré-inventaire sur la commune de Saint-Juvat, 1985 :
  • Annexe n°2
Date(s) d'enquête : 1985; Date(s) de rédaction : 1985, 2010