• inventaire topographique
Maison, 27 rue Poterie (Vitré)
Œuvre étudiée
Auteur
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Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vitré
  • Commune Vitré
  • Adresse 27 rue Poterie

A l'origine une maison à pignon sur rue semble avoir occupé cette parcelle laniérée. En 1627, les propriétaires auraient entrepris des transformations en vue de mettre au goût du jour et d'embellir la maison médiévale. Une nouvelle façade aurait alors remplacé l'ancienne qui, au vu des autres constructions de la rue, était probablement construite en pan de bois. La tour abritant l'escalier en vis et des pièces d'habitation qui jouxte le mur ouest du bâtiment date vraisemblablement de la même époque. Cette tour ainsi que la cour nord se trouvent sur un espace correpondant probablement à une seconde parcelle, sans doute acquise par les commanditaires dans le but d'agrandir leur propriété. Une autre phase de transformations est entreprise en 1771 ; elle concerne des remaniements intérieurs : boiseries, parquets... mais également le percement ou agrandissement des baies de la façade sud et la pose de balcons. Le bâtiment présente un double accès nord et sud. Toutefois, les transformations et embellissements du 18e siècle portent à croire qu'à partir de cette époque la cour sud est privilégiée par rapport à l'ancien accès situé au nord. Ce bâtiment constitue un des éléments majeurs de la rue Poterie, ainsi il témoigne de l'évolution de l'architecture dans cette partie de la ville : construction médiévale réaménagée et remise au goût du jour au 17e siècle puis, transformée de nouveau à la fin du 18e siècle (1771) et au début du 19e siècle (décor peint des cheminées daté 1825) afin d'en améliorer le confort. Le décor peint représentant les châteaux de Vitré et des Rochers-Sévigné sur la cheminée du salon du rez-de-chaussée est signé du peintre Lelay. Un peintre du même nom est l'auteur, dans les années 1860, du décor peint des voûtes en bois de l'église Notre-Dame de Vitré. Il s'agit peut-être du même peintre ou bien d'un membre de la famille. Outre des qualités architecturales incontestables, des dispositions intérieures d'origine conservées complètent l'intérêt patrimonial de ce bâtiment. Au 18e siècle, les propriétaires de ce bâtiment étaient les Charril de Villanfray.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 17e siècle
    • Principale : 3e quart 18e siècle
    • Principale : 1er quart 19e siècle
  • Dates
    • 1627, porte la date
    • 1771, porte la date
    • 1825, porte la date

La façade sur rue est traitée en pierre de taille de grès alors que la façade postérieure ainsi que la tour d'escalier sont élevées en moellon de grès et de schiste. Le corps de logis sur rue est couvert d'un toit à croupes en ardoise à forte pente qui posssède un coyau (égout du toit). La tour d'escalier est quant à elle couverte d'un toit en pavillon. La façade sur rue est percée d'une travée ; les niveaux sont marqués par des bandeaux de pierre de taille. D'autre part, il existe également une corniche à modillons en grès. Les baies quadrangulaires de la façade sur rue possèdent des appuis saillants en pierre ; la baie du premier étage possède un lambrequin en bois. Le rez-de-chaussée est percée de trois baies en anse de panier, dont l'une centrale est beaucoup plus large que les deux autres. Les baies de la façade latérale ouest et de la tour d'escalier sont traitées en pierre de taille de grès. A l'ouest du corps de logis principal, se trouve un portail d'accès à la cour donnant sur la tour d'escalier. Ce portail est percé d'une porte en plein cintre surmontée d'un décor de feuillages et de la date 1627. La tour située au sud-ouest du corps de logis sur rue abrite un escalier en vis en bois qui dessert les différents niveaux de la construction. A l'arrière du corps de logis donnant sur la rue, se trouve un autre corps de bâtiment implanté perpendiculairement par rapport au premier. Cette partie est élevée en moellon de grès et de schiste. La toiture à longs pans est couverte d'ardoise et il existe également un coyau. Les baies de cette façade forment deux travées ; elles sont en arcs segmentaires et possèdent des balcons en fer forgé. Une des baies du rez-de-chaussée surélevé présente une imposte en fer forgé. La façade sud de la tour d'escalier est percée de deux travées formées par des baies en plein cintre en grès. L'une des baies du premier étage a conservé son imposte d'origine et porte la date de 1771 sur le claveau central du linteau. Une cave se trouve sous les deux corps de bâtiment ; deux portes en façade sud y donnent accès. Le rez-de-chaussée du corps de bâtiment sur rue est composé d'une pièce à feu unique ; la cheminée se trouve sur le mur sud. Les corbeaux de cette cheminée portent un décor de coquilles saint Jacques et de rinceaux ; la partie basse des piédroits se terminent en "patte de lion". Le sol de cette pièce est réalisé en mosaïque. Cette pièce communique avec le salon qui se trouve à l'arrière, correspondant au rez-de-chaussée surélevé du corps de bâtiment sud. Ce salon est orné de boiseries et conserve son plafond à la Française. La cheminée du salon se trouve sur le mur gouttereau Est ; elle présente un décor peint sur le linteau et la hotte représentant respectivement le château de Vitré et le château des Rochers-Sévigné. Ce décor est signé par Lelay et daté de 1825. Le mur ouest a conservé plusieurs panneaux de papier peint masquant un papier peint antérieur. Ce salon communique avec l'ancien vestibule desservant à la fois l'escalier et la cour sud. A l'étage, l'escalier en vis en bois donne accès à un vestibule boisé ouvrant sur le grand salon orné de boiseries Louis XV et d'un parquet Versailles. Ce grand salon est doté d'une cheminée du même type que celle du rez-de-chaussée côté cour. Ces deux cheminées sont d'ailleurs superposées. Depuis le grand salon, une porte située dans l'angle sud-ouest de la pièce donne accès à un autre bâtiment sur cour. Le grand salon donne également accès à une pièce logée derrière l'escalier qui communique également avec ce dernier. Le vestibule de l'étage donne d'autre part accès à un couloir où se trouve aujourd'hui la cheminée de l'ancienne pièce sur rue de l'étage. Un décor peint y a également été porté.

  • Murs
    • grès
    • schiste
    • moellon
  • Toits
    ardoise
  • Statut de la propriété
    propriété privée
Date(s) d'enquête : 2009; Date(s) de rédaction : 2009
Articulation des dossiers