Cette chapelle date du second quart du 17e siècle, sa date de construction (1631) est en effet portée sur un claveau de la porte d'entrée. Elle a été édifiée par Jeanne DUFEU, dame de la Chevalerie et son époux Pierre MOREL, bourgeois de Vitré. Elle dépendait du manoir de la Chevalerie, aujourd´hui disparu.
Il existait autrefois un manoir à la Chevalerie, il appartenait aux de Lescouët en 1502, aux du Feu en 1638, aux Cochet en 1722 et aux Blot en 1789. C'est la famille du Feu qui fit ériger cette chapelle. Le manoir consistait en une maison principale, des écuries, un four, une cour, des jardins, un verger, un bâtiment abritant le pressoir, une grange, un vivier, des douves et de nombreuses pièces de terre qui couvraient une surface de 95 journaux, soit un peu moins de 50 hectares. On sait grâce à certains aveux que la Quintaine (jeu d'adresse consistant pour un homme à cheval à percuter avec sa lance tendue un écu seigneurial surmontant un mât fixe ou rotatif) se déroulait à la Chevalerie.
La chapelle devient frairienne (frairie : subdivision de paroisse) au cours du 18e siècle. En 1753, une relique de sainte Anne aurait d´ailleurs été déposée dans cette chapelle. Elle a été restaurée à la fin du 19e siècle (1878) par A. MARTIN, recteur de Livré-sur-Changeon. A cette époque, une niche à jour céleste a été créée sur le chevet. A la fin du 19e siècle, cette chapelle était un lieu de pèlerinage important.
(Sabrina Dalibard, enquête thématique départementale, 2011)